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Full text of "Catalogue des manuscrits et xylographes orientaux de la Bibliothèque impériale publique de St. Pétersbourg"

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CATALOGUE 

l>RS 

MANUSCRITS ET XYLOGRAPHES 
ORIENTAUX 

DE LA 

BIltLIOTHÈUdE IMPËKIALE PUBLIQUE 

DR 

ST. PÉTERSBOVRO. 



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ST. FiTEISBODBG, 

IMPHIMERIE DE LACADÉHIE IMPÉRIALE Dffi SCIEPir.ES. 

ISâS. 



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PERHIS D13IPBIBIEB, 

A. la durga do dépoier id Comité de Ceainre le* exempUirei reqnii par la loi. 
6L PélenbourK, le S. JanTier ISSL 

A. Faataina, Cmttw, 




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PREFACE 



La bibliothèque Impériale publique de Sl.-Pétersbourg 
doit la principale et la plus précieuse partie de ses tré- 
sors aux brillants exploits de nos armes. Monument , 
comme les autres grandes bibliothèques, du développement 
de l'intelligence humaine dans toutes ses phases , elle est 
donc, en même temps, un trophée de nos gloires militaires. 
Mais en accueillant dans sa paisible enceinte les dons de 
la Tictoire, la bibliothèque Impériale^ loin de receler 
dans le mystère le dépôt qui lui est conGé , a en même 
temps pour mission de le mettre au service de la civili- 




a 






salion et au profit de la science. Et tandis que les noms 
illustres de Souvoroff et de Paskévitch se rattachaient à 
la fondation et à l'accroissement de cette vaste institution, 
c'était au Feldmaréchal Prince Yolkhonsky , actuellement 
Ministre de la maison Impériale , qu'était réservée l'oeu- 
vre de l'organisation définitive de ce dépôt pour le but 
préposé par la munificence et les vues bienfaisantes de 
nos Souverains, 



Ce que nous venons de dire quant à l'accroissement 
de la bibliothèque Impériale en général, se rapporte, plus 
spécialement encore, à sa collection de manuscrits orien- 
taux. Ainsi ^ en publiant ce catalogue, l'administration de 
la bibliothèque croit tout autant répondre au voeu depuis 
longtemps manifesté par tous ceux qui s'intéressent à 
cette partie , que satisfaire à une juste ambition nationale. 
Depuis la double acquisition faite à Ardébil et Akhaltsik, la 
bibliothèque publique s'est placée au rang de celles qui, 
à juste titre, peuvent s'enorgueillir de leurs manuscrits 
orientaux et il y avait tout lieu de s'attendre que cette 
nouvelle source d'instruction stimulerait encore d'avantage 
l'étude de la littérature de l'orient, déjà si avancée en 
Russie. Mais une grande lacune continuait encore à entra- 








m 



ver l'exploitation de ces richesses^ ainsi que des autres, ac- 
cumulées dans nos différents dépôts. Celte lacune consis- 
tait dans le manque de catalogues. Nous possédons , à la 
vérité , beaucoup de notices détachées , ou de catalogues 
partiels, dûs aux travaux de Millier *), Rosochine et Léon- 
tieff2), Kamensky et Lipovzoffs), Fraehn^), Charmoy^)^ 



^) De ficriptis Tanguticis in Sibiria repertis commentatio; voy. Com" 
meniaria Acad. Imp, Pelr, T. X. Petrop. 1747, p. 420. 

') Ueber die bei der hiesigen akademischen fiibliothek angefiammel- 
ten Bûcher in sinefiischer , mandâchnischer , mongolischer und japani- 
«cher Sprache; voy. Busses Journal fur Russland^ T. II, p. 128—134. 
216 — 221. 277-280. 

') KaTajorb KoTaficKHirB h AnoHCKmrB RHBraM'B vb (^nÔjioTeK'b 0. 
ÀKa^einH HayKX xpanan^Hiicfl. (1818). 

^) Yorlâufiger Bericht iiber eine bedeutende Bereicherung an Ara- 
bischen , Persischen und Turkîfichen Handschriften , die das Asiatische 
Muséum der Kais. Akademie der Wifisenficbaften in diesem Jahre er- 
halten bat, etc. St. Petersb. 1819. — Yorlâufiger Bericbt ùber eine 
neue bedeutende Bereicherung des Orientalischen Manuscripten- Appa- 
rats der Kaiserl. Akad. d. W. voy. St. Petersb, Zeii, No. VI. Beil. 
1826. — Ueber die wichtigsten oriental. Handschriften des Rumânzow- 
schen Muséums; voy. Bulletin scientifique de t Académie, T. III. 1838. 
p. 60. — Voy. encore Bullet, scientif. T. m, p. 159. T. IV, p. 186— 
192. T. VU, p. 367. Bullet, historico - philoi p. 91 et pp. XII, XIII et 
XIV de cette préface. 

•) Voy. ibid. p. Xffl, 1). 






IV 



Erdmanni), LenzS), Petroff'), Schmidt ^), Brosset 5), Sjô- 



^) Ueber die in 5ffentlichen und Privalbibliotheken vorhandenen 
Sammlungen asiatischer Handschriften in Russland ; voy. Doryaler Jahr- 
bûcher, M. Ilï. p. 2U— 25*. 

^) Berichl ùber eine im Asiat. Muséum der Kaiserl. Akademie der 
Wisfienfichaften zu St. Petersburg deponirte Sammlung Sanskrit -Manu- 
scripte ; voy. Sl Pelersb, Zeit, 1833. No. 219 — 223. 

^) Nachtrag zu dem Verzeichniss der Sanskrit-Manuscripte des Asia- 
tischen Muséums der Kais. Akademie zu St. Petersburg ; voy. St, Pe- 
iersb. Zeiiung , 1836 , No. 2*9. — Traduction russe : DpniSaBjieHie 
wh Rarajory CaHCKpnTCKHxi pyKonHceii etc. Voy. C. D. fitAOM. 1836. 
No. 248. — Oôoap'ibiiie apa5cKHX'B, nepcH^CKHXx h TypeuKHX'B pyKo- 
nHceii, Baxo^fln^Hxca bi CuÔixoreK^ Hun. MocROscKaro YHHBepcHTeTa ; 
Toy. )RypBaxB Mhhhct. Hapo4. Ilpoca. 1837 r. MaprB No. 111. 

*) Anzeige einer von der Regierung neu erworbenen Sammlung 
Orientalischer Werke; voy. Si, Petenb. Zeit. 1830, No. 88, et Dai 
Asialische Muséum, p. 469. — Neueste Beschreibung der Tibetisch- 
Mongolischen Ablheilung des Asiat. Muséums der Kaiserl. Akad. der 
Wissenschaften ; voy. Bulletin hiêtorico-philologique T. I. p,. 46. — Ver- 
zeichniss der Tibetischen Handschriften und Holzdrucke im Asiatischen 
Muséum d. K. A. d. W. von Sehmidt u. fiôbtlingk, ibid, T. iV, 
p. 82. 

*) Rapport à Tacadémie Impér. des sciences sur la bibliothèque 
chinoise du musée asiatique ; voy. Bullet, scientif, T. VIII. p. 225. 
Dos Asiat, Muséum, p. 603. — Catalogue des manuscrits géorgiens 
conservés dans le musée asiatique, etc. ibid, p. 736. — Catalogue 
des manuscrits arméniens, etc. Und. p. 742. — Notice des manuscrits 
arméniens appartenant à la bibliothèque de Tinstilut asiatique établi 
près le ministère des affaires étrangères; voy. BtUlet, seienlif, T. III. 
No. 3. ^ Catalogue de la bibliothèque d*£dchmiadzin. St.*Pétqrsbourg, 






gren *) , Dorn ^), Bohtlingk ^), Desmaisons ^) , Bérésine «), 



I8W, etc. Voy. encore Bullei. ic. III, p. 317. IV, pp. 63 et 184. V, 
q. 26—32. et p. 320. VUI, p. 305 BuUeL hisiorico-phUolog. I, p. 227. 
VI, p. 380. 

^) Manuscrit géorgien offert en don au musée asiatique ; voy. Buh 
iettn scient. T. III , p. 335. 

^) Ueber einige dem arabischen Institute des Ministeriums der aus- 
in^ârtigen Angelegenheiten zugehorige Aethiopische Handschriften ; voy. 
Bulletin scient, T. II. p. 302. — Ueber die Aelhiopischen Handschriflen 
der offenllichen Kaiserlichen Bibliothek zu St. Petersburg. ibid, T. 
UL No. 10. etc. Voy. encore Bullet. hiitorico - philoL T. I. p. 49, III. 
220 - 223, IV. 237 - 9, V. p. 103 — 106, VI. p. 129 - !40. 

^] Ueber einige Sanskrit - Werke in der Bibliothek des Asiatischen 
Départements; voy. Bull. hi8i.'phiL T. II. p. 339—349. — Ueber eine 
Pàii-Handschrift im Asiat. Muséum der Kais. Ak. der Wissenschaften ; 
ibid. I. p. 342—347. — Ueber eine Tibetische Uebersetzung des Amara- 
Kosha im Asiat. Muséum der Kais. Ak. der Wissensch.; ibid. III. p. 
20^ — 220. — Verzeichniss der auf Indien bezùglichen Handschriften 
und Hoizdrucke im Asiat. Muséum der Kaiserl. Ak. d. Wissenschaften; 
voy. Dos AsicUische Muséum^ p. 720. 

^) Manuscrit de Tarbre généalogique des Turks, par Aboul-Ghazi, 
envoyé à Vacadémie par M. Dabi ; voy. Bullei. scient. T. IV, p. 229. 

^) Oniicanie TypenRO-TarapcRHX'B pyKonBceli, xpanfloiHxcfl vb Bh- 
(^lioTCRax-B C.neTep(5ypra ; voy. Xypn. Muh. Hap. Upoce. 1846, No. 5. 
1847, No. 5. 1848, h. LIX, et 1850, 4eK. 0t4. HI. p. 14. Cf. DyTe- 
uiecTfiie no 4s^recTaHy ii SaisaBRasbio. Kasanb, 1849, IIpHioacenie VIII. 
(catalogue des manuscrits orientaux de feu Abbas Couli Aga.) 






Bansaroff *) , Schiefner ^) , etc. ') ; mais aucune de nos ri- 
ches collections, soit à St.-Pétersbourg, soit à Casan, 
n'a encore été décrite dans toute son étendue. L'admi- 
nistration de la bibliothèque Impériale publique , en se 
chargeant de cette tâche en ce qui la concerne , s'estime 
heureuse de pouvoir offrir aux amateurs ce premier es- 
sai d'un travail, qui, elle aime à l'espérer, pourra faci- 
liter un genre d'études, par sa nature même si essentiel- 
lement important pour la Russie. 

Avant d'en venir au mécanisme et à l'économie de 
notre ouvrage , nous croyons nécessaire d'indiquer som- 




^) KarajorB RHHrairL h pyKonHCfliirB na MaH4>KypcK0irL ASbiK-ib, na- 
xo4fliaHMCfl vh AsiaTCKOM'B Mysedb Hune p. ÂKa^einH HajKi; voy. Bul- 
letin hisiorico-philol T. V, p. 84 — 92. 

^) Nachtrâge zu den von 0. Bôhtlingk und I. J. Schmidt ver- 



fafifiten Yerzeichnissen der auf Indien, und Tibet beziiglichen Hand- 
schriilen und Holzdrucke ; voy. Bullet. historico-philol, Bd. V, pp. 15 — 
159. 173 — 176. — Bericht iiber die neueste Bûchersammiung ans 
Peking ; ibid. To. IX. No. 1 — 2. 

') KaTajorx KHHraMX, pyKonHcairL h RapTan, na KHTaâcKoirL, 

MaH^HCypCKOlTL , MonrOJICKOM'B, Ta^eTCKOirL h CaHCKpHTCKOM'B flSblKaXl, 

Haxo4fl^^IMCfl ir& ÔnÔjioTeK^ AsiaTCKaro 46napTaMeHTa. C. IleTepÔyprB, 
1843. — Karaion CaHCRpHTCKimi , MoBroJbCRHirL , TH5eTCRiiMi> , 
MaH4aKypcRBirL h KHraficKHiTL RAHrairB h pyRonHCim, vb 6b6â\o- 
TeR'b HiinepaTopcRaro RasaHCRaro YHHBepcHTeTa xpaHan^HMCfl. Ka- 
sanb , 1834. 







vn 



mairement les sources dont provient la collection orien- 
tale de la bibliothèque, autant pour l'intelligence des 
abréviations dont nous nous sommes servis en signalant 
Torigine de chaque pièce *) , que pour obéir à un sen- 
timent de reconnaissance envers les donateurs qui ont 
contribué à enrichir notre dépôt par leurs pieuses of- 
frandes. 

Le premier fond de celte collection doit son origine 
à la célèbre bibliothèque Zaluski, transportée sur les 
bords de la Neva en 1 795 , après la prise de Varso- 
vie par nos troupes. A défaut de registres et d'autres do- 
cuments contemporains, il suffit, pour le prouver, des 
inscriptions et des notes de la main même du Comte Jean 
Zaluski, que l'on trouve sur les manuscrits venant de 
cette source. 

Bientôt une autre collection beaucoup plus importante 
vint grossir ce premier noyau. C'était celle du conseiller 



^) La liste indiquant la concordance de ces abréviations se trouve 
A la fin de notre préface. Si plusieurs des manuscrits sont restés sans 
une pareille indication , ce n*est que faute d*avoir pu réussir à préci- 
ser leur provenance , qui date , en partie , déjà de fort loin. 







Yia 



de collège Doubrovsky, ancien employé aux affaires étran- 
gères, qui avait profité d'un séjour de plus de vingt cinq 
ans auprès de nos missions dans différents états de l'Eu- 
rope et surtout des troubles surgis en France à la fin du 
siècle dernier, pour recueillir une masse de documenta 
précieux de tous les âges et dans toutes les langues. 
LTspagne, l'Angleterre, TAllemagne et la Hollande, mais 
principalement Tétat d'abandon et la désorganisation des 
plus belles bibliothèques de la France à cette époque, 
fournirent une riche moisson aux recherches de cet ama- 
teur passionné , et plus tard « revenu dans sa patrie , il 
s'empressa de déposer son butin scientifique aux pieds de 
l'Empereur Alexandre, qui, en 1805, ordonna de le réu- 
nir à la bibliothèque publique. Cette collection, qui ren- 
fermait aussi des manuscrits orientaux , donna lieu à 
plusieurs articles intéressants de feu M. Adelungi),, et 
l'académicien Dorn de son côté publia une notice détail- 
lée sur les manuscrits éthiopiens qui en font partie ^). 




^) Dans le journal : RuMland unier Alexander dem Ersten , von H. 
Storch. St. Petersburg u. Leipzig 1805, Bd. VI, VH (p. 183) u. VIU. 

') Bulletin scientifique de Tacadémie des ficienceâ de St.-Pétersbourg. 
T. m, No. 10. Outre les manuscrits éthiopiens du fond Doubrovsky, 
cette notice renferme aussi tous ceux écrits dans le même idiome 
que la bibliothèque acquit plus. tard. > 

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IX 



Depuis, jusqu'en 1813, notre dépôt ne reçut que de 
rares augmentations, dues aux offrandes de M. le Comte 
OuTaroff (ensuite ministre de Tinstruction publique et pré- 
sident de l'académie des sciences), et de MM. Nicolas 
Khitroff, Froloff et Etter. Le compte-rendu de cette même 
année (1813) présente Ténumération suivante des manu- 
scrits orientaux qui se trouvaient alors à la bibliothèque: 



Hébraïques 


6 


Thibétains 


2 


Chaldéens 


3 


Sanscrits 


2 


Arabes 


Ji2 


Mongols 


1 


Persans 


29 


Coromandéliens 


5 


Turcs 


17 


Camboyens 


1 


Géorgiens 


1 


Malabariens 


13 


Arméniens 


2 


Egyptiens 


3 


Chinois 


32 


Coptes 


7 


Cochinchinois 


1 


Ethiopiens 


4 


Japonais 


\ 

i 


Abyssiniens 


2 


Mandjoux 


A 


Madécasses 


1 


Tanguts 


1 








Cette liste , quoique évidemment sujette à quelques 
erreurs quant à la langue des manuscrits (p. ex. tangut et 
thibétain signi6ent la même chose, comme aussi éthio- 






piea et abyssinien etc.)^ démonlre que leur totalité à cette 
époque ne montait qu'à 183. 

Mais, lorsque les portes de la bibliothèque furent ou- 
vertes au public (au commencement de 181 4), l'intérêt 
général pour cet établissement commençant à s'accroître 
en proportion de son utilité, chaque année pour ainsi dire 
fut signalée par de nouvelles acquisitions dans ses diffé- 
rentes branches , comme aussi dans celle dont nous nous 
occupons. Nous citerons parmi les donateurs de manuscrits 
orientaux: pour 1814, MM. Bogdanoff-Araratsky et Boul- 
dakoff, feu le directeur de la bibliothèque Olénine et le 
général Tormasoff; pour 1815, le prêtre Laskine et So- 
koloff; pour 1816, l'arménien Khodjens; pour 1818 et 
1819, MM. Karloff, Mirza Djafar Toptchibacheff^ Lazareff^ 
Hohanesian, Rafaïloff, et Tarchimandrile Pierre Kamen- 
sky ; pour 1821, le célèbre voyageur Ker Porter et le gé- 
néral Yermoloff; pour 1824, le général Comte Araklchejeff. 
De plus, la bibliothèque reçut de la munificence Impériale^ 
pendant la même année 1824, une collection de cos- 
tumes chinois , présentée par le père Hyacinthe , et , en 
1827, deux papyrus égyptiens, offerts par M. Drovetti, 
consul de France en Egypte^). Il fut aussi fait quelques 



^) Ce« papjTus, ainsi qu'un troisième, donné en 1850 par M. de 







XI 



achats des propres fonds de la bibliothèque , principale- 
ment chez MM. Froloff, Spassky (en 1817), Sipakoff (en 
1822) et Wangg (en 1823). Enfin, en 1823, elle ob- 
tint un envoi de livres chinois, dont l'acquisition avait été 
faite à Pékin par l'entremise de Tarchimandrite Pierre 
Kamenskj, alors chef de notre mission en Chine. 

Tels étaient les accroissements de notre dépôt orien- 
tal, quand tout à coup les années 1828 — 1830 vinrent 
lui amener successivement cinq collections , différentes 
quant au degré d'importance, mais toutes plus ou moins 
remarquables. Nous allons les énumérer séparément: 

A. Depuis longtemps la bibliothèque d'Ardébil jouis- 
sait d'un grand renom en Perse. Formée , en majeure 
partie, des donations, à titre de legs pieux, du grand Ab- 
bas (1585 — 1627) à la mosquée d'Ardébil, où se trouve 
le mausolée du cheïkh Sséfy, un des ancêtres les plus 
illustres de la cTynastie des Sséfys , celte collection , dont 
avaient déjà parlé les voyageurs Oléarius et Morier, n'é- 
tait pas non plus inconnue en Europe. Enlevée aux Per- 



Noroff, adjoinl du roiniAtre de rinatruction publique, auraient, à la ri- 
gueur , pA être rangés parmi lea manucrita coplea ; maia comme leur 
contenu attend encore un décbiffreur, noua avona préféré ne paa en 
faire mention dana le corpa do catalogue. 










sans par Taide-de-carop général Comte Paul Suchtelen, 
elle fut envoyée, en 1828, à St.-Pétersbourg , et S. M. 
l'Empereur ordonna de la déposer, comme trophée de la 
guerre^ à la bibliothèque Impériale publique. Elle formait 
un total de 166 volumes, contenant, les doubles défalqués, 
jusqu'à 96 ouvrages divers *). 

B. Après la bibliothèque d'Ardébil , conquise sur la 
Perse , il nous en arriva une autre , gagnée par nos 
victoires sur le croissant. Fruit des triomphes du Feldma- 
réchal Prince Paskévitch , elle fut prise à l'école de la 
mosquée Ahmed à Akhaltsik , et , en 1 829 , également 
réunie à la bibliothèque publique. Moins importante que 
celle d'Ardébil , elle a cependant aussi son mérite parti- 
culier^ car, tandis que la première offre une multitude 
d'ouvrages historiques et poétiques, presque exclusivement 
persans , les manuscrits d'Akhaltsik , au nombre de 1 48 
volumes, pour la plupart arabes et turcs, traitent de phi- 



^) Un aperçu général de cette collection a été donné par feu M. 
Fraehn dans la gazette allemande de St.-Pétersbourg de 1829, No. i'i, 
et réimprimé^ par M. Dorn, dan« le recueil intitulé: Dos Astatische Mu- 
seum der KaUerl. Akademie der Wïssenschafien. St. Peterfiburg 184-6 , p. 
3i6 — 352. Cf. aussi la gazette russe de TiQis , de 1828 , No. 2. 







xm 

lologie arabe , d'exégèse , de philosophie y de mathéma- 
tique etc. t). 

C. La fia de la même année 1829 vit incorporer à 
la bibliothèque publique encore 42 manuscrits orientaux, 
dont une partie avait aussi été prise aux Turcs et l'au- 
tre achetée sur les lieux par leur illustre vainqueur. Ren- 
fermant de même quelques ouvrages très importants , ces 
manuscrits provenaient de Técole de la cathédrale de 
Bayazid; de la ville d'Erzeroum et du Daghistan ^). 

D. La quatrième collection fut présentée à S. M. 
l'Empereur, en automne 1829, par le Prince persan Khos- 
raou-Mirza, arrivé à St.-Pétersbourg en mission extraor- 
dinaire de la part de son grand -père, Feth Ali Chah. 
Dans ces manuscrits, tirés tous de la bibliothèque perso- 
nelle du Chah, au nombre de 18, Tart des calligraphes 



^) Une notice préalable sur cette collection fut insérée dans la ga- 
zette de Tiflis, de 1829, No. 4, ainsi que dans le journal (français) 
de St.-Pétersbourg, No. 80 et 81 (par M. Cbarmoy) ; mais celte der- 
nière était basée «ur une liste inexacte , rectifiée seulement plus tard. 
Voyez aussi un article de M. Fraebn dans la gazette allemande de St.- 
Pétersbourg, de 1829, No. 139 et 140, et la gazette russe de St.-Pé- 
tersbpurg de 1830, No. 20. 

^) Voyez la notice de M. Fraebn dans la gazette allemande de St.- 
Pétersbourg, de 1830, No. il et 48, reproduite dans le Musée asia- 
tique {Das Asiat, Muséum), p. 378. Cf. la gazette de TiQis, de 1829. 
No. 46 et le journal de St.-Pétersbourg de la même année No. 56. 







XIV 



les plus renommés avait rivalisé avec celui du peintre ^ 
de Tornementiste et même du relieur, pour reproduire 
dignement les chefs -d'oeuvre des premiers poètes et de 
quelques historiens persans. Leur don était d'autant plus 
précieux ^ que plusieurs de ces ouvrages manquaient en- 
tièrement aux diflerentes bibliothèques de notre capitale *). 

£• La cinquième collection enfin, encore un trophéç 
de nos victoires , se composait de 66 volumes , pris à 
Tarsénal dTskiseraï à Andrinople. Quoique ces volumes 
ne renferment que des copies du coran, de date mo- 
derne , plusieurs brillent par leur beauté. Ils furent dé- 
posés à la bibliothèque en 1830. 

Les guerres avec la Perse et la Porte Ottomane ap- 
portèrent ainsi à la Russie le nombre considérable de 420 
numéros, pour l'appréciation desquels, sous le rapport tant 
intrinsèque qu'ornemental , nous renvoyons les lecteurs à 
notre catalogue. 

Cependant les acquisitions de la bibliothèque ne se 



^) Voyez la notice & ce sujet de M. Fraehii dan« la gazette alle- 
mande de St. - Pétersbourg de 1830, No. 16, répétée dans le Musée 
asiatique, p. 373. Cf. la gazette russe de St.-Pétersbourg de la même 
année, No. 24 







bornèrent pas à celles qui viennent d'être énuroérées. 
Outre quelques manuscrits arméniens et d'autres sur feuil- 
les de palmier, qui lui furent remis en 1831 , Tannée 
suivante elle s'enrichit par trois voies différentes : 1 ) l'ar- 
chimandrite Pierre Kamensky, de retour de Pékin, pré- 
senta i8 volumes chinois , mandjoux et mongols ; 2) 9 
manuscrits orientaux arrivèrent^ par ordre suprême, des 
biens confisqués du Comte Wenzeslas Rzewuski, et 3] 2 
manuscrits furent apportés en don par M. Léontievsky. 
Plus tard il fut remb d'autres pièces encore de la part de 
notre ancien ministre en Perse , le Comte Simonitch (en 
1838), de la bibliothèque du conseiller privé actuel de 
la première classe Prince Alexandre Galitzyne (en 1843), 
et des doubles de l'académie des sciences de St.-Péters- 
bourg (en 1848). En outre^ S. M. l'Empereur fît passer 
à la bibliothèque publique (en 1833) plusieurs manuscrits 
orientaux de la ci -devant université et de la société des 
sciences de Varsovie, et la bibliothèque elle-même acheta 
quelques pièces chez M. Uyren , ancien employé russe k 
Constantinople (en 1845) et chez le moulla Abd Allah 
Kemal-Eddin (en 1846). Tout récemment encore (en 
1851), elle fit avec M. de Noroff l'échange de quelques 
ouvrages itnprimés contre un beau manuscrit tamul. 






/ 




Après cet aperça rapide de la marche progresnre de 
DOS acquisitions y il nous reste à rendre compte de l'idée 
générale dn présent ouvrage et des moyens que nous ayons 
employés pour la mettre à exécution. 

En procédant à la confection du catalogue , il fallait^ 
ayant tout, résoudre quatre questions préalables. 

La première de ces questions se rapportait à l'étendue 
on aux limites matérielles du travail. Fallait-il^ à l'exemple 
de quelques autres grands catalogues , borner le nôtre 
uniquement aux manuscrits mahométans^ ou bien l'étendre 
aussi aux autres langues orientales , et y insérer y con- 
jointement arec les pièces hébraïques , syriaques , éthio- 
piennes, coptes , arméniennes et géorgiennes , tout ce que 
nous possédons en mandjou, chinois, mongol, calmouc, 
thibétain (tangut) , japonais , sanscrit et même dans les 
différents idiomes indiens? Ayant en vue de donner à 
notre catalogue le plus d'universalité et , par là , le plus 
d'utilité possible, nous avons opté pour le dernier de ces 
modes ^). 



^) Il ect presque inutile d*ajouter que, quant aux livrea chinois, 
mandjoux etc., on a suivi la méthode généralement adoptée, c'est à 
dire de ranger ces productions xylographiques de front avec les ma- 
nuscrits. 







xvn 



La seconde question concernait la substance même du 
catalogue. Fallait -il rester dans les bornés d'une simple 
nomenclature des ouvrages ^ ou donner au travail à faire 
le caractère d'un catalogue raisonné et détaillé ? Ici , le 
même but d'utilité publique admettant encore moins d'in- 
décision^ nous n'avons pas balancé à préférer le système 
d'une description raisonnée. 

La troisième question se rapportait au plan du cata- 
logue. Nous Tavons arrêté sur deux règles principales : 

1) Les manuscrits seront rangés par ordre de langues , 
mais 9 lorsque le même volume renferme des pièces en 
différentes langues (comme cela arrive assez fréquemment); 
on l'indiquera par des initiales placées devant chaque par- 
tie du volume: A. (arabe), P. (persan), T. (turc). 

2) Dans l'ordre de la distribution intérieure des ouvrages 
en chaque langue, on évitera d'admettre trop de subdivi- 
sions, en se bornant à des catégories générales. 

La quatrième question en6n se rapportait à la langue 
du catalogue. Dans la supposition que l'idiome français 
ne pouvait être étranger à aucun de ceux qui s'occupent 
des études de cette nature^ nous l'avons préféré au la- 
tin , pour rendre le catalogue plus populaire , et au 







XVMO 

rosse, pour ne pas restreindre son usage exclusivement 
à la Russie. 

Ces premières questions décidées, nous avons passé i 
la revue des matériaux déjà existants, qui pouvaient nous 
seconder dans la rédaction du catalogue. Il se trouva que, 
outre les notices partielles , disséminées dans différentes 
feuilles périodiques etc., dont nous avons déjà fait men- 
tion, la bibliothèque pouvait se servir encore dans cette 
circonstance: 1) des catalogues inédits sur les collections 
d'Ardébil et d*ÂkhaItsik, rédigés en 1829, avec autant de 
soin que de savoir, par MM. Fraehn, Charmoy et Mirza 
Djafar Toptchibacheff*; 2) des notices sur les manuscrits : 
a) de Bayazid et d'Erzeroum *) ; b) sur ceux présentés 
par le prince Khosraou Mirza ^) ; c) sur les corans 
d*Andrinople et d) sur les manuscrits Rzewuski'], tou- 
tes dressées par M. Fraehn; 3) des catalogues égale- 
ment inédits de l'académicien Brosset sur les manuscrits 
arméniens et géorgiens et de M. Léontievsky sur les li- 



^) Le catalogue descriptif (raisonné) de cette collection , préparé 
par M. Fraehn pour rimpression, ne s'est plus retrouvé. Voj. p. XIII; 
2). de la préface. 

*) Voy. ibid, 

*) Ces deux dernières ont été communiquées à notre rédacteur par 
l'auteur même. 







ygjL 



vres chinois , mandjoux , etc. ; 4) de quelques inventaires 
sur les manuscrits hébraïques , syriaques, arabes^ persans^ 
coptes , etc. qui nous étaient restés de notre ci -devant 
bibliothécaire y actuellement professeur à Casani M. Gott- 
waldt; en6n 5) de plusieurs notices, données sur les ma- 
nuscrits turc-tatars dans l'ouvrage susmentionné d un autre 
professeur de Casan ^ M. Bérésine ^). Après tout cela , il 
restait donc : 1] à dépouiller et à décrire ceux de nos 
manuscrits — et ils formaient encore au moins la moi- 
tié de toute la collection — qui jusque là n'avaient 
pas été suffisamment explorés ou définis, et ensuite à 
opérer la fusion et la rédaction générale de tous ces 
travaux épars; 2) à décrire de même les manuscrits 
indiens, qui n'avaient pas encore été même simplement 
déchiffrés. La première partie de cette tâche pouvait être 
élaborée au sein même de la bibliothèque ; mais la se- 
conde présentait une difficulté parlicuUère. L'étude des 
langues indiennes^ excepté le sanscrit^ n'ayant pas encore 
acquis droit de cité en Russie, il ne se trouva personne 
parmi nos orientalistes qui voulût prendre sur lui de dé- 
chifirer ces feuilles de palmier problématiques. Il restait 



') OnHcaeie etc. voj. plus haut p. V. 







\x 




donc à choisir entre deux alternatives : celle de se borner 
dans le catalogue à une simple indication de leur nombre^ 
ou bien de recourir aux savants d'un pays^ dont les rap- 
ports journaliers avec une partie des Indes offraient plus 
de facilité pour découvrir la clef de ces énigmes. Sur le 
rapport de l'administration de la bibliothèque, S. M. l'JSm- 
pereur daigna préférer ce dernier moyen , et tandis que 
la tâche laborieuse concernant la première et Tincompa- 
rablement plus vaste partie du catalogue était confiée à 
l'un de nos bibUothécaires, l'académicien et conseiller d'é^ 
tat Dorn , déjà si avantageusement connu dans la littéra^ 
ture orientale, un autre de nos fonctionnaires, le conseiller 
de cour Kossovitch^ allait porter les manuscrits indiens à 
Londres. Nous allons jeter un coup d'oeil rapide sur la 
marche observée dans chacune de ces opérations. 

L 
En chargeant M. Dorn de la partie susdite de Tou*» 
vrage et après avoir consulté ses propres lumières à ce 
sujet, Tadministration de la bibliothèque lui enjoignit d'in-- 
sérer dans son catalogue^ en tant que la chose serait pos-- 
sible, et avec les modifications nécessitées par la marche 
du temps^ les catalogues rédigés pour les collections d'Ar- 
débil et d'Akhaltsik par MM. Fraehn , Charmoy et Top- 






tchibacheif y et tout en les prenant pour modèle dans le 
travail sur les manuscrits non encore décrits^ de s'attacher, 
h leur exemple : 

1) A découvrir le véritable titre de chaque ouvrage^ 
le nom de son auteur, l'époque ou il a vécu et même, 
autant que faire se pourrait, celle où il a écrit; et d'ac-* 
compagner ces données d'un exposé succint de la teneur 
de chaque manuscrit, de l'indication du degré de son im- 
portance, et de renvois aux ouvrages antérieurement publiés 
en Europe^ qui renferment déjà des notices plus ou moins 
détaillées sur Tune ou l'autre de ces pièces. ^) 

2) A déterminer Tâge des manuscrits , les caractères 
employés par les calligraphes et les noms de ceux-<^i, s'ils 
ont joui d'une certaine réputation, ainsi qu'à annoter spé- 
cialement ceux des volumes qui sont autographes et qui, 
par conséquent, offirent un double intérêt. 

3) A fixer aussi l'attention sur les ornements extérieurs 



^} Ces détails , de même que les suivante , se rapportent et de- 
vaient se rapporter principalement aux manuscrits mahométans, hé« 
braïques, syriaques et éthiopiens; quant aux manuscrits géorgiens, 
arméniens , mandjoux , chinois , etc. , Tavis des experts et l'exemple 
d'autres catalogues nous ont fait omettre de plus amples recherches 
à leur égard, les limites dans lesquelles se sont tenus MM. Brosset et 
Léontievsky ayant été reconnues suffisantes pour les amateurs, et d'au- 
tant plus pour les véritables connaisseurs de ces langues. 







et en général mr la partie nutférieDe des nunuuîtoy et 
à faire connatlre le nombre des fenillels, en spécSant^ 
oà ceb serait possible sans une trop grande perte de temps, 
la quantité de Ters dans les différents poèmes , de même 
que les lacunes et les défectuosités, sans neiger les par- 
ticularités relatives aux précédents possesseurs de ces pièces. 

A) A insérer dans le catalogue, où cda paraîtrait né- 
cessaire^ le conunencement de chaque pièce, en y ajou- 
tant , pour les manuscrits défectueux , les mots par lesquds 
ils se terminent 

aCe n'est pas sans crainte — dit M. Dom dans son 
compte-rendu à radministratîon de la bibliothèque — que 
j'ai accepté cette honorable mission, qui m Imposait, à mm 
seul, la tâche de continuer le travail d'aussi illustres de- 
vanciers et, malgré mon vif désir de laisser les catalogues 
d'Ardébil et d'Akhaltsik entièrement intacts, d'y foire des 
modiCcations que , dans l'état actuel de la science , non 
seulement ils n'auraient pas balancé eux-mêmes à ad- 
mettre » mais auxquelles l'un d'eux , M. Fraehn , m'avait 
de son propre gré engagé à plusieurs reprises. D'un coté 
ces changements , que du reste je ne me suis jamais 
permis sans l'autorisation spéciale du même savant t), 

') Le monde littéraire n*ignore pas que M. Fraehn a termmé sa 







étaient impérieusement exigés par les progrès survenus 
pendant les dernières vingt années dans l'étude des lan- 
gues orientales et même par la différence du point de 
vue actuel quant à l'estimation du plus ou moins de ra- 
reté de plusieurs manuscrits. D'un autre côté , la section 
n'étant pas encore rangée d'après un ordre strictement 
systématique, les différents exemplaires du même ouvrage 
se trouvaient quelquefois séparés par de grands intervalles, 
ce qui nécessitait des recherches minutieuses pour décou- 
vrir et signaler cette identicité ^). Enfin, en m'appliquant à 
obvier, aussi consciencieusement que possible, à toute es- 



belle et noble carrière le 16 (28) août 1851, quand la rédaction de 
notre catalogue touchait déjà à sa fin. Âprèa avoir cité ai aouvent son 
nom, noua ne pouvona noua empêcher de répéter ici le premier cri 
de douleur, échappé, à la nouvelle de aa mort, à Filluatre président 
de notre académie dea aciencea, celui qui pendant plua de trente ana 
avait été le protecteur du célèbre orientaliste. «Depuia la mort de 
Sjlveatre de Sacy — écrivait le Comte Ouvaroff au secrétaire de Fa- 
cadémie qui lui annonçait cette perte — la littérature orientale n'a 
paa eu à pleurer un plua grand nom que celui de Fraehn ; c*est un 
de cea flambeaux de haute acience, un de cea érudita consommés 
dont la race eat épuisée; et c'était, en outre, un homme excellent, 
plein de bona principea et de bonnea et aagea habitudea ! • 

^) Un efiet de ce mode de dialocation a'eat manifeaté dana notre 
catalogue pour lea No. GCLIV et CDLXXXIV qui, comme noua ne 
noua en aommea aperçu que trop tard , contiennent leméme ouvrage. 







pèce d'erreurs et d'omissions , j'ai cru de mon devoir de 
coUationner encore une fois tous les manuscrits , même 
ceux décrits déjà antérieurement, d'ajouter les noms des 
calligraphes où l'on n'en avait pas fait mention , etc. ^ et » 
en cas de doute de ma part, de consulter nos autres 
orientalistes , parmi lesquels je ne puis refuser mon tribut 
de reconnaissance non seulement à M. Fraehn^ mais aussi 
au cheikh Tantavy, au professeur de l'université de St.^ 
Pétersbourg Kazembeg, au mouUa Houseïn Feïzoglou et 
à MM« Ilminsky^ Chwolsohn et Schiefner* 

«Je n'ai plus — ^ continue M. Dom -^ qu'à dire nn 
mot sur l'ordre bibliographique et sur quelques détails se- 
condaires de ce catalogue. Suivant l'exemple de mes pré-« 
décesseurs et les instructions qui m'avaient été données, 
j'ai taché d'éviter toute subdivision trop &stidieuse. Voilà 
pourquoi y dans les manuscrits persans , la théologie et le 
droit ne forment pas deux rubriques séparées et quoique 
l'ouvrage No. CCLIII pé ex.^ appartienne, à la rigueur ^ 
au droit, je me suis cru autorisé, autant par la teneur du 
commentaire, que parceque l'auteur Ibn Baboujeh ^) pa^ 



^) M. le GOiifeiIler«d*état actuel Tornatnr, auqfuel nous devoni un 
oinrrage e«tiiiiable «ur les élémenU de lA jurisprudence musulmane 
(Ha^M Mycyjiiiiaaciaro npaBovMiBÎs. G.IIiSrb 1851), tiofnme cet au- 





cO. 





XXV 



ratt B'étre arrêté au livre de la purification ^jy*» ^ ^^ ^^^"^ 
ger parmi les ouvrages de théologie. Pour les manuscrits 
arabes^ j'ai suivi la prononciation arabe, et pour les per- 
sans et les turcs celle qui est adoptée dans ces deui der- 
nières langues : ainsi on trouvera dans le catalogue diffé- 
remment : cadhi et cazi, Fadhil et Fazil, Daoulet et Devlet, 
etc. D'ailleurs^ si je n'ai pu réussir à suivre partout une 
orthographe uniforme , et si l'on voit y p. ex. , Djaghataï 

et Tchaghatai (csl^, lî^)> c'était d'après le manuscrit que 
j'avais momentanément sous les yeux ; et les orientalistes 
savent bien que l'orthographe ne varie que trop souvenl, 
même dans les différentes copies d'un seul ouvrage y sans 
que l'on puisse préciser laquelle doit prévaloir. Pour citer 
un autre exemple, le nom de Gabriel, généralement épelé 
u^'^ti^y se rencontre dans le manuscrit No. lY sous la 
forme Ji/^<^ et c'est ainsi qu'il a été tracé dans le ca^ 
talogue. Enfin j'avais d'abord penché pour une énuméra- 
tion de tous les exemplaires de nos manuscrits , qui se 
trouvent encore autre part; mais une nomenclature de 




leur Ibn Bobeweïh (Boffesefi) , et il est en droit de le faire (▼. la re- 
marque au No. CLXI, p. 152) $ mais j*ai trouvé ce nom épelé dans plu- 
sieurs endroits «Ibn Baboujeh <o»<L -^l-* (^ole de M. Doru.) 

d 






XXVI 

cette nature devant trop retarder notre publication et en 
grossir le volume^ et M. Flûgel^ éditeur de Hadji Khal&, 
ayant d'ailleurs annoncé déjà un catalogue général des 
manuscrits arabes^ persans et turcs, contenus dans les dif- 
férentes bibliothèques de l'Europe , j'ai préféré n'admettre 
de mon coté de pareilles citations que dans des cas spé- 
ciaux , où cela pouvait paraître particulièrement dési- 
rable ». 

M. Dorn termine son rapport par trois listes: Tune, 
des catalogues et autres ouvrages qu'il a le plus souvent 
cités, la seconde, des sources dont s'est composée la col- 
lection, avec Texplication des abréviations dont il s'est servi, 
et la troisième des rubriques sous lesquelles il a rangé tous 
les manuscrits de la collection. Cette dernière liste fait voir 
que leur nombre monte actuellement en tout à DCCCCI, 
sans compter séparément les pièces différentes , réunies 
souvent dans un seul volume. Nous renvoyons toutes ces 
trois listes à la fin de notre préface^ en y ajoutant en- 
core, à la fin de l'ouvrage même, des registres' alphabé- 
tiques pour les manuscrits arabes , persans , turcs et ta- 
tars, le nombre des autres n'étant pas assez considérable 
pour exiger une pareille indication. 







]iai:vn 

IL 

Ce n'est qu'après de longues recherches et mainte 
tentative infructueuse que le délégué de notre bibliothèque 
à Londres parvint à découvrir des mains assez habiles et 
assez expérimentées pour la tâche qu'il s'agissait d'accom- 
plir. Un allemand , natif du duché d'AItenbourg , jeune 
encore, mais déjà honorablement connu, tant dans sa pa- 
trie j qu'en Angleterre , avait consacré toute son exis- 
tence à l'étude approfondie des idiomes indiens , et tout 
çn remplissant les modestes fonctions de précepteur à une 
académie de Canterbury, il continuait passionnément ses 
occupations favorites. Déjà on l'avait employé , avec un 
succès remarquable, à l'exploration des manuscrits indiens 
du musée britannique, et ce fut finalement sur lui, à la 
recommandation unanime de plusieurs célèbres orientalistes 
et de la société asiatique de Londres, que se fixa le choix 
de notre envoyé. M. le docteur Reinhold Rost, mû uni- 
quement par l'amour de la science, se prêta avec un 
zèle infini et un rare désintéressement au service que lui 
demandait la bibliothèque Impériale publique de St.-Pé- 
tersbourg, et grâce à son érudition et à une étude con- 
stante de plusieurs mois qu'il a consacrée à nos manuscrits, 
nous pouvons compléter notre catalogue par un beau tra- 






nxvnw 

tail sur des documents, écrits dans des langues encore si 
peu cultivées en Europe. 

Cette partie du catalogue, où nous avons laissé Toeo- 
vre de M. Rost presque entièrement intacte, en nous bor- 
nant à la traduire en français, forme les sections XYI— < 
XXIY du corps de Touvrage ^) , et , vu le nombre peu 
considérable des pièces, elle n'y apparait qu'avec la divi- 
sion par langues ou idiomes. 




En livrant ce catalogue au public , l'administration de 
la bibliothèque de St.-Pétersbourg, malgré ses efforts pour 
éviter autant que possible les erreurs graves qui se glisssent 
si facilement dans un livre tout hérissé de noms propres 
et de dates comme l'est celui-<ci , n'ose guère se flatter 
qu'il soit entièrement exempt de fautes , presque inévita- 
bles dans un travail d'aussi longue haleine et confectionné 
originairement par tant de collaborateurs différents ; mais 
elle espère que , tel qu'il est , il sufGra pour donner uiiQ 
juste idée des trésors en tout genre contenus dans sa 
collection , du mérite intrinsèque des pièces qui la com- 



^) Ajoutons que le manuscrit sanscrit No. DCCCLXXIII, écrit en 
caractères devanagari, a été expliqué et décrit par un des fonction- 







posent y du nombre considérable d'auteurs classiques qui 
y figurent, de ceux surtout qu'on ne rencontre guère 
dans les autres bibliothèques de l'Europe. 'Ce catalogue 
prouvera, en outre, que notre dépôt est digne, non seule- 
ment de fixer l'attention des connaisseurs de la littérature 
orientale , mais aussi de piquer la curiosité de l'amateur 
des arts, par le luxe et le soin avec lequel plusieurs de 
nos Tolumes ont été confectionnés, tant sous le rapport 
calligraphique^ que sous celui des peintures et autres or- 
nements. Il démontrera enfin, nous aimons à le croire, 
qu'il était temps de tirer ces chefs -d'oeuvre littéraires et 
souvent artistiques de l'oubli, où plus d'un précieux do- 
cument littéraire était enseveli au fond de l'Asie , et de 
leur donner une destination plus utile que celle de tom- 
ber en poussière sur le mausolée du cheïkh Sséfy ou 
dans la mosquée d' Ahmed-pacha I 



naires de la bibliothèque, M. Kossovitch, le même qui avait eu la 
mifi^ion de porter les autres à Londres. 







XXXÏÏ 



TABLE 

DES LIVRES ET DES CATALOGUES LE PLUS SOUVENT MEN- 
TIONNÉS DANS CET OUVRAGE, OU QUI Y SONT CITÉS AVEC 

ABRÉVIATION DES TITRES. 



A fis e ma ni (Sim. ) Catalogo de' Codici manoscritti oriental! délia Bi- 

blioteca Naniana. Padova 1787. 4. 
— ( Steph. Evod. ) Catalogus Codd. Mss. Orr. Bibliolhecae Mediceae 

Laurentianae et Palatinae. Florentiae 1742. fol. 

Aurivilliufi (C.) Recenfiio codd. msc. ab H. Benzelio Archiepiscopo 
Upfialienfii in Oriente collectorum. Upsaliae 1802. 8. 

Béréfiine Onncanie, voy. préface p. V, 5). 

Bibliothèque de M. le Baron Silvefitre de Sacy , T. III. Manuscrits. 

Par M. G. De Lagrange. Paris 1842. 8. 
Bohlen (Pet. aj) Catalogus Codicum Mstorum orientalium in Bi- 

bliotbeca Hamburgensi publ. adservatorum curate secundum ex- 

cerpta A. A. H. Lichtensteinii atque ex ipsis codicibus elaboralus. 

MDCCCXX. Msc. 
[Breslau] Libri manuscripti etc. c.-à-d. notice sur les manuscrits qui 

se trouvent dans la bibliothèque de Téglise de Ste Marie-Madelaine 

à Breslau. — Cette notice est due à la complaisance de M. Chwol- 

sohn. Msc. 
Casiri (Mich.) Bibliotheca Arabico ^ Hispana Escurialensis etc. Matriti 

1760-70. 2 vol. fol. 
Catalogus codicum orientalium, qui in collectione Richiana Bagdadi 

existunt. Voy. Mines de f Orient, T. III, p. 328. T. IV, pp. 111. 

288. 455. % 







XXXI 



TABLE 

DES LIVRES ET DES CATALOGUES LE PLUS SOUVENT MEN- 
TIONNÉS DANS CET OUVRAGE, OU QUI Y SONT CITÉS AVEC 

ABRÉVIATION DES TITRES. 



Afisemani (Sim. ) Catalogo de' Codici manoscritti orientali délia Bi- 

blioteca Naniana. Padova 1787. 4. 
— ( Steph. Evod. ) Catalogus Codd. Mss. Orr. Bibliothecae Mediceae 

Laurentianae et Palatinae. Florentiae 1742. fol. 

Aurivillius (C.) RecenAio codd. msc. ab H. Benzelio Archiepiscopo 
Upsaliensi in Oriente coUectorum. Upsaliae 1802. 8. 

Béréfline Onncanie, voj. préface p. V, 5). 

Bibliothèque de M. le Baron Silve«tre de Sacy , T. III. Manuscrite. 

Par M. G. De Lagrange. Paris 1842. 8. 
Bohien (Pet. aj) Catalogus Codicum Mstorum orientalium in Bi- 

bliotheca Hamburgensi publ. adservatorum curate secundum ex- 

cerpta A. A. H. Lichtensteinii atque ex ipsis codicibus elaboralus. 

MDCCCXX. Msc. 
[Breslau] Libri manuscripti etc. c.-à-d. notice sur les manuscrits qui 

se trouvent dans la bibliothèque de Téglise de Ste Marie-Madelaine 

à Breslau. — Cette notice est due à la complaisance de M. Chwol- 

sohn. Msc. 
Casiri (Mirh.) Bibliotheca Arabico <- Hispana Escurialensis etc. Matriti 

1760-70. 2 vol. fol. 
Catalogus codicum orientalium, qui in collectione Richiana Bagdadi 

existunt. Voy. Mines de V Orient, T. III, p. 328. T. IV, pp. 111. 

288. 455. % 







Catalogua librorum tam impressomm quam manuscriptonim Bibliotho- 
cae Publieae Uiiiversitatis Lugduno-Batavae. Lugd. Bat. 1716 fol. 

— Codicum Enanuscriptorum Bibliothecae Regiae. Tomus I. Parisiis 1789. 
fol. — Quoique cette bibliotbèqiie ayc depuis changé de titre, et se 
uoEnme actuellement bibliothèque naiionale , nous avons préféré , 
pour la facilité des renvois , lui. conserver le nom sous lequel elle 
était désignée dans son catalogue imprimé, c.-à-d. celui de biblio- 
thèque royale ou du roi. 

— codicum manuscriptorura orientalium qui in Museo Britannico as- 
servantnr. P. L Codices Syriacos et Carshunicos complectens, (auct. 
Rosen) Londini 1838. P. IL Codices Arabicos complectens, (éd. 
Cureton.) 1846. P. III. Codices Aethiopicos amplectens, (éd. Dill- 
mann) 1847. 3 vol. fol. 

Catalogue de la bibliothèque de feu mouUa Seïf-eddin ben Abi Bekr à 
Ssaba (gouvernement Cazan). Msc. de M. Fraehn. 

— des manuscrits déposés dans différentes mosquées de Constantinople. 
Copie du catalogue des dites bibliothèques , fait par M le Baron 
Guckin de Slane. Cf. Journal asiatique, IVsér. 1846, T. VU, p.lOOsuiv. 

— des manuscrits de la bibliothèque de Thôtel de la compagnie des 
Indes Orientales à Londres (East India House). Copie faite par le 
rédacteur du présent catalogue en 1828 — 9. Msc. 

Cureton; vide Catalogus codd. orr. Mus. Brit. 

Dillmann (A.); v. ibid, 

Fleischer (H. 0.) Catalogus Codicum manuscriptorum orientalium 
bibliothecae regiae Dresdensis. Lipsiae 1831. 4. 

— Catalogus librorum manuscriptorum qui in bibliotheca senatoria ci- 
vitatis Lipsiensis asservantur. Grimae 1838. 4. (p. 33). Codices ara- 
bici, persici, iurcid. 

Fliigel (Gust.) Katalog der arabischen, persischen, turkischen etc. 
Handschriflen der k. Bibliothek zu Miinchen. Voy. Jahrbiicher der 
Liieraiur, Wien 1829. Bd. 47. Anzeigebl. p. 1—16. 

— Andeutungen iiber die von der kon. Bibliothek zu Paris an arabi- 
schen , persischen und turkischen Handschriflen in der neuesten 
Zeit gemachten Erwerbungen. Ibid. 18^0. Bd. 90 — 9L Anzeigebl. 

— Zuschrift. An S. Exe. den Grafen Moritz Dietrichstein (contenant une 





rQ. 





xxjoa 

nolice sur les nouvelles acquisitions des manuscrits orientaux de la 

bibliothèque Impériale à Vienne.) Voj. Jafirbiicher der LUeratur^ 1842, 

Bd. 97. Anzeigebl. p. 1—31 et Bd. 100. Anzeigcbl. p. 1—31. 
Fraehn, voy. pp. III, XII— XIV. et XVIII. de la préface. 
Frank (Oth.) Bemerkungen ùber die morgenlândiscben Handschriflcn 

der k. Bibliotbek zu Mûnchcn. Miinchen 1815. 8. 
Fraser (Janf.) A catalogue of manuscripts in the Persic, Arabie and 

Sanskerrit languages, collected in the East; voy. The history of 

Nadir Chah. London 1742. 8. 
Hamaker (Henr.) Spécimen catalogi codicum mss. orr. bibliothecae 

academiae Lugduno-Batavae. Lugd. Batav. 1840. 4. 
Hammer-Purgstall (Jos. de) Catalogus codicum arabiconim persico- 

rum lurcicorum bibliothecae Caesareae Regiae Vindobonensis. Voy. 

Mineê de r Orient, T. II. p. 286 et 403. 

— Lettere sui manoscritti orienlali et particolarmente arabi che si tro* 
vano nelle diverse biblioteche d*Ilalia. Biblioleca Italiana, T. 42, 
45, 46, 47, 50, etc. 

— Morgenlândische Handschriflen. Jahrh, der lit, 1833. Bd. 61. et suiv. 
Anzeigebl. 

Lee, voy. Oriental manuscripts etc. 

Moelle r (J. H.) Catalogus librorum tam manuscriptorum quam im- 
pressorum qui etc. in bibliotheca Gothana asservantur. Gothae 1826. 4. 

Molh et P. Lacroix Catalogue de livres et manuscrits orientaux pro- 
venant de la bibliothèque de feu M. John Staples Harriot. Paris 
1843. 8. 

NicoU (Alex.) Bibliothecae Bodleianae codicum msc. orientalium cata- 
logi partis secundae volum. primum arabicos complectens. Oxonii 
1821. fol. 

Oriental manuscripts purchased in Turkey (appartenants au Dr. J. Lee). 
London 1831. 4. 

Ouseley (Will.) Catalogue of several hundred manuscript works in 
varions oriental languages, etc. London 1799. 4. 

Pelroff, voy. préface p. IV. 

Pusey (C. B.) Bibliothecae Bodleianae codicum manuscriptorum orr. 
catalogi partis secundae volumen secundum. Oxonii 1835. fol. 

Rasmussen, Designalio praestantitsimorum etc. bibliothecae Regiae Hav- 

e 






XXXW¥ 

niensîs codiciim, Persice et Arabice maniiscriptorum. Voy. Mines de 
rOrient T. IV. p. 325. 

Ro«en; y. Catal. codd. onr. Musei Britannici. 

Seetzen (U. J.) Verzeichniss der fur die orientalische Sammhing in 
Gotha zu Damask, Jérusalem etc. angekauflen orientalischen Manu- 
scripte. Leipzig 1810. fol. 

Stewart (Charl.) A descriptive catalogue of the oriental library of the 
late Tippoo Sultan of Mjsore. Cambridge 1809. 4. 

Tornberg (C. J.) Codices Arabici, Persici et Turcici Biblîothecae Re- 
giae Universitatis Upsaliensis. 18i9. 4. 

Urj (Jo.) Bibliothccae Bodleyanae Codicum mss. orientalium catalogue. 
Oxonii 1787. fol. 

Weijers (Henr. Eng. ) Commentarii de Codicibus msctis orientalibus 
Biblîothecae Leidensis. Voy. Orientalia edd. ï. G. J. Juynboll , T. 
Roorda, H. £. Weijers. Amstelodami 1840 Pars I. p, 296—501. 8. 

Westergaard (N. L.) Codices indici bibliothecae regiae Havniensis. 
Havniae 18^6. 4. 

Wilson (H. H.) Mackenzie Collection. A descriptive catalogue of the 
oriental manuscripts , etc. collected by the late Lieut. Colon. Co- 
lin Mackenzie. Calcutta 1838. 2 vol. 8. 




Bu mou f (£.) et Lassen (Chr.) Essai sur le Pâli. Paris 1826. 8. 
Dorn (Bernh.) Das Asiatische Muséum der Kaiser 1. Akademie der 

Wissenschaften zu St. Petersburg. St. Petersburg 1846. 8. 
Eichhorn (G.) Geschichte der Litteratur. 3(er Band. 3te Abth. Gôt- 

tingen 1807, 8. (renfermant Thistoire de la littérature des Ottomans, 

composée par M. de Hammer). 
Elliot (H. M.) Biographical Index to the historians of Muhammedan 

India. Calcutta 1849. I vol. 8. 
Gildemeister (Jo.) Bibliothecae Sanscritae etc. spécimen. Bonnae 1847. 8. 
Hammer- Purgstall Geschichte der schônen Redekùiiste Persiens. 

Wien 1818. 4. 
— Geschichte der Osmanischen Dirhtkunst. Pesth 1836-8. 4 vol. 8. 
D'Herbelot Bibliothèque Orientale. 
Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliothèque du Roi. Paris 

1687—1853. 4. 







Ouselej (G.) Bio^aphical nolicoA of Persian poets with critical and 

explanatorj remarlui. London 18i6. 8. 
Schnurrer (Chr. Fr.) Bibliotheca Arabica, Halae 1811. 8. 

Toderini Litteratur der Tiirken. kua dem Italianischen etc. von Ph. 
Wilh. Goltl. Hausleutner. Konigsberg 1790. 2 vol. 8. 

Zenker (J. Th.) Bibliotheca Orientalis. Manuel de bibliographie orien- 
tale. Leipzig 1846. 8. 



Aboulfeda Annales Muslemici arabice et latine, éd. Reiske. Hafniae 
1789—1794. 5 voL 4. 

Aïny (jLM jiD Collier des perles, Voj. Bullet. scient, T. IV, p. 186— 

190- Dos Asiat Muséum^ p. 744. Makrizi, Histoire des Sultans 
mamlouks, éd. Quatremère. T. I, p. II, p. 271. 

Aly ben Baly (JL) ben Muhammed J^lil ^^ -•^l JiJl vl^ 
fJLr ' jLe livre du collier arrangé ^ traitant des hommes distingués de 

Roum ^ servant de continuation à Touvrage de Thachkeuprizadéh 

(voy. ci-après). Msc. Mus. Asial. no. 555. 
Baber - Memoirs of Zehir-ed-din Muhammed Baber, éd. Erskine, 

London 1826. 4. 
A critical Essay on varions manuscript works , arabic and persian 

etc. translated by J. C. London 1832. 8. 

Hadji Khalfa Lexicon bibliographicum et encyclopaedicum etc. éd. 
Fliîgel. T. I— V(pars II) Leipzig et London 1833—1850. 6 vol. 4. 
et deux copies manuscrites , Tune appartenant au musée Roumân- 
zoff. Vautre à Tlnstitut oriental de St.-Pélersbourg. 

— — /?j'yJ' fty^ Tables chronologiques, Constantinople 1146(1733). 

1 vol. fol. 

Ibn Challikani Yitae illustrium virorum éd. Wustenfeld. Gotting. 

1835 et suiv. 
Khondemir ^j-^l c-^>^ Lami des biographies. Msc. Mus. Asiat. nos 

572 - 572«. 
Louthf Aly Bey ojJCxJJ Pyrée (Biographies des poètes persans). Msc. 







Acad. no. 17i Cf. Bland, The Asiesh Rcdah, or Fire Temple. Lon- 
don 18ii. 8. et Charmoy, Expédition d'Alexandre le Grande p. 60. 

Moustekimzadéh jLj ^LL« a»^^ Verger des grands Ché&shs par Saad- 

eddin Souleïinan Mousiekimzadih. Voy. Bullei, historico-philologique^ T. 
IV. No. 9. et Mélanges Asiatiques tirés du Bulletin hûtorico-philolo- 
gique, T. I. !'• livr. 18W, p. 1. 

Sojouthy ijjibo}] ôImIOUuL Abrégé des classes des grammairiens. 

Msc. Mus. Asiat. no. 549 — 550. Cf. Fliigel, Jahrbiicher der IMeratur 
1832. Bd. 66, Anzeigebl. p. 10, No. 329. 

Thachkeuprizadéh âjUJ) J^LJ) Anémones. Voj.^os.LXVll—Ul. 
du présent catalogue , et Mus. Asiat. nos. 553 et 553. 







n. 



TABLE 

DES DIFFÉRENTES SOURCES DONT SEST FORMÉE LA 
COLLECTION , ET DES ABRÉVIATIONS QUI Y CORRESPONDENT 

DANS LE CATALOGUE. 



Acad. àes Se. Académie des Sciences. Voj. Bullet. hisfonco - phihlog, 

1848. T. VL p. 31. 
Akh. Akhaltsikh. 

Andr. Andrinople. ^ 

Araktch. AraktchéjefiT. 
Ard. Ardébil; (Ard. c) 

La plupart des ouvrages provenant de la bibliothèque d'Ardébil, 
porte rinscription suivante: ^J^ yj^ aju^I i^^)j«w»U3 ^I ^jJ i^j 

aJIc ^Juo oLi ojJLo djuM*) ^ (JJuaJI ^^Lc ^>^) ^4^ ^U» ^1 

^^ Oju^ Ajl:L.f ùij'^U W^ J^'^ J^'y^ *0^ aTô^JI 

Manuscrit ligué au tombeau illumini du chah Ssify , que la paix r«- 
pose iur lui! par {le chah) Abba$ de la dynastie des Ssifys , le chien de 
garde du seuil de Aly fils d'Abou Thalib , que Dieu lui fasse paix et mi- 
séricorde I Quiconque voudra (ire [cet ouvrage]^ pourra le faire à condition 







xxxvm 

qu'il n$ remportera pas de ce mausolée^ et tout homme qui V enlèvera $e 
rendra coupable du meurtre de Cimam Houseïn^ que Dieu lui accordé le 
ialut éternel! 

Une grande partie des inscriptions porte l'année 1017 de Thé- 
gire = 1608-9 de J.-C. Ces volumes, ainsi que tous les autres, sont 
en outre revêtus d*un sceau dont l'inscription est conçue en ces termes: 

Ajyto d^^ dT^Ale aj iJL^l Leg$ pieux fait au tombeau béni et pur de Sséfy. 

Ce sont les manuscrits légués au mausolée du cheïkh Sséfy par 
Abbas II , qui ont été marqués de la lettre c , placée après Ard. 

(Ard. c). 

/Bay. m\ Bayazid. 

Les manuscrits provenant de cette source portent sur une des premières 

• * ** 
feuilles une inscription constatant un legs conçue en ces termes: *^^J ^ 

Mahmoud-Pacha fils d'Ishac, désirant voir le visage du Dieu tris-haut ^ 
et cherchant à s'attirer sa faveur , a consacré ce livre (suit le titre) d 
usage pieux , comme offrande pour ses père et mère , el Va légué à f école 
attachée à la sainte cathédrale , fondées toutes les deux par Ishac - Pacha ^ 
que Dieu les agrée , quil leur pardonne et leur fasse miséricorde ! , comme 
un legs loyal et légal y sous condition quil ne soit ni vendu, ni donné en 
cadeau^ ni prêté , ni porté au dehors, à moins d'urgence ou d'utilité; •ee^ 
lui donc qui altérera cette (disposition) après en avoir pris connaissance ^ 
le crime en sera sur ceux qui l'auront altérée; car Dieu entend tout el 
tait tout,» [voy. Coran II, 177]. 







La bibliolhèqne de la ci -devant université de Varsovie, No. CCXLV. ^ 
— - — - de la société des sciences dans la même ville, No. 

LXXX. DX. 
_ _ du collège des Jésuites à Plock. No. DCXLIV. 

Dcccxxn. 

Artémiy BogdanofiT Araratsky. — Ce nom est indiqué dans les ar- 
chives de la bibliothèque; suivant Tinscription arménienne dans 
le manuscrit même (No. DCXXXI) , le donateur s'appellerait Haront 
Hionn de Valarchabat. 

Bould. Bouldakoff. 

M. Djaaf. Mirza Djaafar Toptcbibacheff. 

Doubr. Doubrowsky. No. DXLIU, p. 495. no. ii). DLVII. DXCII. 

Erz. Erzeroum. 

Etter. 

Frol. Froloff. 

Le prince Galitzyne. No. DXCV. 

Jos. Hohanésian. No. DCXU. 

Hyacinthe. 

Hyr. Hyren. 

P. Kam. Pierre Kamensky. 

Karl. KarlofT. 

Abdoullah Kemal-eddin. No. CCXIII. 

Khitroff. 

Khodjens. 

Khosr. M. Khosraou Mirza. 

Lask. Laskine. 

Lazareff. No. DCXXXV. 

Léont. Léontievsky. 

M. de NorofT. 

Olen. M. d*Oléuine. 

Ouv. M. le comte Ouvaroff. 



*) Les naméros ajoalés dans ceUe lUle indiquent, qu'on n'a décoofert la pro- 
Tenance des manuscrils auxquels ils se rapporlcul, qu'après l'impression do leur 
description. 







Bafaïl. Mehdi Rafaïlovitch Rafaiïloff, de Mechhed daiM le Khorasan. 

Rzew. Bzewusky. 

Le comte Simonitch. 

Sipak. Sipakoff. 

Sokol. Sokoloff. 
Spasfik. Spassky. 

Suchl. Le comte de Sucbtelen, ancien ambaaaadeur de Rnasie en 
Suède, dont la bibliothèque fut, en partie, incorporée à notre éta- 
blififiement en 1836. 

Torm. Tormasoff. 

WMnng, 

Yerm. YermolofT. 

Zal. Zalusky. 





il- 




Xlil 



m. 

TABLE 

D£S MANUSCRITS RANGÉS PAR LANGUES ET DANS CELLES - CI 

PAR ORDRE DE MATIÈRES. 



!• HannscirUs arabe». 

A. Théologie chrétienne, No. I— V. p. 1—6. 

R. — musulmane, No. VI— LXXV. p. 6—38. 

C. Droit, No. LXXVI— LXXXIV. p. 39—57. 

D. Philofiophie chrétienne, No. LXXXV. p. 57—59. 

E — musulmane. No. LXXXVI— CX. p. 59—92. 

F Alchimie, No. CXI. p. 92. 

G. Histoire chrétienne, No. CXII— III. p. 93—%. 

H. — musulmane. No. CXI V— IX. p 96—102. 

I. Médecine, No. CXX— CXXV. p. 102—108. 

K. Mathématiques, No. CXXVI— CXXXIII. p. 108—120. 

L. Poésie, No. CXXXIV— CXL. p. 120—137. 

V. Nouvelles et Contes, No. CXL— II. p. 137—139. 

M. Eloquence, No. CXLIII— V. p. 139— Ul. 

N. Epistolographie, No. CXL VI. p. Ul - 

O. Calligraphie, No. CXLVII— LU. p. U2— 146. 

P. Philologie , No. CLIll— CCXXVII. p. 146—204. 

Q. Recueils et Polygraphie, No. CCXX VIII— CCXL VII. p. 204 — 240. 

II* Hanuscrito persans* 

A. Théologie chrétienne, No. CCXLVIIl— IX. p. 241—6. 
R. — musulmane (et Droit, No. CCLIII) No CCL— CCLIX. p. 
246—255. 

C. Philosophie, No CCLX— CCLXII. p. 255—258. 

D. Histoire, No. CCLXIII— CCCXIII. p. 258—302. 

E. Médecine, No CCCXIV. p. 302—303. 

F. Mathématiques, No CCCXV— CCCXVIII. p. 303—307 

G. Poésie, No. CCCXIX— CCCCLXXVI. p. 307—404. 







Xlill 



H. Contes, No. CCCCLXXVII-CCCCLXXXIV. p. Wi— 416. 

I. Epislolographie, No. CCCCLXXXV— VIL p. 416—418. 

K. Calligraphie et Peinture, No. CCCCLXXXVIII— IX. p. 418—425. 

L. Philologie, No. CCCCLXXXX— VII. p. 425—435. 

M. Recueils et Mélanges. No. CCCCLXXXXVIII— DU. p. 436—454. 

III* ilianiiscrits turcs et tatares. 

A. Théologie chrétienne, No. DIII — DVI. p. 455 — 458. 

B. — musulmane. No. DVII— DXVI. p. 458—463. 

C. Philosophie, No, DXVII— XIÏI. p. 464. 

D. Histoire, No. DXIX— DXXLIII. p. 465—497. 

E. Médecine, No. DXLIV- VI p. 498—499. 

F. Mathématiques, No. DXLVII— LU. p. 500—503. 

G. Poésie, No. DLIIÏ— DLXXVI. p. 503—520. 

H. Romans, No. DLXXVll— DLXXXÏL p. 521-527. 

I Contes moraux efc. No. DLXXXIIl— IV. p. 527-52î> 

K. Epistolographie, No. DLX XXV— DLX XXXI. p. 529—530. 

L Calligraphie, No. DXCH. p. 531. 

M. Philologie, No. DXCIII— V. p. 531—533. 

N. Recueils et Mélanges, No. DCXVI— DCIL p. 533—540. 

IV. Manuscrits hébraïques. 

No. DCUI— DCVIIl. p. 541—548. 

\. Manuscrits éthiopiens. 

No. DCIX— DCXVIL p. 549-558. 

VI. Manuscrits syriaques. 

No. DCXVIll— DCXXL p. 559—564. 

VII. Manuscrits coptes. 

No DCXXni-DCXXX. p. 565—567. 

VIII. Manuscrits arméniens. 

A Théologie, No. DLXXXI— DCXXXVIII. p. 568—570. 

B. Histoire, No. DCXXXIX. p. 571. 

C. Poligraphie, No. DCXL— L p. 571—572. 










ne* nanuflcrlto fféopsiens* 

A. Théologie, No. DCXLII— DCXLVIII. p. 573—575. 

B. Philosophie, No. DCXLIX. p. 575. 

C. Hifitoirc, No. DCL— I. p. 576-577. 

D. Mathématiques, No. DCLIf. p. 577. 

E. Poésie, No. DCLIIl-IV. p. 577—578. 

F. Éloquence, No. DCLV— VI. p. 578. 

X. EAmteu et manuseriÉi mandJoiUK* 

A. Théologie, No. DCLVII— DCLXI. p. 579—580. 

B. Droit, No. DCLXIl— DCLXXI. p. 581—584.. 

C. Philosophie, No. DCLXXH-DCLXXIV. p. 585-586. 

D. Histoire, No. DCLXXV— DCLXXXÏII. p. 586—590. 
£. Mathématiques, No. DCLXXXIV. p. 590. 

F. Linguistique, No. DCLXXXV— DCXGI. p. 591—592. 

XI* lAvrem et maniuierlto cliinoUi* 

A. Théologie, No. DCXCII-DCCXXI. p. 593—597. 

B. Droit, No. DCCXXU— DCCXXVII. p. 598-599. 

C. Philosophie, No. DCCXXVllI-DCCXLII. p. 599—601. 

D. Histoire, No. DCCXUII— DCCLXXXIV. p. 601—608. 

E. Histoire naturelle, No DCCLXXXV— DCCLXXXIX. p. 608—609. 

F. Médecine, No. DCCXC. p. 609. 

G. Mathématiques, No. DCCXCI. p. 609—610. 

H. Sciences méchaniqnes, No. DCCXCII— DCCXCVI. p. 610—611. 

I. Beaux arts, No. DCCXCVII— DCCCIX. p. 611-613. 

K. Poésie, No. DCGCX— DCCCXVU. p. 613— 6U. 

L. Polygraphie, No. DCCCXVIII— DCCCXXVll. p. 614—615. 

M. Histoire littéraire. No. DCCCXXVIIl— DCCCXXXI. p. 616. 

N. Linguistique, No. DCCCXXXU- DCCCXLH. p. 617—619. 

XII* lilvrei et maniiflcriÉi inoii||ol«* 

A. Théologie. No. DCCCXLIH— IV. p. 619. 

B. Linguistique, No. DCCCXLV. p. 620. 

C. Polygraphie, No. DCCCXLVI— VII. p. 620. 







MLIV 

3UII* Uvre oalmone* 

No. DCCCXLVIII— IX. p. 621. 

XWVm livres et manascrlto tibétains (tanvats). 

A. Théologie, No. DCCCL— DCCCLVIII, p. 621— 62i et DCCCI, p. 657. 

XV* livres et mannserits Japonais» 

A. Théologie, No DCCCLIX. p. 625. 

B. Jurisprudence, No. DCCCLX — I. p. 625. 

C. Histoire, No. DCCCLXII— III. p. 626. 

D. Arts méchaiiiques, No DCCCLXIV. p. 626. 

E. Arts libres, No. DCCCLXV— VIL p. 626. 

F. Belles lettres. No. DCCCLXVIII— IX. p. 627. 

G. Linguistique, No. DCCCLXX. p. 627. 
H. Polygraphie, DCCCLXXI— IL p. 627. 

XVI. Hanuscrlts sanscrits* 

No. DCCCLXXffl— DCCGLXXX. p. 628—3*. 

X\n. Hanuscrits p&lL 

No. DCCCLXXXI— IV. p. 634—648. 

XVIII* Hannscrit irousEerate* 

No. DCCCLXXXV. p. 648. 

XVL. SianasGrlt liindoal. 

No. DCCCLXXXVI. p. 649. 

XX. Eiettre benyale. 

No. DCCCLXXXVIL p. 649. 

XXI. Hannscrit malayâlnta* 

No. DCCCLXXXVUI. p. 649—50. 

XXVt. manuscrits tamonls* 

No. DCCCLXXXIX— DCCCXCVIII. p. 650—655. 

XXm. Siannscrit siamois. 

No. DCCCXCIX. p. 656. 

XXIV. Hannscrit Javanais* 

No. DCCCC. p. 656. 

XÏV. Hannscrit tibétain. 

No. DCCCCL p. 657 (DCCCL VIIF). v. No. DCCCL— VHL p. 621—624. 







i. MANUSCRITS ARiBES. 



A. Théoloi^e chrétienne. 



J^f ^ ) «w» uT Évangéb'aire, sur vélin, ayant les rubriques et les 
points d*arrèt en encre rose, et outre cela pourvu de trois peintures 
(jui représentent notre Seigneur Jésus-Christ, St. -Matthieu et St.-Luc. 
Les quatre premières feuilles de TÉvangile de St.-Marc sont écrites 
d une autre main et sur du papier de coton, pour remplacer sans 
doute les feuilles anciennes qui doivent s*étre perdues. Écrit par 
el-Hasan ben Masoud el-Nafrany el-Orthodoxy ^^«****^ (j^' 
,^y*Xpj^) iJ'^r^' c.-à-d. le chrétien du rite orthodoxe, en Tan- 
née ISii-S de lere d*Alexandre-le-Grand, ou grecque = 1036 de 
J.-C. 220 f. in-4^ 









II. 

J^^t «^uT Les quatre Évangiles. Les cinq premières feuilles 
contiennent une introduction i^J^ en langue arabe sur le but, 
lutilité, lautorité ou valeur, la dénomination, les auteurs, la 
destination ou la tendance ^Lu«.l ou ju^i et la division de ces 
saintes écritures. A la fin se trouve un registre des sections de 
rËvangile, ou des péricopes qui se lisent au\ diflerentes occasions, 
pendant Tannée, d'après l'indication des saints pères. Le manuscrit, 
dont la seconde feuille manque, contient quelques peintures assez 
médiocres et n'a pas de date, mais parait remonter au moins 
au 13e siècle de J.-G. La traduction qu'il renferme s'accorde, 
comme l'a déjà remarqué Mr. Fraehn, voy. das Asiatische Muséum, 
p. 38^, presque entièrement avec la traduction arabe du N.- 
Testament, publiée par Erpénius, en 1616. 194 f. in-(^^ (Erz.J 

III. 

È^jiA) ^\S^ Le livre béni. Ce manuscrit renferme I) Le Livre 
de la Sagesse i^^*) v'^i P* l-i6; 2) I^s Proverbes Ju*»^) <^uJ^ 
p. 17—45; 3) LEcclésiaste '^^Ài] ^LT, i/il ^L^U, ^^^, 
p. 4R — 59; k) Le Cantique des Cantiques >yL**Jj) (AxtéAjj ^i^^ p^ 
60 — 64; 5) L Ecclésiastique, de Jésus fils de Sirakh ^ ^y^ c-iuT 
^'-rî^i p. 65 — 91 ; 6) Le Livre des Trésors, ?} jSiiSXog rœv Ot^ôav^ 
()(o^, [l.jy^^n jy^^f v'^1 par Cyrille d'Alexandrie, divisé 











en huit chapitres (Jy^) qui traitent des passages hihliques sui- 
vants: 1*^. // n'y a nul bon, sinon Dieu seul ^' (^*'^) ^^*^cr- 
^J^j 4ijl, St.-Luc XVIII, 19, 2^. Le Père est plus grand que moi 
c/^f^' c^'iSt. -Jean XIV, 28, 3*^. Et maintenant toi. Père, 
glorifie moi envers toi-même, de la gloire que jai eue avec toi avant 
que le monde fxU {ait ^J^ J |ùl^l (j jJ ' J^^ JJ*** o^'^i 
^ U ) Lj / J^ [^] ^ ibid. XVII, 5, 4^ Dieu Ta {ait Seigneur et 
Christ Lj^ lartui^ aLi» <U ) (JK Actes des Apôtres II, 36, 
5^. Lequel nous a été {ait de par Dieu sapience, et justice, et sancti- 
fication^ et rédemption © j^*»^ ^^j 4iJ ' J^ ^ ^^ U ^ 6 ) Jp O ' 
U>LU^, I Corinth. I, 30, 6^. Alors aussi le Fils même sera sujet à 
celui qui lui a assujetti toutes choses J^ ) J«» (j J^ ^^. ^^ ' J*^ 
<>Ja^., 1 Corinth. XV, 28, 7^. Lequel est Timage de Dieu invisible, 
premier-né de toute créature ô^Uj^^ ^j^rvt*'^ aJJ ) ôj^ ^ ) Jp û ' 
^*4^\ Jj. Goloss. I, 1 5, 8®. Le Seigneur m'a créé dès le commencement 

JUl jje^^^ vJ' ù', Proverb. VIII, 23, p. 92-166; 7) Le 
Testament ^^^ \iJ^ ' [8iud'7)?erj) , ou les dernières instructions que 
donna Jésus-Christ à ses disciples. Ce traité commence par les 
mots : yl 1 ô l^ I L l-o^ J Ai^^, p. 167— 181 ; 8) Les Didascalia 
^^Si^Jj)^ OU les Comtitutions des Apôtres. Ce manuscrit date de 
l'année 1517 de 1ère grecque =1205 de J.-C. 278 f. gr. 
in-8^. 



2.^ 

• 

- \ 

ri 






IV. 

JJ^^^^ ù'^^ Le Divan ou Recueil des poésies de Gabriel {Ferhai), 
moine maronite du mont Liban ijL^JJ 1 c^Lr ' • Ce divan, qui est 
rangé en ordre alphabétique daprès la rime finale ^^^ contient 
des poésies ascétiques, hymnes et odes sur le Christ, la Ste. 
Vierge, les Saints etc., au nombre d'environ 267, des années 
169V, 1695, 1696, 1699 etc. jusqua 1730. Ces poèmes sont 
généralement pourvus d une suscription en encre rouge, indiquant, 
après le nom de lauteur, qui emploie toujours le verbe Jl*, 
l'année et Tendroit où ils ont été composés, de môme que le but 
ou la cause de la composition, le mètre et le nombre des vers. Ils 
sont en outre précédés d une briève introduction prosodique sur la 
doctrine des rimes cj'^*^' ^ ^J par l'auteur du divan lui-même, 
mais il paraît que cette introduction est défectueuse du commence- 
ment, car les premiers mots en sont ôj^^^^i^i^L* iôuJI. Le 
manuscrit est incomplet aussi à la fin, mais il n'en peut pas 
manquer beaucoup, car il y a déjà plusieurs poèmes avec les 
rimes ^, pLJ i^ilj^, qui probablement étaient les dernières, et il 
finit par les mots ulx^J^iL»^ aj UJ. 132 f. in-t^ fFrol.J 
Voyez encore sur l'auteur de ce divan, NicoU T. 11, p. V7, no. XLV, 
et p. 680, où il est nommé Presbyter Hakbensis, princeps generalis 
Monachorum M. Libani, et Gureton, p. 50 no. XXXV, où il est 
fait mention d'un choix de poésies de ce divan, intitulé ô/j^' 





5 

/ . . . 

Mémorial, cf. Tornberg, p. 313. Gabriel est aussi auteur dune 
Grammaire arabe imprimée à l'ile de Malte en 183^, voy. Cu- 
reton 1. c, et dont une copie manuscrite se trouve au Musée 
asiatique de l'Académie Impériale des Sciences no. 428. 

V. 

Jt^' /**^*^ ,>^^) j^A^ '^^ Abrégé du livre intitulé: Accu- 
sation de fausseté fet d'erreur) contre rassemblée des mécréants. Ce 
traité est destiné à réfuter ceux qui nient quelques-uns des arti- 
cles fondamentaux de la foi de leglise latine ou romaine. L'auteur 
ne se nomme nulle part, mais il résulte de son ouvrage qu'il 
appartenait à l'église latine. Il dit dans la préface ^ 1^ qui, après 
la formule >^' v^ ' f^^ commence par les mots Lj^l ^L ^I^jl^^ 
qu'il a fait cet extrait ou abrégé d'un traité plus grand composé 
par lui, sous le même titre, parce qu'il sait que tous ne sont pas en 
état d'acquérir des livres considérables. Dans cet ouvrage il avait 
réfuté, suivant son opinion, plus longuement les points de dispute 
contenus dans cet abrégé, qui, comme il l'ajoute, fut envoyé à l'é- 
parchie à^^^l d'Antioche de la part de l'assemblée des évéques 
réunis dans ces temps-là à Gonstantinople. Le manuscrit est di- 
visé en six chapitres A^' j dans lesquels l'auteur tâche de réfuter: 
1) ceux qui ne reconnaissent pas la suprématie de St.-Pierre et 
de ses successeurs, 2) qui nient que le St. -Esprit procède aussi 
du Fils, 3) qui prétendent qu'il n'est pas permis d'employer du 







6 

pain azyme dans la célébration du saint sacrifice, k) qui Tn ad- 
mettent pas l'existence d un lieu où les âmes des morts doivent 
subir un temps de purification, 5) qui nient que les saints entrent 
immédiatement après la mort dans la félicité étemelle. Le 6me et der- 
nier chapitre, qui cependant nest pas complet et finit par les 
mots -tipys***^ J^ ÙJ^/t^ ^;^9 est consacré à réfuter encore 
d'autres accusations contre l'église romaine. 89 f. in-8®. fFroLJ 



B. Théologie miisiiliiiaiic» 

Coran, Ejrègèse, Dogmes etc. 

VI. 

La 29me trentième du Coran, c.-à-d. surate 68 — 77, en grands 
caractères koufiques. Manuscrit très ancien, sur vélin. 58 f. in-8^. 
obi. (Douhr.J 

Fragment du Coran, d'un seul feuillet de vélin, en caractères kou- 
fiques plus petits que les précédents, contenant sur. 50 , v. ï 1 , jusqu'à 
la surate 51, v. 25. Les premiers mots sont: s>jj*'^ ^yi oU^, 



» rf-O 1 t? «J X- rf. x-.^ 



les derniers: ÙjlA^ ff f^ J"^. (Douhr.J 





cCXLO 





l'ill. 

Coran, en beaui[ caractères neskhy, orné de filets dor et 
de vignettes marginales. Exemplaire de luxe, écrit à Gara-hifar- 
charky, dans le pachalic d'Erzeroum, par le calligraphe Séyid 
Mouhammedy en 1076=16659 6. La reliure, assez bien con- 
servée, porte sur le devant l'inscription suivante, qui forme les 
versets 78 et 79 de la 56me surate du Coran: ùj^r^^' ^' '^ ^ 

• ^UJ I <^j ^ Jf JiJ „ Ce livre ne doit être louché que par des 

^ ^ ^ ^ 
hommes purs; (car) il a été révélé par le maître des mondes.'* — 

Ce Coran a été légué en 1166=1753 de J.-C. par le vézir 
el - Hadji Ahmed - Pacha , fondateur de la mosquée cathédrale 
d*Âkhaltsikh (As"*^) ]^ nommé el-Âhmediyé. Au-dessus de cette 
notice, tracée au revers du frontispice, on voit le sceau du même 
Âhmed-Pacha, qui porte l'inscription suivante: w»«^)u ^^ <Ui' J^l 
,Je loue (Ahmed) Dieu de ses bienfaits/* 1115= 1703. 331 f. 
petit in-fol. fAkh.J 

Autre bel exemplaire du Coran, sans date et sans indication 
du lieu où il a été écrit. Au verso du frontispice on trouve une 
inscription, qui nous apprend que ce Coran a été légué en 1197 
=:1783 de J.-G. par le vézir Souleiman - Pacha , à la mosquée 
cathédrale de la ville d'Akhaltsikh (^j-aU*^), fondée par lui et 
nommée el-Soule!many. 371 f. in-fol. fAkh.J 







8 



X. 

Manuscrit superbe, en caractères vacouty, de la 23me trentième 
du Coran, comme cela est aussi indiqué par les huit mots écrits en 
lettres dor aux huit coins des deux premières pages: clJul ) <ïji) jjl 
jJis}l l>^) h jf j^ ÙjA^^j C'est la 23me partie des 30 sec- 
tîotis usuelles. Le frontispice est exécuté en or et autres couleurs 
brillantes 9 les titres des surates sont écrits en encre blanche, 
comme le sont aussi les versets du Coran (sur. 56, 76 — 79), en 
caractères kouOques, et placés entre les mots arabes cités plus 

haut: ÙJL^I 'Si) iW^*ùy^* V^ J "f./ù^J^^ ^' (Je jure) 
que le Coran est excellent, (déposé) dans le livre caché et bien gardé; 
il ne doit être touché que par des hommes purs; les versets 
sont indiqués par des ronds dorés et coloriés, ayant au milieu le 
mot ^1 y^ersety et placés sur le dernier mot du verset précédent, 
tandis que les dixièmes ^/^, portions vJ^ etc., se font remarquer 
par une espèce de grandes étoiles parfois prolongées en haut et en 
bas en un rayon assez étendu, richement embellies d or et d autres 
couleurs, et ayant au milieu le mot ^j^ dixième, ^J> portion etc. 
en lettres d or. Il y manque cependant deux demi-feuilles, savoir, 

dans la surate 36, les versets 75 — 82 — ù^^;-*^] J^ ^ ^j, 
^\ :>\j\ Ul [o^l W et dans la surate 37, les versets 133—166, 



9 r 



c-à-d. y) OynuÀl ^ol^i] iUjd^Ji Jl U,y ùU — Le 



s ' i 





"> 





9 



manuscrit commence par le 27me verset de la 36me surate Ih>' ' U^> 

oJ*i ^ A^y ^c et finit par les mots: ^ u»L^ J ^^^î^v aUc ^Jex^ il 
^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ s^ 

^LaII (sur. 38» y. 30). Il ny a aucun doute que ce manuscrit 
n'ait appartenu à quelque illustre personnage. 23 f. gr. in-fol. 
(Houbr.) 

Coran. Belle écriture neskhy, légué par Djaafar-Agha, à l'école 
des Bostandjîs du Serai d'Andrinople » en 1108 = 1696. Les 
cadres pour les titres des surates sont restés en blanc, mais le 
frontispice est richement orné d'or, d'azur et d'autres couleurs: 
aussi le filet et les points d'arrêt sont-ils d'or. 25k t in-fol. (Andr.J 

XIL 

Coran. Belle écriture reîhany. Les titres des surates de même 
que les points d'arrêt sont en or, et on voit partout encore 
d'autres embellissements. Les premières vingt-cinq feuilles parais- 
sent dater d'un temps plus moderne. Les surates 78, 79, 80, 81, 
82, 83, 84', 85, 112 et 113 portent une traduction interlinéaire 
persane. Ce manuscrit a été légué par le sultan Mouhammed IV 
à la mosquée cathédrale des Bostandjis de Khifzrlic-Seraï , en 
1102=1691. 332 f. in-fol. (Andr.J 

XIIL 

Coran. Belle écriture neskhy. Cet exemplaire à filets rouges, et 



dont les points d'arrêt et les dixièmes j^ sont marquées de la même 

2 







10 



couleur, a été légué à l'école de Bostandji-Seraï à Ândrinople. 
489 f. in-fol. fAndr.J 

HLWV, 

Coran. Belle écriture sulusy. Ce manuscrit à Glets rouges, autre- 
fois au dervich Souleïman ben Melikchah Moultany (du Moultan), 

avait été acheté, à Bagdad, au prix de cinq ,^^,» pièces de 

Chypre (?). 376 f. gr. in-i». fAndr.J 

Coran. Aussi belle écriture sulusy. La première surate et le 
commencement de la seconde ont été ajoutés par une autre main. 
370 f. gr. in-4». fAndr.J 

HCVW, 

Coran. Écriture neskhy. 263 f. petit in-fol. fAndr.J 

Coran. Neskhy. kOk f. in-i^. fAndr.J 

Coran. Manuscrit à filets rouges, et en caractères neskhy. 303 f. 
petit in-4®. fAndr.J 



Coran. Manuscrit à filets rouges; le frontispice colorié, écriture 
neskhy. Legs d'Abd ÂUah Tchaous, à Técole des casernes des 
Bostandjis, en 1219=1804. 36* f. in-8^ fAndr.J 






11 



Coran. Écriture neskhy. Legs d*Âïcha, fille de Fathima, à lecolc 
des casernes des Bostandjis, en 1207=17929 3. 335 f. petit 
m-^^ fAndr.J 

XXI. 

Coran. Belle écriture neskhy, à filets rouges, mais le frontispice 
à filets d or. Legs d'Âïcha, fille d'Aîcha-Khatoun, à la même école, 
en 1229=1814. 380 f. in-8S ou petit in.4^ fAndr.J 

xxn. 

Coran. Écriture neskhy. Les filets et les suscriptions de couleur 
rouge, le frontispice de différentes couleurs. Legs d'Aîcha-Khatoun, 
fille de Mouftafa, à la même école. 364 f. in- 12^. fAndr.J 

xxm. 

Coran. Cet exemplaire, exécuté en neskhy d une heauté remar- 
quable et pourvu d'autres ornements, est divisé et relié en 
trente parties usuellement appelées (^ Ij») sections, dont la liste se 
peut voir dans l'édition du Coran par M. Fluegel. Elles se lisent par 
une chaque jour, pendant le mois de ramadhan, dans les mos- 
quées. On emploie aussi des manuscrits ainsi partagés pour réciter, 
aux funérailles, le Coran entier, trente moullas lisant chacun 
une partie et achevant de cette manière leur charge en peu de 
temps. Ce manuscrit, dont la dernière partie manque, est un legs 









cC'^-O K 





la 



de el-Hadj Mouhammed Nedjibzadèb Mouftafa-Agha , en 1200= 

1785,6. 625 f., 29voll. peUt in-*«. fAndr.J 

XXMW. 

Coran, en belle écriture neskhy, partagé en ses trentièmes; 

il y manque cependant les trentièmes 1 , 2, H, 26, 28, 29, 30. — 
kli f. en 23 voU. in-4». fAndr.J 

La 22me trentième du Coran, en beau neskhy, contenant 
surate 33, v. 31 *1^ t/*-*» jusqu'à sur. 36, v. 26 //• u* •-' 
^JÛ ) 20 f. in-8?. fAndr.J 

xx\w. 

La 28me trentième du Coran, comprenant la surate 58 ju^ 
qu a surate 66. 20 f. petit in-foL fAndr.J 

\xwn. 

Coran. 335 f. în-i-®. (Zal.J 

Coran. Cet exemplaire est incomplet; il finit par la surate 33» y. 6. 

Ij^LUvl^' J^^. 182f.in-*^ (Zd.) 



La 6me trentième du Coran. Le commencement en est sur. ky 
y. H? >) j^^ 4Ul c>^. ^. Sur la première feuille nous lisons: 

^^ j^ A*^ ii Oy ^ ^^j ^yij^ (1. (j*:^ ^j^ ^ytj^ ^j^ 
Legs de feu Houseïn Serhoulovk et d' AichorKhatoun, dans la grande 
mosquée de Pesûi. 10 f. in-8^. 







13 



Coran. Exemplaire incomplet au commencement et à la fin. 
Il commence au milieu du verset 81, sur. 2» avec les mots 
Itf^ jJi^j^Ss»^]^ et finit au milieu du verset 21, surate 58: 

^^4i)^. 260 f. in-*^ 



Coran, Manuscrit dune belle écriture neskhy, à filets rouges et 
frontispice de diverses couleurs. La reliure porte sur le devant 
l'inscription suivante : ÙJjx^' ^' *^ ^ Ce livre ne doit être touché 
que par des hommes purs. Voy. no. VIII et X. Cette copie a été 
finie un vendredi, vers la fin du mois de ramadhan 1088=1677. 
489 f. in.l2^ fZal.J 

xxxn. 

Coran. Exemplaire à filets d or, et embelli encore d'autre ma- 
nière. 302 f. in-12^ 

xxxm. 

Coran. Cette copie à filets rouges, avec un frontispice à filets 
d or et d autres couleurs, a été faite par Ibrahim ben Mouhammed, 
en 1087=1676. A la fin il y a quelques prières arabes. 4'85f. in- 12^. 

XXXM\. 

Coran. Bel exemplaire en lettres minuscules, dont le frontispice 
est orné dor et d'autres couleurs, avec des notes marginales, 
écrites en encre rouge. 301 f. in- 16®. fDoubr.J 





0X03 





u 
xxxw. 

Coran. Très joli exemplaire» de forme hexagone, le frontispice 
richement orné d or et d'autres couleurs, relié en satin vert et 
enveloppé d'un étui en velours. 254- f. fDoubr.J 

Coran, dans une botte octogone d'argent, les feuillets ronds, 
de la grandeur d'un demi-rouble en argent. 387 f. fTonms.J 

xxx\n. 

Coran, en forme de talisman, sur une bande de papier longue 
de neuf pieds. Cette bande roulée est placée dans un étui d'or, 
ouvrage européen et moderne, sur lequel est gravé un thoughra, 
ou chiffre d'un sultan turc, qu'on aurait peine à déchiffrer, et 
au-dessous les mots suivants: Akoran. The Gifi of the rigkt 
honorable Lord Camelford. fDoubr.J 

iLXXvm. 

Coran, avec une traduction interlinéaire turque. 322 f. in-fol. 

fRzeto.J 



Coran, avec une traduction interlinéaire turque, écrite en rouge. 
Le manuscrit est à filets d'or, et le frontispice en est doré et 
embelli d'autres couleurs. 5^2 f. in-fol. 

XIj. 

Fragment de la 16me surate du Coran. i7 f. in-i®. fDouAr.J 







15 



XUL. 

Fragments du Coran, en caractères africains, couleur d'argent, 
sur papier de pourpre. Les titres des surates sont en lettres do- 
rées , ainsi que les marques de division en couleur dor. Manu- 
scrit magnifique y supposé appartenir au Xe siècle. fDoubr.J 

Fragment du Coran, renfermant les surates 8ï — 113. Au com- 
mencement on lit: HacTb AjiKopana nncana yneumcoMi^ ajih 
npoTBepxc4eHiA : Morceau de FAlcoran, écrit par un élève pour la 
répétition. H f . in-12^ 

XXIII. 

Le dernier quart du Coran, c.-à-d. depuis la surate 36 jusqu'à 
la fin, où Ion a ajouté la première surate. i9k f. in- 12^. fDoubr.J 

SiJ*^^ jjli^^ijLÏXJI Révélateur des vérités du livre descendu 

des deux, nommé vulgairement, d'un seul mot, ^uiSll el-Keschaf. 
C'est un commentaire du Coran, qui jouit de la plus grande 
célébrité en Orient. Il a pour auteur l'illustre Zamakhchary 
(originaire de Zamakbchar, village du Khftrezm) qui se nommait 
proprement Abou'l-Casim Mahmoud ben Omar, et qui est 
souvent cité sous le titre de 4Ulj^ Djar-Allah (voisin de Dieu), 
parce qu'il avait passé plusieurs années à la Mecque, pour s'y adon- 
ner à la dévotion. On lui connait encore le surnom de ^jj^ji''^ j^ 





c. 





16 



OU Gloire du Khdrezm, qu'il reçut par suite de ses vastes connais- 
sances et de ses nombreux ouvrages. Il naquit en 4^67 = 1075, 
et mourut en 538 = Hk^. C'est à la Mecque qu'il termina 
le présent ouvrage, en 528 = 11339 dix ans avant sa mort. Y. 
Hadji Khalfa, T. V, p. 179. Hamaker, Spécimen etc.; p. 113. 
Nous le connaissons surtout par les nombreuses citations qu'en 
fait Maracci dans son commentaire sur le Coran. Notre exem- 
plaire se compose de deux volumes, provenant chacun d'une 
copie différente, dont le premier renferme le commentaire du 
Coran depuis la Ire jusqu'à la 18me surate, et le second de- 
puis la 25me surate jusqu'à la fin. La copie de la première partie, 
qui contient 639 f. in-ï^, date de l'année 999 = 1 590, et a été 
léguée à la mosquée Âhmediyé, en 1167 = 1753,4-; l'autre, qui 
est sans date, l'a été en 1170=1756,7. Celle-ci est composée 
de 263 f. in-fol. La première commence par les mots <UJ JU») 
ùLf*' 1 J^ 1 ^JJ ' louange soit au Dieu qui a fait descendre le Coran, 
dont l'histoire fait mention (voyez Hamaker, 1. c. p. 116 et 126, 
et Âbou'1-Feda, Annales muslemici, T. III, p. 488), et la seconde 
finit par les mots J^îy) f^^i^^^l Lju»»^. (Akh.J 

JOLV. 

JfjuJJ jtr-ljJjjUJI jly I LumUres du licre révélé et myslêre 
de rexégêse, commentaire du Coran, en 2 volumes, assez fréquem- 
ment cité par Sale, et nouvellement publié par M. Fleischer, 







17 

à Leipzig. Ce commentaire, occupant un des premiers rangs 
parmi les ouvrages de ce genre en Orient, a pour auteur le cadhi 
Beidhavy, qui se nommait proprement Abd ÂlIah ben Omar 
Nâfir-eddin Abou Saaïd (suivant d autres Abou'l-Kheïr). 
Son nom de Beïdhavy lui a été donné parce qu'il était origi- 
naire de Beïdha I^âo, dans le Farsislau. Cet auteur, qui jouissait 
dune égale réputation comme théologien et comme historien, 
mourut, d'après les meilleures autorités, àTébriz, en 685= 1286,7, 
et suivant d'autres, en 691, 692 ou 699. V. Hadji Khalfa, T. I, 
p. 469, et Notices et Extraits, T. IV, p. 672 et suiv. — Le second 
de ces volumes qui, comme le premier, est enrichi, surtout au 
commencement, de notes marginales et interlinéaires, date de Tan- 
née ^ij^j = 1066; le premier est sans date. Ce conmientaire a 
été légué, en 1167= 1753,4', à la mosquée Ahmediyé. 293 et 
380 ff. in-fol. fAkh.J 

Commentaire sans titre, sans nom d'auteur, sans commen- 
cement et sans fin; mais on voit par le contenu que c'est 
un fragment de commentaire sur le Coran, ou plutôt des gloses 
sur le commentaire de Beïdhavy dont nous avons parlé au nu- 
méro précédent. Il n'en reste plus que les surates 18 à 33 in 
clusivement. Les mots ,^^4? lSJ^*** Saady Tchelebi, qu'on Ht 
sur la tranche du volume, rendent aussi probable que c'est un 

fragment des gloses sur Beïdhavy, composées par Saady Efendi 

3 







18 

(mort en 945 = 1538). V. Hadji Kbalfa, T. I, p. 477. Cette copie 
date de Tannée 9%i z= 1534,5; les premiers mots sont: ^»a^4^lê 
les derniers: $L?-ôj^. 277 f. in-i-^ fAkh.J 

Seconde partie dun commentaire intitulé ^J^all j'^' v-^uT 
^Lal j^ -^ Relevé des pensées profondes, renfermées dans l'ou- 
vrage intitulé Amulette contre les préjugés. 

Ce dernier, un poème très renommé sur les sept diverses 
leçons ( ou éditions ) du Coran , renferme tout ce qui se 
trouve dans l'ouvrage intitulé ^/t***r^' k^uf Livre de Fallégement 
d*Abou Amr Othman el^Dany (^jl jJ'). Le poète qui l'a mis en vers 
est el-Casim ben Ferro ^y:^^f*'^K surnommé Abou'l- 
Casimou ÂbouMouhammed el-Roueîny {i^J^y* descendant 
de Dzou Roueîn (j^^j^) el-Cbathiby ^^^LiJ) (de Xativa en 
Espagne) el-Moucri (kSj^K le lecteur du Coran). Il naquit en 
538= 1143,4, et mourut en 590= 1194, suivant Soyouthy. 

Quant au commentateur de ce poème, plus connu sous le nom 
de <ÇlJ»LiJ) el-Cbatibiyé, il est nommé au verso du premier 
feuillet Âbd el-Rahman ben Isniaîl ben Ibrabim el- 
Chafiy, et le dictionnaire de Hadji Kbalfa (T. III, p. 44) fait 
voir qu'il était de Damas, né en cette ville, en 665 = 1266,7, 
et connu sous le nom de a^L^^I Âbou Chamah. Suivant 
Soyoutby, qui a écrit la biograpbie de cet auteur (f. 230), son 






Ift 




titre honorifique était Chihab-eddin, et son prénom Abou Mou- 
fa a m m éd. Quant à son surnom, suivant d autres écrivains, il avait 
celui de ^^^JâI) el-Moucaddesy (de Jérusalem), et le nom 
d'Abou Ghamah, sous lequel il est plus généralement connu, lui 
vient d une tache qu'il avait à la paupière gauche. Il a composé, 
entr autres, la célèbre histoire de Nour-eddin et de Ssalah-eddin 
(Saladin). 

Voy. relativement àChatiby, Ibn Khallikan, no. 54'8, Soyouthy, 
f. 296, et la notice de Silv. de Sacy, dans les Notices el Extraits, 
T. VIII, p. Sdï* et suiv. Par rapport à Abou Ghamah, consultez 
Soyouthy, f. 230; cf. Bibliographie de croisades, par Michaud, T. II, 
p. 568, et Wûstenfeld, Die Àcademien der Araber etc., no. 131. 

Ce second volume, après la formule ordinaire, commence par 
la surate ù!>^ Js suivie des mots a;-**» ^j^ ôIj^J) vilcU-*»)^. 
383 f. in.8^ fAlch.J 

Gloses sur le traité àjf***^\ Jfuk: Dogmes fondamentaux de la 
religion musulmane, par Nesefy, mort en 537= 1111^2,3, sui- 
vant les tables chronologiques de Hadji Khalfa. Les noms 
propres de Nesefy, d'après le même bibliographe, sont Nedjm- 
eddin Abou Haff Omar ben Mouhammed. Le nom de 
Nesefy lui vient de son lieu de naissance U^ Nesef ou 4->*^ 










20 



Nehhcheb, ville de la Transoxane, à gauclic de la route qui 
conduit de Samarcand à Boukbara. Cet écrivain est un des théo- 
logiens les plus célèbres du rite banéfite , auteur très fécond^ 
dont louvrage susmentionné est le plus estimé. — Quant au com- 
mentateur, qui a dédié ses gloses au vézir Mabmoud- Pacha, il 
ne s'est pas nommé dans ses scbolies; mais on lit sur la tranche 
du volume le nom de ^j\^ Khialy, et cela s accorde avec les 
données fournies par lladji Kbalfa, T. IV, p. 220, qui cite, en 
qualité de commentateur de louvrage susmentionné, Ahmed ben 
Mo usa, vulgairement connu sous le surnom de Khialyzadéh 
(«^'j JLJt^^)) ou plutôt Kbialy (f 860= 1455). Ce qui 
prouve encore mieux la vérité de cette assertion, cest que les 
premiers mots cités par Iladji Khalfa s accordent entièrement avec 
ceux de notre manuscrit, commençant par les paroles: JmjI^I 

Les noms propres de Kbialy, suivant Thacbkcuprizadéh, étaient 
Chems-eddin Ahmed ben Mousa: il florissait sous le règne 
du sultan Mouhammed II (1451 — 1481), et, destiné à occuper le 
poste de i^jJ^ lecteur, à jt'j' ou Nicée, il mourut à Tàge de 
33 ans, après avoir encore composé des gloses sur d autres ouvrages 
que les susmentionnés. Voyez, relativement à Nesefy, larticle de 
M. de Sacy dans la Biographie universelle, T. XXXII, p. 7. Les 
Dogmes fondamentaux, ou J^^, ont été publiés par M. Gureton, 





cr^ 





ai 



à Londres» 184'3. Quant à Khialy, consultez Thachkeuprizadéh, 
f. 66. 

Cette copie, enrichie de nombreuses gloses marginales et inter- 
linéaires, date de 1083= 1672,3. 152 f. in-4°. fAkh.J 

Manuscrit contenant deux traités différents, savoir : 

1) Gloses anonymes sur le commentaire de Khialy (voy. no. 
XLVIII), joint à louvrage dogmatique de Nesefy, intitulé J^^t 

<4i***^l. Sur la première page on lit cependant ,JL*' ,j^ u^ <i^U 

Gloses de Ililmy sur Khialy. L'initiale est ^/^l c>&^ <U' ^^ J^ 
Cette copie date de Tannée 963 = 1555,6. f. 1 — 123. 

2) Gloses sur un autre commentaire du même ouvrage. Le nom 
du scholiaste n'est pas indiqué dans le texte, mais on lit au revers 
du premier feuillet les mots Ji^f v^j^ o^^U-** i^l» Gloses de 
Sinaby sur le commentaire des dogmes. Le glossateur débute par 
les mots: aJIS JULc jb.yi) Jli. 125 f. in-4^ fAkh.J 

Alanuscrit composé des deux traités suivants : 

i-.'*'*^'^ U**-/^' Traité de ce qu'il y a de plus merveilleux dans le 
présent des choses admirables, offert à la hâte à celui qui les contemple 
sans partialité et sans prévention, commentaire d'un auteur anonyme, 
sur la préface du poème mystique intitulé V-^' u^j V-/"' ^ "^ 







Gryphon d'occident et soleil du couchant, ayant pour auteur le fomeux 
c^-^' 4^' ^^^ el-Araby, dont le nom. entier était Houhy- 
eddin Abou Abd Allah (suivant d'autres : Abou Bekr) Mou- 
hammed ben Aly el-Thàiy el-Hatimy el- Andalousy, 
d'Espagne, ^^^Jj^l ^^1^' (^^'. Cet écrivain, regardé comme 
le coryphée des docteurs mystiques arabes, naquit à Séville 
et mourut en 638= 12^0,1, dans la ville de Damas, près de 
laquelle on voit encore son tombeau, à ^LU> Ssalahiyé. C'est 
dans les bibliothèques de Bodley, du Vatican et d'Upsal, que Ton 
trouve peut-être le plus de productions de cet écrivain mystique; 
il y en a également une intitulée ^»l u^y^j dans la d-devant 
collection d'Ardebil (v. no. LUI). Celle dont il est question ici, est 
aussi déposée à la bibliothèque du Vatican (Hammer, Lettera, 3", 
no. 171), et comme il parait, à celle de Leyde, no. 90ï. Le comr- 
mentateur a débuté par les mots : ù ^f <^^' ù^ f^K 

2) Un autre petit traité mystique, de 7 feuillets et sans titre, 

qui parait avoir le même auteur. L'initiale est ^rî^J >y^' J^ 
jJ^IJj^^^^J A^Urj^^l o^^ji. 39 f. in-8°. fAkh.J 

LA. 

Manuscrit où se trouvent: 

1)- Une traduction des 150 Psaumes de David, qui se distingue 

par la pureté du style, étant l'oeuvre d'un musulman bien 

versé dans sa langue maternelle. Ce qu'il y a de plus singulier 







23 



dans cette traduction, c'est que chacun des psaumes y est intitulé 
ôjyé. surate j comme les chapitres du Coran. C'est ce que portent 
les anciens registres. Mais l'ouvrage en question, loin d'être une 
traduction du Psautier, n'en garde presque rien que la forme. 
Pour d'autres détails, voy. Fraebn, dans l'ouvrage: DasAsiaL Muséum^ 
p. 365*). Cf. Nicoll, p. 79, no. L, et Uri, p. 69, no. CLXII. Com- 
mencement: àMsïau^j j^j ^*UJwU*'; fin: ^^f j^f ^^J' La 
copie date de l'année 1018=1609, 10. f. 1-72. 

2) i«^/ oj^ vliuJj^i Énumération des différentes classes de la 
nation musulmane^ ou notices sur les personnages les plus marquants 
de l'islamisme dans les différents siècles de l'hégire. Ce petit traité 

de trois pages commence par les mots: j-^^^^i x/^S et finit par: 
fj^j^^l J^^ jf j*J^\ . f. 81-8*. 

3) Réflexions du cheîkh /;f jJJ >La^ Mouflîh-eddin, vulgai- 
rement connu sous le nom de Ibn Nour-eddin, sur la présente 

ascension {^j^) de Mahomet. Elles ont pour initiale: <U dU) 

l5^' ^jJ'. 97 f. in.8^ (Akh.J 

^^^jiA***i) jiJ) Le Collier de Houseïnj par Houseïn ben Abd el- 
Ssamed el-Djoubbây el-Harithy ^^Lfl JU^J juc ^ ^^^^a***» 
4^jl*' . Cet opuscule, composé par ordre suprême (probablement 
de ChahSsefyl, (IG28 — 164l\ traite de la purification et souillure 
spirituelles et des insinuations du mauvais esprit [u^'X^X')* ^^^^^ 



I 



I 







34 



copie faite à Ifpahan, en 1032= 16^2, par Mouhammed b. Aly 
b. Ahmed el-Harfouchy el-Amily, commence par les mots: jJ-> 

]jyJLcL UJ) j^ J^) ^jJJ <1| . 8 f . in-^^ • 

1) j^i u^y^ ^^ i^ f^^ U^y^ A*** Origine des propriétés 
des mots^ ou Commentaire destiné à servir d'explication aux percées 
profotides^ énoncées dans l'ouvrage intitulé: Foufouf el-Hikem, 
ou les Chatons des maximes. Ce traité de théologie mystique a été 
écrit par le cheïkh Mouhammed ben Aly, c.-à-d. Ibn eUAraby^ 
V. no. L. Pour donner plus de relief à son ouvrage, l'auteur prétendit 
qu'il l'avait reçu de Mahomet lui-même, eu 627 = 1229. Le traité 
est divisé en 27 chapitres, intitulés J^^ ou maximes^ dont chacune 

est attribuée à un des anciens patriarches , tels que Adam, Méthusa- 
lem, Noé, Enoch, Abraham etc. Le 27me chapitre, suivant l'auteur, 
doit avoir été révélé à Mahomet par l'archange Gabriel. Les docteurs 
musulmans sont partagés dans leurs opinions sur le mérite de cet 
ouvrage, les uns l'admettant comme une vraie révélation, tandis que 
les autres le rejettent et le condamnent. Le commentaire en question, 

très célèbre en Orient, a été rédigé par Davoud ben Mahmoud, 
né à Césarée, dans l'Asie-Mineure , domicilié à Sava en Perse, 
^^uJI ^j^^^ij] ^^jj^l , et mort vers Tannée 800= 1397,8; 

suivant Hadji Khalfa T. V, p. 603, en 751 = 1350. \oy. FTiener 
Jahrb. Bd. 82. Anzbl. p. 57, no. 298, et suiv. 







as 

2) A la suite de ce commentaire il se trouve un petit traité 
anonyme de Théologie et de Métaphysique. 

Ce manuscrit est très dégradé, et les caractères taalic en sont 
fort négligés. 330 f. in-k^. (Ard.) 

rxv. 

Ce manuscrit, aussi très endommagé et manquant de commen- 
cement et de fin, renferme trois ouvrages distincts, savoir : 

1) jyoi) ^J jyoiû] Chapitres sur les principes fondamentaux de 
la religion musulmane, par le célèbre Naflr-eddinThousy, mort 
en 672 = 127^, dont il sera parlé plus longuement ailleurs. 
On ne trouve, à la vérité, ni le titre ni le nom de Fauteur 
dans le corps du manuscrit, qui, comme on Ta dit, est incomplet 

au commencement, et dont les premiers mots v^ ^ JJj u^' 
l fl '«»É M ' appartiennent encore à l'introduction; mais louvrage cité 
ci-dessous no. 2), qui en est un commentaire, donne lun et 
Fautre. Ce traité est divisé en une introduction et quatre cha- 
pitres J^: 1*^ De tunité de Dieu w^yJ'e3> 2® De la justice di- 
vine Jj^l^, 3^ De la prophétie et de ^imamat, ou de la suc- 
cession (lieutenance) ^^'-•^'^«^'ij, 4® De Fétat futur après la 
mort, ou de la résurrection ^Ull^J. Il était écrit en langue persane, 
mais pour le rendre plus accessible aux gens de lettres et autres, 

il fut traduit en arabe par Moubammed benÂly el-Djourdjany 

4 







el- Asterabady, c.-à-d. originaire de Djourdjan, mais né et 
élevé à Asterabad. La copie date de Tannée 1077=1666. Un 
autre ouvrage, du même titre, par le cheikh Abou Abd Allah 
Mouhammed ben Khafif de Chiraz, qui mourut en 371 ^^ 
981, est cité dans le Chiraznameh, de Mouin Cbirazy; 
V. Manuscr. persans. Histoire; f. 1 — 13. 

2) !ujj^^\ J^ioiU iJLLf) j\yd] Lumières âjelaliennes sur les chor- 
pitres nafiriens, — commentaire du livre précédent. L'auteur de 
ce commentaire, resté anonyme, a donné à son ouvrage le titre 
de Lumières âjelaliennes, parce qu*il lavait offert à deux séyids, 
surnommés Djelal-eddin, savoir Abou'l-Meali Aly etAboul- 
FadhlMourtedhaAly. Ce commentaire, de même que l'ouvrage 
original , paraît avoir été inconnu à Hadji Khalfa. La copie , 
qui commence par les mots ^^^1 c^Ui**^' ^''V, date de 
Tannée 1078 = 1667. f. 13 — 126. 

3) ^.jlA^ ^ '-'>' Le traité de Djezery, ou, suivant Hadji Khalfii : 
J^y^i ^ ^jj4'^ i*J^ Introduction de Djezery sur tari de bien Ure I 
le Coran, traité en vers, composé par Abou'l Kheïr (suivant 
d autres : Abou'l Houseïn) Ghems-eddin Mouhammed, mort 
en 833 = 1 ^29. Il n'en reste dans notre manuscrit, qui commence 

par les mots:^a>4l jiJ\ cr-A^'^' ^^' J^l^' ^L*^' ^' J^ 
y' i^'ju^^ que 16 pages. Voyez, par rapport à l'auteur, Thach- 
keuprizadéh, p. 17, et, en outre, les catalogues de Nicoll, p. 190, 







97 



de Fleischer (Dresd.), p. 360, no. C, et de Kraffl, p. 1 57, no. CDIII. 
13^ f. in-8^ fFrol.J 

ùL/"'^'>^ Les Bijoux du Coran. Cet ouvrage, très estimé par 
les mahométans, et dont la seconde partie, intitulée ^jt^j^f c-^uT 
^jJl J^l ^ Les quarante traditions sur les lois fondamentales de 
la religion mahométane, constitue aussi un ouvrage séparé, a pour 
auteur le célèbre Houddjet el- Islam {Argument de T islamisme) 
Abou Hàmid (dans le manuscrit on lit faussement Abou'l Me- 
hamid J^^^l^l) Mouhammed ben Mouhammed, plus connu 
sous le surnom de el-Ghazzaly ^JL^l (mort en 505 = 1112), 
V. Hadji Khalfa, T. II, p. 646, et Wûstenfeld, Die Academien der 
Araber, p. 13, no. 9, et p. 16-17, nos. 8 et 23. L'ouvrage qui 
forme le sujet de cette notice est très rare. Écrit en bons ca- 
ractères neskhy, il date de Tannée 1101 = 1689. Il commence 
par les mots: jjt j} J^x^ J^l^l yj ^^^L^) ix* ^L^) JU. 99 f. 

in-4*^. fRzew.J 

^-^ A* (u^^v ^^-***' <^L-) Les cent noms glorieux, que les Ma- 
hométans donnent à Dieu, avec la traduction en persan. Ce ma- 
nuscrit de sept feuilles peut être regardé comme le nec^plus-ultra 
de la calligraphie et du luxe oriental, sous le rapport autant de 
la beauté des caractères, tracés en encres de différentes couleurs. 







80 

Abou Saaïdzadéh Feïfz (ou Feïdh) ÂUah, et même offertes à lui 
par le glossateur, ce qui s'accorde parfaitement avec l'anoée 1689. 
D'après une note marginale du manuscrit, écrite en encre rouge, 
Feïdh Allah était connu parmi les cheïkhs de l'islam sous le nom 
de Abi Saaïdzadéh, et il serait enterré dans le voisinage de Abi 
Ëyoub el-Ansary, en 1110=1698; mais on voit dans la bio~ 
graphie des cheîkhs-el-islam, ou des mouftis, par Moustekim- 
zadéh o^)>iîJL*w. (f. 32), qu'il ne mourut qu'en 1115 = 1 703. Voy. 
aussi Eichhom Geschichte der Lùeratur, Bd. III. p. 124-2. La copie 
porte au commencement les mots: ^t^ f^^j^i^^j^ (j^^^J'^ 
Jy«J). kk f. in-S^ fllyr.j 

Nous croyons que le manuscrit de la bibliothèque de Leyde, cité p. 
H7, no. 21 5, sous le titre de J^kJ 4i)l J^y J u^^Où'^^ A-r- 
Comment, in Calalaei poema Lamicwn de unitate Dei, ne renferme 
autre chose qu'un commentaire sur ce poème de Siradj-eddin, 
et que Calalaei n'est pas le nom de l'auteur, mais le dernier 
mot du premier hémistiche du dit poème ^j^^ kalaali, ou «em- 
blable aux perles. 

Ce manuscrit, à filets rouges et d'une écriture fort nette, qui 
porte sur la tranche les mots : {j9y^jiJ^ Rédaction des chatons, 
contient deux traités, savoir: 






31 



i) ^^f^i kJjj^ ci i/f^ iJLj Traùi qui a pour but de fixer 
la valeur mystique des lettres de t alphabet, par le cheïkh I s ma il 
Hacqy (^. Il commence par les mots: (^)jujj jui). Hadji 
Khalfa qui, T. III, p. 52 — 55, cite une multitude vraiment pro- 
digieuse d'ouvrages, traitant de la valeur (mystique) des lettres 
et des noms, ne fait pas mention de notre traité, au moins pas 
sous ce titre, f. i— 9. 

2) Commentaire sur Les Chatons des maximes ^»l u^y^ (v. no. 
LUI); mais on n'y trouve ni le titre ni l'auteur. Ce dernier dit 
dans la préface qu'il s'est proposé d'expliquer les sciences fy^^ 
traitées dans l'original, séparément et distinctement ('^'^ '^b'); 
et comme à la fin nous lisons : (joj>^\ ^j^ ^ c-^uaJJ J tst 
fini le livre qui traite distinctement sur les chatons, on pourrait sup- 
poser que le titre de ce commentaire était ijoy^t ^^^«^uT; mais 
on ne trouve chez Hadji Khalfa, qui, T. IV, p. tôt*, cite une 
foule de commentateurs des Chatons, aucun commentaire sous ce 
titre supposé. Le commentaire, qui est précédé d'une table de 
matières, commence, après la formule ^ 1 ^i/^^'^' ^j <11 J^K par : 

f. U— 120. 12*f. in-8^ fHyr.J 

Pour d'autres indications suribn el-Araby voyez NicoU, Catal. 
Index auctorum, p. 697. Une apologie des doctrines émises par lui 
dans les Chatons des maximes, par Djelal-eddin Soyouthy, se 










titmrt à la bibliotb«qae de Bodley Un, CLVO, 3 ; rf. Hadji 
KfaaJb, 1. lU DO. 3629. 



Fragment d'un livre de tradition, à ce qu'il semble, qui con»- 
menée par les mots: Lr*' LlJc J^X^l^, et finit par ^xJ.UjU 



C/L Lu ^U^l Prière en vers arabes, accompagnée d'une 
traduction persane et divisée en strophes de cinq hémistiches, 
dont quatre finissent par la même rime, suivant Tordre alphabé- 
tique, tandis que la rime du cinquième, qui se termine en ^, est 
commune à tous les cinquièmes hémistiches des différentes strophes. 

Cette prière, suivant la tradition de Timam Aly ben Blousa 
Kifza, est attribuée à Aly, gendre de Mahomet. 

Ce joli manuscrit, à filets d or et d*azur, se distingue par la 
netteté des caractères nestalic. Il a été copié par Mahmoud ben 
Nizam. 7 f. in-8^ (Ari.) 

UKI. 

àkt% de bien et rayons de lumières sur Femploi des prières sur le 
prophète choisi. Ce manuscrit, à filets d or et orné d une vignette 
d or et de différentes couleurs, traite de la formule de prière dont 
on se sert ordinairement après le nom de Mahomet Hadji Khalfot 






S8 



T. III9 p. 235, cite cet ouvrage avec le même titre et le même 
contenu, composé par Âbou Abd Allah Mouhammed ben 
Souleiman ben Abou Bekr el-Djezouly (suivant d'autres: 
Djouzouly) el-Simlaly ^JjL-J) ^Jjl^I, de Djezoula, pays 
berbère, et de la tribu berbère de Simlala, mort en 870 = H65 
(voyez Nicoll, p. 510), qui est justement nommé aussi dans 
notre manuscrit, après quoi vient le commencement donné par 
Hadji Khalfa ùk*^ ^^J^ «jJJ) <U)J^'. La copie date de l'année 
1192 = 1778. Il ne sera pas hors de propos d'ajouter ici que 
nous avons une assez jolie édition lithograpliiée de cet ouvrage, 
très estimé par les Mahométans , publiée en l'année 18^5, à 
St.-Pétersbourg, par le mouUa Kemal-eddin. Cette édition, dans 
le goût oriental, est précédée d'une notice biographique de 
Djezouly, tirée du livre intitulé ^'^j^ Jj^^ <î>f. Cji^juÀl aJU»^ 
Levers des jouissances, pour icioircir les indices du bien, par Mou- 
hammed el-Mehdy ben Ahmed ben Aly ben Yousouf 
el-Fasy, de Fes, ce qui est un commentaire sur l'ouvrage en 

question. 115 f. in-8^ 

lAIL 

Manuscrit divisé en deux parties, dont la première est dépour- 
vue de titre ; mais, d'après l'inscription constatant le legs, elle doit 
être mtitulée ^^ ^^'^t ou Livre parfait. Ce volume contient des 

prières pour toutes les circonstances de la vie, prières regardées 

5 







M 



M 




03 



par les Chiites comme les plus efficaces, et comme celles qui sont 
le plus souvent exaucées. Ils prétendent que l'imam Aly, fils 
de Houseïn, avait coutume de les réciter après le martyre de son 
père, de même que Djaafar, surnommé Ssadic (le Véridique), les 
prononçait habituellement, comme un préservatif très efficace contre 
la malveillance des Oumaïyades. Cette partie du manuscrit est 
pourvue de points voyelles, pour déterminer la manière dont les 
prières doivent être lues ou prononcées, f. 1 — 18. 

La seconde partie est formée d'un traité de métaphysique ou de 
théologie scholaslique ^LKJJ Je, intitulé j'kîa) VLL©^ j'^^' r T^ 
Le Lever des astres- et le point de départ des observations, dont l'au- 
teur est le cadhi Abd Allah ben Omar el-Beidhavy, v. no.XLY. 

Ce manuscrit, en caractères neskhy et à filets rouges, est assez 
lisible et date de l'année 744= I3V3,*. 29 f. m-fol. fArd.J 

Livre de prières, à filets d'or, points d'arrêt en or, à frontispice 
richement orné d'or et d'autres couleurs , commençant par la 
première surate du Coran. Sur les feuilles 81 — 84 on voit sept 
cercles *L^ <ï*or, dont le premier est vide (on voit des cercles 
semblables dans le manuscrit no. LXXI) , ayant été destiné à 
contenir les attributs de Dieu. Le 2d et le 3me contiennent les 
qualités corporelles de Mahomet, le 4me celles d'Abou Bekr, le 5me 
celles d'Omar, le 6me celles d'Othman, le 7me celles d'Aly 




^ 





9ê 



— - qualités qui, en haut et en bas de ces cercles, sont répétées 
en vers turcs. Suit alors une tradition du khalife Aly sur les pas- 
sages du Coran, où se trouvent des mots dérivés du verbe 
(j^L) etc. 101 f. in-12^ 

MJLWV. 
^Jcl jj^ Le cercle supérieur, prière mystique attribuée à Mouhy- 
eddin (Ibn) el-Araby (y. no. L). Voyez Gureton, p. 78, no. GUI. 
Une remarque sur le dernier feuillet, faite par le cheïkh Mouhammed 
el-Koutaby, de Koutahia, vulgairement nommé Ssalahy ^>«>, 
nous apprend que ce dernier avait permis et autorisé l'enseigne- 
ment (jL»)) de ce Cercle supérieur à Ismaîl, connu sous le nom 
de Hacqy-bacha. Lui-même lavait appris, avec la même permission, 
de son cheïkh, le cheikh des cheikhs, Mourtedhael-Yemàny, qui 
le devait à Mouhy-eddin el-Araby. Joli manuscrit, sur papier 
jaune, qui, après la suscriplion: ^i jj^ ^LaZc) ]jp^ commence 
par les mots: vâU^) ^jl ^\. 13 f. petit in-8^. 

Livre de différentes prières, orné de vignettes, écrit en carac- 
tères africains. 93 f. in- 16^. (Doubr.) 

IJLXW. 

Livre de prières, en arabe, f. 1 — 58. Le reste contient des in- 
structions en langue turque sur les prières qu'il faut employer en 
différentes occasions, des effets de certaines prières, etc. Voyez de 





0X0^ 





86 



semblables livres de prières dans le catalogue des manuscrits de 
la bibliothèque royale de Paris, p. 135, no. CCCXX — CCCXXXIV, 
él dans celui de la bibliothèque de l'université de Leyde, p. 426, 
no. U3, 446 etc. 168 f. in-32^ fDoubr.J 

TLXVWL 
Autre livre de prières arabes et turques, renfermant, entre autres, 
les prières appelées jyJtclc^ Prière de la lumière, ^^ ^1%^ ^ j^ glc^ 
Prière de Mahomet Mauftaf a, «^Ls^^***^cjIc3 La prière exaucée, et encore 
diverses remarques sur la prière en général, en langue turque. A la fin 
se trouve Le sceau de la prophétie ^y^ ^^. 1 32 f. in-32®, (DoubTé) 

UKVIIL 

De même. Ce livre, à filets rouges, avait jadis appartenu à un 
prêtre turc, et fut pris, en 1716, dans la bataille de Péterwardein, 
comme le dit une remarque en langue allemande, sur le dernier 
feuillet : ** Dièses Turchsche gebett-Buch hat ein turck. pfaff auf der 
Brust in d. action gefuhret von (sic) d. schlacht bey Peter-wardein unter 
dem 5. August; 1716." 74 f. petit in-8^ 

ULtJL. 

Livre de prières, ayant pour suscription en lettres d'or les mots: 
Jjùl Lj\^ Ij^, ' contenant des surates du Coran etc., écrites sur 
du papier de différentes couleurs; suivent différentes remarques 
sur la prière, en langue turque, sur deux pages. Yoy. no. LXVII. 
109 f. in.l6^ fZal.J 







S7 



Livre de prières. A la fin se trouvent plusieurs petites poésies 
persanes détachées. Il parait que ce livre n'est pas achevé, car 
il 6nit par les mots : ^/âxI) Jyoj ; mais on voit qu'il vient de la 
Turquie, les suscriptions aux différentes prières étant conçues en 
ces termes : j^^ — I > . 69 f. in-8*^. fFrol.J 

EXXM. 

Livre de prières arabes et turques. Manuscrit à filets d'or, et 
où l'on trouve aussi les sept cercles <l^y mentionnés au no. 
LXIII, mais moins ornés. 74 f. in-16^. 

EXXMM. 

Livre de prières, avec un frontispice orné d'une assez jolie 
vignette, filets d'or, points d'arrêt en or. 88 f. in-32^. 

ULXMME. 

ûLbU) A!-*JI •— 'uT Lwre contenant les sept (prières) çini sauvera. Ce 
titre se trouve non dans le corps du manuscrit, mais sur le premier 
feuillet. Le manuscrit commence par la surate 6, après quoi viennent 
les surates 36, kk, 48, 55, 67, 78, 102, 103, 104, 105, 106, 107 
jusqu'à la dernière 114. Suivent: J>c) ^1 ^^> Prière du grand 
nom (v. Gureton, p. 80, no. CIX, 4 ; p. 82, no. GX et GXVII, 4); 
wUt«i*A i<^' ^^^ La grande prière exaucée (voy. ib. no. CXIX, 1), 
et o^jiu00 ^Ic^ Prière duraniF expédition militaire, p. 106. Après cela 
nous trouvons l'alphabet arabe, avec les noms et la prononciation 







9» 

des lettres, le tout écrit dune main européenne, p. 107 — 108; 
le reste, p. 109 — 110, contient des sentences turques, relatives à 
la conduite à observer vis-à-vis de lennemi. — Quant au nombre 
sept, qui est regardé chez les mahométans comme le plus accompli, 
on peut consulter l'extrait de l'historien persan Vadaf sur la 
qualité priéminente du nombre sept, dans le livre de Hammer- 
PurgstaU, intitulé Geschichte derllchane, T. II, p. 366— 371; Cure- 
ton qui, p. 80, no. CXXIII, 1, cite des formules talismaniques, 
intitulées Les sept temples, et le catalogue susmentionné de la 
bibliothèque de Leyde, p. 426, no. ïï6, où l'on rencontre un livre 
de prières intitulé Les sept châteaux forts. Voyez encore Wiener Jahr^ 
bûcher, T. 83, Ânzbl. p. 11, où nous trouvons un livre intitulé v^uT 
vIiLsamJ) Livre des septénaires, par Abou Nafr Mouhammed ben 
Abd el-Rahman el-Hamadany, qui traite du nombre sept, 
relatif aux passages du Coran et des traditions. Cf. Uri, p. 110, 

no.CCCCXX. 110 f. in-16^ fZal.J 

UOLWV. 

Prières écrites en forme de talisman, sur une bande de papier 
longue de cinq archines et neuf verchoks (à peu près h métrés). 

Amulette contre la fièvre, sur une bande de papier, avec la 
traduction française sur un autre papier, in-ï^. fDoubr.J 







€. Droit 

^Ui) aU^I ^] (jUii!) ^Uj) Direction des intelligences vers les 
ordonnances de la foi. L'auteur de cet ouvrage, formant un manuel 
complet de jurisprudence, n'est nulle part indiqué, mais il dit à la fin 
qu'il avait composé encore d'autres livres, plus étendus, sur les objets 
qui y sont traités, savoir: ^U»^I J^'y et U^' SA^ï, cJUall ^^^ 

Le premier de ces livres , de même que celui qui est à la 
tête de cette notice , n'est pas mentionné chez Hadji Khalfa ; 
le troisième l'est sans nom d'auteur, mais le second UââJI i/[p^ 

suivant ce bibliographe, T. II, p. 265-6, serait l'ouvrage de Dje- 
mal-eddin Houseîn ben Yousouf ben Mouthahher el- 
Hilly ^J*', de Hilla, chiite de croyance, mort en 726 = 1325,6, 
date qui se trouve aussi dans les tables chronologiques de Hadji 
Khalfa, tandis que deux exemplaires manuscrits du Dictionnaire 
bibliographique donnent l'année 926= 1519, ce qui est évidemment 
une faute du copiste. Toutes les probabilités se réunissent donc à 
croire que Djemal-eddin était aussi l'auteur de la Direction, quoique 
nous n'en trouvions aucune preuve directe dans le manuscrit, et qu'il 
soit étonnant que cet ouvrage ait échappé à la connaissance de Hadji 
Khalfa, qui, T. II, p. 194*, cite encore une composition du même 
écrivain. Quoi qu'il en soit, l'auteur dit qu'il a composé cet ouvrage 







40 



pour son fils Mouhammed. La copie a été faite dans la ville dlfpahan, 
par Ibrahim ben Mouhammed ben Aly ben Ahmed el-Harrfouchy 
el-Amily (^^«J' u^y-^')* P^^"* lui-même, et finie en i059 = 
164*9; elle a été vérifiée sur l'original, et doit donc être correcte, 
mais il y manque une ou plusieurs pages après le troisième feuillet. 
Le tout est parsemé de remarques interlinéaires et marginales. Nous 
trouvons le cachet du copiste Ibrahim deux fois sur le premier 
feuillet, et encore dans d'autres endroits; il contient les mots: 
LfCrc JLhaJ) liUlL Jplyl Jif ^ f<^LH' Ibrahim ben Mouhammed, qm 

se confie au Roi étemel, 104*4' = IGS^*. Une inscription sur 
le même feuillet nous apprend que ce manuscrit a autrefois 
appartenu à Mouhammed Thahir, fils de Chahvirdi Sultan, an- 
cien gouverneur de la tribu Kellehghir ^^J^f ^jfe^ f^* Le 
livre, qui d'ailleurs parait être assez rare, mais dont un exem- 
plaire se trouve aussi dans la collection des manuscrits de l'uni- 
versité de Gasan, débute par les mots: ^ijJJ'j fJ^^ ^^jfCM ^U jiU>). 
1 W f. in-V^ 

ijj^) ^^ ^ ijLJ) ^ ^JUJ) çjil Seconde partie du livre 
el'Inayi, servant de commentaire à l'ouvrage intitulé el^Hidayi. 
Tous les deux sont assez connus par les éditions qu'on en a 
faites à Calcutta. Il suffit de dire que la Hidayé a pour auteur 
Bourhan-eddin Aly ben Abou Bekr el-Marghinany, de 







ài 



Marghinan , dans la Transoxane , mort , selon Hadji Kbalfa, 
en 596 = 1199» tandis que Cureton, p. 89 , nomme Tannée 
563 (=1167), et ensuite, p. 116, l'année 593 = 1196. Le 
commentaire appelé Inayé «fuJI a été composé par Âkmal- 
eddin Mouhammed ben Mahmoud, connu sous le nom de 
el-Baberty ijin^^ (mort en 786 =: 138V). Cette seconde partie 
contient le livre stir le Mariage (^^f V^) jusqu'à celui sur les 
Legs (<^y ' V ^) inclusivement. Le manuscrit est très bien écrit. 
350 f. in-4^ fOuv.J 

Voyez relativement à la Htdayi, son auteur et ses commenta- 
teurs, Hadji KbalFa, à l'article ^1 J^, et la Préface de M. Hamillon 
entête de sa traduction anglaise de cet ouvrage, Londres, 1791, 
en h voll.; cf. Zenker, Btbliolheca orient., no. H35 — 1438, et 
Stewart, Catalogue, p. IW, no. I — lY. Le nombre vraiment pro- 
digieux d'exemplaires de cet ouvrage et de ses différents commen- 
taires, qui se trouvent dans les bibliothèques de Gonstantinople, pour- 
rait, seul, prouver la grande estime dont il jouit parmi les musulmans, 
dont les jurisconsultes les plus renommés se sont attachés à en compo- 
ser des élucidations plus ou moins développées, comme on peut le voir 
chez Hadji Khalfa, et dans plusieurs catalogues des bibliothèques de 
l'Europe chrétienne, renfermant des manuscrits orientaux. V. Gureton, 
no.CXCVI-ni; Catal. Paris, p.l53, no.DXVH; p. 151, no.CDXCIV; 

Cotai. Bibl. Lugd. Bat. p. 437, no. 656, et le msc. cité no. LXXXI. 

6 







49 



jûil i^J^^i^ Âa^) ^LbJlj oLii) k-iU3 Lttre jrut droite des 
choses juridiques qui se ressemblent et sont cùirespondantes entre elles, 
suivant le rite des Hanéfites. L'auteur, qui ne se nomme pas, dit 
qu'il a fini son ouvrage le 27 de Djoumada II, en 969 = 1561, 
après un travail de six mois, moins le temps de maladie. C'est 
justement ce que dit Hadji Khalfa, T. I, p. 309, de louvrage qui 
porte le même titre et qui a pour auteur Zeîn el-Âbidin ben 
Ibrahim, connu sous le nom d'ibn Nedjim ^ el-Mifry (de 
l'Égyple), mort en 970 = 1562. Il n'y a donc qu'une seule 
circonstance qui, au premier coup-d'oeil, pourrait faire douter de 
l'identité de ces deux ouvrages. Hadji Khalfa dit que le commen- 
cement de celui d'Ibn Nedjim était ^JJ' o^ Le ^Jc^>m*> <UJjU) 

^^yJxoi, tandis que le nôtre parait commencer par 411 J^l 

f^ ' ^ ^^' M^^ ^^^ ™^^ °® ^^^ ^^ ^^^^ 4^^ 1^ premiers de la 
table des matières {urj^^ f- 1^6), dont l'auteur a cru bon de 
faire précéder son ouvrage, qui, du reste, dans le manuscrit en 
question, commence de la même manière que chez le biblio- 
graphe turc. On voit, par les inscriptions sur le premier feuillet, que 
cet exemplaire a appartenu successivement à un Souleïman ben 
Ahmed, de Bosnie (^5^^'), à Mouhammed ben Hasan el-Bursevy 
(de Brousa), et enfin à Mouftafa ben Âly, connu sous le nom de 
Bekzadéh o^ )jL. L'ouvrage même a été publié à Calcutta, en 1826, 







M 



sous le titre : Àl Ashbaho ica al Nazair, a treatise on Mohammedan 
lato, arigmally compUed by Zein al Àbdin éne Najim, etc. Dans le 
catalogue de Paris, p. 15 V, no. DXXIX, l'auteur est nommé Zein- 
eddin, et sa mort est placée en l'année 670 de l'hégire, date qui 
se trouve aussi dans une copie manuscrite de Hadji Khalfa. Dans 
le catalogue de Leyde, p. 4'37, no. 670, le même ouvrage est 
mentionné sans le nom de l'auteur. Voyez sur les commentateurs 
de ce livre, de même que sur d'autres du même titre, Hadji 
Khalfa 1. c. Il s'en trouve un exemplaire au Musée asiatique, 
no. 350. 

La copie, faite par Mouhammed el-Coudsy (ij^J^f)^ date de 
l'année 1 002 .= 1 592. On ne saurait guère déterminer si ce Mou- 
hammed est le moulla Mouhammed Goudsy, qui, né en 982 = 
1574, mourut cadhi'l-asker d'Anatolie. Voy. Eichhom, p. 1222. 
200 f. in-S^ (Doubr.J 



Ce manuscrit, dans une élégante reliure de soie, renferme un 
abrégé anonyme de la jurisprudence musulmane, d'après l'ordre 
ordinaire des livres de jurisprudence, et, à juger suivant les ca- 
ractères, doit avoir été écrit dans les pays du Caucase. Il com- 
mence par lev^j^JBJl v^ i*^^ ^^ '^ purification, et finit 
par le C^ljUJl v^uT Libre des baux, la copie étant incomplète à 

la fin. Elle a beaucoup de notes marginales et interlinéaires, et pour 







«1 



commencement: â^UIj /^uu) <>^j «UJ ji*»). Les derniers mots 
sont: «^^^l JecJjJ'. 6* f. in-*". (Lask.) 



*** ■ /r •* *-* •' /i''** ^^Z» <^" parad» «( flambeaux dan$ 
la nuit sombre, par Yacoub ben Séyid Aly. G est un commen- 
taire sur l'ouvrage fj^^ ) ^^ La loi de T Islam, dont l'auteur fut 
l'imam Roukn el- Islam [PUier de Tlslamisme) Mouhammed 
ben Abou Bekr, plus connu sous le nom d'Imamzadéh (mort 
en 573 = i 177); y. Hadji Khalfa, T. IV, p. f^2, et NicoD, p. 513. 

C'est donc à tort qu'on lit sur le premier feuillet fi^^i i^^ ^'S, 
Le commentateur débute par les mots : â^ o^Lc le ^ -i ]j^ 
My^él, Quant à l'année de la mort de ce dernier, elle est omise, 
dans l'édition imprimée de Hadji Khalfa, conune inconnue; mais 
dans une copie manuscrite, appartenant au Musée Roumanzov, 
on trouve l'année 622= 1225. L'ouvrage parait être très rare, 
et on ne saurait guère déterminer, vu la manière insuffisante dont 
les bibliothécaires de Constantinople ont composé leurs registres, 
si les commentaires (^^) de la Loi de tislam, cités dans le Ca- 
talogue de la bibliothèque d'Achir Efendi, sont les mêmes que 
notre commentaire, ou non. L'ouvrage original, c.-à-d. La loi de 
Thlamimie, est au Musée asiatique, no. 34*7, et le commentaire 
susmentionné se trouvait dans la bibliothèque de feu S. de Sacy 
(voy. le catalogue de cette bibliothèque, T. III, p. 6, no. 32). La 







«s 



copie date de Taimée 1051 = 1642. Une notice qu'on lit à la 
fin nous apprend qu après la prise de Bude, en Hongrie, en 1686, 
ce livre tomba entre les mains de Jacques Briskom, aumônier de 
régiment {eum Buda, urbs Hungariae fortissima apoteUate Turcicâ, for- 
tàudme Germanarum vindicaretur, in eajnjignatione ao. 1686 die 8 Sep^ 
iembr. obtinuit Jacoby Briskom Pasi. CastrtM.)^ qu'ensuite, en 1752, 
il fut donné par Théodore fioitz, professeur en droit à l'université 
de Kônigsberg, au prince Joseph Alexandre Jablonowski, et qu'enfin 
de là il passa en la possession du prince Alexandre Sapieha, qui 
le présenta à la Société Royale de Varsovie, en 1810. 256 f. in-4^ 



Recueil de traités sur différents chapitres de la jurisprudence 
et religion mahométanes, portant sur la tranche l'inscription Jj Ly 
^) ^ TrQité$ sur la juritprudence. Ils renferment des remarques, 
pour la plupart, sur des chapitres ou des passages détachés de la 
Hidayi (voy. no. LXXVII) et de ses commentateurs, écrites en 
formes de gloses, dans les termes Jli un tel dit, et Jy) ou C^i 
moi, je dii. 

1) Sur h mariage {i^y^ cJ)- Commencement : if ' J^l 4^Uo Jli 
c^^' V^ J- Écrit en 998= 1589- t 1. 

2) Sur le retardement de la prière de la nuit (cLîJ I ^u ^)^ 
traité inachevé. Commencement: ^w 4^,âm^ «JJ^l Jli. f. 
2—6. 







à9 

3) Commentaire d'un ouvrage sur la madéfaction ^^ et la hAk 
Jm*c, mais probablement sur les purificationi en général, car le 
▼rai commencement parait manquer, les premiers mots étant : ^ 
c5-i'-r' ^L»^l. f. 7 — 25. Au verso du dernier feuillet il y a 
encore quelques remarques sur Famende en fait de nanli$$emeni$ 
ifli»l, GeDes-ci commencent par les mots: ^y^y^'^J^. 

k) Traité qui, d*après l'inscription sur le premier feuillet, est 
intitulé jul cÀ'LU l^s subtilités agréables à savoir des monuments 
(ou des paroles et actions de Mahomet, transmises à la postérité 
par la tradition), par le célèbre moufti Âboul-Sououd, dont le 
nom en entier était Mouhammed Abou'l-Sououd ben Mou- 
hammed ben Mouhy-eddin el- cheikh Mouhammed ben 
Mouftafa el-Imady L5^U«il, connu aussi sous le nom de 
Khodja Tchelebi, né en 897 = H91 et mort en 982=: 
1574'. Ce traité contient des gloses ÂAi.L fort bonnes, d'après 
l'assertion de Hadji Khalfa, sur l'ouvrage intitulé : ^J ^1 jjJl 
4jI jl^I ^ 3 U ) «.j^Â^ Connaissance des traditions choisies de l'ouvrage 
el^Hidayé, par Ahmed ben Aly ben ei-Houdjr el-Aske- 
lany ^LLmJI^ le traditionnaire, mort en 852= lïlih8. Ces gloses 
furent achevées par l'auteur, d'après le même bibliographe, en 
982= 157^, l'année de sa mort. U est cependant à remarquer 
qu'elles commencent, après la formule de prière, tout brusque- 
ment par ài^ijLai] iioi^L^ sans aucune remarque préalable à 







«7 



qui ce ^y û dU se rapporte, et qu elles contiennent des observa- 
tions sur des passages de différents ouvrages de jurisprudence, 
mais particulièrement de la Hidayi et de ses commentaires. Ainsi 
on y traite de la prière, du pèlerinage, de divers autres chapitres 
du droit canonique etc. La copie, qui date de Tannée 1001 s= 
1592, commence par les mots: AJc4jyL j) ^^/^y U^ xl <i)l /t^ 
^1 JU CJiy. f. 26— 134. 

Voyez, par rapport à Aboul-Sououd, Moustekimzadéh, f. 10, 
et Hammer, GeeehiehU des (km. Reickes, T. III, p. 270. 

5) y^f «J âJLj TraUi mr la madifactùm des ehauuuree, du 
même auteur, composé sous le règne du sultan Souleiman ben 
Selim et copié sur l'original, dans la même semaine où l'auteur 
mourut, ce qui arriva le 5 de Djoumada 1982 = 1574. Ce traité 
qui, après la préiace, est divisé en une nUroducHan a-O^^, et deux 
i£ * **M# seniierê, commence par les mots: àj^jj^j] ^JJ) 4jy jui) 
tSJ*)L. p. 136— U5. 

6) ô^^f ii J^ ChapUre sur les cadeaux, tiré du livre V^' 
^1*1) La morale du juge, composée par le cadhi Abou Bekr 

Abmed ben Amr el-Kbafraf (wi^' le Savetier, mort en 261 
= 874,5), V. Hadji Kbalfa, T. I, p. 220, et de son commentateur 
Ssadr el-Cheriat(v.no.LXXXIIl),comme il est dit à la fin. Le com- 
mencement du traité, dont l'auteur est inconnu, est: ô^^i ù^ fi^^J 
^yl. (, 146—148. 







48 

I) Opuscule qui, d'après l'inscription, contient i^' i^jr ^^J 
f^r^^Jj^ ^ «>J) 3ybJl Traiti du sauvant mamdla Àbml^ 
Sauoud sur le cammeneemerU du Iwre el-Siyer, c.-à-d. la Cmduiie 
réglée d'après les actions de Mahomet. Il traite de la guerre eamie 
>U4i. Commencement: â«^1 J^L^I. f. 156—161. 

sur la guerre sacrée, par Mouhammed Tchelebi, vulgairement 
connu sous le nom de Mirem Keusebsi ij^^^y f^t^ (mort en 
957 = 1550). Ce traité a été composé à l'instigation du grand- 
vézir Ibrahim -Pacha, auquel il fut aussi offert. Commencement: 
J^—^lviUL, f. 162—167. 

9) o:>) j^Lf.^^l ^ ^ 1.^1 J iJLj Traité sur le larcin, 
par Âly Tchélébi, connu vulgairement sous le nom de Djina- 
iizadéh. Copie faite par le cheikh Mouhammed ben Soulelman. 
Commencement: ^Ijjl^jjli. f. 167—170. 

10) Petite discussion anonyme sur les mots de Mahomet :il{^ I 

cUj) 5l dJlï l^yu ^ ^Ul J;lf) O' J'ai reçu rordre de eambailre 
les hommes jusqu'à ce qu'ils disent: il n'y a de Dieu que Dieu 
(Allah). Commencement : yl p%M àJc Jli jij •^ ij;-il JU 

f. 172—17*. 

II) Petit traité âJLj sur l'usage du vin ^K P^^ Maou- 
lana Kemalpachazadéh, célèbre polygraphe en trois langues, 
arabe, persane et turque, et moufii, dont le nom en entier 







4f> 



était Chems-eddin Ahmed ben Souleïman, mort en 9ik0 = 
1533. M. Krafft, qui cite une multitude de ses compositions, 
p. e. pp. 59, 158, 177, etc., donne Tannée 941 = 1534* comme 
celle de sa mort, mais des chronogrammes cités par Moustekim- 
zadéh, f. 8, la fixent incontestablement en l'année 9k0. Le traité 
commence: ^Jy juil. (ATk — 176. 

12) Traùé sur h trafic en cony>agnie ^j^\ ^ par Maoulla Za- 
kariya Efendi, qui était moufti sous le sultan Mourad III, et 
mourut en 1001 = 1592. Il est aussi l'auteur dun commentaire 
sur la Hidayi. Voyez Moustekimzadéh , f. Ik. Commencement: 
if'jeJl JJ/' jJ^i f. 176—177. 

13) Traité sur le même sujet, par Maoulla Âbd el-Raouf 
Efendi, connu sous le nom de Arabzadéh viJ^' t^jj^ ' J^ ^^y 
o^Ij k-i/u^;A^I. Voyez Eichhorn, p. 1209. Commencement: 
jJlvSl)^). f. 178—180. 

H) De même, par Abd el-KerIm Tchelebi Caffabzadéh. 
Commencement : Pi^j^iJ^ ^J^ . 

15) Troki sur la diposàian des témoins ô^le^l. Commencement: 

î^' J*^cr^^- '• *83— 194. 

16) Traité sur le mariage »d11) et sur le droit d'hérédité du 
pairon sur ses affranchà <^^y', attribué à Maoulla Ahmed Efendi 

el-Anfary. Commencement: jjiijjj\ 411 jJ>). f. 194—205. 







50 

17) Des gloses ou des remarques sur un commentaire du fa- 
meux livre de jurisprudence, intitulé Le Phare des lumières j^ 
j\yd\^ et rédigé par Âbou'l-Berekat Âbd Allah ben Ah- 
med el-Nesefy, connu sous le nom de Hafiz-eddin, mort 
en 710 = 1310. Le commentaire, sur lequel ces gloses ont 
été composées, portait le titre de^iy^f les Lumières, ou plus 
complètement joiiO jlyi Leslumures des méditations, et avait pour 
auteur le cheikh Isa ben Ismaïl el-Acferany ijL;^^', voy. 
Hadji Khalfa, à l'article j'y^f jLu. L auteur des gloses est le 
moufti Aboul-Sououd, qui les écrivit en 936= 1529. Goni- 
mencement: j^^^ ^j^jJ^i f. 206—211. 

18) Chapitre sur la réduction ou abréviation de la prière {j^ ^J J-*^ 
^IJI), par le même Abou'l-Sououd, rédigé en 939= 1532,3. 
Ce sont des remarques supplémentaires à l'ouvrage intitulé: ^y^' 

Éclaircissement etc., par Teftazany, qui sert de commentaire à l'ou- 
vrage intitulé : J^^l ^^ Extraction de la moelle des principes 
fondamentaux de la loi, par Ssadr el-Gheriat; v. no. LXXXIII. 
Commencement: «^'j^l aJL* Jl«i 4U jU). f. 212—215. 

19) jt^' ^J àil^j Traité sur la guerre sainte ^l^, parMaoulla 
Chems-eddin Ahmed, connu sous le nom de Samsounyza- 
déh o^lj^^uj-oL. Commencement: ^Jy jUI. f, 216 — 219, 

20) iJj^\ j^ j^\ ^\:f ^ ^jliA ^jJLsIoLULj TraUé 
de Chah-Efendi el-Fenary sur le livre de la Conduite, d'après 



•A 

V 

O 







51 



l'exemple de Mahomet, mais ici particulièrement sur la guerre 
sainte ^4- » ^^^ ^® l'ouvrage Hidayé. V. no. LXXVII. Com- 
mencement: ij^ ^^rt-J' V^ f- 219 — 223. 

21) Remarques en 21 lignes sur le même sujet, c.-àd. sur la 
guerre contre les infidèles ^^4n par Maoulana Mouhy-eddin 
el-Fenary. Commencement: ^lei) «^UT. 

22) Petit traité sur la soustraction des gages (u^)^' f^^) ^^^^ 
les baux à loyer ô j l*^i , par le frère de Beha-eddinzadéh Abd Allah 

Efendi: Beha-eddinzadéh Aly Tchelebi. Commencement: 
^l^ï) js^^jjj) <i) jUl. f. 22^—223. 

23) Petit traité sur les legs c^y ) «J . Il commence par les mots : 
<ÎjI ^j j^J/ U. f, 226-234. 

24) mJI SL ç\L^\j ^U^ÏI Joi\jj ô^> Jl 5^UÏ) J ilLj 
JJlj ) iXL^ ^Jc Traàef où Ton signale la guerre contre les Rafefzys 
ou hérétiques persans, et la réduction de la Syrie par l'empereur de 
Roum, c.-à-d. de la Turquie. C'est un traité, ou plutôt une dia- 
tribe de rhéteur, écrite en prose rimée, dans un style ampoulé, 
sur les événements qui eurent lieu dans les années 918= 1512 
jusqu'à 922 = 1516, relativement à la guerre du Sultan Se- 
lim I, fils de Bajazet, contre les Persans, dont le souverain 
Chah Ismaîl I, qui venait d'établir la religion chiite dans ses 
états, fut regardé par les Turcs comme un véritable hérétique, 







sa 

et concernant sa victoire sur les Mamelouks qu'il chassa de la 
Syrie. Voyez les ouvrages de Malcolm {Histoire de la Perse, Paris 
1821, T. II, p. 272); de M. d'Ohsson (Tableau générai de TEmn 
pire othoman, Paris 1788, T. I, p. 124*); de M. de Hammer {G^ 
schichte des Osman. Reiches, T. II, p. 4^01 et suivantes). L'auteur 
de ce traité, muni encore de remarques interlinéaires et mar- 
ginales, est Yousouf ben Âly ben Mouhammedchah ben 
Mouhammed, vulgairement nommé Yeghan O^y sans doute 
le même dont la biographie se trouve dans l'ouvrage de Thach- 
keuprizadéh, f. 196, à l'article Sinan-eddin Yousouf ben el- 
Mcioulla Aly el-Yeghany, mort en 94*5 = 1539, auteur entre 
autres de beaucoup de petits traités ij^^j. L'opuscule en question a 
été écrit le 5 du mois de chevval de l'année 922= 1516, date 
que l'auteur a encore cru bon d'indiquer d'une manière assez 
étrange, pouvant servir d'échantillon du style employé dans cette dia- 
tribe. Il dit : .^1 ^j^ W' ^^ iJ — ^^' (/^ ^'>J' ^J J* 
^^D^^^lil^^J)^ jUJ) ,j-Jl^J5^l JJliJ) ^o-^' 
^j^' /t^^ljJl ^/-î^l /K* «JJu»! j^Lmi) ^ ^L^l La composition^^ 
a été achevée le jour de vendredi, le cinquième dixième (c.-à-d. le 
cinquième jour) du premier tiers de la seconde moitié du cinquième sixième 
(c.-à-d. du mois de chevval, car le sixième de l'année comprend les 
neuvième et dixième mois, ramadhan et chevval, dont la seconde 
moitié est le mois de chevval) du second dixième du troisième dizain 







de la dixième dizaine de Thigire. Le manuscrit débute par les mots : 
(jMLoy: J^ jM. t. 236 — 2tô. 

25) ù ' ^«' V^iJ *Jl*^j Traité mr Tappel publie à la prière, qui ren- 
ferme des remarques sur différents passages traitant du même sujet 
dans les ouvrages ^ Wl , ù^' *f*^» '^^J «te. (sur lesquels on 
peut voir Hadji Khalfa) par Abd el-Baqi ibn el-MaoullaTour- 
soun Or'Jj^ J>^' C/ JM' ^^, né en 950 = 15^3. V. Eich- 
bom 1. c. p. 1213. L'initiale en est: JU ùi^^) V^* f- 2H— 261. 

26) Petit traité sur le temps, pendant lequel le mari doit se retirer 
de sa femme ôy*l. Il commence par les mots : àmj^^] jj^ Jli. 
f. 262—263. 

27) Remarques sur une explication de Maoulla el-Nabrir 
^.j^K dun passage du Coran, sur. 4*, y. 24h, sur ce qu'il ne faut 
pas reprendre un don nuptial. Ces remarques commencent par les 

mots: ^UJl ôjr-iJ •-/î*^«J-^-/*^' J>^' J^- f- 263-26^. 

28) Fragment d'un traité sur le mariage ^d^', dont il n'y a que 
la dernière page. Commencement: C^ j ) p^^. — 265 f. in-V^. 
fDoubr.J 

ijxxxa. 

v5J^' iSjJ^ ^y^ Recueil de Cadry Efendi. C'est le titre qui 
est donné à cet ouvrage sur la tranche du volume et sur le pre- 
mier feuillet, ainsi que dans les catalogues des bibliothèques de 
Yeni Djamé et du sultan Bajazet, à Constantinople. Mais la préface 







M 



prouve que le vrai titre en était ^^^^t^^' OUsIj Coi juridiques, qui 
peuvent se présenter aux juges supérieurs, titre que l'on trouve en 
effet parmi ceux donnés dans les catalogues des bibliothèques de 
Nouri Osmanîyé, de Acbir Efendi ^J^'^^, et de la mosquée La- 
léli (deux fois), sans quon puisse douter de l'identité des ouvrages. 
Ce manuscrit, dont nous avons ici la troisième édition ou rédac- 
tion corrigée et revue, est une espèce de concordance juridique, 
pour la composition de laquelle l'auteur Abd el-Gadir j^l«J) jue 
ben Yousouf, ancien cadhi-asker de Roumélie, a mis à profit 
une foule d'excellents ouvrages juridiques, de collections de fet- 
was, p. e. celles de Fakhr-eddin Hasan ben Manfour (vul- 
gairement nommé Cadhikhan, mort en 592=1195,6), qui 
jouissent d'une si grande considération parmi les musulmans et ont 
été imprimées à Calcutta; de Ibn el-Bezzazy, mort en 827 =s 
U23,it (voy. Thachkeuprizadéh, f. 1 k, et Hadji Khalfa, T. II, p. k9)^ 
intitulées el -Bezzaziyé ; de Alim J^ ben Ala, intitulées 
ijUjUU Tatarkhaniyé (voy. le même bibliographe, T. II, 
p. 90), etc. Ce recueil, dont la présente copie, exécutée par un 
certain Mouhammed ben Aly, date de l'année 1121 = 1709, 

commence par les mots : a;L^' (j^ c5*^ ^ ^^ * ^^^ ^* in-ï^. 

fOuvJ 

^jîUJI ^Ja^tyP J* ij /i«yJ' Illustration pour éclaircir les passages 
obscurs du livre intitulé Extraction de la moelle des principes fou- 







59 



damentaux de la loi. Cet ourrage est un des plus estimés parmi 
les docteurs musulmans; il a pour auteur le savant cadhi Ssadr 
el-Cheriat (chef de la loi) Oubeïd Allah ben Masoud el- 
Mahbouby el-Boukhary, de Boukhara, du rite hanefite, très 
souvent appelé simplement Ssadr el-Cheriat, qui mourut en 
lk7=iZk6. Ayant composé l'ouvrage original intitulé Extraction 
de la moelle des principes fondamentaux de la loi J^^j ^^^ 
qui fut prématurément donné au pulilic par un de ses disciples, 
il s'empressa d'en faire une édition plus correcte et munie d'un 
commentaire, à laquelle il donna le titre qui se trouve à la 
tête de cet article. Hadji Khalfa, T. II, p. kkt^ suiv., offre une 
longue liste de commentateurs et de glossateurs qui se sont exer- 
cés sur l'ouvrage en question* Notre manuscrit, à filets rouges 
et azur, et écrit très lisiblement, commence parles mots: IjuL 

tjilîjï) Jl«I <ïl. 256 f. in-8^ 

Voyez sur l'auteur la préface de M. Kazembeg, dans son 
édition d'un de ses ouvrages, ijliy) ^^/-ali* w^uî, Abrégé du 
livre intitulé el-Vicayé, Casan 18it5, p. LI, et suiv. L'ouvrage 
original, c.-à-d. t Extraction de la moelle etc., avec le commen- 
taire de Teflazany, se trouve, entre autre, dans la bibliothèque 
de Bodley (Uri, p. 77, no. CCXXIII), et notre commentaire dans 
celle de la mosquée Laléli, à Constantinople. Le catalogue de 
Paris, p. 151, no. CDLXXXVIII, a pris le titre de l'auteur. 







56 

Ssadr el-Cheriat, pour le titre de son livre, en le traduisant 
tribunal justùiae. 

Manuscrit à Clets d or et d azur, orné d'une vignette d'or et d'autres 
couleurs, et nettement écrit, renfermant les trois traités suivants : 

1 ) Âj^l) w^L ^ il Lj Traité sur le Chapitre des boissons défen^ 
dues. L'auteur dit qu'il s'était proposé depuis longtemps d'écrire 
un traité sur ce sujet, quelques malveillants reprochant à ceux 
qui suivent la doctrine de Abou Hanifa, des déviations de la 
loi à cet égard. Le tour d'enseignement étant parvenu jusqu'au 
livre sur les boissons, de la Hidayé, il fut transféré de l'école ino- 
périale âjLLLJ), à Gonstantinople, à celle de Mouhammed Khao, 
à Brousa, où, d'après une ancienne coutume, il y avait toujours, au 
premier jour de l'enseignement, une assemblée de savants, et ce 
fut alors qu'il se prit à exécuter son dessein, en composant ce traité, 
qui commence par les mots: ^L^i pj^^S^' 4i) .->•*'. f. 1—50. 

2) Petit appendice au Chapitre sur la procuration en fait de venus 
et d'achats, de la Hidayé lS^U ^^ '^^^^ V^ ^ J^ ('^) 
^Ijyl (j^. 11 a pour commencement les mots: «iUw 4ju) j^ 
JU:^. f. 51—57. 

3) De même, sur le Chapitre du paiement par d'avance, des mar^ 
chandises gui doivent être fournies plus tard J^l v^ ^J^« ^^ pr^ 
miers mots en sont #w^) j^ <^Li^) j»j) ^jj}l 4|| jj.1. f. 58-60. 







g7 

Ces trois traités, dont les auteurs, ou lauteur — - car il est 
probable qu'il n'y en a qu'un seul — ont gardé l'anonyme, con- 
tiennent donc des remarques sur les chapitres respectifs, de même 
teneur, de l'ourrage intitulé Hidayé; y. no. LXXVII. 60 f. in-8^. 



D. Philosophie chrétienne. 

EXXXV. 

Manuscrit qui, d'après l'inscription sur le premier feuillet, tracée 
cependant d'une autre main que l'ouvrage môme, aurait pour 
titre oC'^j JIâJj IjI-o^j j^ ^^ Livre des mcutimes, instructions, 
apologues et aànumùionSp titre qui au moins donne une idée géné- 
rale du contenu. Pour analyser ce livre, on fera bien de le par- 
tager en trois parties. La première, après la formule de prière : 
^jiull ^1 JHI*' <UJI i»^, porte la suscription: ù^ l5J^ 

JpUl L0syuàA»jj Commençons aoee F aide de la puissance suprême à 
mettre par écrit quelques paraboles utiles {empruntées) de la sagesse de 
Loçman, lesquelles seront approuvées par les hommes sages, mais ré- 
prouvées par les ignorants (ou idiots). Suivent alors des sentences ou 

ejchortaiions de Loeman, en huit Âjli^^ ou discours, dont les sept 

8 







58 



premières sont adressées à son Gis, et la huitième contient les dernières 
admonitions C^>^^3 de Locman au fils de son frère. Viennent en- 



suite de semblables admonitions d'un ancien philosophe mourant, 
à ses enfants. La seconde partie, ouverte par un autre x ' «Ul ^^^ 
au nom de Dieu, renferme des extraits ou sentences morales, à peu 
près dans le genre des Proverbes de Salomon, tirées du Iwre Jardin 
des intelUgences et des pensées, connu aussi sous le nom de Livre 
des pierres précieuses et des colliers fJu^j j^àlj Jy^J I iôfj «^uT 
Jjysijj J^'^l v^' Ces sentences sont suivies de la dernière ad- 



monition <^<r^> de Locman à son fils, et des fables ou apologues 
(iJi^J JLU)^ qui lui sont attribués. La troisième partie enfin contient 
le livre intitulé él-Bousian, Jardin des pénitents (ou des compagnons)^ et 
fleurs des entendements et des intelligences O^J^' ^jjj ùl^^***^' «^uT 
vj UDij)^ Jy*"-/^Jj, renfermant des mots marquants et des sentences 
iJ^jJiJ^K <les différents philosophes, p. e. Socrate, Pythagore, 
Galien, Diogène, Platon, Aristote etc. Cette partie finit en repro- 
duisant encore les incriptions qui se trouvaient sur les cachets ou 
sceaux ^fy> des philosophes ci-dessus mentionnés et aussi d'autres 
hommes sages de l'ancien monde. Quant aux livres qui ont fourni 
les matériaux pour la seconde et la troisième parties, ils nous sont 
inconnus, de même que lauteur de l'ouvrage analysé; Philippe 
(fils de) George, le copiste d*Alep ^^jM^ y** Lui ^j^j^ fj**4^, la 
transcrit («iâIcj au Caire, en 1 174- = 1760. L'auteur évite soigneu- 







89 

sèment de citer la moindre chose des philosophes mahométans, tan- 
dis qu'il nomme assez souvent ceux de l'ancienne Grèce. 11 a inséré 
aussi quelques sentences de Jésus-Christ, qu'il nomme /V^' ^^^' 
le Seigneur Messie, et du roi Salomon. Ce manuscrit, à filets rouges, 
est très lisiblement écrit. 64- f. in-li'^. fDoubr.J 



E. Phllosopble musulmane. 

Mi(aphysique, Logique^ Dialectique^ Morale etc. 

Manuscrit renfermant deux parties, savoir : 

1) jy^ 'J^^ ^j^ ^J^^jfx^ ^^* taillis des Uouris, ou Com^ 
mentaire de VouDragé^ intitulé: Les ternples de la lumière (ou les 
amulettes de la lumière), traité de métaphysique et de psycho- 
logie, avec un commentaire. L auteur de l'ouvrage original n'est 
pas indiqué dans le manuscrit, mais il est fait mention par Gasiri, 
p. 206, no. 703, et dans le dictionnaire de Hadji Khalfa, à 
l'article j^'J^L^, d'un ouvrage du même titre, dont l'auteur est 
Ghihab-eddin Abou'1-Fath Yahya el-Suhrawerdy, auquel 
Abou'1-Feda attribue également l'ouvrage en question. Get auteur 







60 

mourut, d après Aboul-Feda, en 587= lOl. Cf. fFiener 
Jahrbiicher, Bd. 82, Anzbl. p. 57, no. 297. Son traité est un 
des ouvrages les plus estimés et les plus appréciés parmi les 
mahométans, ce qui lui a valu un grand nombre de commen» 
taires, entre autres celui-ci, attribué, comme le prouve le pre- 
mier feuillet, au maoulla Djelal-eddin, dont le nom entier 
était, d'après Hadji Khalfa, Djelal-eddin Mouhammed ben 
Asaad el-Devvany (^J 'j! jJ 1 ^>««- ' ), un des jurisconsultes les 
plus célèbres du 9me siècle de Thégire. L'ouvrage commence par 

les mots: ^L;^' ^^'j c-^ ^^ ^^j^^***^ ^^ i<^-r' j^^' *U)' -•*»*?- 
f. 1 — 109. 

2) Ce traité est suivi d'un autre plus concis qui, d'après le pre- 
mier feuillet du manuscrit, est intitulé ^^Iji^J JL^ RisaleîZaoura 
(v. NicoU, T. II, p. 220, c. i), et qui traite également de la mé- 
tapbysique. L'auteur en est inconnu. Son manuscrit, très dégradé, 
et dont les caractères sont un neskhy on ne peut plus négligé, a 
été copié en 916= 1510,11, pour le mausolée même du cheikh 
Sséfy, par le foufy Ghems-eddin ben Izz-eddin de Roustemdar, dans 

la province du Thabaristan. Il commence par la phrase ^j4JU' ^* 
Ù^Ji. 121 f. petit in-V^ fArd.J 

liXXXVlI. 

kIj\^^^^\j OljLijI w^uT Livre des préceptes et des (idmonitwns, 

ou traité de métaphysique et de logique, avec un commentaire. 







61 

On ne trouve, dans le corps du manuscrit, ni le nom de l'auteur, 
ni celui du commentateur; mais le premier, comme le prouvent 
la BibUatheca ArabkO'Hispana de Gasiri, T. I, p. 195, no* 653, 
et le catalogue de la bibliothèque Bodleyenne, par Un, p. 118 
et 119, no. %61, est le célèbre Avicenne, nommé proprement 
Abou Aly Housein ibn Abd Allah ben Sina, et surnommé 
Ibn Sina (mort en 428=1036,7). D'après le no. 655 de la 
Bibliotheca Arabico-Hispana , le commentateur du traité est l'il- 
lustre Nafir-eddin Thousy (mort en 672= 1274-), qui s'applique 
à dissiper tous les doutes que Fakhr-eddin Razy avait émis sur 
l'exactitude de cet ouvrage d' Avicenne. Ce manuscrit, divisé en plu- 
sieurs sections ouiai (modes), offre très peu de rubriques de chapitres, 
surtout dans la première partie, qui en est entièrement dépourvue. 
Il a été écrit de deux mains différentes, les caractères de la 

Ire partie, qui s'étend jusqu'à la Vme section ou Jai, étant un 
nestaalie très négligé, tandis que la seconde, terminée en ||v^ 
(1173 = 1759,60), est en caractères neskhy fort lisibles. On 
voit par le premier feuillet de ce manuscrit, que la première 
partie a d'abord appartenu à la bibliothèque d'un certain Ibn 
Emir Mourtefza, qui le légua, en 1130 = 1717,8, à la mos- 
quée d'Ardebil. La copie date de l'année 919= 1513,V. Le ma- 
nuscrit conunence par les mots : J^' ij' O) jLil oJp >i**»J' Jl* 
213 f. petit inr^^ fArd.J 







WjXXXVWEI. 

Même ourrage. 100 f. petit in-8®. fAkh.J # 

Voyez, par rapport àAvicenne, Eichhom, Geschichte d. LU. Bd. I, 
p. 690; Biogr. univ., T. 3, p. 1 1 5, Sprengel, Versuch einerpragm. Cfesch. 
d. Arzneikutide, S.Ausg. Bd. II, p.ïlS-li'ïl, Casiri,T.I, p. 268 etsuiv. 

Suivant Gasiri (T. I, no. 51) et Jourdain {Magasin encyclopédique 
de 1809, T. II, p. 93), cet ouvrage devrait être extrêmement rare, 
mais il nen est pas ainsi, car il se trouve, avec ou sans com- 
mentaire, à la bibliothèque de Bodley (Un, no. k6t et k&9)^ à 
celle de TEscurial (Gasiri, no. 653 et 655), à la bibliothèque Am- 
brosiana à Milan (Hammer, lettera T', p. 8), à celle de Leyde 
(no. 874 à 876), dans plusieurs bibliothèques de Gonstantinople, etc. 



Manuscrit composé de deux traités, savoir: 

1) OljLi^l) OLKm J* Solution des difficultés du traité de Lo- 
gique et de Métaphysique, de Ibn Sina, intitulé Préceptes, conoi* 
mentaire dun auteur anonyme sur louvrage d'Avicenne, men- 
tionné au no. LXXXVII. Ge commentaire commence par les mots: 
Jlill^bi^Uo^^l^IjUl. f. 1 — 87. 

2) ^^-i^^ij OljLi^l) CiLKLo J» Solution des difficultés du 
Livre des conseils et des préceptes d'Avicenm, par Naflr-eddin 
Thousy. V. no. LXXXVII, où se trouve le même ouvrage. Il com- 
mence par les mots: Jyo] ^lOljLi) oJp >uJJ) Jli. Ce manu- 







f» 



scrit, à filets d'or, enrichi de deux vignettes en azur et or, et dont 

les caractères neskhy sont des plus élégants et, malgré leur finesse, 

des plus lisibles, a été copié en 900 = 14^94^,5. f. 87—310. 

310 f. in-8^ CAkh.J 

XC. 

Manuscrit où Ion trouve : 

1) Un commentaire de Bourhan-eddin ben Kemal-eddin 
ben Hamid {^h^) sur le commencement du commentaire de la 
Ghemsiyé ij***«-iJI par el-Razy ^j'^ '. L'ouvrage original est un 

traité de logique, connu sous le titre de jcIyJI ^Ji^oniJ) iluj 
Â^^Âia^) Traùi intitulé Chemsiyé sur les principes de la logique. L'auteur 
en est Nedjm-eddin Aly ben Omar el-Cazviny, vulgaire- 
ment connu sous le nom de^^oJ' el-Katiby, et mort, suivant 
Hadji Khalfa, en 693=1294*. Le titre de l'ouvrage lui vient 
de ce qu'il a été dédié au Khodja Chems-eddin Mouhammed, 
de la dynastie des rois Kurt (Ci^ily-e], qui mourut en 1277. 
D'après le catalogue de NicoU et Pusey, T. II, p. 355 a), ce serait 
Chems-eddin, le cinquième prince de la dynastie serbedarienne, 
qui, cependant, n'est mort qu'en 753 = 1352. Le .texte du 
traité se trouve dans le manuscrit no. XCVI, 2). La première 
phrase du commentaire susmentionné est, après la formule d'usage, 
^jJl vSUil iUj' i^j J' ^l^' Jy4» J*iJ. Il serait possible que 
ce fût le commentaire cité dans le| catalogue d'Uri, no. CCGCXCVI, 6. 
f. I--*. 







<ML 



2) Ud autre commentaire anonyme sur la Ghemsiyé. Il com- 
mence par les mots irli^ OjuU %LJjj â^ajm ^^ ^jj^ qui 
suivent la formule ordinaire. Le manuscrit est enrichi dans sa 
première moitié, de gloses marginales et interlinéaires. 139 f. in- 
8^ fAkh.J 

XCL 

Manuscrit renfermant cinq traités différents, savoir: 

1) Un commentaire anonyme sur la partie de la Ghemsiyé 
de ^K a ti h y, intitulée ^^iJ*^ Propositions affirmatives, dont le texte 
forme le no. k^ ci-après. Ce commentaire commence par les mots: 
LUJ) CJjM^J^ l^^-cii^ll^. f. 1 — 42. 

2) D'après la suscription de cette seconde partie du manu- 
scrit, elle consisterait en un commentaire du maouUa Djamy sur 
le traité de dialectique, intitulé ^^f^y* ÂjLyi). Ce traité, dont 
nous aurons à Cnire mention plus bas, aurait pour auteur, suivant 
Hadji Khal&, qui l'intitule ^^) âJLj (T. III, p. Ï53), le célèbre 
Séyid Djourdjany (voyez le premier manuscrit mis sous la ru- 
brique Recueih et Polygraphùi) ^ tandis que la troisième partie du 
manuscrit fait voir que l'auteur se nommait ^^j'U^y**^' J^ 
Adhoud el-Cheriat veddin, dont le nom en entier était 
Adhoud-eddin Abd el-Rahman ben Ahmed ben Abd 
el-Ghaffar el-Idjy (^^j\). Ce métaphysicien, généralement 
connu sous le nom de Adhoud <>«^, a reçu le surnom de 







66 



5) Le texte de la première partie du même traité de logique, 
intitulé Chemsiyé, qui traite des idées qu'on se forme des objets 
^ijy^. Cette cinquième partie du manuscrit, enrichie de nom- 
breuses gloses marginales et interlinéaires, commence par les mots: 

iiU^O^li^JJlî^i^Jju JcaJLJj^. f. 78-86. 86f.in-8^ fAkh.J 

Manuscrit renfermant trois traités diiïérents, savoir : 
1) Des gloses servant d'explication à un commentaire anonyme 
sur le traité de logique, connu sous le titre de Chemsiyé 
(no. XC, 1), dont Tauteur, quoiqu'il ne soit pas nommé dans ces 
gloses, est Katiby, mentionné au no. XC. Ces gloses ont pour 
auteur, suivant le verso du premier feuillet du manuscrit, Gara 
Davoud ^^1^ 0^, descendant de Davoud ben Kemal el- 
Codjewy ijy^J^^ J^C/ ^-^'^' ^^^ ^^ 860=H56, suivant 
Hadji Khalfa, ou en 893= 14^7, selon M. de Hammer [Le^zt- 
g^ LUeratwT'Zeilung 1828, No. 80). Elles commencent par les mots: 

^\ A^jU ^ ^jj Ajy , et sont incomplètes à la fin. f . 1 — 82. 

2) Autre commentaire sur la logique, intitulé, suivant la suscrip- 
tion du manuscrit, i^uJjll cl^L« Discussions sur les paroles, sans 
nom d'auteur. Les premiers mots de ce commentaire sont : J li 
Jii^iUjI A^j^jLïJl. f. 84—107. 

3) Autres gloses sur le commencement de la Chemsiyé, 
dont l'auteur, suivant le verso du premier feuillet, était surnommé 






67 



^jJ^Li Chaïr-oglu, ou fils du poète. Cest peut-être le même 
dont parle Hadji Khalfa, qui le cite sous le nom de (jiJ^^ ij^ 
f^jljil kj^yi Sinan-eddin Yousouf el-Roumy, nommé vul- 
gairement ^ 1^ ' ^ I fils du poète. Ces gloses , incomplètes à la 
fin, commencent par les mots : ^l^j ioji-o ic diJjj ci^-oll Jli 
iiLj C^^Lo. f. 108—115. tl5 f. in-8^ fAkh.J 

XCIII. 

Gloses d un auteur anonyme sur un commentaire du traité de lo- 
gique, intitulé Ghemsiyé; y. no. XC. Une main étrangère a tracé 
sur le premier feuillet les mots: Olj^-oJ) ^c ^Uc i^il» Gloses 
de Iméd sur les idées exactes que l'on se forme des choses, ce qui 
ferait croire que le commentaire ayant servi de texte à ces gloses 
traitait de ce genre d'idées. Elles commencent par les mots: vJw^ I 
^J^ ù ^ (3^ ' ^ .• Le manuscrit date de l'année 958= 1551. 
53 f. in-80. fAkh.J 

Manuscrit contenant trois traités diiïérents, savoir: 
1) Un commentaire anonyme sur le traité de logique et de 
métaphysique, intitulé: ^IKJI^ jJxal l^J^ Épuration de la lo- 
gique et de la métaphysique. Ce dernier ouvrage, d'après le 
dictionnaire de Hadji Khalfa, T. II, p. 4^79, a pour auteur le 
célèbre Saad-eddin Teftazany, dont les noms et le titre ho- 
norifique étaient Saad-eddin Masoud ben Omar ben Abd 





•««* 




c 





Allah el-Teftazany ^'Ijui^l, de Teftazan, né (d'après Ibn 

Houdjrj en 712=1312, et mort, suivant Ibn Arabchah et S<>* 
youthy, en 791 = 1389, ou, d'après Ibn Casim, cité par Casiri, 
et les tables chronologiques de Hadji Khalfa , en 792 = 1 390. 
Le nom de Teflazany lui vient, au dire de Yacout, de Teftazan* 
grand village du district de Nesa, dans le Khorasan. Il se trouvait, 
dans sa jeunesse, à la Horde-d'Or, sous les règnes d'Ouzbek et de 
Djâni-bek, et plus tard il Cgura à la cour de Tamerlan, comme 
un des savants les plus distingués. Ce n'est qu'une erreur si 
Ibn Arabchah avance qu'il fut un des principaux fauteurs de l'in- 
troduction de l'islamisme dans les états de Berekeh-khan, car ce 
dernier souverain mourut en 66it = 1265,6, tandis que Teftazany 
naquit en 712= 1312,3, c.-à-d. kS ans après. Voyez, par rap- 
port à Teflazany, Soyoulhy, f. 305. Hadji Khalfa nous apprend 
que le commentaire en question est une production de Djelal- 
eddin Mouhammed ben Ahmed ben Asaad el-Ssadiqy el- 

Devvany f^jlj jJl ^^j-JI wM--'), mort, suivant les Tables chro- 
nologiques du même écrivain etCasiri, en 907= 1501,2. Le nom 

de Devvany dérive, comme nous le dit l'Appendice du v . ' c^J, 
d'un village près de Kazroun, dans la province de Fars. De l'épi- 

thète de ^J^\ donnée à cet auteur, Casiri (T. I, p. 199) a £adt 
i^i^^K qu'îl traduit par Cappadocien. Cette partie du manuscrit, 
enrichi dans sa première moitié de nombreuses gloses margi- 







eo 



Baies et iDterlinéaireSf commence par les mots : f^^j jJ»Ji) c^J^ 

J^Jlyje 4«ti>î. La copie date de Tannée 1123=1711,2. f. 
1 — 46. 

2) Des gloses anonymes sur le commentaire susmentionné. 
Suivant Hadji Khalfa, l'auteur de ces gloses serait Mir Abou 1 
Falh el-Saaïdy (,jJt^'), mort en 995 =1587: ce qm 
vient à l'appui du titre au verso du premier feuillet « où sont 
écrits les mots: >uJl <^l,/5* Mir Abi'1-Fath. Ces gloses, en- 
richies de notes marginales et inlerlinéaires, mais dont la fin manque 
dans le manuscrit, commencent par les mots : «^ J«^ ^ 4JU J^ J 
jkl). f. 47—188. 

3) Un commentaire sur l'ouvrage de Teftazany nommé sous le 
no. 1). Suivant la finale de cette partie du manuscrit, l'auteur en est 

Nedjm ibn Ghihab el-Yezdy ^j^Jr ' Vt^ t/' r^i V^ ^^" 
mina son commentaire en 967 = 1539,60. Il commence par les 
mots: iUJl jMi4Ji^ j^^^l. 24-3 f. in-V^ fAkh.J 

xcv. 

Manuscrit composé de deux parties : 

1) Un commentaire sur l'isagoge (^^^^' (voyez le texte 
plusbas)deAthtr-eddin el-Abahry (j^^^l /^jJ!^!, dont le 

nom en entier était el-Moufaddhal ben Omar ben el-Mou- 

faddhalj-^l jf ^ ji S^K T^ori, suivant Casiri (T. I, p. 188), 

en 663 = 1265, et d'après Hadji Khalfa, en 700 = 1300,1. 







70 

L'ouvrage d'Athir-eddin est une version abrégée de Tlsagoge 
de Porphyrius Tyrius (qui florissait dans le troisième siècle de 
notre ère), servant d'introduction aux oeuvres d'Aristote. Cette 
Isagoge, étant regardée par les orientaux comme un ouvrage 
classique pour l'étude de la logique, a servi de texte à une multi- 
tude de gloses et de commentaires, entre autres à celui qui fait 
l'objet du présent article et qui a été composé, suivant Hadji 
Khalfa (T. I, p. 503), par Housam-eddin ben el-Hasan, sur- 
nommé vulgairement ^jl^ Kafi. C'est sans doute le même qui, 
dans le no. XCVI, 1) de ce catalogue, est appelé ^^o ^L*«JI, ou, 
plus régulièrement, ^^li«L*il^ ou o^» ^l-***, dans celui de la 
bibliothèque sénatoriale de Leipzig (Fleischer, p. 3^9) et dans les 
catalogues de Constantinople, p. e. pp. 353, 354*, 655; (cf. Cata- 
logue de la bibliothèque de M. le baron Silv. de Sacy, T. III, p. 12, 
no. G^-, et p. 21, no. 111, 3% et dans celui de la bibliothèque de 
Bodley (Uri, no. 5lV), et (^I^^L*il dans le manuscrit de Gotha 
(Seetzen, no. ïO), tandis que M. Krafft, p. 153, l'appelle eUKani 

L' Isagoge se trouve assez fréquemment dans les bibliothèques 
de l'Europe, et, entre autres, à notre Musée asiatique, no. 722; à 
la bibliothèque du Vatican (Hammer, leitera, 3"^ no. 167); à celle 
de Paris (no. CDXXVI-VII). de l'Escurial (Casiri, no. DCXXXVIl), 
de Bodley (Uri, no. DXII), de Dresde (Fleischer, no. 75, k); 203, 2); 







71 



253, 1)), de Leipzig (Fleischer, no. XXXIV, 2), d'Upsal (en par- 
tie, V. Tornberg, no. CCCLXVIII) etc. On la rencontre le plus 
souvent accompagnée de commentaires ou de gloses, au nombre 
desquelles on compte l'ouvrage susmentionné, déposé à la biblio- 
thèque de Bodley (Uri, no. 51^), et à celles de Gotha (no. 54^0), 
de l'Académie orientale de Vienne (Krafll, no. CCCXCIV), de 
Leipzig et de Dresde. Voyez Fleischer, 11. ce, etc. Quelques 
commentaires, comme aussi le texte, imprimés à Constantinople, 
sont cités par Zenker, BibUotheca orientalis, no. 1323-5. Voyez, 
relativement à Porphyre, ks Fastes universels de Buret de Long- 
champs, 3me édition, publiée à Bruxelles, T. III, p. 131. 
Le commentaire susmentionné commence par les mots: <U)<>^' 

03^^l^l^). f. 1—21. 

2) Chemsiyé ( ^ * " 1 1 ), célèbre ouvrage de logique, de N e d j m- 

eddin Cazviny (voy. no. XC, 1), accompagné d'un commentaire 
anonyme. La phrase initiale est <^« ^ ^j^j i« J^ ^Ic aIJj J li. 
Cette copie date de l'année 1055= 16^5,6. f. 25—79. 79 f. 
iIl^^ fAkh.J 

Manuscrit composé de deux parties, savoir: 

1) Un traité entièrement dépourvu de titre et où l'on ne trouveras 
le nom de l'auteur dans le corps de l'ouvrage; mais on voit que ce der- 
nier consiste en gloses sur un commentaire de Y Isa goge «^^ L*j il ) 







7a 

d'Athir-eddin Abahry (voyez no. XCV, 1), et à la fin le co- 
piste nomme comme auteur de ces gloses Mo uhy-eddin, cité par 
Hadji Khalfa, T. I, p. 503, avec lepithète de i^y^^ Talichy, 
c.-à-d. de Talich, pays situé au nord du Ghilan, et comme ré- 
dacteur du commentaire ^&^L*aJ), ce qui doit être une corrup» 
tion de^^o ^u**ij, ou ^Jo, ou ^^1^. V. no. XCV, 1). Cette pre- 
mière partie commence, après la formule ordinaire, par les mots: 
o^y^j i^fyf 4JU J^K Notre exemplaire, enrichi de gloses margi- 
nales et interlinéaires, date de l'année 1055 =r 16^5,6. f. t — 1^3. 

2) Le texte de la Chemsiyé (voyez no. XC). Il est divisé 
en un avant-propos et trois discours, suivis d'un épilogue, et com- 
mence par les mots : x 1 i« Ji* ^ ^jj. Voyez, pour des détails 
plus circonstanciés, M. Fleischer (Ca/. L^5., p. 348). Le commence- 
ment du traité est enrichi de gloses marginales. 83 f. m-8^. fAkh.J 

Ce traité, avec ou sans commentaire, est déposé à la biblio- 
thèque de Bodiey (Uri, p. 3 1 2, no. 52, X, sous-division), ainsi qu'à 
celles du Vatican (Hammer, leltera, 3", no. 168), degli Studi à 
Naples {Lettera, 2\ p. 7) de ^scurial (Casiri, I, no. DCXVl, 3, 
et no. DCXLVII), de Tippou Soulthan (Stewart, p. 119, no. XV) 
et de Leipzig (Fleischer, Cat. Lips. p. 34*8, no. XXXIII) etc. 

Manuscrit contenant un commentaire sur un ouvrage de logique 
et de philosophie, intitulé ^ 'y^ 1 ^^^ Orienis des hmitres, ouvrage 







73 



dont raateur n'est pas nommé; il serait possible que ce fût 
Couthb-eddin el-Razy (de Rey), ou Athir-eddin Abahry, 
ou bien Siradj-eddin el-Ourmavy (d'Ourmia), qui, tous trois, 
ont écrit des ouvrages philosophiques portant ce titre. Quant au 
commentateur, il se nommait, suivant la phrase finale du volume, 
Hasan ben Mouhammed d'Asterabad, descendant d'Aly: 
ij^LljL.'i] ij^\. Ce commentaire, terminé en 692=1293, 
commence par les mots: jUZsl Jjj ^^Jji 4jy jiU) juu L), Le 
manuscrit date de l'année 718= 1318,9. 318 f. in-8^ fAkh.J 

Manuscrit renfermant trois parties, qui sont: 

1) Les gloses i^l» de J^i J^ Coul Ahmed, vulgairement 
appelées J^ ' Jy ^^ Le Livre de Coul Ahmed, servant d'explication 
à l'ouvrage de Fenary, dont il sera d'abord question. Le nom propre 
de Coul Ahmed, au dire de Hadji Khalfa, T. I, p. 50ï, était 
Ahmed ben Mouhammed benKhidhr ^r^. Notre exemplaire, 
enrichi de gloses marginales et interlinéaires, commence par les 
mots: il-*** ^^^ f^' oJlj^'; il a été copié à la médrésé 
dTrzeroum, nommée Yacoutiyé ^^k^ en 1083 = 1672,3. 
Ces gloses sont sans doute les mêmes qui se trouvent à la biblio- 
thèque de la mosquée de Ste.-Sophie, sous le titre de J^' Jy, 
et à celle du Sérail , sous la rubrique de J>> 1 Jy v ^ Livre des 

dûeaun d'Ahmed (Toderini, T. II, p. 61). H — hk. 

10 







M 



2) djjU) jjfyJi Le« Leçons de Fenary, servant de commeiH 
taire au traité de logique de Athir-eddin el-Abahry, io* 
titulé ù'jt^' iJ ie^^^L^J ou Traité de logique (ùbt*X P*^ 
Athir-eddin. Fenary, dont le nom propre, au témoignage de 
Soyouthy, était Chems-eddin Mouhammed benHamia béa 
Mouhammed el-Roumy, mourut, suivant Hadji Khalfa et Thach* 
keuprizadéh, en 83^= H31. Fenary était mouderris, ou lecteur, 
dans la ville de Brousa, et surnommé Fenary, ou, comme l'atteste 
Soyouthy, Ibn el-Fenary jjjLuI) ^I^ parce que son père ou 
lui fabriquait des lanternes. Suivant d autres, ce surnom lui venait 
d'un village appelé j Lit Fe n a r. Cette seconde partie du manuscrit 
est également enrichie de gloses marginales et interlinéaires. Il 
sera à-propos de remarquer que le commencement de ce commen- 

taire, conçu en ces termes : d^ u ^c ^ I oJ I ji^, n'a aucune 
analogie avec celui qui est cité par Hadji Khalfa, T. I, p. 3U3. 
Voyez, relativement à Fenary, Soyouthy f. 31, et Thachkeuprizar 
déh, f. 10. f. *5— 69. 

Ces deux commentaires de Coul Ahmed et de Fenary, avec le 
texte de l'Isagoge, ont été imprimés à Constantinople, en 1253 = 
1837. V. Zenker, no. 1325, et Krafft, no. CCCXCIII. 

3) Commentaire d'un traité sur la controverse, dont le titrt 
semble être exprimé par les mots : ^j^ LJi J^Ly iuil^ÂJUp 
Prisent offert à la hâte et suffisant pour fournir des topiques ou Keuas 







7B 



communs à ceux fui queiihnneni (? ': On ne peut déterminer l'auteur 
de l'ouTTage original, ni celui du commentaire, qui commencent 
tous deux par les mots: C^\ ^^y uiî^ (j*^' Voy. ci-après 
no. CV, I) et 2). f. 72—105. 105 f. in-8^ CAkh.J 

IC. 
Commentaire de Chems-eddin Mouhammed ben Mou- 
barekchah el-Boukhary (de Boukhara) sur le célèbre traité 
de philosophie, intitulé ^j^> â«x» La PhUosophie essentielle (titre 
qui a été diversement traduit par différents bibliographes). Ce der- 
nier ouvrage a pour auteur l'illustre Nedjm-eddin Abou 
Bekr Omar, nommé plus communément Aly ben Omar et 
iumommé el-Katiby el-Cazviny (voy. les nos. XC, 1) et 
XCII, 1)). Le commentateur, d'après Hadji Khalfa, T. III, p. 
103, vulgairement connu sous le nom de ^tf^ Mirek, dit dans 
son Discours préliminaire qu'il a inséré dans son ouvrage toutes 
les gloses de Couthb-eddin el-Chirazy. Les premiers mots de 
ce conunentaire, enrichi de gloses marginales et interlinéaires, sont : 
Jy«JI %l^\j> ^ li «m I J^ JMJ ul . 11 est cependant en très mauvais 

état, ayant une lacime au milieu, et la fin en étant enlevée. 
113 f. peUt in-*^ (AVk.) 

L'ouvrage original est déposé isolément dans plusieurs biblio- 
thèques de Constantinople . Il s'y trouve aussi accompagné du 
commentaire susdit, et avec d'autres commentaires à la biblio- 







76 




thèque de rEscurial (Casiri, no. DCLIX), et à ceUe de Leyde 
{Catalog, no. 8kdj où Katiby, auteur de l'ouvrage original, est 
cité à tort en qualité de commentateur). 

C. 
Commentaire de Abou Abd Allah Mouhammed ben You- 
souf el-Senousy {^^y^') el-Houseiny el-Andalousyt et 
spécialement el-Ghirnathy ^k^' [àe Grenade), sur son traité 
abrégé de logique. Le nom de Senousy donné à ce commenta- 
teur, qui est en même temps auteur de plusieurs ouvrages sur 

la théologie et la philosophie, lui vient d une tribu de la Mauri- 
tanie, suivant les i<^Jll)oLi d'Ibn el-Bàbà. Quant à l'é- 
poque où il a vécu, on ne trouve nulle part de renseignements 
positifs à cet égard, et nous ne pouvons la déterminer d'une 
manière précise. Casiri (T. I, p. 203) dit, à la vérité, que Se- 
nousy a terminé en 875= 1^70 son commentaire sur la méta- 
physique de Fakhr-eddin Razy; mais cette date ne saurait être 
exacte, si le manuscrit de l'ouvrage du même auteur, cité par 
Cai 

1 4^1 2, 3. Voyez encore £1-Senusi's Begriffsentuncklung des mu- 
hammedanischen Glatjibensbekenntmsses, par M. Wolff, Leipzig ISt'S, 
et M. Fleischer, Zeùschrifi der D. morgenl. Geselbchaft, T. III, 
p. 378-9. Le commentaire commence par les mots : >i^l J LS 



aicte, si le manuscrit de l'ouvrage du même auteur, cité par 
isiri, T. I, p. 53f, no. i55k^ a été réellement copié en 815 






77 



Ce manuscrit, à filets d'or, dont les caractères neskhy sont nets 
et très lisibles, est un des plus beaux de la collection. 88 f. in-^®. 

(Àkk.J 

CI. 

Manuscrit où se trouvent les deux traités suivants: 

1) Le traité incomplet de Chems-eddin Mouhammed ben 
Achraf el-Houseïny el-Samarcandy, mort vers Tannée 
600= 1203,^, sur les règles à suivre dans la controverse 
C^ ^\^\ ^. Il commence par les mots: Jiftl) 
f. 1—3. 

2) Un commentaire sur le traité intitulé ^\^^\ ^jL |J v^'i 
par le célèbre Ala- eddin |Abou 1-Ala Mouhammed ben 
Ahmed el-Bihichty el-Isferaïny (d'Isferaîn, ville du Kho- 
rasan, dans le district de Nichapour), surnommé (j L \j^^^ la lune 
de Kharasan. Il est à présumer que cet auteur a été confondu par 
le bibliothécaire de la mosquée d'Ahmed -Pacha avec un autre 
bferaïny, qui se nommait Ifam- eddin ((jiJ^' f* ) Ihrahim 
ben Mouhammed ben Arabchah («1-*^^), mort, suivant les 
tables chronologiques de Hadji Khalfa, à Samarcand, en 94^3 = 
1536,7; car le nom de ITam- eddin est écrit au verso du 
premier feuillet et sur la tranche du volume. Ce commentaire 

a pour conunencement les mots : ^>^y ' V>^ ^ ^r ' ^ *^ 
ê^\^^jA\ ^jJl^. 55 f. petit in-*^ (Akh.) 







n 
can* 

Manuscrit renfermant: * 

1 ) Des gloses sur le commentaire d'un Traité des régies à mwre 

/-' . . 
dans la controverse J>«v I c-> ) ^ I ^J il L j . Les auteurs de ces deux 

ouvrages ne sont pas nommés dans le corps du manuscrit; mais 
au verso du premier feuillet un lit les mots : ^ l» v5.^cr ^ 
v5 jlU I JJ» 0^ ^^^ , ce qui donnerait à entendre qu'il s'agit de gloses 
de Cara Khalil Efendi, sur un commentaire de ThachKeuprL 
Le conmientaire qui a servi de texte à ces gloses est placé im- 
médiatement après celles-ci, qui commencent par les mots: 4ii^^^l 
%^\iJli ^Leil ^^,ce qui s'accorde entièrement avec le commencement 
d'un autre ouvrage, cité plus bas, sans que cependant les deux ouvrages 
soient les mêmes; car après cette formule, on lit dans le premier 
manuscrit: ^^ Uj ju»| Jli^ et dans l'autre: v. ^Ji^ ^J^J^^K 
2) Un commentaire de sept pages, f. 88 — d^*, d'un auteur ano- 
nyme, sur son propre traité de controverse kLm ' v^^^ r^ «J* 
On peut conclure de la suscription du premier feuillet, que l'au- 
teur qui s'est ainsi commenté lui-même était «j^/^crlJ» Thach 
KeoprL II commence par les mots: AîUil ^^jJ) <Ui jL»i) 
éi LU. 9k t in.8^ (Àhk.) 

cin. 

j\^"i\ j^ J^ iuLJ) )t^j vJJLi) j^s J i« LJ' v^ iMf 

qui traite de la mareke à ndere dan» FadmiimiratMM de tempire H 







70 



pour k maintien de t autorité Bouoeraine, igaletneni appelé le se- 
erei des eeereis. Cet ouvrage, en 12 chapitres J^^ qui ont encore 
des subdivisions, contient un exposé assez clair de l'administration 
à ce qu'il parait, de l'enipire des sultans mamlouks en Egypte. 
Le premier chapitre traite de la justice et de la légitimité du 
pouvoir souverain dans la race turque, et des qualités requises et 
non requises (d'après le rite d'Abou Hanifa, en contradiction avec 
celui de Chafiy) dans un tel sultan. Le second, du bon droit (j'>^) 
d'installer un sultan, quoique contrairement aux conclusions du 
dernier jurisconsulte. Le troisième, des différentes questions con- 
cernant l'administration de la justice, des qualités requises des chefs 
des différents gouvernements du sultan de l'Egypte, dont le plus 
eonsidénible est celui de Damas, après lequel se rangent ceux de 
Haleb, Tripoli, Hama, Ssafad, Ghaza, Himf (Emesse) et Baalbek ; 
de l'installation des juges etc. Le quatrième, de la surveillance sur 
les gouverneurs et les employés financiers. Le cinquième, de la 
surveillance sur les juges et leurs vicaires. Le sixième, des soins à 
donner aux sujets. Le septième, du soin à apporter aux ponts et for 
teresses. Le huitième, de l'emploi de l'argent du trésor. Le neuvième, 
des sommes qui doivent être réalisées. Le dixième, des présents à 
fiure au sultan et à ses émirs, par les non-musulmans. Le onzième, 
des rebelles, de leur réduction etc. Le douzième enfin, de la guerre 
flsontre les infidèles et de la distribution du butin. L'auteur ne s'est 







80 



pas nommé, mais on voit par le contenu qu'il ne faut pas confondre cet 
ouvrage avec le Traité de politique que Ton prétend être une traduc- 
tion d'Aristote, et qui porte le même titre (v. Hadji Khalfa, T. V, p. 97, 
no. 10202, Hammer-Purgstall, FFiener Jahrb. Anzbl. p. 31 — 32, 
no. 278, et Flugel, ibid. Bd. 41*7, p. 6^), ni avec celui de Ne val y 
,J)y, connu sous le nom de Farah-naméh «uLî^^ y. Her- 
belot, à larticle Ketab Alriassat fil Siassat, et Hadji Khalfa, 
T. IV, p. 4*11, p. 9006; cf. Bibliothèque de M. Silv. de Sacy, 
T. 111, manuscr. no. 72. Ce volume, dont Técriture neskhy peut 
servir de modèle en son genre, est enrichi de points voyelles 
et précédé d'un beau frontispice, portant qu'il a fait partie de 
la bibliothèque du prince mamlouk circassien el-Melik el- 
Achraf Abou Nafr Caîtbaî tj^f ^ qui a régné depuis l'année 
141*68 jusqu'en H96. Le manuscrit commence par les mots: 
^^1 i,j É^\ SiLii jUl. 136 f. grand in-8^ fAkh.J 

cwv. 

Commentaire anonyme de la logique de Katiby, intitulé 
Chemsiyé, voy. no. XC, 1). Il est parsemé de remarques mar- 
ginales et interlinéaires , et commence par les mots : ^ y J«» I 

J éUjU ^ ài^jj J li *^ ^ ô^U \j. Ce livre était un legs 
pour l'école ^^j J^^ appartenant à la mosquée cathédrale de la viUe de 
Bayazid, bfttie par Ishac-Pacha, comme nous le lisons au verso du 
premier feuillet, de Mahmoud-Pacha, fils de Ishac-Pacha et père de 



i 






te 




V. 



SI 



Behlol-Pacha qui, dans la dernière guerre de la Russie contre la 
Turquie , tomba au pouvoir des Russes. 1 29 f. in-b^. fBay. m) 

Recueil, sur la tranche duquel on lit le mot <<: *'* » Hasaniyé, 
mais qui contient les six traités suivants : 

1) A ^ méàài ] iji^yj iij^jà] d^UI Gloses de Farily sur le traité 

el'-Ha$aniyép par Aly el-Fardy ben Mouftafa el-Qeîfary, 
de Césarée. La préface dit qu'il a composé ces gloses sur le 
livre el-Hasaniyé traitant de Fart de disputer («^^-«yl) V'^' iJ» à 
l'imitation des Gloses el-Fathahiyé sur les traités el^Adhoudiyé et et- 
Hanefiyé à^f^ij ÂjjuâJI tfJLJLI Lmj] ILLill^ qui sont sans 
doute les gloses de Mir Abou'1-Fath Mouhammed el-Ar- 
debily, d'Ardebil, surnommé Tadj el-Saaïdy, sur ces deux 
ouvrages, comme on le voit chez Hadji Khalfa, et encore mieux 
par les catalogues de Gonstantinople, où ils sont cités maintes fois, 
p. e. dans les bibliothèques d'Athif et de Keuprili : >tiJ 1^ ]^^ «*• 
La Hanefiyé ai>ee (le cx)mmentaire de) Mir Abou*l-Fath, etc. 
Il reste cependant quelque obscurité, quant à louvrage qui a donné 
naissance aux gloses de Fard y. Tant sur la tranche du livre, 
que dans la préface et dans les mots constatant les legs, cet 
ouvrage est appelé ^i^n m ; mais sur la marge extérieure de la 
reliure, ainsi que dans un autre manuscrit de la collectitm 

dkh, dont il sera parlé plus bas, et où se trouve le 

11 







pas nommé, mais on voit par le contenu qu'il ne faut pas confondre cet 
ouvrage avec le Traité de politique que Ion prétend être une traduc- 
tion d'Âristote, et qui porte le même titre (v. Hadji Khalfa, T. V, p. 97, 
no. 10202, Hammer-Purgstall, fViener Jahrb. Anzbl. p. 31 — 32, 
no. 278, et Flugel, ibid. Bd. ^7, p. Gt'), ni avec celui de Nevaly 
ijly, connu sous le nom de Farah-naméh «uLî^^ y. Her- 
belot, à l'article Ketab Alriassat fil Siassat, et Hadji Khalfa, 
T. IV, p. 41.1 1, p. 9006; cf. Bibliothèque de M. Silv. de Sacy, 
T. III, manuscr. no. 72. Ce volume, dont l'écriture neskhy peut 
servir de modèle en son genre, est enrichi de points voyelles 
et précédé d'un beau frontispice, portant qu'il a fait partie de 
la bibliothèque du prince mamlouk circassien el-Melik el- 
Achraf Abou Nafr Caïtbaî l5^ ^ qui a régné depuis Tannée 
141*68 jusqu'en H96. Le manuscrit commence par les mots: 
^^1 Lj â^\ iSU L i jU). 136 f. grand in-8^ (Akh.) 

trv. 

Commentaire anonyme de la logique de Katiby, intitulé 
Chemsiyé, voy. no. XC, 1). Il est parsemé de remarques mar- 
ginales et interlinéaires , et commence par les mots : ^ y J^ I 
^ J iu Jm ^ ^jj J li à^ ^ ôy^ \j. Ce livre était un legs 
pour l'école ^^j Jl«, appartenant à la mosquée cathédrale de la ville de 
Bayazid, bâtie par Ishac-Pacha, comme nous le lisons au verso du 
premier feuillet, de Mahmoud-Pacha, fils de Ishac-Pacha et père de 










SI 



Behiol-Pacha qui, dans la dernière guerre de la Russie contre la 
Turquie, tomba au pouvoir des Russes. 129 f. in-b^. fBay. m) 

C\f. 

Recueil, sur la tranche duquel on lit le mot << »*■* » Hasaniyé, 
mais qui contient les six traités suivants : 

1) rt t^. wi l iJL.^ij^^l Â^UI Gloaes de Fardy sur le traité 
el'Haiaiuyép par Aly el-Fardy ben Mouftafa el-Qeîfary, 
de Césarée. La préface dit qu'il a composé ces gloses sur le 
livre el-Hasaniyé traitant de Fart de disputer («^^-«yl) V'^' ij» à 
l'imitation des Gloses el-Fathahiyé sur les traités eUAdhoudiyé et eU 
Hamefiyi i»juilj iuj^aû] ilL^ ioBuJi iMilil, qui sont sans 

doute les gloses de Mir Abou*l-Fath Mouhammed el-Ar- 

debily, d'Ardebil, surnommé Tadj el-Saaïdy, sur ces deux 

ouvrages, comme on le voit chez Hadji Khalfa, et encore mieux 

par les catalogues de Constantinople, où ils sont cités maintes fois, 

p. e. dans les bibliothèques d' Athif et de Keuprili : >tJ 1^ 1^^^ «*• 

La Hanefiyé (wee (le commentaire de) Mir Aboul-Fath, etc. 

n reste cependant quelque obscurité, quant à l'ouvrage qui a donné 

naissance aux gloses de Fardy. Tant sur la tranche du livre, 

que dans la préface et dans les mots constatant les legs, cet 

ouvrage est appelé ^i^n m ; mais sur la marge extérieure de la 

reliure, ainsi que dans un autre manuscrit de la collection 

d'Akhalzikh, dont il sera parlé plus bas, et où se trouve le 

11 







commencement de ces gloses, l'original esl intitulé <tJ^-**»l el- 
Houseïniyé, c.-à-d. l'ouvrage de Houseïn ou de Houseïny. 
Et ce qui parait mettre la leçon Houseîuiyé hors de doute, c'est 
que dans les catalogues susmentionnés cet ouvrage se trouve très 
souvent cité, même avec les gloses de Fardy; v. pp. 228 et k53. 
Quant à l'auteur, il ne peut guère être Chems-eddin ben 
Achraf el-Houseïny el-Samarcandy, v. no. CI, 1), dont 
l'ouvrage sur l'art de disputer portait le litre de v'^' iJ '^^j 
a^ I Traité sur la méthode de disputer, ce traité, d'après les ori- 
ginaux qui en existent, commençant par les mots: c^'y âuI 
JisJ I , tandis que l'ouvrage original des gloses de Fardy semble avoir 
commencé par les mots: Cjf^jxul ^J C.^) ^^Ity uijj 
Obuixiil^^ voy. no. XCVIII, 3); car elles débutent par l'explica- 
tion de l'adverbe L : i^r^ t ^. v. no. XCVIII, 3) et GV, 2). 
Il nous parait très probable que l'auteur du traité en question était 
Chah Houseïn, dont le traité sur l'art de disputer revient 
assez souvent dans les catalogues de Constantinople. Nous regret- 
tons beaucoup de ne pouvoir consulter le livre publié à Constan- 
tinople, en 1256= 18^0, sous le titre de a-U^o** <uiL, qui 
probablement aurait contribué à éclaircir cette question. Dans notre 
copie, qui commence par les mots: ^ J u L^s^^JJI niji J^', 
et date de l'année 1 139 = 1726,7, les mots du texte ont été omis, 
probablement par la faute du copiste; à leur place il y a par- 







88 



tout un vide 9 mais on les trouve dans l'ouvrage cité ci-dessous, 
no. 2. f. 1 — 3^. 

2) Le même commentaire sur un traité De la controverse, cité sous 

no. 1) etXGVIII, 3), qui commence donc aussi par les mots: ^^a 
C^i ciiU»y uii^. Il est parsemé, dans sa première moitié, de 
remarques marginales et interlinéaires, prises de diflerenls com- 
mentateurs, p. e. de Kadhizadéh Keupri, Hasan Tchclcbi, 
de la Fardiyé (voy. no. 1), Omar Efendi etc. La copie date 
de 116*=1751. f. 35 — 55. 

3) ^w 'J Jp»^' k^J^ ^j^ Commentaire sur F épuration de la lo- 
gique et de la métaphysique, par el-Devvany; v. no. LXXXVI, 1). 
Il a été copié par Yousouf ben Batthal JU^j, dans le village de 
fu\mj^y/^iJJ, en 1118=1706,7. f. 57—83. 

Quant à Devvany, mentionné au no. LXXXVI, 1), on trouve une 
biographie assez intéressante de cet auteur dans un manuscrit de notre 
collection (p. 1 16), intitulé ^J^y^' (j**^' ^^ meilleure des histoires, 
par Hasan Roumlu, dont il sera parlé à l'article des manuscrits 
persans (histoire). Il était de Devvan ù'jl^ (c'est ainsi que Yacout 
fixe la prononciation de ce nom dans son dictionnaire géographique 
(jijLil !»**•), village de Kazroun en Perse, où son père, qui avait 
l'emploi de juge, lui donna la première instruction. Ayant dans la 
suite profité de l'iTudition d'autres savants distingués, il devint 
enfin juge de Perse, et mourut en 908= 1502, âgé de 78 ans. 







84 



n a laissé, entre autre, un nombre assez considérable de commen- 
taires et de gloses sur différents ouvrages philosophiques. 

k) Gloses de Maoulana Âbd el-Rahim sur les gloses de 
Fenary ijjuiJI iAiUI sur Vlsagoge (v. no.XGV,!)), et nommée 
ment celle de ses parties qui traite de la ôj^yf ^, c.-à-d. du côté 
ou de la qualité unique et essentielle d'une chose, sur laquelle on trouve 
dans les catalogues de Gonstantinople encore d'autres gloses, p. e. 
par Gara Khalil, p. 226. Gette copie, qui a été exécutée par 
Séyid Yousouf ibn el-Hadji Ahmed, date de l'année 1122 = 

1710, et a pour commencement: u^^^j^^^i V^'-^^ Cj ^«-^ 
^yJ\j^\. f. 85—93. 

5) Gloses sur les gloses de Fenary ij^u*)) i^iU, par el-Put-* 
kary ,^jd^' (T). Gette copie, qui commence par les mots: juil 

jT^v^l Ojji M^^ ^^ 4il, a été faite par le dervich Mouhammed 
ben Mouftafa, à Erzeroum, en 1122— 1720,1. p. 9!|._112. 

6) Remarques marginales u^'^, de Berday, sur le commen- 
taire de Housam-eddin sur l'Isagoge. V. no. XGV, I). Le nom 
de l'auteur de ces gloses n'est pas positivement indiqué; mais 
le commencement, conçu en ces termes: ^ ^ju^) ojt^^ jlJ.) 
Jy^ ' , ne laisse aucun doute que ce ne soit le même ouvrage cité 
par Hadji Khalfa, T. I, p. 503, qui donne pour commencement 
les paroles: JyJI J^oJl> ^ J^', quoique dans quelques exem- 
plaires manuscrits du même bibliographe, que nous avons eu l'occa- 







85 



àon de colbtionner, le commencement en soit encore dilTérent. Cf. 
Fleiacher, Calai. Lip$. p. 3^9, k)^ et Lagrange, Bibliothèque de H. 
S. de Sacy, T. III, manuscrits, p. 12, no. 64*. Le nom entier de Ber- 
day était Houhy-eddin Mouhammed ben Mouhammed 
(suivant d'autres: ben Ahmed). Il mourut en 727 = 1326,7. 
V. Hadji Khalfa, T. I, p. 210, et Thachkeuprizadéh, f. 19!t-5. 
La copie date de l'année 1122 = 1710,1. 133 f. in-^^ fBay. ^J 

Recueil de différents petits traités, savoir: 

1) ^Uwil jJ LL« ^ jiy^* r -/ ^' Levers des lumières, pro- 
Mfiofil des points de départs des observations, ouvrage métaphysique, 
partagé en une Introduction Àj^ju et trois Livres c;^, d'Abd Allah 
ben Omar el-Beidhavy, mort en 685 = 1286. V. no. XLV, et 
Hadji Khalfa, T. I, p. 168. Le texte est parfois accompagné de 
notes interlinéaires et marginales. La bibliothèque de Bodley possède 
deux commentaires sur cet ouvrage, celui de Abou'l-Thena 
Mahmoud el-Isphahany (Un, p. 61, no. GXLII, et Pusey, 
p. 569), et celui de el-Ibry (ib. p. 65, no. CXL), c.-à-d. de 
Bourhan-eddin Oubeld Allah ben Mouhammed el-Ou- 

beîdely ijjtî*''» connu sous le nom de el-lbry lI/^^', mort 
en UZ = I3i2; v. Hadji Khalfa, T. IV, p. 169. Cette partie du 
manuscrit commence par les mots : o^Uu^ ^^ft^j c^j ^ jUI. f. 
1—73- 



Ht- 






8« 

2) iLikl) jclyJ) J rt > v .l) ilLJI Z> rrotW intitulé eUChmr 

siyi sur U$ lois de la logique» voyez no. CX, 1). Il commence 
par les mots: :>^^) ^lii pji^l ,jjJ) «U) J^'. f. 77—95. 

3) Commentaire sur le traité de logique O ^J^' J^ «J, intitulé 
ç. 1«âmJ| ô^ jJI^ <; 1^ I p^l La Splendeur éblouissante et la perle blanche, 
par Khodja Mouhammed Parsa ^j^. Voyez no. 5, où se 
trouve l'ouvrage original. Le nom du commentateur est Abd el- 
Halim ben Louthf Allah. Cette copie, où le texte expliqué 
est écrit en rouge, et qui est enrichie de notes marginales et inter- 
linéaires, a pour commencement les mots: ^y^ ^j i^JJ' *U) J^> 
UiJ J p^Lc ; les premiers mots du commentaire sont: Jt*^ uH Jp»^- 
f. 96— U3. 

k) Petit discours anonyme sur la logique et la science des choses 
naturelles et divines , commençant par les mots : ^ ^j^o^l I Jp 
^^\j,j^\j jUl iîlii) ^^). f. lU- U5. 

5) Traité de logique, par Mouhammed ben Cherif el- 
Houseïny, cité sous le no. 3) qui en est le commentaire. Le titre, 
suivant la suscription de la première page, serait ,^^^i.M**«U p^I, 
ce qui se répète encore à la fin, où Ion dit que le livre nommé ôj^i ', 
composé par Emir Mouhammed ben Séyid el-Cherif, est 
fini. C'est sans doute le livre mentionné par Hadji Khalfa, T. IV, 
p. 311, qui appelle lauteur Nour-eddin Mouhammed ibn el- 
Séyid el-Cherif el-Djourdjany, nommé aussi Khodja Mou- 







87 



hammed Parsa, mort, d'après Fafih (qui lui donne le surnom de 
Chems el-Millet veddin) et d'après Ghondemir {Ami des Bio- 
graphteê)^ en 838= 1^3 ^9 à Chiraz. L'édition imprimée de Hadji 
Kbalfa, de même qu'une copie manuscrite, appartenant à l'Institut 
oriental de St.-Pétersbourg, ne donnent point l'année de sa mort; 
la copie Roumânzov fournit l'année 81 6= 1^13; voy. l'article ô^i, 
no. 8573. Mais c'est une faute, le fils étant confondu avec le père, 
Aly ben Mouhammed, qui mourut cette année 816. La même 
faute se trouve aussi ailleurs. Voyez Notices et Extraits^ T. X, 
p. k — 7. Comme l'auteur de notre ouvrage portait de plus le 
nom de Mouhammed Parsa, commun à plusieurs religieux 
musulmans, il en est provenu encore une confusion, relativement 
aux personnages qui ont eu les noms susmentionnés, comme 
nous le verrons dans la suite. Voyez aussi l'article de M. de 
Sacy, dans les Notices etc., 1. c, sur Aly ben MoUbammed, et 
Nicoll, p. 293, no. CCXCIL Cette partie du manuscrit, ayant 
assez de notes interlinéaires et marginales, commence par les mots : 
jJU ojul^ jL, jJ^JL* iXjfi^ (v. no. 3). f. H6— 153. 

6) T. i^l ^WJ Développement de la sagesse. C'est le titre donné, 
dans la préface, à ce traité, divisé en dit àS^M^ questions; la 
soscription, en encre rouge, est conçue en ces termes : j^ aJUj 
^^yl 4^'^'*^LJ) Traité où Fofi établit la nécessité de F existence 
d*\m Être suprême. Ce traité, en langue turque, a pour auteur un 







88 



certain Ibn Aziz Dervich Ahmed, et commence par les mots: 

^\^j^. Hadji Khal£a, qui, T. III, p. 360— 364^, fait mention 
d'mi semblable traité, composé par el-Devvany (y. no. CV, 3)), 
et commenté par plusieurs savants, paraît ne pas connaître notre 
ouvrage. On ne saurait non plus déterminer si lauteur de ce der- 
nier est le même que Ahmed Heîderany ^'' jw^, dont un traité, 
de même tenue et du même titre, est cité dans les catalogues de 
Gonstantinople, p. ^Stk, où il y a une multitude de traités sur cette 
question; voyez aussi le catalogue de Leyde, nos. 220, 229, 230, 
232, 233, 234^, 237, etc., et nos. 1959-60. f. 15^ — 137. 

7) ^Jtj^ S^ ^kJ' V^ ou iM,j^\ ii LJ ), TraiXé du Séyid 
Cherif, c.-à-d. du noble Séyid. C'est un traité de logique, traduit 
du persan en arabe et composé originairement par Aboul-Bere- 
kat Aly ben Mouhammed el-Djourdjany, surnommé Séyid 
Cherif, mort en 816 = HI3 — - à Tusage de son fils, comme 
nous l'apprend la pré&ee. Suivant quelques-uns, ce fut justement 
ce fils qui rédigea la traduction persane. V. Un, p. 126, no. 5 H, 
NicoU, p. 585, Hadji Khalfa, T. III, p. ^^6; cf. no. 5). Cette 
copie, enrichie de motes interlinéaires et marginales, commence 
par la phrase: ^^1 ^Ji^ ^^^ ^ ^JJl 411 jU). f. 158—165. 

8) j^jJ' k^M^ A^^^ PLT' ^jL-'J Traùé servant d'eocplication de 
la Préface de Couthb^eddm, c.-à-d. gloses dans les termes Jli et 







80 

Jyl ou <1^ sur la préface du commentaire sur la Chemsiyé, par 
Couthb-eddin Razy. Voyez no. XC et Nicoll, p. 292, 7**, f. Ce 
traité anonyme a pour commencement les mois: jj^ ^^l ù' J^ 
oÇriJl Jj^L Jy Jl , et pour fin : J^l iil ^ tr*^' Jii), 
f. 166-169. 

9) Pareil traité, par Bourlian-eddin ben Kemal-eddin 
ben Hamid (voy. no. XG, 1)), c.-à-d. gloses sur Tintroduction du 
commentaire de Razy sur la Ghemsiyé; elles commencent par 
l'explication des mots: ùW' ù^r^ JJ^ ot^' ù', et les pre- 
mières paroles sont: wJl a-v^ V^^. La fin est: JJa*l ^ ^^ 
:^S^\ ^^J^ j^ ^\j^\j ^^\ ^Li^s'. f.l70-17.'i. 

10) jiaJI ij «^JeJ Épuration de la logique, par Teftazany; 
voy. no. XCIV. La suscription porte : JH»^' iJ k^J^ (j^ c^uT 
^JjuilJJ i*>«U Texte du livre intitulé L Épuration de la logique, 
par le très savant Teftazany. Encadré dans notre copie d'un filet 
rouge et pourvu de notes marginales et interlinéaires , ce 
traité commence par les mots: Je^*»J' <^J^ ul^ ^jJjI éUj j^) 
f. 176 — 18*. 

11) Commentaire sur l'introduction à la logique ^y^^', par 

Atbir-eddin Abahry (v. no. XCV, 1)). Ce commentaire, enrichi 

de beaucoup de notes interlinéaires et marginales, fut achevé 

par l'auteur, qui ne se nomme pas, au mois de chevval de 

l'année 1067=1656, et copié sur l'original nn^nie, en 1074^ 

12 







09 



^ 



terpretis, 1688. Le tout commence par <iil ù^ ^5*^' c *^ f****^ 
JlyU JLU) J^^^lj. 76 f. in-8^ obi. 

Voyez, par rapport à Abou Oubeïd Abd el-Casim ben 
Selam el-Loughavy, c.-à-d. le lexicographe, mort en 224* = 
83^,5, Hadji Khalfa, T. I, p. 935, no. 1255; l'ouvrage publié par 
M. Bertheau , sous le titre Libri proverbiorum Abi Obaid Elqasimi 
etc. lectiones duae, Gôttingen 1836, et Ibn Khallikan, no. 54-5. 



F. Alchimie. 

CXI. 

L.AAJ)^iJLj Traité sur Tdlchime, qui, suivant Tinscription 
du premier feuillet, parait devoir être attribué à Abd Allah ben 
Thalib ben Emir el-Mouminin, [chef des vrai-croyanls Aly), 
et commence par les mots: ^^^^^J ^i <U J^J. f. 1 — 9. 

Suivent trois pages, contenant des remarques en langue turque 
sur la composition de quelques substances chimiques. La première 
commence par la suscription: ^jl^J^l ^^ À* ù^^ij. 10 f. in-i^ 







03 



G. Histoire chrétienne. 

cxn. 

•-^•^ ) /^' (j^^^ Aj^^^ Histoire de el-Makin tbn el-Amii. Le 
nom de Fauteur de cet ouvrage , bien connu parmi les orientalistes 

d'Europe, était, suivant l'ouvrage bibliographique deSsalah-eddin 
Khalil ben Eïbek el-Ssafady (mort en 76^ = 1362), intitulé 
ûLsjy) iJijlyl Livre exact et suffisant sur les décès des hommes 
remarquables^ Abd ÂlIah ben Abi'l-Yàsir el-Makin, vulgai- 
rement appelé Ibn el-Amid, v. Nicoll, pp. 502, et 580, sous le 
mot Georgius. Gomme chrétien, il portait encore. le nom de u*^^ 
George. Né en 620 = 1223, et mort en 672=1273, il est 
l'auteur d'une histoire universelle, depuis la création du monde 
jusqu'à l'année 658= 1259. La seconde partie en a été publiée 
par Erpenius, en 1625. La première, contenue dans le manu- 
scrit en question , et qui va jusqu'à l'onzième année de l'empereur 
Héraclius, c.-à-d. jusqu'à 621 de J.-C., n'est connue que d'après 
divers extraits donnés par L "H. Hollinger (voyez Schnurrer, p. 
113 — 117), et Abraham Ecchellensis (voy. l'ouvrage de ce dernier 
cité plus bas). Une remarque qui se trouve p. 5 de cette première 
partie, fait voir que el-Makin a composé son histoire vers l'an- 
née 662=1263. Il parait que ce manuscrit a successivement 
appartenu à MM. Fourmont, Vansleben et Bjôrnstahl (^Paris 1768), 







941 



dont les noms sont inscrits sur le verso de la reliure, ou sur 
la première page, en bas. Le manuscrit, très bien conservé et 
dune écriture neskhy très lisible, a été copié en 1083 = 1672 
et coUationné avec l'original, ce qui lui donne une grande va- 
leur. Il commence par les mots : 1 J^i >f Jyii cb ' *^ •-^' 
et finit par: i^ Jji ^j J^j^ ^^^ ^ l^jLc (jj>) ^^^ôij] jmj 
^\ ii^ Uil^ ôj^^ j^ 117 f. in-4^ fDoubr.J 

Un exemplaire de cette seconde partie se trouvait à la biblio- 
thèque de P. Séguier, chancelier de France, un autre en la pos- 
session d'Abraham Ecchellensis ; voyez l'ouvrage de ce dernier: De 
origine nominis Papae. Pars II. Romae f 669. Index auctorum, 23. 
La bibliothèque de Bodley en possède également un; v. NicoU, p. hS. 
no. XLVIl; de même celles de Paris [Calai ^i. i^\, no. DCXVIIiy 
de Leyde ^no. 1 729) et de Munich ( Flûgel, PFtener Jahrb. Bd. *7, 
Ânzbl. p. 19 — 20), et peut-être aussi celle de la mosquée Laaleli 
à Gonstantinople , où il est cité, p. 6^9, J^^'^j^'^j^ Histoire 

de Ibn el-Amid, c.-à-d. d'Elmakin. 

CXIII. 

Lettre datée de Venise (^J^l) le 13 achbath *»^i ou février 

1793, et adressée de la part de Germanos Adam, archevêque 
de Haleb, ou Alep, *-A» O'j^ ^^' cr^'"!/^» à quelqu'un qui l'a- 
vait visité dans le couvent de Deïr Mikhaïl, en Kesrouan, mais dont 
ni le nom ni le lieu de demeure ne sont indiqués. L'archevêque lui 







93 



écrit qu'après son départ, le gouverneur des districts montagneux 
(du Liban) 9 Témir Yousouf Chihab, et son secrétaire privé aI^Is 
(ce quiy vraisemblablement, n*est qu'une corruption de iS^^)t le 
cheikh Ghondour jjJ^^ ayant été déposés et tués tous deux dans 
la ville d'Akka (St. -Jean d*Acre), le nouveau gouverneur tra- 
cassa les habitants du couvent de toutes les manières possibles, 
ce qui les porta à s'enfuir vers Haleb, ou Alep, qu'ils n'at- 
teignirent cependant qu'après avoir été pillés par les Arabes 
jusqu'à la chemise. S'étant rendu alors, en 1792, à Venise, où 
il se trouve dans la plus grande misère, il prie de lui envoyer 
quelques subsides, par l'intermédiaire du sieur Giovanni Serbos (?) 
U^yLr' (J/t^i habitant de Venise. Il ajoute enCn qu'il lui est 
impossible de retourner dans le Levant, à cause des troubles 
qui y régnent encore. La lettre est signée : f^j^ ^'J^t 

V^ ùLr^ r^' cr>^^-/^ ^^^^ ?w* souhaite tout bonheur à votre 
Seigneurie, Germanos Adam, archevêque de Ualeb. A côté de cette 
signature se trouve son cachet, contenant les mêmes mots, avec 

les années IVVV = 1777 et ivil= 1791, et en bas de la lettre 
nous lisons encore : Vimmo servo Germano Adami Arcivescovo di 

Akppo. La lettre commence par l'allocution :ij.^i ^^/^) J^l l«e^ 
et continue ensuite de la manière suivante : <^4^ ) Ji> I J^ ) Ji«j 
A>aJ) j^jj. C'est probablement le même Germanos, dont deux 
ouvrages, Demandes et recherches sur la grammaire et le Nahou, 







96 



par Tévéque Germain, Maronite, et Poésies du même sur des 
sujets pieux, étaient déposés au couvent de Mar-hanna el-Chouair, 
dans la montagne des Druzes, lorsque Volney voyagea en Syrie, 
voy. Voyages en Syrie, par Volney, Paris 1787. T. II, p. 182. 
Trois autres ouvrages composés par notre Germanos, savoir : v-^uT 
-•JLfcdj ^^ Livre de teocposilion de renseignement sur les fondements de 
la vraie foi (imprimé au Liban, 1802), et deux traités manuscrits, 
l'un De la religion chrétienne, et l'autre. De la puissance de féglise 
(de Tannée 1811), sont cités dans le Catalogue de la Bibliothèque 
de M. le baron Silv. de Sacy, T. I, p. 260, no. 124^2, et T. III 
(Manuscrits), p. 1 — 2, no. 6. Nous ignorons si 1 ouvrage que Ger- 
manos, mécontent de l'accueil qui lui avait été fait à Rome, écrivit 
après son retour dans le Liban, pour démontrer la fausseté de la 
religion romaine et de la papauté, est le même qu'un des traités 
mentionnés en dernier lieu, ou si c'est encore un ouvrage dif- 
férent. 1 f. in-fol. 



II. Histoire musulmane. 



Cosniogreqfhie. Histoire universelle. Biographie. 



(JXW. 

^ fjij f ^Ji^j L^ 1**^ ' ^ J^-/* La Perle des merveilles et le bijou 



des raretés. C'est l'ouvrage bien connu d'Ibn el-Vardy, dont le 






te 

>: 

y; 




07 



nom entier était Zeïn-eddin Omar bcn el-Moudhaffer, et 
qui mourut, suivant Hadji Khalfa, T. III, p. 132, en 749 = 1348,9. 
Cf. Nicoll, p. 226; Schnurrer, BiWoth. arab., p. 176 et suiv.; Tom- 
berg, Cotai, p. 2!*, no. CCCXII; Flûgel, ff^ietier Jahrb., Bd. 47, 
AnzbL p. 15, no. 32, et Biogr. univ., T. XIII, p. 92. Gomme les 
différents manuscrits de cet aulcur présentent quelque différence 
par rapport aux [extraits annexés à louvrage (v. Notices et Ex- 
traits, T. II, p. 51), nous ne croyons pas hors de propos d'ajou- 
ter ici la liste de ceux qui se trouvent dans le manuscrit en 
question. Ce sont: 1) Sur les produits propres à différents pays J^ 
ù'jJr' c/^^c3i par Abou ManfourThaaleby (mort en 429 
= 1037,8); 2) Extrait de l'ouvrage il/ll ^^ J ^y^\ i^jJI 
Lor fondu, sur la conduite des Rois, par Abou'l-Faradj ibn el- 
Djouzy, V. Hadji Khalfa, T. III, p. 337, où, au lieu de pJij^), 
il faut, à ce qu'il semble, lire ôJij*f; 3) du livre <^ljJ' Le comment 
cernent, c.-à-d.^j LJl^ ^iJ^i Le commencement et Thistoire, par Abou 
Zeid Ahmed ben Sahl el-Balkhy, de Baikh, mort en 3'i0 = 
951; T. Hadji Khalfa, T. II, p. 23; 4) Sur la pluralité des mondes 
J)^) ^Jc ^J, tiré du livre intitulé cjLLo Les places oii F on 
abreuce le bétail, composé par el-Racqy ^^^l, livre dont le 
titre manque dans quelques exemplaires du dictionnaire biblio- 
graphique de Hadji Khalfa, que nous avons eu loccasion de consulter, 

tandis que dans d'autres il ny a que ^^j^ pjl^. On peut aussi 

13 







08 



ajouter que le nom de <,^' est souvent écrit ,^^'. Cet extrait 
ne se trouve pas dans le manuscrit de notre Académie ; enfin 5) un 
poème (^Jt^) sur le jour du jugement, intitulé jy^' jJ^f «^ >• 
jy^ \j il^ ) ^S ^J Chaîne de perles éparpillées, où ton décrit U 

jour de la résurrection, qui commence par y^\ ^ l» 1/ Jac) «UJ' 
^jûLo JL [^J^\ J aXj, 197 f. k\ fErz.J 

Voy. Fragmentum libri Margarita mirabUium auct. IfmrEUVardi. 
Ed. C. J. Tomberg, Ups. 1839. 

cxv. 

-Ay ' ^^' ij^;*^^' vM v^ Moelle de la moelle du précis de 
l'histoire du genre humain. C'est un abrégé et une continuation de 
l'histoire bien connue et publiée par M. Reiske, sous le titre de Ann 
nales muslemici, 1789— 9ï, d'Abou 1-Feda (mort en 733 = 1332; 
V. Schnurrer Le. p. 117 etc.). L'abrégé a été composé par Mou- 
hammedben Ibrahim b en Mouham m edben Aly ben Abou'l- 
Ridha. Pour d'autres détails voy. l'article de M. Gottwaldt, inséré au 
Journal asiat., IVe sér., T. VIII, 1846, p. 510. 157 f. in-*^ fDoubrJ 

Quant à Aboul-Feda, voyez, outre les ouvrages cités, lafito- 
graphie universelle, T. I, p. 91, et l'introduction à l'édition de sa 
Géographie, par M. Reinaud. 

CXVI. 

Biographies des hommes illustres ù^^^l *^^Ji par Ibn Khal- 
lican, mort en 681 = 1282. L'auteur de cet ouvrage est trop 







»9 

connu par les travaux de Tydemann, deWûstenfeld, de M. Guckin 
de Slane et d'autres, pour qu*il soit nécessaire d'en parler plus 
longuement* Notre manuscrit ne contient que la seconde partie, 
qui commence par la biographie d'Abou Bekr Mouhammed 
ben el-Hasan ben Mouhammed ben Ziad el-Naccach el- 
Maoufily. 358f.in-fol. W.Fraehn, D. Asiai. Mus., p. 384, fErz.J 

Voyez par rapport à cet auteur, outre les ouvrages des savants 
déjà cités, la Notice de la vie d'Ebn Khallikan, dans V Histoire 
des sultans mamlouks, de T Egypte, etc., publiée par M. Quatremère, 
T. I, 2me part., p. 1 80 — 289, et la Biographie universelle, T. XXI, 
p. 156, à l'article Ibn Khilcan. 

CXVIL 

4JUÎa]| ijjjj\ <jUc,^iJU*J| Jfjui Anémones, ou Biographies 
des savants qui ont vécu sous la dynastie ottomane, jusqu'en 965 = 
1557, Cet ouvrage, l'un des plus importants pour l'histoire de la 
littérature chez les Turcs osmanlus, a été composé parThachkeu- 
prizadéh o^lj ^^/ç^ij^U», dont le nom en entier était Ifam- 
eddin Âboul-Kheir Ahmed benMouflih-eddinMourtafa, 
né en 991 = U95,6, et mort en 968= 1560. 11 est à re- 
marquer que le titre de Mouflih-eddin, donné ordinairement 
pvr nos bibliographes à Thachkeuprizadéh, était celui de son 
père et non le sien. Les biographies en question commencent par les 
mots : <î LUI ^ ^i» *i^ /*j ^j JJ ' <ii J«*l . Ce manuscrit date de 








e 







'--I 





100 



Tannée 986 = 1578,9, c.-à-d. de la 19me après la mort de 
Fauteur. II existe des versions turques de cet ouvrage, entre 
autre au Musée asiatique de TAcadémie, no. 589, à la biblio- 
thèque de Vienne {Mines de rOrierU, T. VI, p. 271, no.t76), et à 
celle de Paris [Cotai, p. 318, no. CXXXVII). Voyez, par rapport 
à l'auteur, sa biographie, insérée dans la coniinuatwn de l'ouvrage 
susmentionné par Aly ben Bal y «Jk Mscr. du Musée asiatique, 
no. 555, p. 2 et suivantes. 183 f. in-8^. fAkh.J 

CXTIIL 

Autre exemplaire du même ouvrage, de l'année 996 = 1587,8. 
180 f. in-8^ fAkhJ 

L'original, en langue arabe, se trouve, assez fréquemment, dans 
différentes bibliothèques, p. e. à celle du Musée asiat., no. 553-554*, 
et à celles de Paris [Cotai, p. 192, nos. DCCCLXVUI-XX), de Leyde 
{Cotai, p. 485, no. 1880, et p. !»86, no. 189V), de l'Académie 
orientale de Vienne (Krafll, p. 175, no. CCCXI) etc. Cf. Hammer, 
Geschichte des Osman. Reiches, Bd. IX, p. 239, no. 122. 

CXIX. 

Lettre adressée de la part du vézir de l'empereur de Maroc, 
Sidi Mouhammed (1757 — 1790), au roi (ùl^^AmJ)) de France, 
Louis XVL 11 écrit que, d'après la demande exprimée par 
le roi dans une lettre envoyée de Dar el-Beïdha, d'où l'em- 
pereur était parti pour Maroc, en cette dernière ville, et remise 






101 

à l'empereur, celui-ci veut bien lui accorder le monopole du 
sucre et du cuivre (cr^'), à condition cependant qu'il ajoute 
quelque chose au prix courant du sucre, et qu'il fournisse en 
échange des canons, des boulets, de la poudre etc. Le vézir 
assure enCn que celui qui a remis la lettre , s'est conduit 

avec une activité et une prudence parfaites. Cette lettre, portant 
encore le cachet de l'empereur de Maroc , dans lequel on ne 
peut guère cependant distinguer que des mots détachés, p. e. 
^J^\ kJi^/^i ...i>*^ Ail H JH't ' ®^^ datée du commencement 
du mois deredjeb deFannée ^^A (-'c/*^) 1I9V(?)= 1780. Elle 
commence, après la formule >^ ' <IJ J^K de la manière suivante: 

^jjJI (j LbJLoJl 4j^) i^^JJ ^^y^^Jtr ij} ^^J ^^A<Ââj dJul U^S dJ^ \Sj 

^ IfJ Uclj i?**J^) ^>J) jyo) AaU i^ySZ, Nous uc somuies pas 
sûr du reste d'avoir exactement précisé Tannée, indiquée d'une 
manière un peu confuse. Ceux qui auront d'autres lettres de ce 
genre à leur disposition, ne trouveront pas de difficulté à en 
fixer la véritable valeur, et surtout les orientalistes de la France^ 
à laquelle cette lettre se rapporte, et qui doivent avoir sous la 
main une multitude de semblables pièces. Voyez M. Thomasy, 
Lu relations de la France avec le Maroc, dans les Annales des voyages. 





>v 




T. LXXXVI, p. 130, T. LXXXVII, p. H5; Nouv. Annaleê, T. I, 
p. 28, T. III, p. 56, T. IV, p. 5. 1 f. m-fol. 

Pour de semblables lettres, adressées à des souverains ou autres 
personnages, voyez Nicoll, p. 397 et suiv., et M. Sily. de Sacy, 
Chrestom. arabe, 2de édit., T. III, p. 275 — 287, où Ton trouve la 
lettre de l'empereur susmentionné, dans laquelle il refuse, en 1196 
= 1781, d'accorder au roi de France le titre de mllhan ù^^»^. 




I. Médecine^ 



cxx. 

connu sous le nom de Licre glorieux, de la composition de Mouham* 
med ben Zakariya el-Razy (de Rey), renommé depuis longtemps, 
dans les écoles de l'Europe, sous le nom de Rhazes ou Rha- 
zis, et mort en 311 =923, suivant Ibn Khallikan, Abou'1-Feda 
et Hadji Khalfa, tandis que Abou'l-Faradj, ainsi que l'auteur de 
la Biblioiheca magna, dont Casiri nous a fourni des extraits, citent 
l'année 320 = 932, et Yakout l'an 321 =933. 

L'auteur a exposé dans cet ouvrage, comme il le dit lui-même, 
les opinions des anciens médecins de la Grèce, auxquelles il a joint 







108 

celles des docteurs modernes sur toutes les maladies, qui peuvent 
affliger l'humanité, de la tête aux pieds. Le tout est partagé en deux 
sections principales, subdivisées en vliJl Im ou discours. 

Ce manuscrit, en caractères neskhy assez ordinaires, date de 
l'année 1017 = 1608,9. 368 f. in-fol. fArd.J 

cxxw. 

^^l» iM^f j^ySJ] m^li] Grand recueil (de médecine\ gc- 
niralemefU connu sous le nom de Pandecles, énorme traité du même 
auteur, mais dont on ne trouve qu'une partie, assez considé- 
rable à la vérité, dans ce manuscrit. 11 n'en existe également 
que des fragments dans toutes les autres bibliothèques de l'Eu- 
rope, même à celle de FEscurial. Razy (Rhazis) fait connaître, 
dans ce long ouvrage, tout ce qu'il est nécessaire de savoir pour 
la conservation de la santé et pour se préserver des maladies. 
Ce traité, au dire d'ibn Abi Ofeïbia et de Bar-Hebraeus, n'a 
été rédigé qu'après sa mort par ses disciples, d'après les nom- 
breux fragments trouvés dans ses papiers, et c'est là le motif 
pour lequel il y règne si peu d'ordre ; l'ouvrage en entier se composait 
de trente volumes, comme le remarque Ibn Khallikan qui, de même 
que Ibn Abi Ofetbia, le distingue du -^^^^A• W , ou Grand recueil, 
du même auteur. Le manuscrit est subdivisé en dix parties, qui 
ne paraissent pas être rangées^ par ordre , pour les raisons énon- 
cées plus haut, et qui offrent en même temps de nombreuses la- 







104 



/ 




cunes. II est écrit en petits caractères neskhy, et date de Tannée 
100^= 1595. 396 f. in-foL fArd.J 

Voyez, relativement à Razy et ses ouvrages, Casiri, T. I, 
p. 262, et pour ce qui concerne ses Pandectes cS^I^, en particu- 
lier, consultez la 2de édition de louvrage de M. Sprengel, inti- 
tulé : Versuch einer pragmalischen Geschichte der Arzneikunde, T. 2, 



p. 390 et suivantes. 



CXXtM. 



ijolji] CjL^' c-juT Traité des propriétés démontrées par tex^ 

périence, ou dictionnaire de tous les corps appartenant aux 
trois règnes de la nature, avec l'indication de leurs propriétés 

démontrées par l'expérience. L'auteur qui, dans l'avant-propos, 
est appelé Abou'1-Ala benZohir (j^j)y suivant la prononcia- 
tion d'Âboul-Feda, ou ben Zohr, d'après le verso du premier 
feuillet, était lils de Abou Mervan Abd el-Melik, et descen- 
dait par conséquent de l'illustre famille des Avenzoar, si célèbre 
dans les fastes de la médecine. Cet auteur, des plus féconds, a 
puisé les matériaux de son ouvrage dans une foule d'anciens auteurs 
grecs et arabes, et l'a composé, comme nous l'apprend Ibn Abi 
Ofeïbia, en exécution des ordres de Aly ben Yousouf, troisième prince 
de la dynastie des Almoravides, qui a régné depuis 500 = IIOG^T 
jusqu'en 535= lHO,t. Le dictionnaire, après la formule uaitAe» 
commence par les mots: u^'^' ^Uj^f^^'J^* Vojeii niè^ 






105 



tivement à Aboul-Ala ben Zohir, les biographies des médecins, 
par Ibn Abi Ofeïbia, no. 54^8, du Musée asiatique, f. 68; Spren- 
gely 1. c, et la Biographie universelle, T. I, p. 75, à l'article Aben 
Zohar. 73 f. iIl-8^ fAkh.J 

CXXIII. 

Manuscrit contenant Le livre de Galien sur la thériaque «^uT 
J .-^' ii U^X^ • ^^Ç^ '^^S &fjçiax^Çy d'après la rédaction de 
Yahya el-Nahvy el-Iskenderany ^J'j J^^«' l5^*"' j^/A le 
grammairien d'Alexandrie, ce qui est dit tant dans la préface, où se 
voit l'expression j^'*^ selon F interprétation (de Yahya), que dans la 
conclusion, où les mots ^âj I L* d'après la rédaction donnent à-peu- 
près le même sens. Il faut néanmoins observer que Yahya, patriarche 
d'Alexandrie, vivait à l'époque où cette ville fut prise par les Arabes, 
en 64hl, et où l'on ne traduisait point encore les écrivains grecs en 
langue arabe. Comme cependant Yahya parait n'avoir pas été étran- 
ger aux occupations relatives à la médecine (voyez Casiri, T. I, 
pp. 236 et 283), et à celle de rédiger ou commenter les oeuvres 
des anciens savants (il a commenté de cette manière diiTérents 
ouvrages d'Aristote, v. Casiri, 1. c, pp. 2kh^ 304-5), on ne peut 
guère douter qu'il ne soit le rédacteur de cet ouvrage; mais il 
est permis de supposer que celui qui l'a traduit en langue arabe 

était un autre Yahya, connu sous le nom de Yahya ibn Bathric 

14 






/ 



100 



{jiij^ ^ U^"^ qui vivait du temps du khalife Mamoun (813-833), 
et qui fut aussi le traducteur du livre susmentionné de Ga- 
lien; voy. Casiri, T. I, p. 255, et Wenrich, De auclorum graecO' 
rum versionibus, etc., Lipsiae 1842, p. 257, circonstances qui ont 
pu contribuer à confondre le rédacteur et le traducteur, tandis 
que, malgré Tidentité de leurs noms, c'étaient probablement des 
personnages différents. Le présent ouvrage est pourvu d une intro- 
duction, qui parle de la manière dont Yahya se prit à réformer 
l'ouvrage original de Galien, en omettant ce dont il n'avait 
pas besoin; elle donne ensuite une liste, avec biographies, des 
dix médecins qui ont travaillé à la composition de la thé- 
riaque, p. e. de deux Andromachus, de Magnus, de Pythagoras 
cr*-^. '-/^' Abraclides ( Heraclides î ) Marinus, Galien etc. Le 
manuscrit date du mois de rebi 1 de Tannée 993= 1585, où 
un certain Mouhammed ben Ibrahim ben Ahmed ben Aly, vul- 
gairement appelé Ibn Coudj^j»^^' ou Abou Choueïb vrï*^^^ 
l'avait copié sur une copie exécutée, vers la ûu de l'année 6M 
= 1243, par le médecin Isa ben Camar ^^ i^f***p ^^K qui, 
de son côté, s'était servi de la copie faite d'après l'exemplaire 
écrit de la main de Ishac ben Honein (le célèbre traducteur, et 
peut-être même le traducteur de notre ouvrage), par Abou 
Nafr ben Saaïd ben Hirir ^/^ (Djerir?), au mois de chevval 
574 = 1179, dans la ville de Maoufîl. C'est donc une copie bien 







107 



remarquable, distinguée encore par la variété des encres de diffé- 
rentes nuances qui y sont employés. h2 f. in-fol. (Doubr.) 

CXXIV. 
jLj ^ I CmS Les oeuvres médicales d'Ibn Rochd. Ce manuscrit 
contient les ouvrages médicaux du célèbre philosophe et médecin 
arabe Abou'l-Valid Mouhammed ben Ahmed ibn Rochd, 
plus connu en Europe sous le nom corrompu d'Ave rro es. Né 
à Cordoue, en Espagne, il mourut, suivant Hadji Khalfa, T. I, p. 2^7, 
en 595 = 1198, tandis que Eichhom, Geschichle der Lùeratur, 
1828, Bd. I, p. 692, met sa mort en Tannée 1206. Ses oeuvres 
médicales ont été traduites et publiées en latin, à Venise. V. Eich- 
hom, L c; Sprengel, 1. c, T. II, p. ^62, et la Biographie uni'- 
verselle, T. 111, p. 113; cf. Casiri, T. I, p. IS^*. Cette copie, en 
caractères africains , datée de Tannée 669 = 1 270 , n'a donc été 
exécutée qu'environ 70 ans après la mort de Tauteur. 161 f. in- 
fol. (Doubr.) 

4j jcilj ii^3 jj slA^JU ju«L Ouvrage réunissant la doctrine sur les 
timples dans les médicaments et Us aliments, par Dhia-eddin Abou 
Mouhammed Abd Allah ben Ahmed, plus connu sous le nom 
d'Ibn Beïthar jLLaj^J, de Malaga, en Espagne, mort à Da- 
mas, en 6^6=1248. Hadji Khalfa, qui, à ce qu'il parait, 
ignorait Tannée de sa mort, le nomme Abou Abd Allah 










110 

première partie du manuscrit, du reste incomplète, est enrichie de 
nombreuses notes marginales et interlinéaires, et commence par 
les mots : aJ^. Jj^e ' J^ <IJ J^'. f. 1 —46. 

2) Gloses (vl^uulaJ, i^U) sur le commentaire de Cadhizadéh 
el-Roumy ^-oj^^l o^lj^^U, servant d'explication au célèbre 
traité d'astronomie, intitulé : ^9} ) ^J ^j*»*^' Traité succinct d^astronO' 
mie, de Tchaghminy <^/^<^. Voyez no. CXXVII. Ce dernier se 
nommait proprement Abou'l-Fadhl Mahmoud ben Mou- 
hammed ben Omar, suivant d'autres, Mahmoud ben Ah- 
med, ou bien Abd Allah ben Mahmoud ben Ahmed el- 
Tchaghminy el-Kharezmy, originaire de Tchaghmin, village 
de Kharezm. Casiri, T. I, p. 382, de son côté, nous apprend que 
ses prénoms étaient Abou Abd Allah, et Hadji Khalfa, à l'ar- 
ticle (j<«*, rapporte qu'il a terminé l'ouvrage susmentionné en 
618= 1221. Quant au commentaire no. GXXVII, on y trouve réu- 
nie la quintessence d'une foule d'autres ouvrages du même genre; 
dédié à Oulough Begh, petit-fils de Tamerlan, il a pour auteur, 
suivant Hadji Khalfa, le second collaborateur de ce prince pour la 
rédaction de ses Tables astronomiques, Cadhizadéh el-Roumy 
(mort en 8i5 = ltht2), dont le nom propre était Mousa ben 
Mouhammed ben Mahmoud, et le titre honorifiipie Ssalah- 
eddi n; mais, au témoignage de Casiri, T. I, no. 952, l'auteur de ce 
commentaire serait Ssafy-eddin el-Nahriry (?) jiJ^^i^ 







111 



KSitU^'' Il li'^s^ P^s inutile d'observer ici que Iladji Khalfa, sous 
le titre de vJJ^t*' cJ ^^^y^' ^«J**, cile un ouvrage commençant 
précisément par les mêmes mots que le commentaire dont il est 
question ici. Quant au glossaleur, il se nommait, comme on le 
voit par la Gn de cette seconde partie du manuscrit, dont la copie 
date de Tannée 1073 = 1662,3, Abd el-AIy el-Berjendy 
i5J^^ I , /î/s c/e M u h a m m e d : il est souvent cité dans les ouvrages 
géographiques et astronomiques des Musulmans, et on a de lui plu- 
sieurs traités sur ces deux sciences. Ce glossateur vivait en 889 = 
ikSkf comme on en a la preuve dans la fin de son commentaire sur 
l'ouvrage de Naflr-eddin Thousy qui traite de l'astrolabe (voy. no. 
CXXVIII, 1)). 11 avait le titre honorifique de Nizam-eddin, etUri 
(dans son catalogue, p. 28^) le nomme, peut-être par méprise. Al y, 
au lieu de Abd el-AIy. Cette seconde partie du manuscrit com- 
mence par les mots : c^jUll^ jjl-i^' VJ ^ J^'. f. 47 — 203. 

Voyez, par rapport à Cadhizadéh Roumy, l'article sur le 
commentaire susmentionné, rédigé par d'Herbelot, et NicoU,' p. 247, 
no. CCLXXVI. 

3) La troisième partie se compose de quelques feuillets, inti- 
tulés ^. ^w a>j^ ^ ijéfuLj] C^sA âJLj Opuscule traitant de la 
fueidon de la mesure nommée o^j^, et faisant partie du commen- 
taire de Tchaghminy. L'auteur, d'après les derniers mots de cette 
troisième partie, copiée en 1073 = 1662,3, se nommait Ahmed 







/ 

/ 



119 



ibn Seyid Ahmed el-Behdinany (?) ijl^JfJI. Les feuillets 
commencent par: p^ji ^AoûSUy. 209 f. m-4^ fAkh.J 

Commentaire sur le célèbre ouvrage d'astronomie, intitulé u^*^> 
^f «J Traité succinct d'astronomie, de Tchaghminy (y. le numéro 
précédent 2)). Ce manuscrit, dont les caractères sont on ne peut 
plus négligés, mais qui est enrichi dune foule de gloses margi- 
nales et interlinéaires, commence par: ^j^'^^f J*t cSJJJ 411 J^' 
14^; après les louanges de Dieu et celles de Mahomet, on y 
trouve les mots : ^f^\ ^\f. ^\ ^, 126 f. in-4®, (Akh.J 

cxxvni. 

Manuscrit renfermant les quatre petits traités suivants fort con<^ 



cis : 



1) P. ^"iJJi] iLijM^ J c^L Cu^ iJL^ Traité divisé m vingt 
chapitres, sur la connaissance de Tastroïabe, en langue persane, par 
l'illustre Mouhammed ben Mouhammed, connu sous le nom 
de Naflr-eddin Thousy (de la ville de Thous), mort en 
672= 1274. Il commence par les mots: ^^'^jAiljJ-^ 

vXA-l ^^j> c^.j^ ji\ j>f^\ ^)j ^ jcol/JU f. 

1—31. 



Il existe sur cet ouvrage un commentaire, intitulé *l « «» tf » 
r\ v-iL Clef du vingt chapitres, etc., à la bibliothèque de Bodley. 
Uri« p. 287, no. LXXXYII. 







113 



Voyez, relativement à Naflr-eddin, le mémoire de feu M. Jour- 
dain, sur l'observatoire de Meragha, inséré dans le Magazin en- 
cyclopédique, année 1809, T. YI, et Biographie universelle, T. XXX, 
p. 588. 

2) Traité sur F usage de T astrolabe, par Abou'l-Ssalt Omaiya 
^4^ j cU-ftlJ^I) ben Abd el-Aziz ben Abi'l-Ssalt, faussement 
nommé, dans ce manuscrit, à deux reprises,Abou I-Ssoulbc^^^fy'. 

Cet écrivain, également célèbre comme mathématicien, comme 
médecin et comme poète, naquit en 460= 1067,8, à Dénia, 
dans le royaume de Valence, en Espagne, et surnommé delà 
^ I jJI ^^^ jbif) el-Andalousy el-Dany, il mourut en 529 = 
Il 34*, 5, suivant Ibn Khallikan; mais il existe une quantité de 
variantes erronées sur l'époque de sa mort. Gasiri lui assigne 
comme lieu de naissance Séville ; mais cette assertion n'est appuyée 
par aucun autre écrivain. Le traité commence par la phrase : J^ 
J^Ul^j. f. 3^-66. 

Voyez, par rapport à l'auteur même, Ibn Khallikan, no. 103, 
et dUerbelot, surtout à l'article Aboulmaslat, ainsi que les ad- 
ditions de Reiske à cet article. Cf. Uri, no. 967, et Catal. Lugd. 
no. 1128. 

3] âJLj ou Traité de Housein el-Houseïny de Khalkhâl 

^IxUU (à deux journées d'Ardebil), sur le cercle que cet auteur 

nomme Indien ÂjJ^I ô^I^; il Ta écrit en 1006= 1597,8. Les 

15 




■go 
cCÎZoX 



m 







114 



premiers mots de cette troisième partie sont : ^^l*" VJ ^ ^^' 

<U' J' ^' Jy^ wMe l^' ^'. f. 70—80. 

i) Traité de Aboul-Meali (^Ullyl) Mouhy-eddin ben 
Hasaiiel-Sââty<^lcLJ)(rhorloger). 11 est intitulé : i^Ls^l jMil 
4^ljJ) i^ijLJi] ^ Exposition des merveilles relatives à F astrolabe 
invisible (?), et Hadji Klialfa (d après deux exemplaires manuscrits) 
en fait le plus grand éloge. Ce bibliographe donne à l'auteur les noms 
de Mouhy-eddin Abou'1-Ala; mais il est vulgairement connu sous 
les surnoms d'Ibn el-Mourtefi el-Soulthany el-Saaty(rhorIo- 
gèr) ^^LdLJI ^LLLJ) MJjit ^K On peut observer que le même 
article, dans 1 édition imprimée (T. I, p. 3ï6-7], ne donne point 
certaines indications qui se trouvent dans les deux manuscrits men- 
tionnés. Ce traité, qui est très rare, et parait même manquer aux 
bibliothèques de Constantinople, a pour commencement: iuLlI Jlt 
cr*^'* Toutes les parties du manuscrit datent de l'année 1081 
= 1670,1. 90 f. gr. in-8^ fAkh.J 

CULXIX. 

Manuscrit composé de deux parties: 

1 ) Un traité consistant en une préface, suivie de ï6 chapitres sur 
l'usage du quart de cercle, nommé V^t^' ^j ou Secteur, par Omar 
ben Mouhammed ben Ibrahim, avec le surnom el-Yékil 
(cMyi le lieutenant), originaire de Tunis et domicilié à Alexan- 
drie, ce qui lui a valu l'épithète de Maghriby ^^jU^ (l'Africain), 






113 



comme on le voit par le frontispice. II descendait de Ilasan et 
appartenait à la secte haneûte. Ce manuscrit, en très beaux ca- 
ractères neskhy, commence par les mots: ^J Jf^i ^^JJ) «UJ J^i 
L^^pUJI. f. 1—30. 



2) Traité des constellations et de leurs jonctions, intitulé : 
Jl^l^ *j^L jUIj l^ juoLJI Présetit fait à C auditeur, ou Traité 

de ce qui a rapport aux signes du Zodiaque et aux astres. Com- 
posé par le même auteur, il se divise en une préface et 
4*3 chapitres, suivis dun appendice. Il ne sera pas inutile de 
remarquer que le catalogue de la bibliothèque de Bodlcy (Uri, 

no. 1030) , mentionne un ouvrage intitulé J^ ^J ^LJ) ii^ 
mUI ^j^Ij, dont l'auteur, à son témoignage, est Aly ben 
Ibrahim ben Mouhammed ben el-Houniam el-Anfary 
^jLoJi) ^Lfll. Toutefois dans la seconde partie de ce catalogue, 
composé par NicoU et Pusey, p. G06 , on observe que ce 
n'est pas l'ouvrage a«LJ) ii^ même, mais un abrégé intitulé: 
^Uàj\dPJj Délices de Fauditeur, du même auteur, nommé Ben 
Âlhemam Abu Mohammed Ben Ibrahim ^*K Ce der- 
nier ouvrage n'est pas cité par Iladji Khalfa, qui, T. II, p. 
^28, nomme seulement un ouvrage y) iu«LJI ii^, composé par 
Ala-eddin Aly ben Ibrahim ben el-Chàthir. Getle seconde 
partie, dont les caractères neskiiy sont tout aussi élégants et 
de la même main que ceux de la précédente, commence par les 





- ^^^KSe '*^ 



oj 





116 



mots: il'^Vl ^\j:> jjs ^jJl 4AI J^l. f- 31—97. 97 f, gr. in- 
8^ (Akh.) 

cxxx. 

Manuscrit composé de huit parties , dans Tordre suivant : 

1) Un commentaire surlopuscule intitulé %LJjm^ ^i^j'O^ io^>i« 
i^j^l ju^ ôUmll ôj5ljJ) juj/^ jL^J^ J^jJI JUcI p\js^\ Introduc- 
tion succincte à Fart de déterminer la longueur des jours et des 
nuits à Taide du quart de cercle , nommé secteur. Cette intro- 
duction, composée d'une préface, de 17 chapitres et d'une con- 
clusion, est extraite de plusieurs traités d'ÂbouAbd Allah el- 
Mardiny (^^j*-*', et de diiTérents autres écrivains. L'auteur en 
est inconnu, ainsi que celui du commentaire même, qui commence 
par les mots : ^^1 /#* ^y^ jtSd\j» f- 1 — 13. 

2) Un traité fort succinct sur l'arithmétique, dont l'auteur ne s'est 
pas nommé ; il commence par les mots : v '^' J 1 ^ I c-j L*i) v-^ L 
Jjl^^J. f. 13— H. 

3) Un petit traité très concis, sur l'usage de \ astrolabe, par 
Beha-eddin el-Amily ^'•"»Jl, dont le nom entier était Beha- 
eddin Mouhammed ben el-Houseïn el-Amily. Hadji 
Khalfa, qui seul lui donne le surnom de :>! J«J) ^1 fils du cal- 
culateur, au lieu de Amily, dit qu'il est mort en 95'i-= 15^7. 
Ce traité commence par OUj:> tZ^mjj], f, |4 — 17. 






117 




k) Un autre pelit traité sur le Secteur, intitulé JJI ^J ilL^ 
Cs-î»' AtrU Opuscule sur T emploi du secteur, qui devrait renfermer 
une préface et vingt chapitres, mais dont les dernières pages 
manquent. Il commence, après la formule ordinaire, par les mots : 
^^L J^l JiJLjoJi^ jjuj. f. 18 — 25. 

5) Un petit opuscule sur le même sujet, intitulé J^ IaJ) îu \jp 
Guide de celui qui fait des opérations (astronomiques). Il se compose 
d'un discours préliminaire, suivi de 15 chapitres. Les premiers 
mots sont: dlx^^l ^J ^--j^jj)) <il jUI. Cette copie date de 
Tannée 1116 (m?) = 1704-5. f. 26-33. 

6) Un traité abrégé, où l'auteur décrit les chiffres tracés sur 
les instruments d'astronomie, nommés ^JLiJI KjdjLJéi] Astrolabe 
du nord. Le commencement est conçu: '^>fl Jf^L» )j^<îj jlUI. 
(voyez ce même commencement au no. GXXVI, 1)). Cette copie 
est de l'année 1115= 1703-4^. 

7) P. Deux pages en persan sur les Logogriphes U*l), par un auteur 
anonyme. Commencement: U«^v^Lj) ^jLcj^ ^^yJii^i^^ *^'j^, 

8) Un traité sur YAstrolabe, communément intitulé Les 20 chon 
pitres, par Naflr-eddin Thousy (voy. no. CXXVIII, 1)). Le 
présent exemplaire offre une variante sous le rapport des premiers 
mots, qui sont: ^yuJl Jl>- 4JU J^l , et après lesquels on lit: 
^1 C-i^f»»j^ C^t m ijto^X^ ^J' ^' 50 — 63. Celte partie du manuscrit 
a été copiée en 1116 = 170V,5. 63 f. in-8^ (Akh.) 







lao 

CI. Le commeDtaire même porte, comme od le voit par la fin, 
le titre de ^jm^k^i J^d L^ ij*^j^' ^Présent du Réïs, servant de 
commentaire aux figures fondamentales de la géométrie. Il a été dédié 
à Oulough-Begh, petit-fils de Tamerlao. Cette troisième partie du 
manuscrit commence par les mots : jj^ ^ J^^y^ l5jJ' AU J^K 
La copie, exécutée par un Ibrahim ben Mahmoud ben Ibrahim, 
date de Tannée 116% = 1750. Des exemplaires de l'ouvrage ori- 
ginal, accompagnés pour la plupart du commentaire de Cadhiza- 
déh, se trouvent au Musée asiatique, no. 625, à la bibliothèque 
Bodleyenne (Uri, no. 967), à celle de TËscurial (Gasiri, T.I, no.9ii'7), 
dans plusieurs bibliothèques de Gonstantinople, et à Munich (Flûgel, 
fFiener Jahrb., Bd. 47, Anzbl. p. 18). 127 f. in-8^ 



li. Poésie. 



Mefrique, Recueils de poésies (Divans), etc. 

cxxxw. 

Commentaire sur le traité de métrique (u^jlt^' J^) , intitulé : 
U9jj^f Je ^^^.tti? Précis sur la métrique, par Âbou Abd Al- 
lah Mouhammed, connu vulgairement sous le nom d'Abou'l- 







191 



Djelch el-Anfary el-Andalousy el-Maghriby i^/^^yi' 
fjfj'^' (,y**Ji>'^l e5j'^*'- Suivant une indication au verso du pre- 
mier feuillet, Fauteur de ce commentaire serait kSj^j*^^' (J<»J 
el-Mahdh el-Qeïfarieb'vy, ou Mabdh de Césarié (?). Le com- 
mencement est conçu en ces termes : >^^1 à^j^^^Ql ^^ ruyl jm 

26 f. grand m-8^ fAkh.J 

€XXXV. 

Divan, ou Recueil de poésies du célèbre Moutenabbi ^^j^i 
dont le nom entier était Âbou'l-Tbayib Âbmed ben el-Hou- 
se!n ben Âbd el-Ssamed el-Djaady el-Kendy ^J»' 
^SJ^K de la tribu de Djaad, né dans le bourg de Kenda, près 
de Koufa, en 303 = 915,6, et assassiné en 35ï = 965. Cet au- 
teur est regardé, dans le Levant, comme un des poètes arabes 
les plus distingués; mais la haute opinion des Orientaux sur son 
mérite provient de la corruption du goût parmi les Arabes des 
temps modernes. Ses contemporains n ont jamais partagé cet en- 
thousiasme sur son compte, comme le prouvent les critiques de l'il- 
lustre vézir de plusieurs princes Bouveïhides, Ssabib Ismaïl ben Âb- 
bad, dans son ouvrage intitulé i^j^'^;^ j^^u*^ ^ ,jia)) Révéla- 
Hom des fautes des poésies de MoiUenabbi, de même que celles de Té- 
mdit AbouSaaid el-Oumeïdy (mort en 330 = 9^1,2), dans son 
traité intitulé ^^/^i^J Ol*^- ^ i* Lj ) Exposé des plagiats de Monte- 

nàbbif et enfin aussi les critiques du célèbre philologue Ibn Djinny 

16 






,^^^1, mort en 392= 1001,2; voy. Casiri, T. I, p. 7k, et de 
Sacy, Anthohgie grammaticale, p. ki ; comparez également ce que 
dit le premier auteur, p. 136, no. ï68, sur le compte de Âboul- 
Hasan Hamza et-Iffahany (cf. no. 1697), par rapport à 
Abou Kethir (^j^ yi\) Abd el-Rahman el-Mifry. Le manu- 
scrit commence par Thémistiche ^J^, ^yJ' ^yi ^ KSyv s^^ 
mais il est incomplet à la fin. 287 f. in-4^. (Akh.) 

Les poésies de Moutenabbi se rencontrent en grand nombre 
dans les différentes bibliothèques de l'Europe. Outre les exem- 
plaires cités par M. de Hammer, dans la préface de sa traduc- 
tion en vers allemands des oeuvres de Moutenabbi, p. X, on 
en trouve encore les manuscrits suivants, contenant le texte seul 
accompagné des commentaires, aux bibliothèques: de Paris, no. 
MCCCLXXXIII, MCCCLXXXXIX, MCCCCXXIX-X; de l"Escurial, 
les commentaires no. CGLXX et CGCGLXXXVII; de Bodley (Uri, 
no. MCGXXI) , ainsi que les commentaires de Vabidy , no. 
MGGXLVIII et MGGXLIX, au Musée asiatique, no. 33, et le 
commentaire de Vabidy, no. 35, ceux d'Aboul-Ala Maarry, no. 36, 
et d'Ibn Djïnny, no. 37; à la bibliothèque de Benzel Stjema (cata- 
logue d'Aurivillius , p. 50); à celle de M. dltalinsky (à présent 
appartenant à l'Institut oriental du Ministère des affaires étran- 
gères à St.-Pétersbourg) ; à celle de Gotha (Môller, no. DLXXYIII 
et DLXXIX); le commentaire de Vabidy, no. DXXXIII, à celles 












183 

de M. Rich (Mines de T Orient, T. I, p. 1 12, no. 62, 63 et 64, 
et le commentaire de Vahidy, ibid. p. 111, no. 61) et de Stc.- 
Sophie de Gonstantinople (Toderini, traduction allemande, T. II, 
p. 65), et le même commentaire, ibid., et dans d'autres biblio- 
thèques de Gonstantinople; à celle d'Upsal (Tomberg, no. GXXXI 
— CXXXIII, et le commentaire de Vahidy, no. CXXXIV), etc. 

Consultez, relativement à Mou tenabbi, de Hammer, l.c, de Sacy, 
Chrestam. arabe, 2de éd., T. III, p. 80, Bohlen, Comment, de Motenabbio, 
Bonnae 182V. et Dieterici, Mutanabbi u. Seifuddaula, Leipz. 18^7. 

j^\ ijj^j *^ ^ f>^^ viwi^'cl^) Ondie qui se répand sur le 

commentaire du poème intitulé Lamiet el-Âdjem, ou commentaire 
du célèbre littérateur Ssalah-eddin Khalil ben Eïbek el- 

Ssafady fjJ^> *^*^', ou de Ssafad en Syrie, mort en 764= 1262, 
sur le poème moral, qui est intitulé Lamiet el-Adjam, ou Lamiet 
persan, autant parce que tous les vers se terminent par la lettre Lam (/), 
que pour le distinguer d'un autre plus ancien, par Ghanfara, connu 
sous le nom de Lamiet el-Ârab Lamiet arabe. L'auteur du Lamiet 
persan est Mouayed-eddin Abou Isniaïl el-Houseïn ben 
Aly, surnommé T houghraiy ^ 1^/^ (fonctionnaire chargé de tracer 
le chiffre ou monogramme du souverain sur les firmans). U naquit 
à Ispahan, et après avoir rempli les fonctions de vézir de Masoud, 
soultan Seldjouqide de Maoufil, il fut assassiné vers Tannée 515 = 
1121,2. Quant au commentateur, l'un des écrivains les plus féconds 






185 

el-Chouchtery, ou plus communément el-Toustery, ainsi 
nommé de la ville de Touster, aujourd'hui Chouster, dans la pro 
yinee de Kbouzistan en Perse. Lauteur était un cheikh Ssoufy, 
dté par M. de Hammer, TViener Jahrbiicher, T. 73 Anzbl. p. Il, 
no. 4*589 où il est appelé el-Tuschteri, et qui est bien connu 
du cheïkb Mouhammed Thanthavy. Il se peut aussi que ce soit le 
Aboul-Hasan, surnommé el-Ssoufy, cité par M. de Sacy, 
Anthologie grammaticale, pp. 102 et ikk. La suscription du manu- 
scrit est conçue en ces termes: c^J»» ^^ 4U^ i^J^^ >Uj) 4^\ Jli 
JL; <i|l A^^^j^iuiJ) juÀ\ ^1 ^1 ji^Ji^l Jf^j j^\. Celte 
copie, Cûte par un Câsim ben Mouhammed el-Maghriby, c.-à-d. 
de l'Afrique, date de Tannée 1072 = 1661. 1 12 f. in-'f°. fDoubr.J 

Fragment d'un manuscrit assez ancien, mais incomplet tant au 
conunencement qu'à la fin, de sorte qu'on n'en saurait préciser 
ni l'auteur ni le titre. 11 commence par des vers, et nommément 
par les mots : ^^^J ^j^ ^^ ^^j\ viennent ensuite un poème de 
Ibn Makhlouf ij^ ^1, et d'autres poésies, ainsi que de la 
prose rimée , presque le tout d'une teneur erotique. Fin : 
^^j. 31 f. petit in-lh®. 

€XXXiX. 

^j^ P^ Le Recueil béni. C'est le titre, en grandes lettres 
d'or, que porte ce joli manuscrit sur le premier feuillet , où 







126 

86 trouve aussi l'énumération des pièces qu'il renfermait originaire- 
ment, savoir: I) le Divan du cheikh érudit Ibrahim el-Mimar; 
2) rhistoire des gouverneurs et régents de TÉgypte, par Âbou 1-Hou- 
seîn el-Djezzar, avec la continuation d'Ibn el-Richah; 3) le poème 
sur les ornements du style, par Ssafy el-Hilly; k) le traité (intitulé) 
el-Hatimiyé, par Abou'l-Moudhaffer el-Hatimy, et plus loin le poème 
de Abou 1-Thayib el-Moutenabbi, avec les neuf genres de poésies, 
par le cheïkh Ssadr-eddin Souleïman ben Abd el-Hacc O'yi^ 

v5*' «-^ (ji O W*-- (ji^^ jJ^. Mais actuellement on n'y trouve 
plus que les pièces suivantes : 

1) Les poésies de Ibrahim el-Mimar. Les suscriptions des 
poèmes ^f J^ sont en grandes lettres d'or. Ces poésies sont pré- 
cédées par les mots: jU«il ^^\ c->?j^^ A^J^^ V^^^' /^^ J^ 

Jlî jjLLLJl ^jjc ^^^^Xil «^^ jc, Aie Le, ^JL; «ui' <^L-. n dit, 

le lettré, réminent, T intelligent cheïkh Ibrahim el-Mimar, que le 
grand Dieu lui soit propice, et qu'il lui pardonne, à lui et à toui 

les vrai-croyants, en louant le sultan, en chantant etc.; après quoi 
vient le poème qui conmience par les vers : 








197 



Parmi ces poésies il y a aussi deux épi^amnies mordantes contre 
les Juifs et les Chrétiens, et l'opinion émise par Casiri, T. I, p. 13^9 
no. CCCCLXI9 par rapport aux productions d'un poète, appelé, 
d'après lui, également Ibrahim el-Mimar, s'accorde parfaite- 
ment avec le contenu des poésies en question , qui , pour 
la plupart , consistent en épigrammes et autres petites pièces. 
Le même bibliographe place la mort du poète, qu'il nomme 
Abrahim Abu Obaid Alniamar el-Bagdady el-Lou- 
ghevy, le philologue de Bagdad, en 209 = 825, d'accord avec 
les données et de d'Herbelot, qui, à l'article Mamar ben al 
Mothani, le fait mourir en 209 = 82^^^ (ou 210 = 825), 
et de Hadji Khalfa, aux articles pl*^' jL^' Histoire de HedJjadj 
(T. I, p. 185, no. 191) et J^*' <^U-I Aom« de$ chevaux (ib. p. 287, 
no. 690), etc. Ils parlent d'un polygraphe qui, suivant Ibn Khalli- 
kan, no. Tki^ a composé environ 200 ouvrages, et mourut en 
209, à Bâfra, ou suivant d'autres, en 211 ou 2 1 3. Enfin le ca- 
talogue de NicoU et Pusey, p. 691, à l'article Mamar, porte que 
ce dernier rassembla les vers satyriques de Djerir et de Ferazdac, 
ce qui semblerait une nouvelle confirmation de l'identité de 
Mamar, mentionné par Casiri, avec notre poète. Mais il est à remar- 
quer: 1^ que le philologue de Bâfra (c'est ainsi que le nomme Ibn 
KhaUikan) est appelé „;•*« et non pas j L»^ ; 2^ que les vers cités 
par Reiske {AnnaleB muslemid, T. II, p. 671, rem. 131) ne se 






138 

trouvent pas dans notre collection; 3^ que les poésies contenues 
dans notre recueil signalent une époque bien plus reculée de 
celle ou l'ancien Mamar a vécu; k^ que le nom du poète dont 
il s'agit ici, est jU«l) et non pas ^r**» et 5^ que notre col- 
lection parait avoir dû renfermer des pièces de poètes à-peu-près 
contemporains de l'époque où elle fut rassemblée. Dans Hadji 
Khalfa, à l'article ù'^^ Recueil de poésies, on trouve, tant dans 
l'édition imprimée, T. II, p. 2^2, no. 51 57, que dans deux exemplaires 
manuscrits, un Divan de Ibrahim el-Âmmar (dans les manu- 
scrits ^U«Jl el-Imad ouÂmmad, d'après d'autres el-Heddjadj) 
l'Égyptien, philologue élégant, connu vulgairement sous le nom de 
Ghoulam el-Noury, et mort en 7k9 = i3k8. Or, à l'année 
7^9 dans l'ouvrage d'Aîny, on trouve que ce fut dans cette année 
que mourut Djemal-eddin Ibrahim ben Âly ben Ibra- 
him, connu sous le nom de el-JVTimar el-Hidjazy el-Mifry 

l5-^' L5-i • J*^'» homme lettré, élégant (o»i/»), enjoué d'esprit 
(«^1 ciî»i), auteur de jolies compositions a^^I cl-Û et mort à 
Cahira, dont plusieurs vers sont cités. On ne peut guère douter, 

à notre avis, 1° que Casiri, qui appelle son poète, jU«^) a^'^' 
^^IjiàJI ju^^l Ibrahim el-Mimar Âbou Oubeïd el-Bag- 
dady, de Bagdad, n'ait confondu le poète Mimar avec Mamar, tant 
relativement aux noms qu'à l'année de sa mort; 2^ que les noms 
de Âmmar et Heddjadj chez Hadji Khalfa, ne soient des fautes, 







120 



probablement des copistes; 3^ que notre poète vivait en Egypte, 
où il ponvait faire les éloges des sultans et de grands personnages, 
et qu'il y mourut sous le règne du sultan Zeîn-cddin Ghaaban 
{Ik^'-l^T = 13^5-6). Le prince, par les louanges duquel com- 
mence son Divan, doit donc avoir été un des sultans mamlouks. 

Il ne faut pas non plus confondre notre poète avec Moudih- 
j eddin ben el-MaouIIa Mouhy-eddin, vulgairement nommé Ibn el- 
Mimar, ou Mimarzadéh, dont le père était cadhi ou juge à Haleb, 
et qui mourut en Egypte, en 972= i56V, auteur de gloses sur 
les gloses de Maoulla Hasan Tchelebi sur le Telvih ^>^'; voy. 
Hadji Khalfa, T. II, p. hkS, et Aly ben Baly, f. 20— 21. 

Il y en eut encore d'autres qui portèrent le nom de j'«^, ce 
qui signifie architecte^ par exemple Oustad (le maître) Cavam-eddin 
Mimar, de Chiraz, un des architectes les plus distingués de son temps, 
et à qui la ville de Herat était redevable d'excellentes constructions. 
Celui-HU mourut en 842 = 1 438, au commencement de chaaban. 
V. Khondemir, LAmi des biographies, p. 100. 

LfCS poésies de Mimar paraissent être très rares, et nous ne les avons 
trouvées dans aucun catalogue des bibliothèques orientales, f. i-46. 

2) Une ode iambique ^j^j' , renfermant Tllisloire des gou- 

^ vemeurs {et régents) de F Egypte, par le cheikh érudit Âboul-Hou- 

seln el-I^jezzar, et la continuation de Ibn Richah, que Dieu 

leur pardonne/ jlj*l ^j-î^' u^' «^i^^' /i-^ .j*^^ ^^j ^j^^ 



17 







130 



Ue^ <Ui) lie A-ifcf j ^d <ulc JjJJI Q^^»^ L^j, C'est une briève énu- 
mération des gouverneurs et régents du pays susmentionné, en vers, 
au-dessous desquels, à chaque gouverneur, se trouve un court 
commentaire ou exposition sur le temps et les noms les plus usi- 
tés de chacun deux, qui, à cause du mètre, ne sont pas toujours 
désignés par les noms sous lesquels ils étaient vulgairement con- 
nus. Le poème lui-même est précédé d une courte introduction, 

que voici: c>ej^' J^^ J^' J-^LJ' ^Lo^^ ^J' l^t^' ^1 4Îl'f^ 



Qj ji J»«lJ J LUj j^^L J jljJI^ <JjLr^' l5^' ^^ Ji J^ 
Âj 1»Âm* ^ v^»,^ ' ^*"***' .^*'* c3 ®^ y* O "^^ ajL«JL*#^ •jaaam^ A!*>^ ^'"***' -4m ttofii 
de Dieu etc. Il nous a rnœnté, le cheikh, rimam, rexcellenlf auteur 
de belles et utiles poésies, rhabile, le maitre bien lettré Djemal- 
eddin Abou'l- Houseîn Yahya ben Âbd el-Adhim ibn 
Yahya ben Mouhammed ben Aly el-Mifry (d'Egypte), vul- 
gairement appelé el-Djezzar, le & du grand ramadhan, en Tanr 
née 667 (?); il était né au mois de fafar 601. Ensuite vient 
le texte même du poème, qui, avec son commentaire au dessous, 
commence de la manière suivante : 



^1 Ô^JI'J 







0-«'*1,^,-«'01 X» 









<\ dJLc <^ I ^^jôj vliUi (J-amaj ^f 9^ oIâm I J^ 

De cette manière le poème arrive jusqu'à TaiiDée 676 = 1277, 
c.-à-d. jusqu'au règ^ne du sultan mamlouk Bereké-Kban (1277 — 
1279), au sujet duquel il dit: 

Àlor% régna Theureux roi, sous la protection duquel chaque jour est une fête. 
Suit la coDtinuatioD d'Abou'l- Faradj el-Katib el-Mifry, 
le secrétaire, l'Égyptien, nommé Ibn el-Ricbab, depuis l'an- 
née 678 jusqu'à l'année 7611^, c.-à-d. depuis le sultan de la même 
dynastie babarite Selamech (1279), jusqu'au sultan el-Melik 
el-Acbraf Gbaaban (1362,3). Après une courte préface le 
continuateur dit: 





rO>.>.K 




n 

51 o: 




139 



' . ." «î *' 



^jlî^^JiiJJ •^'iLoj*.^) J 






et s'arrête enfin, comme nous 1 avons dit déjà, en l'année 76^ = 
1362, au sultan Ghaaban, dont il fait mention dans un beït ou 
distique, écrit en lettres d'or : 

Quant à l'auteur de ce poème, c'était le poète et panégyriste 
des souverains, émirs, vézirs et autres grands personnages, connu 
sous le nom de el-Djezzar, né, comme nous l'avons vu, sui- 
vant Âïny, en 600= 1203, une ou quelques années plus tard, 
et mort le 12 de chevval 679 = 1280,1. La donnée de Aïny 
est confirmée par Macrizy, voy. Histoire des sultans mamlouks de 
r Egypte, publiée par M. Quatremère, T. II, Ire partie, p. 27, et 
Hadji Khalfa, T. IV, p. ï-Sl, no. 9300, qui cite de lui un ouvrage 
jblyi jLily Fnictus mensales , se trouvant dans la bibliothèque de 
Bodley (voyez Un, p. 112, no. CGGCXX). — Est-ce que l'année 
667, alléguée plus haut, serait une faute du copiste, parce 
que le poème composé par Djezzar, est conduit jusqu'à l'année 
676? f. W— 66, 






OCJKOX 



se* 



i 



188 

3) Poème du mètre basith ^»r^, dont il ne reste ici que 132 
*1^ ou distiques, sur Tart d'employer les ornements du style. 
L'auteur ne s'est pas nommé, mais, suivant l'inscription déjà citée, 
c'était Ssafy-eddin el-Hilly, de Hilla, mort en 750= ISï-dtSC, 
dont les autres noms, d'après Aïny (Msc. de l'Académie), T. lY, 
p. 488, étaient Ssafy-eddin Abou'l-Fadhl Abd el-Aziz ben 
Seraya ^fj^ ben Aly ben Ahmed el-Thaiy el-Sinbisy 
^n i^ l i u) ] (de la subdivision de la tribu arabe Thaiy, nommée Sin- 

bis) J[il el-Hilly, c.-à-d. de la ville de Hilla (la leçon ^^^1 
n'est qu'une faute du copiste), où il était né un vendredi, le 5 
de rebi II 677 = 1278. Ce poème, d'après l'introduction qui le 

précède, et qui commence par les paroles : LJ Jl> ^jjll 4U jUi 
ù^r '„/***', pourrait être pris pour le commentaire que l'auteur 
composa sur son propre ouvrage, intitulé: i«J%>Jl ^^ Compo- 
sition suffisante sur les ornements du style, lequel, d'après Hadji Khalfa, 
commençait de la même manière que celui dont nous parlons; 
mais, de l'autre côté, le commencement du poème original, fourni 
par le bibliographe cité (T. V, p. 5, no. 9702), ainsi que le 
poème lui-même, font voir que ce n'est pas le commentaire, 
mais l'original. Le commentaire portait le titre de ^^1 /^' 
Les résultais divins. 

Dans l'introduction, écrite en prose, l'auteur nous apprend qu'il 
avait emprunté aux livres des savants ce qu'il y avait trouvé sur 







son sujet, en y ajoutant plusieurs genres P^y* d'anciens poètes, 
et que d'abord il s'était proposé d'en composer un ouvrage plus 
circonstancié; mais ayant été surpris par une longue et grave 
maladie, un message survenu en songe de la part de Mahomet 
lui enjoignit de rédiger un poème laudatif, en lui promettant 
sa guérison. Il se mit donc à l'oeuvre, et composa une cazide, 
ou panégyrique, du mètre basith ou longue ^t^^ contenant 1%5 
4!^ ou distiques, où il put employer tous les genres d'ornements 
rhétoriques, au nombre de 151. 

L'auteur fait allusion au songe susmentionné, dans les vers sui- 
vants: 



jujjudl 



»'. t 






«Ijll 



<^J 



u 



^ ^ji) j^^yf o*^ * '^ Ù^ijj^ (j* <l-ii lil j*j 



U^ 



ui." 



Les vers suivants peuvent encore servir de preuve, comment 
le poète s'est acquitté de sa charge : 







139 



• 0^ 










^^^^âlli)^ J»^) J^^ * 1» je ^ ^ jJJ ^^^ iJU^Ô ^ 



> , *i *»".*' .^ ^< #» 1 ^ 



Ce beau manuscrit était destiné, comme l'atteste l'inscription en 
grandes lettres dor, sur le premier feuillet, pour la bibliothèque 
du sultan Chaaban ben Houseïn (1363 — 1377), et il pourrait être 
l'autographe du commentateur, ou au moins avoir été écrit sous 
sa surveillance. 85 f. in-8®, (Frol.) 

Quant à Ssafy-eddin, voyez Ssafi^ddin Ilellensis carmen éd. 
Bernstein, Lipsiae 1816. cf. Ilumbert, Anthologie arabe, p. 82, et 
Kosegarten, ChreMomalhie arab^, p. 157, Nicoll, Catal. p. 302, no. 
CCCIII, et ib. Index auctorum, p. 651^. Son Divan se trouve à Gotha 
[Moeller, no. 596), et à notre Musée asiat., en 3 exemplaires, no. 87 

— 89 ; ce dernier possède aussi la ^^Ji avec des commentaires, no. 
90—91, dont celui no. 91 commence par les mots: ^jji^ 411 ^' 
ùW.^ U J»l; cf. Fleischer, Codd. Ltpf., p. 546, et Oriental 
mamatripts purchased in Turkey, no. 63, p. 13, ou l'année de la 
mort de ce poète est placée en 752 = 1351. 










136 



Lettre écrite le 3 du mois de rebi I 1157, c.-à-d. au mois 
d'avril 17V^, par un maoulla ûk-r* Sirhan, probablement de la 
ville de Bâfra, à M. d'Olter, comme le prouve l'adresse : J»*' i^j^ 
p^ll^ï^U yy*^j^ A Son Excellence, M. d'Oiter, le très honoré, dans 
laquelle le maoulla, après avoir exprimé son ardent désir de revoir 
M. Otter, raconte qu'il avait été renfermé dans la citadelle de 
Bâfra, assiégée par les Persans, au nombre de 30,000, outre leurs 
alliés, les Arabes, etc., qui, s'étant emparés du fort de Gurdilan 
U^^^ (situé de l'autre côté de la rivière, vis-à-vis de Bâfra), 
tuèrent Kerim Agha Toufengdjibachi de Yahya Agha, et assiégèrent 
cette ville, sans cependant réussir à en prendre la citadelle. Eniin 
la paix conclue, la nouvelle en arriva à Bâfra le 20 du mois de 
chevval 1156, c.-à-d. au mois de novembre 174'3. Gomme les 
Bafriens se sentaient beaucoup d'obligations envers Ahmed Pacha, 
ils lui envoyèrent quatre cazides ou panégyriques, composées par 
des poètes de cette ville, au sujet de son siège par les Persans. Il 
ajoute que sur tous ces événements M. Otter aura des nouvelles 
plus circonstanciées par le père capucin Mikhaïl J^ Lsu c5j ^ ^'' 
^^D^l. Les quatre poèmes susmentionnés se trouvent f. 3, verso, 
jusqua la fin de notre manuscrit, ^qui, à cause de cela, a été placé 
sous la rubrique de Poésie. La lettre est signée ju«^l (jol^i 
4^BvjU^M# >1J ^>ai) i> sincèrement dévoué, le désireux (de vous 







137 



revoir) ei ami le maovdla Sirhan^ écrivain ou secrétaire. 12 f. 

On peut voir sur le séjour de M. Otter à Bâfra, pendant les 
années 1739— 17^3, et sur les événements mentionnés dans cette 
lettre, ses Voyages en Turquie et en Perse, Paris, 17*8, T. II, 
pp. 46f 189, 358, 380 etc. Cf. Hammer, Geschichte des Osman. 
lUiehês, T. VIII, p. 39; Malcolm, Histoire de Perse, Paris 1821, 
T. III, p. Ul. 



I^mouYclles et Contes. 



CXIjK. 

Second volume d un commentaire sur les célèbres séances ou nou- 
velles vl'Uuu de Hariry, dont le nom entier était Abou Mouham- 
med el-Gasim ben Aly el-Hariry ,j^^J el-Bafry, marchand 
de soie de Bâfra, né en kk6 = 105^, et mort, suivant Abou'I-Feda, 
en515=1121, ou suivant d'autres, en 516=11 22,3. Les I ra vaux 
de MM. de Sacy, Rûckert et d'autres l'ont fait suffisamment con- 
naître en Europe. Le présent commentaire a pour auteur Abou'l- 
Abbas Ahmed ben Abd el-Moumin, surnommé el-Cherichy 

iàfjiJ] , parce qu'il était de la ville de Xérès en Espagne, et mort, 

18 







138 



suivant Hadji Khalfa, qui, en parlant de cet ouvrage, dit qu'il peut 
tenir lieu de tous les autres commentaires, s. v. vJJUUU, en 6 19 
= 1222. Ce volume,. qui commence à la 25me séance ou nou- 
velle â^Iâ«, a pour commencement, après un passage de Hariry 
même, les mots suivants : ^u*iJ) ^J C-*îl O^Li aJy. On ne peut 
guère deviner pourquoi le rédacteur de la liste venue d'Âkhal- 
tsikh l'attribue à Radhy-eddin el-Coudsy ^^j^^' ^J^'ij^j 
Ce manuscrit, en caractères neskky, date de Tannée 808= H05. 
206 f. in-fol. fAkh.J 

Le même commentaire se trouve au Musée asiatique de notre 
Académie, no. 96, et à la bibliothèque de Vienne (Mines de FOrieni, 
T. IV, p. 273). M. de Sacy en a eu également deux exemplaires 
à sa disposition, pour la publication de son excellente édition des 
nouvelles de Ilariry. Voyez, relativement à cet auteur, la préface 
de l'ouvrage susmentionné, publié à Paris, en 1822. 

CXLII. 

ixJj iLI eiJl Les mille et une nuits. Exemplaire complet de cet 

ouvrage, jouissant d'une si grande renommée. Il date de l'année 1217 
= 1802 et a été écrit par le cheikh Aly el-Anfary ibn el-Cheïkh 
Ibrahim el-Anfary. C'est le même exemplaire, d'où M. de Hammer 
a traduit en français les contes jusqu'alors inédits, et traduits ensuite 
par M. Zinserling en allemand, Stuttgart et Tûbingen, t823-'i. 
Voyez ces deux ouvrages pour d'autres détails. Le manuscrit com- 










139 



mence par les mois : J^ y' ^%*JU ôj^lj ^^^ VJ ^ *^' 
ji yii ir-c ^j Lo ^;^^^l ^^ ùk Vol. I, 41 1 f. ; voK II, 278 f.; 
voL III, 27 1 f. ; vol. IV, 278 f. in-4^ fRzew.J 

Voyez sur les éditions et les traductions de l'ouvrage susdit, 
Zenker, Bibliolh. arietiL, p. 78 — 81, no. 656 — 692. 



M. Éloquence. 

CXLIII. 

Commentaire de Nedjm ben Chihab Abd Allah el-Yezdy, 
qui vivait en 967= 1559,60, sur un traité de rinveftU'oti et de 
la dùposùion oratoires {^J^' J^)^ par Khitaiy ^^ LL^. Ce ma- 
nuscrit est incomplet à la fln. 90 f. petit in-8^. fAkh.J 

cxurv. 

Commentaire anonyme sur un traité d'Èloaition oratoire (0^' f^)^ 
dont l'auteur, ainsi que celui du traité même, nest pas men- 
tionné dans le corps de l'ouvrage. Mais dans la liste envoyée 
d'Akhaltsikh, le commentateur est nommé HasanTchelebi. Il est 
à présumer que c'est le même Maoulla Hasan Tchelebi ben 
Ifouhammed el-Fenary, qui, suivant Thachkeuprizadéh (f. 90 
et soiv.), a été mouderris à Andrinople, et plus tard à Nicée, 
sous les règnes des deux sultans Mouhammed II et Bajazet II, 






140 



qui gouyernèrent depuis l'aimée 855 = H 51 jusqu'en 918 = 
1512. Ce commentaire a pour commencement les mots : 4U J^' 
0[î^':>] kJjj] jjJ^^>c5jJ'- 309 f. in-^^ fAkh.J 

Manuscrit renfermant: 

1) Des gloses intitulées J^l Livre utile, dans lesquelles Al y 
ben Ssadr-eddin ben Ifam-eddin ^J^i A'^^ a expliqué le 
commentaire de son aïeul Ibrahim ben Mouhammed ben 
Arabchah, surnommé Ifam-eddin el-Isferainy (mort, sui- 
vant les tables chronologiques de Hadji Khalfa, à Samarcand, en 
94'3 = 153G,7), sur le Traité des métaphores de Abou'l-Casim 

el-Samarcandy. Les gloses commencent par: J^ ^J^i 
. Cette copie date de l'année 1138 = 1725,6. f. 
1—37, 

2) Des gloses du maouUa Ilias ben Cheikh Ibrahim 
el-Kourany iJ'j^', sur le même commentaire de Ifam- 
eddin. Le scholiaste Ilias est peut-être Ilias ben Ibra- 
him el-Senany ^J u^J ' , mouderris (lecteur) à Brousa , sous 
le sultan Mourad II, qui a régné depuis 82^=1421 jusqu*à 
855 = H51. Il en est fait mention dans l'ouvrage de Thach- 
keuprizadéh , f. kl. Ces scholies commencent par les mots: 
>V) J^^j <U)j*i). La copie date de l'année 1138=1725,6. 
f. *0— 106. 



• ■ 







141 



3) Des gloses du cheikh Yasin ^j^^ toujours sur le même 
commentaire. Lescholiaste débute par les mots: oJL>> ^ji) 4HJ^l 
j l^. Cette partie du manuscrit date de l'année 1 1 39 = 1 726,7. 
f. 106—151. — 151 f. in-S^ (Ahh.J 

Les ouvrages cités sous no. 1] sont mentionnés chez Hadji Khalfa, 
T. ni, p. 364-, no. 5962, à l'article ij^n^^\ ilLj. Le traité de 
Abou'l-Casim se trouve aussi à la bibliothèque de TÂcadémie 
orientale de Vienne (Krafft, p. 23, no. LXXI; ; le commentaire même 
delfam-eddin a été imprimé à Constantinople, en 1253 = 1837. 



m. Épistoloj^raphtc. 

Manuscrit à filets rouges et bleus, renfermant des modèles propres 
à être employés dans la composition de lettres vli>- \j^j ^^ '. Il 
commence par les mots : Le jJ' ^J F^J^ f* L'inscription à la fin 
porte que ce livre a été achevé par Nicola Fakhr js^ ^^ I , son 
frère Constantin Fakhar J^ ^A]n;k»»5 et Elbas Anton ^^M' (Elias 
Anton), fils du khodja Djerdjis Abidah oJfLc ^j^^ja^, premier 



drogman de l'Angleterre, dans la ville d'Alep, au commence 
du mois de mouharrem 1180= 1766. 58 f. in-8^. (Frol) 







149 



O. Callij^raphic. 

CXtJWVE. 

cl»Usy« Modèles d* écriture, extraits de différents auteurs arabes 
et persans , dont les principaux sont Kemal , Saady, Hafiz, 
Djamy, Khosraou, Nevaiy etc. Ces exemples, distingués par leur 

élégance et leur beauté, et parmi lesquels on trouve plusieurs 

«*« 

modèles de l'écriture, appelée ^^^ teressouly, sont des productions 
dun grand nombre de calligraphes célèbres, dont nous ne ju- 
geons pas hors de propos de citer ici les noms, les ouvrages litté- 
raires fournissant très peu de renseignements à cet égard. Ces 
calligraphes sont: Chah Mahmoud de Nichapour (en 93ï = 

1527,8); Soulthan Mouhammed Khendan ù'«>^, Mouhy 
j^ (en 858 et 877 = W^k et 1472,3); Baqi Mouhammed 
de Boukhara (en 965 et 967 = 1557,8 et 1559,60); Ahmed 
Houseïny; Soulthan Mouhammed Nour; Abd Allah de 
Hérat (en 877 et 882 = U72,3 et U77,8j; Mouhammed Mou- 
min ben Abd Allah, surnommé «j^j'jlt* Mervarid (les perles), 
Soulthan Aly de Mechhed; Harimy; Dervich Mouham- 
med,' calligraphe de Hérat, Dervich Abd Allah le Mounchi 
(ou Secrétaire d'État); Mahmoud ben Soulthan Aly; Abd el- 
Ilacc Mouhammed; Mouhammed Emin ben Saad-eddin, 
de Hérat (en 9 1 8 = 1512,3); Mouhammed Gasim ben Ghadi- 







148 

chah; Abdy, deNichapour; Kemal-eddin; Mir Gheïkh Pou- 
raDy; MirHasanel-Houseïny; Aïany, deHérat; Yary; Mah- 
moud ben Chems-eddin Aly eNMoukhtar el-Houseïny 
(en 952=15*5,6); Abd Allah, de Hérat (en 877 = 1472,3); 
DostMouhammedbenSoulelman, deHérat(en9l7=i511,2); 
Nàfirel-Monnchi (en948=: 154'1,2); Ahmed; Mouhammed 
Mafonm ben Séyid Ghiaf; Aly Djébraïl el-Mousevy; 
Alchy ben Ichrety; Chah Mouhammed, de Mechhed (en 
966= 1558,9). Ce recueil de modèles peut être regardé comme 
une Téritable mosaïque calligraphique, une seule et même page 
86 composant souvent de différents échantillons d'écriture, rap- 
portés et ajustés avec le plus grand soin. Le manuscrit se dis- 
tingue de plus par ses vignettes et par ses marges, tantôt mar- 
brées, tantôt tiquetées dor, ou couvertes de paillettes. 55 f. in- 
fo!. (Ard.J 

Autre collection de CiUî^ ou Modèles de différents genres d'icri- 
imtê arabe et persane, tirés des prières mnsulmanes, des traditions 
de Mahomet et d'Aly, des oeuvres des poètes Djamy, Emir Khos- 
raoOt Ibn Yemin, Hafiz, Ghahy, Saady, Nevaiy, Ibn Imad, enfln 
d'un traité intitulé ^4* JL.^ Traùé sur la physionomie. Les calli- 
graphes qui ont contribués à la composition de ce recueil, étaient : 
Ahmed Uonseïny, Soulthan Mouhammed Khendan, Malik, 







Mir Cheikh Thany Kermany (du Kerman); Soulthan Aly, 
de Mechhed, qui se trouvait à Hérat, en 908= 1502,3; Abdy, 
de Nichapour, Chah Mahmoud Pir Mouhanimed Djamy, 
élève de Soulthan Aly, Mouhammed Casim, Malik Deïlemy 
(du Deïlem), qui vivait en 969= 1561,2. Mir Aly, qui est re- 
gardé comme l'inventeur des caractères nestaalic, Enisy, Mouham- 
med Ebrichimy, Aïchy (i^j^^) Mouizz-eddin Mouhammed 
(en 971 = 1563,^; Pir Mouhammed Ssoufy; Abd el-Ke- 
rim Kharezmy, dont l'écriture peut être regardée comme un 
prodige dans son genre, cet exemple datant jde la lOme année 
de sa vie; Mouhammed Imamy, Houseïn Katiby Hé- 
révy (de Hérat), Djaafary; Ibn MoclaHjÂo^i qu'il ne faut 
pas confondre avec l'inventeur des caractères neskhy; Dervich 
Mouhammed Mehallaty jS^, Abd Allah Thabbakh ^tl 
(le cuisinier), Chems-eddin Madhi (<^^9 le cheikh ben Katib; 

Moubarek Chah, surnommé J^^jj (à calam d'or); Soulthan 
Mouhammed Nour; Mouhy ((^)» un des élèves les plus dis- 
tingués du susdit Abd Allah Thabbakh; Aly Begh, de Tébriz, et 
Cheïkhzadéh. Ce manuscrit, de 72 feuillets, qui offre, comme 
le précédent, un grand intérêt même pour l'histoire de la calli- 
graphie arabe moderne, se distingue également par le grand nombre 
de modèles dont il se compose, autant que par la multitude de 
calligraphes , qui y ont pris part. Les marges en sont marbrées, en 






le-" 

r 

l'Û 




14S 



partie; d'autres, simplemeiit coloriées, et d'autres enfin, parsemées 
de paillettes d'or. On y trouve quelques peintures, et la reliure, 
richement dorée, est oniée de quelques inscriptions persanes. 
70 f. in-foL fArdJ. 

CIL. 

Troisième collection de cAaij^ ou modèles de diiïérents genres 
d'écriture arabes et persans, tirés du Coran, des sentences des 
anciens philosophes et des productions des poètes les plus renom- 
més. Les caractères en sont d'un très bon goût et tracés avec tout 
l'art possible. Les calligraplies dont on voit les signatures sur ces 
modèles,sont Émir Cheikh Thany (^l^j, Aly, Macfoud ^y^^^ 
qui vivait en 969= 15G1,2, Chah Mouhammed de Mechhed, 
et enfin Djelal-eddin Mouhammed ben Mouhammed Chi- 
razy, de Chiraz, qui vivait en 973 = 1565,6. Les marges du 
manuscrit sont en papier colorié et enrichies de dessins à grands 
ramages. 38 f. in-fol. (Ard.j 

CL. 

CÀaij^ OU modèles de calligraphie arabe, au nombre de 19. 
Les caractères neskhy en sont soignés, et le manuscrit tout entier 
est orné de filets d'or. 9 f. in-8® oblong. fAkh.J 

CLI. 

slAaij^ Modèles d'écriture, sur du papier colorié, jaune, rouge 

etc. 12 f. in-i^ fZal.J 

19 




- m^^m^^ 






146 



Clill. 

01 ^ ..01, 



^O* <1)' ^ CfJ^ ^ ôj**Jl Litre servant d'appui à celui qui veut 

mériter la faveur divine, traité de calligraphie, par Àbd Allah 

ben Aly ben Abd Allah ben Mouhammed el-Hity (^/^' 

(c est-à-dire de la petite ville de Hit, sur la rive occidentale 

de TEiiphrate, NO. de Bagdad). Ce manuscrit, enrichi de points 

voyelles, commence par les mots : «Ul' J^ ^j ^^jj^ô^^ et pa- 
rait être incomplet à la fin. 6^ f. in- 12^. (Akh.) 



P. Phtloloj^tc. 



Grammaire f Rhétorique y Lexicographie etc. 



CEilIL 

Manuscrit composé de cinq petits traités de grammaire, dans 
l'ordre suivant : 

I) ^'-fj^' ^'y* Le Délassement des esprits, traité de grammaire 
proprement dite, par Ahmed ben Aly ben Masoud, dont 
Soyouthy fait mention dans sa Biographie des Grammairiens (manuscr. 
de TAcad. des sciences, no. 54'9, f. 118), mais sans citer l'é- 
poque où il a vécu. Le manuscrit commence par les mots: ../^l Jl» 
iji^)4i|l Jl. f. 1—28. 






147 



Ce traité a été imprimé à Constaotinople, eu 1233 =1818, et 
au Caire, en 1828. En manuscrit il se trouve à Leyde (Weijers, 
Orientalia» pp. 336 et 352), à Munich (FlQgel, fViener Jahrb., 
Bd. 41, Anzbl. p. 11), à Paris (ib. Bd. 91, Ânzbl. p. 3 etc., Bd. 
92, Anzbl. p. 57\ à Vienne (Flûgel, 1. c. Bd. 97, Anzbl. p. 7). 

2) ^jJI el-Izzy, traité des conjugaisons arabes, par Izz- 
eddin Abou'NFadhaïl Abd el-Vahhab ben Ibrahim 
Zandjany, de Zendjan, mort en 655 = 1257. Voyez So- 
youthy, 1. c. f. 2V8. Ce traité, imprimé bolémcnt à Rome, en 
1610, sous le titre de Uber Tasrifi, commence, après la formule 
usitée, par les mots: i*Ul ^<Jij^^ ù^ J^^- Voy. Tomberg, 
p. 26, no. XLIII, 2), et Weijers, 1. c. p. 337. f. 28—36. 

3) ^yoiï) el- Mac fond. Le but qu'on se propose^ ou traité des 

verbes arabes, dont l'auteur présumé d'après l'avant-propos du no. 

GLX, serait le célèbre imam Abou Hanifa; mais, suivant 

d'autres autorités, il se nommait Zeïn-eddin Mouhammed ben 

el-Hasan el-Tebrizy, de Tebriz, mort, au témoignage de Hadji 

Kbalfa, en 238 = 852,3. Les premiers mots de ce traité sont : 

fj^ ij' ^^j iji^l jli. Voy. Tomberg, 1. c. no. 3; Pusey, 

p. 192, no. CCXXXVIII, 2^ Weijers, p. 338; Flûgel, fTimer 
Jahrb., Bd. 97, Anzbl. p. 9, no. «6, etc. f. 37—^5. 

k) i^ Structure, ou traité des formes primitives des verbes, dont 

l'auteur est inconnu, f. 4-6 — 50. Conmienc: t^^^^i^iyl ù' J^K 








c 

■y 



US 



5^ dliol Modèles ou paradigmes des conjugabons arabes, sans 
nom d'auteur. Le premier mot est j^ , et le dernier ^^j^ K 
Ce manuscrit, en partie enrichi de gloses, est d'un caractère assez 
lisible, et orné de fllets rouges. 

Les cinq traités élémentaires qu'il renferme, et qui, depuis 
plusieurs siècles, sont usités comme tels pour l'étude de la 
langue arabe, se trouvent on ne peut plus fréquemment dans 
les différentes bibliothèques de l'Europe; et c'est pourquoi il se- 
rait superflu de les spécifier. Ils ont été imprimés à Constant!- 
nople , sous le titre de ,^^ *!>. tjfj^ ou Recueil grammatical, en 
1233= 1817,8, et quelques fois à Boulac (p. e. 12)tti^ = 1828 
et 1257=3= 18V1). Voy. Zenker, Bibliolheca orientalis, no. 138, 
et Nicoll, p. 192, no. CCXXXIIL f. 51 — 55. — 55 f. in-8^ 

rAkh.j 

CLTV. 

Commentaire sur le traité de grammaire intitulé ^^jj^' ^^y^ 

Délassement des esprits (v. no. 1 ci-dessus). Il est impossible d'en 
déterminer l'auteur, son nom n'étant indiqué ni sur le frontispice, 
ni sur la marge, ni dans le corps, ni à la fin de 1 ouvrage. Le 
commencement de ce commentaire, enrichi de notes marginales 

%ÊÊ ^ 

el interlinéaires, est: u^y» iJ./o c-i^l ^ir*^ ^ i^'- Ce com- 
mentaire doit être le même qui est cité par Krafft, sous no. LV, 
et Fleischer [Cal. Lips., p. 335, no. VII). Notre copie date de 
l'année 1113= 1701,2. 175 f. petit in-i^ fAkh.J 







140 



CI.V. 



Antre commentaire anonyme sur le même traité de grammaire. 
L'inscription tracée sur la tranche du volume, et le dictionnaire bi- 
bliographique de Hadji Khalfa font voir que Tautcur de ce com- 
mentaire, intitulé ^i^l Récréation, doit être, comme on peut en juger 
aussi par la terminaison du volume, j^^î^ Doncouz, dont le nom 
et le litre honorifique étaient Chems-cddin Ahmed. Il avait l'em- 
ploi de mouderris (lecteur) à la mosquée du sultan Mourad à Brousa, 
et florissait sous le sultan Mouhammed II (853 = H51 — 886 
= H81) et non pas sous Osman II, comme le veut Casiri, p. 38. 
Ce commentaire, regardé comme un des plus marquants et géné- 
ralement estimé, commence par les mots: jo^' oLr« i^J^' 4i) J**' 
wy*. On le trouve également à la bibliothèque de TEscurial (Ca- 
siri, T. I, no. U6i et 1465), et à Vienne (Flûgel, fViener Jahrb., 
Bd. 97, Anzbl. p. 6). Il est à présumer que c'est aussi le même que 
cite Stewart, p. 128, sans nom d'auteur, mais sous le titre^^de pj^ 
»^j^ ^j^. Voyez sur Doncouz ou Dinghcouz jy^^ Thach- 
keuprizadéh. f. \{i%. U3 f. petit in-V'. (Ahh.J 

Ce manuscrit s€ compose de deux parties, qui sont: 

1) Un commentaire anonyme sur le traité des conjugaisons 

arabes deIzz-eddinZendjany, vulgairement nommé Izzy, v. no. 

CUIIf 2). Le nom du conunentateur^n'y est pas mentionné ; il com- 







ISO 



mence par les mots : ^f ^ iSi^j^f ù ' J^» Ce manuscrit date 
de Tannée 1010j= 1601,2. f. 1 — 56. 

Un commentaire sur le même traité se trouve aussi dans le 
manuscrit no. 52^ du catalogue de la bibliothèque de Gotha, où 
Môller n a pas déterminé d'une manière précise le titre très connu 
de cet ouvrage. 

2) Un autre commentaire anonyme sur le traité des formes 
primitives des verbes, ou Bina (v. no. CLIII, k))y dont l'auteur n'est 
pas nommé, commence par les mots: ^^ytj >^ ci/o kSJ^' 4U J^K 
f. 59 — 78. 78 f. gr. in-8^ fAkh.J 

Commentaire du célèbre Teftazany jl J l^iJl (v. no.XCIV, 1), 
et Chondemir, Ami des biographies, T. III, p. 512, msc. de l'Acad.) 
sur le traité des conjugaisons arabes, intitulé : Ojj^l^^t^Si^ Préci$ 
des conjugaisons, par {jjp Izzy, ou Izz-eddin Zendjany, voy. 
no. CLIII, 2). La première phrase du commentaire de Teftazany, 
enrichi de nombreuses gloses marginales et interlinéaires, est : 
^IKll ijo^ij i^ pJ^.J'j {Jjjl ù'. Cette copie date de l'année 
1092= 1681. On en trouve deux exemplaires à la bibliothèque 
de l'Escurial (Casiri, T. I, p. 2^), et à celle de Bodley (Uri, pp. 
2V3 et 24'tk), et l'ouvrage a été imprimé à Constantinople , en 
1253= 1838. Voyez NicoU, p. 186, no. CCXXIII. 10^ f. petit 
în.*^ fAkhJ 







151 



ciiHni. 



Autre exemplaire 9 endommagé dans plusieurs endroits, datant 
du 5 du mois de redjeb de Tannée 1025 = 1616. 75 f. in-8^. 
CRvlJ 

CliDK. 

dxf^ âjL/I ^ ij^;jJI ^\^ Uvre intitulé Lunaire, sur le traité 
dei eorgugaisons de Izz-eddin Zendjany (no. LUI, 2)). L'auteur de 
cet ouvrage se nomme dans lavant-propos el-Hadji Ibn Ibra- 
him ibn Occachah de Ghilan^^J^ dil^^) ^^^i ^l ,^1*1, 
Dans l'édition imprimée de Hadji Khalfa, T. IV, p. 210, il est 
nommé Ibrahim ben Akkach el-Haleby, de Alep; dans une 
copie manuscrite, Ibrahim ben Okkat O&jc (?) el-Hanbely, 
tandis que M. Flugel {Wiener Jahrbucher, Band 47, p. 10) 
l'appelle Ibn Ibrahim Dschelebi. Le manuscrit, achevé vers 
la fin dii mois de djoumada I 953= ISï-G, et contenant un 
commentaire sur le kJ±j^ ou Traité des conjugaisons de Zendjany, 
conunence par les mots : ci J*' ^ ojlll 4jy juif . Il ne faut pas 
le confondre avec un autre ouvrage du même titre ^^;^', con- 
tenant un commentaire sur l'ouvrage intitulé Chemsiyé (v. no. 
XC, 1)), et mentionné par Hadji Khalfa, T. IV, p. 78 et 569. 
Notre ouvrage se trouve aussi à la bibliothèque de Munich {JViener 
Jahrb., 1. c-). 102 f. in-i*. fBay. ^J 






15a 

CUK. 

CommeDtaire sur le traité des verbes arabes, intitulé el-Mac- 
foud (y. DO. CLIII, 3)). Le nom de l'auteur de ce commentaire, iiH 
titulé ^j,j^f fijj L'Esprit des commentaires, n'est cité dans aucune 
partie de ce volume, ni dans Hadji Khalfa. Il commence par les 
mots: Jul)^ jJ) ^ JUa) cUI juil. Cette copie date de Tannée 
liU= 1702,3. 52 f. grand ^n-8^ fAkh.J 

CLXI. 

Première partie de la célèbre grammaire arabe de Sibaveïh 
àjy^^ , nommée par excellence *f ^tî— V ^ itiwe de Sibaveth *), 
et w^uaII Le Livre*). Le nom entier de l'auteur était Âbou 
Bachr^/*i^^' Amr ben Othman ben Counbour^/t^; né à 
Persépolis, il mourut sous le règne de Haroun el-Rachid, en 
180 = 796, suivant Ibn Kballikan, Abou'1-Feda, Soyouthy, 
Hadji Khalfa (Tables chronol.) et Âmasy, dans son j^^^J cA>j 
Bosquet des hommes de bien. Cet auteur était le grammairien le 




i) C'est ainsi que ce Dom est proDoncc dans le manuscrit même, et non pas 
Sibouïé, et c'est de la même manière qu'il est écrit par Ibn Kballikan. La 
preufe que ce nom, de même que tous les autres terminés en ^j doit se 
prononcer de la sorte, c'est que les poètes même du IVe siècle de l'hégire, con- 
temporains par conséquent des Bouyeïbides, font rimer le nom de àj^ ayec les 
moU: ^JHy àAc^ 

2) C'est probablement par méprise que cet ouTrage est intitulé Itlac dans VEn- 
eyeiopadiiehe UebersMit der WU»msch. des Orienté^ p. 237. Il est à présumer que 
le telle portait J^^ ' ^i^ ou l^>^), ce qui signifie par exeettenee. 






153 




plus distingué de Iccole de Basora, et sa grammaire, qui jouit 
d'une réputation classique, est regardée comme une des plus an- 
ciennes. Le fond de cet ouvrage consiste, au dire de Amasy, dans 
le Recueil a«L» de Âbou Amr Isa ^^y^, que Sibaveïh a re- 
fondu en lui donnant plus 'd'extension. Ce grammairien célèbre 
doit avoir recommandé, en mourant, qu'on déposât sa grammaire 
avec lui dans la tombe, et ce ne fut que par l'intermédiaire d'un 
de ses disciples que ses héritiers parvinrent à la racheter au prix 
de trente pièces d or. Ce premier volume commence par les mots 

On voit, à la fin du manuscrit, une notice dont il résulte 
que cette copie a été faite en 5kl = i i5*2, par Mouhammed ben 
Yousouf ben Aly, de Ghazna lS>0*" i sur une autre , écrite en 
389 = 997, par Aly ben Zeïd ben Ahmed el-Casany ^LLJI. 
Ce qui donne plus de prix encore à cet ancien manuscrit, c'est 
qu'il est très bien conservé et, d'un bout à l'autre, enrichi de 
points voyelles. On trouve des exemplaires de la même gram- 
maire, sans commentaire comme celui-ci, au Musée asiatique, no. 
%03t à la bibliothèque de l'Escurial, no. 1, et dans plusieurs bi- 
bliothèques de Constantinople. Voyez, relativement à l'auteur, Ibn 
Khallikan, no. 5 i 5, Soyouthy, f. 285, Abou'1-Feda, Annales muslem., 
T. Il, p. 72 suiv., D'Herbelot, s. v. Sibouieh, Aïny (msc. acad.), 

T. II, ff. 606-7, et de Sacy, Ànth. gramm., p. 40. 385 f. in-4^ fAkh.J 

20 







15A 

MaDuscrit renfermant deux traités, dont l'auteur doit être le 
célèbre Djemal-eddin Abou Omar Othnian ben Omar ben 
Abi Bekr ben Youuous le Malekite, Kurde de la tribu de 
Doun jJ^l ijh^'^l J-o^l ijyjl iJ^^K né à Osna en Egypte, 

en 570 ou 571 = 1174—5, et mort en 646 = 1248,9. Sui- 
vant Abou'1-Feda et Soyouthy, il est généralement connu sous le 

nom de Ibn el-Hadjib fils du chambellan), et mérite d'être 
compté au nombre des philologues les plus distingués. Consul- 
tez, relativement à Ibn el-Hadjib, Ibn Khallikan, no. 424, et 
Soyouthy, f. 252. Cf. Wûslenfeld, Die Academien der Araber, p. 139, 
no. 240. 

Les deux traités susmentionnés sont : 

1] Â^6J) JLtrre suffisant, traité de syntaxe, regardé comme un 

des ouvrages classiques pour cette branche d'enseignement. Il a 
pour commencement : ^ iJ^ ' . f. 1 — 42. 

2) Â^UJ) Livre salutaire, ou traité de grammaire proprement 
dite, qui jouit également de la plus grande réputation. Il com- 
mence, après la formule ordinaire, par les mots: d^ ^L*» jja 



i. 



Ce manuscrit, en jolis caractères nestaalic, orné d'un filet d'or 
et de jolies vignettes, servant de frontispice, date de l'année 980 
= 1572,1. 98 f. in-12^ fAkh.J 




v: 




<-/ 



=0.0 K 





195 



Le premier de ces traités, imprimé d abord à Rome, en 1592, 
puis à Constautinople , en 1200 = 1786, avec le commentaire 
de Zeïnyzadéb, en 1235 = 1820, avec le commentaire du 
poète Djamy, et en 1256 = 1840, avec celui de iram-eddin 
Mouhammed el-Isferaïny, de même qu'à Boulac, en 124'1 = 
1825 etc. V. Weijers, p. 349), et eu 1802, par Baillie, à Cal- 
cutta, est très commun, et se trouve, entre autre, sans commen- 
taire, à la bibliothèque Bodieyenne (Uri, pp. 233, 241, 243, 
246 6»; dans diiïéreutes bibliothèques de Vienne {Mines de 
rOrieni, T. II, p. 2, p. 288, no. 40 et 41, Krafll, no. XXXVIII, 
p. 13); à celles de Gotha, no. DXV; de Dresde (voy. Paulus, 
MemorabSien, Stuck IV, p. 15, no. 96, et Fleischer, no. 89, p. 
12 etc.); du Roi, à Paris (p. 231, no. MCCXWII, Ire subdivi- 
sion, nos. MCCCLV-VI et DCCLXXXIII); de Leyde (Weijers, 
p. 349), de Munich (Flugel, friener Jalirb., Bd. 47, p. 10) et 
de Hambourg (Bohien, Cat. msc. no. 157). Le second traité, que 
Stewart [Catalogue, p. 126, no. XIll) regarde, au contraire, comme 
un livre très rare, est déposa' à la bibliothèque de TEscurial (Ca- 
siri, T. I, p. 26\ à la bibliothèque Ambrosiana, à Milan (Hanimer, 
Leiiera, f, p. I , comme aussi à celles de Tippou Soulthan 
(Stewart, 1. c), de TAcadémie orientale de Vienne KralTt, p. I3, no. 
XXXVII j, et de Dresde (Fleischer, p. 33, no. 222; et en vers, avec 
un commentaire, ib. p. 71, no. 41'! ,5), aux bibliothèques de Leipzig 
(Fleischer, p. 334, no. VI) et d'Upsal (Tomberg, p. 30, no. L, 2). 






156 

cuaxL 

Manuscrit renfermaDt les trois traités de grammaire suivants: 

1) Le traité de syntaxe, dont il vient déjà d'être parlé, sous le 
lilre de Kafié Ltvre suffisant. Cette partie du manuscrit est en- 
richie de nombreuses gloses marginales, f. I — k2. 

2) » LaI) Le flambeau, ouvrage dont l'auteur, comme le prouve 
la comparaison de l'article 2ï du catalogue de Vienne {Mines 
ds rOrient, T. II, p. 286) avec le manuscrit même et le diction- 
naire de Hadji Khalfa, sous i^^^^, est Bourhan-eddin Aboul- 
Fath Nâfir ben Abi'l -Mekarim (f^j^^ u^^ ji ^^) Abd 
el-Séyid ben el-Moutharriz ou Moutharrizy, c.-à-d. fils 
du frangier, célèbre grammairien, mort en 610=1213. Cette 

seconde partie du manuscrit commence par les mots: 'j^ J^ uj 

pUjjJ^ScUl. Ce traité, qui a été publié entièrement par Baillie, 

à Calcutta, en 1802, et le premier chapitre par Silv. de Sacy 

(Anthologie grammaticale, no. IV) se trouve en manuscrit à la bi- 
bliothèque Bodleyenne (Uri, p. 2^1), à Paris {Catalogue, no. 

MCCLXXIV), à Leyde (Weijers, p. 350), à celle de Tippou Soulthan 
(Stewart, p. 127, no. CXXIX, où el-Moutharrizy, par une légère 
erreur, est nommé al-Turzy), à la bibliothèque degli Studi, à 
Naples (Hammer, LeUera, 1^, p. 2), dans plusieurs bibliothèques 
de Vienne (Mines de rOrient, T. II, pp. 286 et 288, nos. 24^, %0 et 
M, KraiR, p. 16, no. XLVII), à Dresde (Fleischer, p. 102, s. v. 







157 




KithAb-el-Mirba'h), à Leipzig (Fleischer, p. 3^0, no. XIV), à 
celle de Munich (Flûgel, fViener Jahrb., no. kl y Anzbl. p. k^) 
et à Upsal (Tornberg, p. 28, no. XLVI, et des commentaires, 
no. XL Vil). Un commentaire sur ce livre se trouvait dans la 
bibliothèque de M. Silv. de Sacy, voy. Catalogue de sa bibliothèque 

(Manuscrits), p. 19« no. 101. 

Voyez, relativement à l'auteur, Ibn Khallikan, no. 768, et Soyou- 
thy, f. 3 1 3. — Quant à louvrage même, consultez Hammer {Mines 
de rOrierU, 1. c.) et la rectiCcation de cet article par M. de Sacy, 
dans le Magasin encyclopédique de 1813, T. VI, p. 213 et suiv., 
ainsi que ce dernier savant dans son Anthologie grammaticale, p. 233. 

3) Le commentaire d'un auteur anonyme, intitulé ^^^ a^ 
Commentaire mr la Préface, servant d'explication au discours pré- 
liminaire, placé en tète de l'ouvrage, no. 2). Il a pour commen- 
cement les mots: f^y^ i l. ^ m kji Loi cUll J^ J^L»I ci^l Jl» 
tfjièll , et il parait que la Cn ne s'en trouve pas dans le manu- 
scrit. A juger d'après la phrase initiale, ce commentaire doit être 
le même dont parle M. Fleischer (Catal. Lips., p. 341, no. 5, et 
Caial. Dresd., no. 89, 2 ). On trouve des commentaires et des gloses 
sur les avant-propos de diiïérentes grammaires dans les manuscrits 
no. DII-IV et DXXV de la bibliothèque de Gotha (Moeller, T. II , 
où le mot ^L^^ est rendu d'une manière incertaine par Vestis serica, 
ce mot signifiant aussi une préface écrite dans le style fleuri 







des orientaux. Voyez encore Fleischer {Cat, L^s., no. XYII, 2}), 
Krafll (p. 16, no. XLVII etc.) et Tornberg (p. 29, no. XLYIII). 
90 f. petit in-^^ fAkh.J 

CIjXWV. 

iuiDj) vJIKL« J^iilj Jj^f^ Avantages complets, servant S expli- 
cation aux difficultés du traité de syntaxe, intitulé Kafié, voy. no. 
CLXII, 1), ou commentaire nommé simplement â^Uâ)) JulyJ) 
Avantages offerts à Dhia-eddin, parce que le célèbre poète per- 
san Abd el-Rahman Djamy (voyez le catalogue de l'ancienne 
bibliothèque d'Ardebil, no. 98) le rédigea à l'usage de son fils 
Dhla-eddin Yousouf, en 897= 1492. Ce commentaire occupe le 
premier rang parmi ceux qui ont été composés sur la syntaxe 
dite Kafié, et a été imprimé à Constantinople, avec cette syntaxe, 
en 1235= 1819,20, et 1237= 1821, comme aussi à Calcutta, 
sans date(Weijers, p. 350, et Flûgel, TViener Jahrb., Bd. kl^ Anzbl. 
p. Il, Bd. 97, Anzbl. p. 8). Le manuscrit, dont une moitié est en- 
richie de notes marginales, date de Tannée 1111 = 1699,700, et 
commence par: ^ ^ i j^\j AXly ju*I. 180 f. in-fol. fAkh.J 

Autre exemplaire du même ouvrage, avec des notes margi-* 
nales et interlinéaires. Des inscriptions sur la première et der- 
nière feuilles nous apprennent qu'il a été pris dans une mosquée 
turque, lors de la délivrance de Strigonie, au mois d'octobre 







IS9 

1683, par le comte François de Brzezia-Lanskoronski, et donné 
le 19 mai 1702 à l'université de Cracovie. 252 f. in-ï^ 

Ce manuscrit se trouve aussi à la bibliothèque de l'Escurial 
(Casiri, T. I, pp. 20, 21 et 25; à celle de Paris {Catalogue, 
no. MCCCLYII); dans plusieurs de Vienne {Mines de TOrienU 
T. II, p. 262, no. ib^l6, Kraiït, p. ik, no. XXXIX); et à celles de 
Tippou Soulthan (Stewart, p. 126, no. XVII, et p. 189, no. XVI); 
de Bodley (Uri, p. 23V, où cet ouvrage est attribué à i^'^^l 
Isferainy); du Musée asiatique, où il y en a quatre exem- 
plaires, nos. 408 à ïll, et enfin de Dresde (Fleischer, p. 37, 
no. 21^9) etc. 

Gloses de Ifam-eddin Ibrahim ben Mouhammed hen 
Arabehah Isferaïny (dlsferaîn) sur le commentaire du poète 
Djamy (voyez le no. précédent). Isferaïny, mort, suivant Hadji 
Kbalfo, en 94^5= 1538,9, et d'après D'Herbelot, en 9^3 = 1536,7, 
était fils du célèbre historien deTamerlan, nommé Ibn Arabehah 
oLmj^/^I. Ces gloses ont pour commencement: oJLJ loUL 
âljul^ ^ÎLILm. La copie date de Tannée 10 H = 1605,6. Des pa- 
reflles sont déposées au Musée asiatique {Catal., no. 4'12), à la 
bibliothèque de Vienne {Mines de F Orient, T. VI, p. 262, no. il 7; 
FIfigel, Wiener Jahrb., Bd. 97, Anzbl. p. 7); à celle de Tippou 
Soulthan (^Stewart, p. .26, no. XVIII), et à celle de TEscuria], 







1«0 

T. ly^p. 35. Casiri, T. I, p. 36, cite un commentaire de Isferalny 
sur la Kafié : il en est de même d'Un, p. 3%, qui donne à ce 
commentaire le titre de â^dJ) OlKîU J^ i^ly] jblyJI, yoyez 
no. CLXIV; mais il ny a aucun doute que ces deux biblio- 
graphes se sont trompés, en regardant comme tels les gloses 
dlsferaîny sur le commentaire de Djamy. 257 f. in-8^. fAIA.J 

Gloses àjJA^ de Mouhammed Ifmet-eddin ben Mahmoud 
sur le commentaire grammatical de Djamy (no. CX.XIV). On lit 
en tête de la préface les mots: j^ij^^ àj\^]j LjjJ] ^zXX•. Ce 
manuscrit est orné d'un assez joli frontispice et d'un filet rouge. 
192 f. in-8^ fAkh.J 

CIjXWVMK. 

Second volume du commentaire de Nedjm-eddin Mouham- 
med ben el-Hasan el-Radhy d'Âsterabad, mort en 717= 1317, 
suivant Casiri, sur la Kafié d'Ibn el-Hadjib, voy. no.CLXII, 1). 
Ce commentateur, auquel Hadji Khalfa (T. V, p. 7) et Stewart (p. 126) 
donnent le titre deRadhy-eddin, termina, d'après les mêmes bi- 
bliographes, le commentaire en question, qui est des plus étendus et 
que Hadji Khalfa cite avec le plus grand éloge, dans l'année 683 
== 128l|i' ou 686 = 1287. Ce second volume commence par les 

mots: J^i o^ V^*^ '^(jM'* ^^ ^^P^^ ^^ ^® Tannée 816 
= lH3,t. 189 f. in-fol. fAhh.J 







161 



Ce commentaire se trouve à la bibliothèque de Tippou Soûl- 
than (Stewart, p. 126), à celles de TEscurial (Casiri, T. I, pp. 21 
et 36), et de Paris {Catal., no. MCGXLVII), dans plusieurs biblio- 
thèques de Constantinople, etc. 

CEXMX. 

Manuscrit qui contient : 

1) Un commentaire sur la même Kafié, qui, suivant Tinscrip- 
tion de la tranche de ce volume, est intitulé : ^^ ^^jm^ il/ta- 

■ 

ly9e grammaticale de la Kafié. L auteur ne s'est pas nommé dans 
ce commentaire, qui commence par les mots: m jJ fj ^ijS^ àjij] 
kJi^ l^. La copie date de l'année 1 1 W = 1735,6. f. 1 — 56. 

2) Un commentaire sur un traité de grammaire, dont on ne 
trouve ni le titre, ni le nom de lauteur. Cette partie du manu- 
scrit est en très mauvais état; elle commence par les mots: Loi 
ijlf L)<l))jL^ j«j, et est incomplète à la fin. f. 59 — 94. 

3) Un conunentaire sur le traité de dialectique, intitulé: ÂjjuâJI 

el-Adhoudiyé ou ^^^y' el-Vadhiyé. Voyez no. XCI, 2). La 

fin prouve qu'il a pour auteur Khodja Aly, de Samarcand. 

Cette copie date de Tannée 1 101 = 1689,90. 121 f. in-8^ 

fAkh.J 

CliXX. 

Gloses d'un auteur anonyme sur le commentaire de la Kafié 

de Chihab-eddin ben Chems-eddin ben Omar el-Zevvaly 

21 







1«2 

i^'jj^K connu sous le nom de Daoulelabady (^^yWj^t et 
ensuite sous celui de Hindy iSJ^» Suivant Hadji Khalfa, le nom 
propre de ce commentateur était Ahmed ben Omar. La pre- 
mière phrase du commentaire est i^lyi <ual ^4Jjl i>*^. Il s'en 
trouve trois exemplaires à la bibliothèque de TEscurial. Voyez 
Casiri, T. I, p. 20 et 35, où on lit ^J^jJ^^ el-Devvany, au lieu 
de el-Zevvaly Jlj^l. 129 f. in-8^ fAldi.J 

Manuscrit sans commencement, et dont les premiers feuillets ont 
été écrits par une main diiïérente de celle qui a tracé les derniers. 
On voit par la rédaction finale que c'est un commentaire in- 
titulé i^ly) Complet sur la Kafié, voy. le no. CLXII, I). Quant 
au nom de lauteur, nous nous voyons forcé de garder le silence 
à cet égard, ce titre étant celui que plusieurs grammairiens ont 
donné à leurs commentaires sur la Kafié, nommément Ibn Hadjib, 
Roukn-eddin Âsterabady et Djamy. D'après la liste des 
livres venus d*Âkhaltsikh , cet auteur serait Mouhammed ben 
el-Haleby, sur lequel nous ne pouvons donner aucun renseigne- 
ment. Le manuscrit date de l'année 873 = I4'68,9. Cf. NicoU, 
p. 192, no. CCXXXIV. 232 f. petit in-8^ rÂkh.J 

T. Commentaire turc de Soudy c5^^t né en Bosnie, et mort, 
suivant Naïma, vers l'année 1000=1591,2, sur la même 






I 



I 




163 



Kafié. Il commence par les mots: a?^' ^c ôy-aJ)^ A^y ju* ), 
255 f. peUt în-^^ fAkh.J 

Par rapport à Soudy, qui a composé aussi des commentaires 
sur le Mesnevy de Djelal-eddin Roumy, le Divan de Hafiz, et 
le Gulistan et Boustan de Saady, voyez Annals of the Turkish 
Empire 9 by Naima, transi, by Ch. Fraser (Vol. I, p. 45-6). Cf. 
fFiener JahrbOcher, Bd. 61, p. 28 — 29. 

Commentaire sur la Chafié d'Ibn el-Hadjib (voyez no. 
CLXII, 2))^ par ^^^^t»T char birdy, dont le nom entier, suivant 
la préface de ce manuscrit, était Ahmed ben el-IIasan el- 
Djarbirdy. Casiri lui donne le prénom de Abou Abd Allah, 
et Soyouthy, ainsi que le catalogue de Paris et M. Flûgel, le titre 
de Fakhr-eddin; mais, au dire de Hadji Khalfa Msc. Roumânzov), 
cet auteur doit avoir eu pour titre honorifique Chihab-cddin, 
et pour père Fakhr-eddin. Il est mort à Tébriz, au commen- 
cement de Tannée 746= I3VG, suivant Soyoulhy et les Tables 
chronologiques de Hadji Khalfa. Lavant-propos même de ce 
traité fait voir qu'il a été composé à Tusage d*un vézir, nommé 
Saad-eddin Mouhammed. Notre exemplaire, à en juger d'après 
la suscription du premier feuillet, devrait encore contenir le 
traité de Rhétorique, intitulé »Uiil^^iô^ Précis de la clef des 
iciences (voy. plus bas); mais après avoir attentivement examiné 




c 




cC'X'. ■■: 








164 



le volume, nous nous sommes assuré de Vinexactilude de cette indi- 
cation. 11 commence par: ^^ ^^ ^^. ^J^. Ce commentaire 
se trouve aussi à la bibliothèque du Roi, à Paris (Calai,, p. 237, 
no. DCCLXXXV), dans quelques-unes à Constantinople, à Vienne 
(Flûgel, TViener Jahrb., Bd. 97, Anzbl. p. 8), et à Hambourg 
(Bohlen, Calai., msc. no. 158). Il est certain que c'est le même 
qui est déposé à la bibliothèque de Vienne, et qui, dans le catalogue, 
Ggure sous le titre de Schabijet, avec la désignation de Fauteur 
sous le nom de Al-dschazberdi (voyez Mines de t Orient, T. VI, 
p. 262, no. ^13); il est également probable que c'est encore le 
même commentaire, qui, dans le catalogue de Casiri, T. I, nos. 
XIX, LXXXIV et CLVII, est intitulé iuildl ^>. J iuiLiJ) , et dont 
Djarbirdy est désigné comme Fauteur: Un commentaire sur la 
C ha fié, qui emprunte presque tout de Djarbirdy, se trouve à 
Dresde, voy. Fleischer, Calai, Dresd., p. 71, no. 4- H. Voyez, rela- 
tivement à Djarbirdy, Soyoulhy, 1. c. p. 103. 122 f. in-i-®. fAkh.J 

CIjXXWV. 
Manuscrit renfermant deux traités diflerents, savoir: 
1) Un commentaire de Roukn-eddin sur la Chafié (voyez 
no. CLXII, 2)) d'Ibn el-Hadjib. Suivant Soyoulhy, le nom de 
Roukn-eddin en entier était el-Séyid Roukn-eddin Âboul- 
Fadhaîl el-Hasau ibn Chcrefchah, descendant d'Aly et ori- 
ginaire d'Asterabad (^:>ljl^«-a) jjyJh, auteur également d'un 






165 

commentaire sur la Kafié, intitulé l^yll le Mitoyen, ce qui lui 
a valu le surnom de Ix^yli c^**^ Auteur du commentaire mitoyen, 
car il en a composé trois sur la Kafié. 11 mourut, d'après Soyouthy, 
en 715 = 1315, suivant Osnevy, en 718 = 1318, d'après le 
catalogue de Paris enfin, en 717= 1317. Hadji Khalfa reporte 
l'époque de sa mort à cette même année 717 =1317. Le 

commencement de ce commentaire est: iJ'^ ^^ <1J' J>* w^ ^' 
AJiy^4«aJ. La copie date de l'année 1115 = 1703,V. Voyez, 
par rapport à cet auteur, Soyouthy, f. 178, et le Catalogue des 
manuscrits de la bibliothèque du Roi, Ire partie, p. 232. f. 1-135. 
2) Commentaire d'un auteur anonyme sur les Cent particules 
régissantes J^)^) i»L« ou J^'^', ouvrage classique et très re- 
nommé, du célèbre Abd el-Cahir el-Djourdjany, mort en 4*71 
= 1078,9, suivant Soyouthy, Djennaby, Hadji Khalfa [Tables 
ehranoL) et le commentaire arabe, cité par Casiri, p. 7. Le nom 
entier de cet auteur était Abou Bekr Abd el Cahir ben 
Abd el-Rahman el-Djourdjany. Connu vulgairement sous 
celui de el-Djourdjany le grammairien lS^^' ^JU>?I, il est 
regardé comme un des meilleurs connaisseurs en fait de littéra- 
ture arabe. C'est à tort que Casiri, T. I, p. 39, et Schnurrcr, 
BUdioth. arab.f p. 31, avancent qu'il a composé son trailé des 
Cent particules régissantes en 596 ^1199, et c'est également 
par erreur que D'IIerbelot, Rossi et Jourdain ont cru à l'identité 








166 



de cet auteur avec Mouhammed ben Abou Bekr ben Abd el- 
Cahir el-Razy (dont il sera question plus bas, à larticle jvZSf 
^Ls^l), et lui ont donné le surnom de Razy. Ce commentaire 

commence par les mois: v'-^' ^J ^ ' f^' /^' *UJ'^»***^. L'ouvrage 
original de Djourdjany se trouve très fréquemment dans les 
différentes bibliothèques de l'Europe , entre autres à celles de 
Bodley (Un, pp. 2kî et 2hG); de Leyde (nos. 1314 et 1327, 
cf. Weijers, p. 351); du Roi à Paris, no. MCCCLV; degli Studi 
à Naples (Ilammer, Letlera, 2", p. 2); de Vienne (Krafll, p. 17, 
no. L, Flûgel, PViener Jahrbûcher, Ed. 97,' Anzbl. p. 8;; de 
Dresde (Fleischer, Catalogus Dresd., p. 102, Mieih 'dmi7); de 
Munich {PFiener Jahrbûcher, Bd. 47, Anzbl. p. 10). On en trouve 
en outre un grand nombre d'exemplaires accompagnés de com- 
mentaires, ainsi que plusieurs éditions imprimées, savoir une 
qui a été publiée à Leyde, par Erpcnius, en 1617; une autre, 
accompagnée d'un commentaire publiée à Calcutta, en 1802, par 
Baillie'; une autre encore, de Locket, ibid., eu 1814; et enfin 
une, également enrichie d'un commentaire, à Scutari, en 1805. 
Consultez, par rapport à Djourdjany, Soyouthy, 1. c, f. 240. 
151 f. in-4\ fAkhJ 

J^ly: i>U£,e5 cent particules régissantes, par Djourdjany. Voy. 
no. CLXXIV, 2). 18 f. in-4^ fFrol.J 







167 



CJLXXWl. 

Manuscrit sans commencement, où se trouvent les deux traités 
suivants : 

1) Le commentaire sur les Cent particules régissantes i^ Lll J^l^I 
de Djourdjany; voyez le no. 2) ci-dessous. Un inconnu a 
tracé au verso du premier feuillet les mots : (j l» j^ pj^ Com- 
mentaire de Mir Djan. Les premiers mots en sont : ^^j J>^ ) 

J UJ àJy^ les derniers : IfJ U«^ ij l^^«* ^ , et le manuscrit date 
de l'année 988= 1580. f. 1 — 59. 

2) Le texte des Cent particules régissantes, de Djourdjany, dont 
il a été question no. CLXXIV, 2). Il commence, après la formule 
généralement usitée, par les mots: àii] U^c^sO) ^ J^lyJI (jii 
^J ^\. f. 63—83. 83 f. in-12^ fAkh.J 

Manuscrit composé de trois parties, savoir : 

1) Un commentaire de Yahya ben Nafouh ben Israîl (^^. 
J^Lt'' (^ /^^^j]/ sur les Cent particules régissantes de Djour- 
djany (no. CLXXIV, 2)). La préface prétend qu'il a été composé 
sous le règne du sultan Mouflafa ben Souleîman, et présenté 
à ce souverain, quoique nous ne connaissions dans le nombre 
des sultans de la dynastie othomane aucun souverain qui ait 
porté ce nom. Les premiers mots du commentaire sont: w^y 







168 

v^l^ Jl. Cette copie date de laonée 1109=1697,8. f. 
1—47. 

2) T. Un poème panégyrique oJa^aj , en langue turque, composé 
à la louange de l'auteur des Cent particules régissantes, Djourdjany. 

Le premier hémistiche est ' J* J>» j^j^ ^J ' J* »J^ • ^® poème, 
à en juger par la fin: lc3 a^JL] ^ ajL^^ Xj y V-^Jfl «^. 
parait être du même auteur que le commentaire arabe ci-dessus, 
f. *8. 

3) Autre commentaire, d un auteur anonyme, sur les Ceni par^ 
tùmles régissantes de Djourdjany. 11 commence par les mots: 
iJLJ) ^I^L 3>ull Je ô^l J f. 50—93. 93 f. in-8^ fAkhJ 

cLxxwm. 

Commentaire du Cheikh Ahmed deCouehAthahsi^^^l^j^y 
sur le Nouveau traité des particules régissantes ou J^J^ J-*'^ de 
Berghevy ou Perghevy, c'est-à-dire (Jc^ ^ 1^ Je ^ ,,>rf 
yS^j*)^^ Mouhammed Pir Aly (ou ben Pir Aly) de Perga, 
également renommé comme théologien et comme grammairien, 
surtout par son catéchisme ou Exposition de la foi musulmane, 
simplement intitulé ^yj^, ^ ^ j Traité de Berghevy, et dont il sera 
parlé plus bas, ainsi que par son traité des particules régissantes. 
U naquit en 929 = 1 522,3, mourut, suivant Hadji Khalfa {Tables 
chronoL\ en 981 = 1573,4, et fut enterré à Berghy ou Perghy. 
Le traité des Nouvelles particules régissantes Jf «>» J^l^, qi 





IC9 

ne figore autre chose qu'une nouvelle édition, entièrement refondue, 
des cent particules de Abd el-Cahir Djourdjany (v.no. LXXIV, 
2;), est généralement usité dans les écoles de l'empire otlioman, ce 
qui lui a valu plusieurs commentaires et une édition imprimée à 
Scutariy en 1819. Celui dont il est question ici, commence par 

les mots : ^jt^^f ^/r^^ J*^ l5JJ' <U J^'. La copie, ornée d'un 

filet rouge et enrichie de nombreuses gloses, tant marginales qu'in- 

terlinéaires, date de l'année 1196=1782. 29 f. petit in-?^^ fAkh.J 

Quant à l'auteur, voyez Y Encyclopédie d'Ersch et de Gruber, T. 

IX, p. 80. 

CEjXXïïX. 

Manuscrit renfermant: 

1) Le texte de la célèbre syntaxe arabe, intitulée: ^«v^^' 
el-Adjourroumiyé, par Abou Abd Allah Mouhammed ben 
Mouhammed el-Ssounhadjy, désigné vulgairement sous le nom 
de Ibn el-Adjourroum. C'est ainsi que Soyouthy orthographie 
ce nom, qui, suivant lui, dans le dialecte des Berbères, a le sens de 
Ssoufy et deDervich. L'auteur est du reste surnommé aussi Ss ou n- 
hadjy ouSsinhadjy, du nom de la tribu himyarite de Ssounhadja, 
communément appelée Ssanhadja, qui jouissait d'une grande réputa- 
tion dans le Maghrib. Il naquit en 672 = 1273,^, et mourut en 723 
= 1323. La syntaxe qui a été nommée Adjourroumiyé (et non 

Adjeroumié, ni Edschroumîé), d'après le surnom de l'auteur, avait 

22 








170 

proprement le titre de '^j^^f i« JJU Discours préliminaire d'Ibn el- 
Adjourroum, et jadis très usitée dans les écoles de l'Orient, 
aujourd'hui elle est tombée en désuétude. Elle a été cepen- 
dant imprimée plusieurs fois à Boulac. Pour les autres éditions voy. 
Schnurrer, pp. 23, 25, 31, nos. ^11^3, k5j 53, Krafll, p. ik^ no. XL, et 
Zenker, p. 18 — 19, nos. 120 — 128. Cette syntaxe commence par 
les mots: xl JU) ^L«^I /i^' J"^. Elle se trouve assez souvent 
dans les bibliothèques de l'Europe, p. e. à Paris {Cotai., no. 
MCCLXXXII, Flûgel, mener Jahrb., Bd. 91, Anzbl. p. 3); à 
l'Escurial (Gasiri, no. CCI), à Leyde (no. 1293), à Upsal (Tonn 
berg, no. LUI); avec un commentaire, à Munich (Flugel, fVien/er 
Jahrb., Bd. kl, Anzbl. pp. 9, 10 et 11; cf. Bibliothèque de M. 
S. de Sacy, T. III (Manuscrits), p. 18, nos. 96 — 98); à Vienne 
(Flûgel, 1. c, Bd. 97, Anzbl. p. 9, no. k7 — k9)j à Hambourg 
(Bohlen, CataL, msc. nos. 162 et 163). f. 1 — 5. 

Relativement àSsounhadjy, voyez Soyouthy, f. 79, de Rossi, 
Dizionario etc., p. 184, NicoU, p. 183, no. CCXVI, etc. 

2) Un petit traité d'Analyse grammaticale ^u^K dont l'anteor 
a gardé l'anonyme. Les premiers mots, après la formule ordinaire, 
sont: cJLLjU Je^Ai) JcLf jiu^. f. 5_8. 

3) Un commentaire sur le traité précédent, dont l'auteur a aussi 
gardé l'anonyme. La première phrase en est : J«û ^ ^^ *1 jj,\ 
Aj-u. W f. in.8^ fAkhJ 






171 




CIjXXJIL. 

Commentaire de Zeîn-eddin Abou Abd AUab Khalid ben 
AbdAlIah ben Abi Bekr el-Azhery, sur la syntaxe diteAdjour- 
roumiyéy composée par Ssounhadjy, voyez no. GLXXIX. Le com- 
mentateur « qui 9 suivant Hadji Khalfa, s. v. ^Jâ«, portait encore 
le surnom (JL/^I rÉgyptien, était docteur cbaiiite, et quant au pre- 
mier surnom de Azhery, il lui provenait probablement d'un de ses 
ancêtres. Casiri, T. I, p. 73, avance qu'il florissait dans le 6me 
siècle de l'hégire, ce qui ne pourrait être fondé, parce qu'il a com- 
menté des ouvrages de Ssounhadjy, décédé en 723 = 1 323, et d'Ibu 
Hicham, mort en 761 = 1359,60. Il a écrit son commentaire, 
comme il le dit dans sa préface, y ayant été engagé par le cheïkh 
Abbas el-Azhery, ce qui vraisemblablement a induit en erreur le 
rédacteur du catalogue de Paris, qui attribue ce commentaire à 
Abbas el-Azhery lui-même (1 vol., no. 1284-). 

Le commentaire commence par les mots : ^ I ^/^ ) J^ I Jyf 
^l 0^^. kl f. in-8^ fAkhJ 

CLXXXt. 

Autre exemplaire, à filets d'or et orné d'une vignette en or et 
antres couleurs. kO f. in-8®. (FroL) 

L'Adjourroumiyé, accompagné du commentaire de Azhery, 
est déposé à k bibUothèque de Gotha (MôUer, no. CCCCLXXXVllI-lX), 
à celle de l'Escurial (Casiri, T. I, p. 23, 29 et iii'O), et à celles 





X^'Koa 





173 



de Bodley (Un, p. 245 et 246), de Paris (no. MCCLXXXIV), de 
Vienne (Krafft, p. 1 5, no. XLIX), de Hambourg (Bohlen, CcU., mac. 
DO. 169), etc. 

(j]y^d\ dii Présent fraternel, commentaire de Mouftafa ben 
Ibrabim sur l'ouvrage de Perghevy, intitulé Ji J» J*'^ ou iVcwi- 
velles particules régissantes, voy. no. CLXXVIII. Ce commentaire a été 
imprimé à Scutari, en 1805. Le manuscrit, orné d'un filet rouge, 
se distingue par la netteté de ses caractères neskhy; il commence 
par les mots: çy^f ^' (lSJJ')'UJ J«*I, et, enrichi de quelques 
notes marginales, date de l'année 1205 = 1790,1. 53 f. in-8^ 

fAkkJ 

CIXXXMMI. 

i^J^) el-Alfiyé, ou Poème de mille vers sur la syntaxe, par 
Djcmal-eddin Abou Abd Allah Mouhammed ben Abd- 
Allah ben Malik el-Thaiy el-Andalousy el-Djayany ^^^^1, 
de Jaën en Espagne, philologue des plus célèbres, né en 600 = 
1203,4, et mort à Damas, en 672 = 1273,4. Ce poème était re- 
gardé par les Maures comme un ouvrage fondamental pour l'étude 
de la langue arabe, tandis que les musulmans de l'Asie considé- 
raient comme tel la Kafié d'Ibn el-Hadjib (voy. no. GLXII). Il 
ne faut pas le confondre avec un autre poème intitulé Elîfiyé, 
de ce que tous les vers y finissent par un Elif. Ce dernier fut 






173 

composé plus tard, par un autre grammairien également renommé, 
appelé iSjfjjif el-Zeva vy, e.-à-d. descendant de la grande tribu de 
^'jj Zavah, dans la province d'Afriqiyé ^^^'. Le premier hé- 
mistiche du poème dont nous parlons, est: vâUu^) ^ J^ J^. Ce 
manuscrit, orné d un bout à l'autre de notes marginales et interli- 
néaires, date de launée 1121 = 1709,10. 55 f. petit in-V^ fAkh.J 

On en trouve des exemplaires, sans commentaires, au Musée 
afflatique de notre Académie d. se, no. kQK ; à la bibliothèque de 
Gotha(Moeller, no.CCCCLXXXXIl), à celles de Paris nos. MCCXXXIV 
et MCCLXXXXI), de l'Escurial (Casiri, p. 23, no. XCII, 2^ et p. 
32, no. XXXV, ibid. p. 397, no. CiMLIX, 2°), de Tippou Soul- 
than (Stewart, p. 128, no. XLIV). Le manuscrit d'Upsal (v. Co- 
talogia Ceniur. Sparvenfeld, no. 33) en contient un commentaire 
composé par le fils de l'auteur; voy. Tomberg, p. 25, no. XLL 
Cf. le Catalogue de la bibliothèque de M. S. de Sacy (Manuscrits), 
p. 20, nos. lOi — 107. 

Voyez, par rapport à Fauteur et à son ouvrage, Soyouthy, f. 
ht et suiv., Casiri, T. I, p. 16, et l'édition de cet ouvrage par 
S. de Sacy, sous le titre: Alfiyya ou la Quintessence de la gram- 
maire arabe etc., Paris 1833, Anthologie grammaticale, p. 325, Zen- 
ker, BibL orient., p. 21, nos. ik^-Wk. 

Manuscrit composé de trois traités sur la grammaire : 








i) L'Alfiyé, ou Poème de mille vers, d'Ibn Malik (voy. no. 
GLXXXIII). Cette partie du manuscrit, enrichie, presque d'un bout à 
l'autre, de notes marginales et interlinéaires, date de l'année 1127 
= 1715. f. 1—63. 

2) Le traité de syntaxe, intitulé ^ ) ^ ^ l^^r^il) jL^l Révélation 
des secrets sur la syntaxe, par Perghevy, dont il a été question 
au no. CLXXVIII. Ce traité commence, après la formule ordinaire, 
par les mois: aJ) Jl^^ 1^ iJL^) oj^. Le manuscrit, enri- 
chi, d'un bout à l'autre, de notes marginales et interlinéaires, 
date de l'année 1126 = 171 ï. Ce traité a été imprimé, avec 
deux autres sur la syntaxe, à Constantinople , en 1819, sous 
le titre de Jfjil J-*)y5^ jM»^U i^l^l L--ii^) jyli Règles 
de la langue arabe ^ composées nommément de la Kafié, de Tldhar 
ou Révélation des mystères sur la syntaxe, et du nouveau traàé des 
particules régissantes. Le commentaire du second de ces traités, par 
Zeïnyzadéh, avait déjà été imprimé dans la même ville, en 1803 
et 1809, et c'est probablement par une légère méprise que, dans 
les Mines de TOrient (T. IV, p. 296, no. 593), le texte de ce se- 
cond traité est cité au nombre des ouvrages parus à Scutari, dans 
le courant de l'année 1802 ou 1803. f. 65—106. 

3) Le traité de syntaxe d'Ibn el-Hadjib, intitulé Kafié 
(no. CLXII). Cette partie du manuscrit date de l'année 1 128 = 
1716. f. 109. 155 f. in.8^ (Akk.) 







178 

Commentaire sur l'Alfiyé d'Ibn Mali k (no. GLXXXIII), par Ibn 
Aqil Jt^, c.-i-d. Beha-eddin Abd Allah ben Abd el-Rab- 
man ben Abd Allah el-Gourachy el-Mifry el-Chafiy, le 
G)iireichite9 d'Egypte, professant le rite chafiite, né en 698= 1298,99 
et mort en 769 = 1 367,8, suivant Soyouthy. Les premiers mots 
du commentaire sont : ^J^ ÀLal) AKi] ^. Le manuscrit est très 
bien conservé et orné d'un filet rouge. 172 f. in-^^. (Akh.) 

Ce conunentaire a été imprimé à Boulae, en 1252= 1837. Il 
se trouve aussi au Musée asiatique de notre Académie, no. 405; 
à U bibUothèque de Gotha (MôUer, no. GDLXXXXIV-VI) , et à 
l'Ambrosiana de Milan (Hammer, Lettera, 1^, p. 31. Voyez, re- 
lativement à l'auteur, Soyouthy, f. 220. 

iJÏ) •^ ^ iMÔ^I i*f^l RauUe {méthode) agréable, servant de 
eommeniaùre àTAlfiyéd'IbnMalik (no. GLXXXIII). Suivant Hadji 
Khalfa, T. II, p. 74*, le titre de ce commentaire serait i^^ Hm^Ï 
la Mb agréable, ce que l'épithète donnée au subst^ 
à rejeter. Le même bibliographe nous apprend que l'auteur de 
ce commentaire, passé sous silence dans le manuscrit même, 
est le célèbre biographe et grammairien Soyouthy, cité déjà 
à phisieuTS reprises, et dont le nom entier était Djelal-eddin 
Abonl-Fadhl Abd el-Rahman ben Abou Bekr Mouham- 



, • A • • 







176 

med, né à 1>^^ Soyouth ou^^am,! Osyouth, en Egypte, en 
8^9 = 1445,6, et mort en 9H == 1505,6. Ce qui vient à l'appui 
de cette donnée, c'est que l'exemplaire de la bibliothèque de 
l'Escurial, porte le nom de Soyouthy, comme on le voit par le 
catalogue de Gasiri, T. I, p. 18, no. 69. 

Ce manuscrit, un des plus jolis de la collection, et orné d'un 
filet d'or, est enrichi de nombreuses gloses marginales et inter- 
linéaires. 11 commence par les mots: éiSà\j oL«j Le j^iu) ^L^'. 
Voyez, par rapport à Soyouthy, l'article inséré dans la Biogra- 
phie universelle, T. 43, p. 222 et suiv., et dans les Wiener Jakrb., 
Bd. 58 — 60, Anzbl. Soyouthy s Leben und Schriften^ par M. Flû- 
gel. 225 f. in-12^ fAkh.J 

Commentaire J» de Soyouthy (voyez no. CLXXXVI) sur son 
Alfiyé, on^Poème de mille vers, sur l'invention et l'élocution ora- 
toires, qui a proprement pour titre: O^' ^y^ les Colliers de 
perles. Voy. Recueils et Polygraphie, Msc. 2d. Le même commen- 
taire se trouve à la bibliothèque de l'Escurial (Casiri, T. I, p. 52, 
no.CCVIII, 1^ p. 88, no.CCXXVII; T. II, p. 341, no.MDCCGX, 
2®). Il commence par les mots : Ajj.mX»J1^ iuUI ^ ijUI «(JU ji^l 
Notre copie date de l'année 1131 = 1718,9. 186 f. grand in-8^ 
fAkh.J 









177 



cuKxxvm. 

G)mmentaire du célèbre cheikh Abou Mouhammed el- 
Casim ben Âly el-Hariry el-Bafry, le marchand de soie, 
de Balra, renommé par ses vJJUUU ou Séances ^ né en ^4-6 = 
105V, et mort, suivant Abou'1-Feda , en 515= 1121, ou, suivant 
d'autres, en 516=1122,3. Ce commentaire, composé par l'auteur 

sur son propre poëme intitulé v'^^^ **^ ^^ Exposé de T analyse 
grammaiieale f n'est pas compris dans le nombre de ceux de la 

liste d'Akhaltsikh, et il porte deux fois, par erreur, tant au 

verso du premier feuillet, que sur la tranche du volume, le titre 

de ^ ^f rj^ Commentaire sur l' Alfiyé. Les premiers mots sont 

jjjil ^Ul JUI J>)[| ^1 Jlî 109 f. in-8^ fAkhJ 

Ce commentaire se trouve aussi au Musée asiatique, no. 42i|i'; à la 
bibliothèque Bodleyenne (Un, p. 240, no. 1 HO.) etc. Yoy. relati- 
vement à Hariry, la préface de M. de Sacy, placée en tête de 
son édition des Mecamat, publiée à Paris en 1822, Anthologie 
çrammaiieale p. 122. suiv. et Biographie universelle. T. 19. p. 4'22. 

CËjXXXMXm 

«.^^mJU ) ^^JjL9 Ld m^\ ^ Cf>? j^l J-*J iji^ But auquel aspire 
TKomme instruit, et qu'il atteint au moyen de ce qut est dit sur Four 
vrage iniiiuli Moughni'l-Lebib ou Livre suffisant à Fhomme in- 
Uruù^ ou commentaire de Ghibah-eddin Ahmed ben Mou- 
hammed ben Aly ben Ahmed, connu vulgairement sous le 

23 










178 

snrnom de fils du Mo 11 a >^i ^1, sur la célèbre syntaxe intitulée 
cà\ f^ :^ w-^l L^ Litre oui met Thomme ùMruk à 



même de ee poiser des ouvrages des Arabes (et non des} livres d'a- 
nalyse v'j^N comme on le traduit dans la Leq^ziger LUtÊfOÈiKt' 
Zeàung année 1820, no. 300, p. 239^). Cette syntaxe, qui jouit 
d'une grande réputation dans le Levant et que, dans l'empire 
Othoman, Ion considère même comme livre classique pour cette 
partie, a pour auteur Ibn-Hicham, nommé proprement Dje- 
mal-eddin Abou Mouhammed Abd Allah ben Yousoaf 
el-Anfary, le même que Djemal-eddin Rouceph filias 
Rie ha m, dont il est question dans le catalogue de Paris p. 239. 
Cet auteur, né en 708=1308,9, mourut en 761 = 1360, 
suivant Soyouthy. Le commentaire date du règne du sultan 
Ahmed III (157Ï — 1595), et la finale du. second volume 
prouve qu'il fut terminé en 995 = 1587. Notre copie, foite d'au- 
près une autre terminée en 1011 =: 1602,3, par le fils de 
l'auteur, nommé Ibrahim ben Ahmed et connu vulgaire- 
ment sous le nom d'Ibn el-MolIa >^' ^' , est de l'année 
1016=1607,8. Le premier volume commence par les mots 
io/Jl j\^l ^ b jjj^ ^J^i.>^l vol. 618 f. 2 voL *16 f. 
grand in-8'' CAkh.J 

Consultez, par rapport à la syntaxe même, le dictionnaire bi- 
bliographique de Hadji Khalfa, à l'artide v^' ^^ T. V. 






179 

p. 655, et relativement à l'auteur» Soyouthy 1. c. f. 227. et M. 
de Saoy, Anthologie grammaticale p. 185. 

L'ouvrage origÎDal se trouve à la bibliothèque de ITSseurial (Gasiri 
T. I, pp, 13 et 2^U et à celles de Bodley (Uri, p. 271, no. MLXX.), 
de Paris (no. MCCXXI. cf. ibid. no. MCCXXVIIL), et de Fort William 
(SCewart p. 188.) Cf. Bibl. de Mr. de Sacy, (Manusc.) p. 21. no. Hk. 

Commentaire de Houhammed ben Abd el-Rahim ben 
Mouhammed el-Omary (descendant d'Omar), el - Milany 
ij >r' 9 sur le traité de syntaxe intitulé ^J^ Livre suffisant ^ par 
Tcharbirdy, voy. no. CLXXllI. Milany est mort en 811 =: 14'08,9, 
suivant quelques manuscrits de Hadji Khalfa, qui lui donne le titre 
de Bedr-eddin, et le surnom de Hamevy, de Hama. L'édi- 
tion imprimée ne donne pas l'année. Le même bibliographe 
nous apprend qu'il était élève de Djarbirdy, et que ce commen- 
taire fut achevé en 80 1 = 1 398. Ce commentaire , couvert de 
notes marginales et interlinéaires, mais dont le dernier feuillet est 
déchiré, commence par ^i)J*Ul <« jUl 106 f. in-8'. fAkh.J 

L'ouvrage qui a servi de texte à ce commentaire, est déposé 
à la bibliothèque Bodieyenne, (Un, p. 24^3, no. 1 159 et à la p. 2^0, 
no. 1136, 1^, à laquelle l'auteur est, sans doute par méprise, 
appelé Djar-Allah <ljl jU au lieu de Djarbirdy). On y trouve 
également un commentaire de Milany sous no. 1159 et 11 36, 2^ 







180 

cxct. 

Commentaire de Aboul-Tbena u^l^l Ahmed ben Mon- 
bammed, intitulé wJ^lyul (^jii*^'j ^UU J» Solution des noeudê, ou 

difficultés du livre intitulé «^i^ill J^ly Règles de Tanalyse gramr 
maticale, L auteur en est Ibn Hicbam, qui a également écrit 

le traité de syntaxe intitulé v^l i^^f dont il a été question an 

no. CLXXXIX La première pbrase du commentaire est <Ui J^i 
<\Jm\\ ç[^\ mij ^^jj). Cette copie date de l'année 1U2=1729,30. 
68 f. in-8^ 

L'ouvrage original se trouvait dans la bibliothèque de M. S. 

de Sacy, voy. le Catalogue^ (Manuscrits), p. 20. no. 110. 

CXCII. 

i^l^JlljcIy ^) c-i>lJl J^y Le Conducteur des étudiants vers 
les principes de Tanalyse^ ou commentaire de Kbalid ben Abd- 
Allab el-Azbery (voyez le no. CLXXXj sur les principes de 
l'analyse grammaticale. Le commentateur a employé pour commen- 
cement de cet ouvrage les mots: JUI ^Ual ^tiJ) Jli, La copie 
date de l'année 1139= 1626,7. M f. in-B^ (Akh.) 

Voyez de Sacy, Anthologie grammaticale p. 182. et le Catalogue 

de la bibliothèque du même orientaliste (Manuscrits), p. 2i. no. 

111. 5^ Cf. Krafft, p. 15 no. XLIV. 

CXCIII. 

Manuscrit où l'on trouve: 







181 



1) Un commentaire anonyme sur les règles contenues dans les 
vers de l'ouvrage grammatical intitulé ^y^\ La Lumière. Ce der- 
nier est sans doute le traité du célèbre Isferaïny, servant de 
commentaire à l'ouvrage de Moutbarrizy intitulé c»^^) Le Flam- 
beau y. no. CLXIII, 2). et Hadji Khalfa, T. Y. p. 583. L'original, 
La Lumière j se trouvait dans la bibliothèque de Mr. S. de Sacy 
(Manuscrits), p. 19.no. 102. Voy. no. CXCIV. 

Le commencement de ce commentaire anonyme est <Ui J^' 
OLSi\ ^ jijL ^jJ) f. 1 _ kk. 

2) Un commentaire de Hadji Baba ben el-Cbeïkb Ibra- 
him el-Thousevy ^^yJl (de Docea?) dans l'Asie -Mineure, sur 
la préface du commentaire que Roukn - eddin Asterabady (voy. 
no. GLXXI V, 1 )) a composé sur la Kafié d'Ibn-el Hadjib sous le 
titre de iu^yal Le Mitoyen. Au lieu de donner au commentateur 
l'épithète de L5^y>, D'Herbelot, à l'article Hadji, le nomme 

^j^ji»jl (de Tharseî) et Mr. de Hammer ^^^y»de Thous, {Mines 
de rOrient, T.II. p.286); enfm Mr. Flûgel {PFien. Jahrb. p. 97. Anzbl. 
p. 9.) ^^y» Tusijewi. Le commentaire en question parait être 
intitulé ^'j^y^jj^y^^j Zeïn el-va vel-ra vel-ka, ce 
que nous ne saurions traduire. Il commence, après la for- 
mule ordinaire, par les mots 1^^ j?!* ci^«^) J^t Jy^ J*ij 53 f. 
petit in-*^ fAkh.J 







ISA 



2) Un commentaire anonyme sur le commencement de la Kafié 
d'Ibn el-Hadjib (no. CLXII, 1)), et qui est sans doute le même 
dont parle Weijers, 1. c. p. 85ï no. 1331. Il commence par 

^^ o**^ ^^ ^ '^^' '^^' C®**® partie du manuscrit date de 
l'année 1128 = 1716. f. 67 — 68. 

3) Le texte du traité de syntaxe de Perghevy, intitulé ^U*' 
j]^;^à] Révélation des mystères^ dont il a été question au no. 

CLXXXIV, 2) — Cette partie du manuscrit, enrichie d'une foule 
de notes marginales et interlinéaires, date de l'année 1116 = 
170t,5. f. 70—197. 197 f. petit in-^^ fAkh.J 

cxc\m. 

Commentaire sur les vers détachés qui se trouvent dans le traité 
détaillé sur la syntaxe, composé par Zamakhchary, (voyez 
no. CXCVI, 1)). On ne trouve pas dans ce manuscrit le nom de 
l'auteur du commentaire, qui commence par les mots <UlJU»J 
^jLJJI) J-Âf i^JJI. C'est à tort qu'une main étrangère a tracé à 
plusieurs reprises sur les premiers feuillets de ce volume les mots 
^U^^^-aZà? dJaJ: il est à présumer que l'on a été induit en er- 
reur par les lettres placées à la marge du volume, qui ne dési- 
gnent autre chose que le nombre des vers. 105. f. in-8^. fAkh.J 

Manuscrit renfermant: 

1) Le texte de la grammaire de Perghevy, (voy. no. CLXXVIII) 




SR 








186 

au commençant de Perghevy; v. no. CXCIX, i). Ce commentaire 
a pour auteur Moubammed ben Mouftafa el-Tbaouskary 

^j^jj^i y et il commence par les mots: iJif^^^'^J^ 
cLi^l J^). La copie date de l'année 1165 = 1751,2. 99 f. 
in-8^ fAkhJ 

CCII. 

Commentaire, qui, d'après le verso du premier feuillet et l'in- 
scription que porte la trancbe du volume, est intitulé: û^'^' 
çiSjàl L'Épreuve des hommes purs. Ce commentaire, d'après le dic- 
tionnaire de Hadji Kbalfa, T. Y, p. 306, où on lit LJ^ jI, est celui de 
Pergbevy, dont il a été question au no. CLXXYIII, sur le traité d'ana- 
lyse grammaticale du savant grammairien et exégète Beidbavy (voy. 
no. XLV), intitulé: v^-^^' ^c? vM^' t-J La Moelle des coeurs, 
ou Traité d'analyse grammaticale, qui est lui-même un abrégé de 
la Kafié d'Ibn el-Hadjib, citée au no. CLXII, 1). Le corn- 
mencement du commentaire est: o^Lc ^^ f^^j <Mi jJ^K Cette 
copie date de l'année 1073 = 1662,3. 135 f. in-8^ fAkh.J 

L'ouvrage qui a servi de texte à ce commentaire se trouve 
isolément à la bibliotbèque Ambrosiana (Hammer, Lettera, 1", p. 31), 
et à celles de l'Escurial (Casiri, T. I, p. 28) et de Paris [Cotai., 
p. 237). Le même traité, accompagné du commentaire de Per- 
ghevy, est déposé à la bibliotbèque de l'Escurial (Casiri, T. I, p. 
28) et à celle de Paris, no. 1293. 







Vî 



1S7 



Consultez encore, par rapport à Beïdhavy, S. de Sacy, Antho- 
logie grammaticale, p. 37. 

CCIII. 

Gloses servant d'explication au commentaire de Perghevy, in- 
titulé clSjd] ^UU) Épreuve des hommes purs, ou, suivant Hadji 
Khalfa^ des hommes doués de sagacité <>^^^\; voy.no. CCII. Ces gloses, 
suivant le verso du premier feuillet de notre manuscrit, doivent avoir 
pour titre iJ li»c, et pour auteur M o u ft a fa benHamza, qui vivait 

en 1085 = 1672|i'; elles ont pour commencement: AU J^' ^^^ 
ç\J*i\ fJ^S^K La copie, qui se distingue par la netteté des ca- 
ractères neskhy, parfaitement lisibles malgré leur petitesse, date de 
l'année 1117=1705,6. 151 f. in-8^ fAkh.J 

CCIV. 
j 6J jfl y uî Résultats des méditations, ou commentaire rédigé en 
1 085 = 1 67Ï, par le cbeïkli Mou ft a fa benHamza, cité plus baut, 
nos. ce et CCIII, sur le traité de syntaxe de Perghevy (ou, da- 
près le manuscrit même, ^^jO^J' el-Bergby), intitulé j j^r-^^ jW*' 
Révélation des mystères, no. CLXXXIV, 2). Les premiers mots du 
commentaire sont: i»'*J^) J«*c5jJ' 4Jj w^'. Cet ouvrage a été im- 
primé à Constantinople, en 180ï et en 1835. 164^ f. in-8^ fAkh.J 

ccv. 

Ce manuscrit, dont le premier feuillet est arraché, doit renfer- 
mer un ouvrage sur la syntaxe, intitulé : ^j^W p^s3 c? ^^ v^ 










188 



Imre mffisant, servant de commentaire à celui qui ett con$m ious 
U titre de Guide. D'après une inscription sur un des premiers 
feuillets de ce manuscrit, Ibn el-Hadjib devrait être l'auteur 
de louvrage original, ou du commentaire, tandis qu'à en juger 
par une autre inscription qui se trouve sur le feuillet précédent, 
ces deux ouvrages sont d'un seul et même auteur, c'est-à-dire de 
iJ^jJ' el-Zendjany (cité au no. CLIII, 2)), et cette dernière 
donnée s'accorde avec celle de Hadji Klialfa dans son D£^ 
Uonnaire bibliographique, T. Y, p. 21. Suivant lui, Zendjany ter- 
mina ce commentaire à Bagdad, en 652 = 125^, tandis que, 
d'après Soyouthy, il l'acheva en GSï* = 1256, c'est-à-dire un 
an avant sa mort. Un passage de lavant-propos de ce com- 
mentaire ferait présumer que le traité de syntaxe qui a servi 
de texte au commentateur, avait pour lilre : jj^JJ ^5^^' ^r^^ 
i^j^dl Je ^) i^bil Précis destiné à servir de guide aux hommes 
lettrés, dans tétude de Tanalyse grammaticale. Ce manuscrit, dont 
la première moitié a été copiée d'après celui de l'auteur même, 
et l'autre moitié, d'après une copie collationnée au manuscrit auto- 
graphe, date de l'année 71 i = 1311, 2. Il commence parles mots: 
^^IJJ) j.^lW, 290 f. grand in-8^ (Akh.) 

CCVI. 
Commentaire sur un traité de syntaxe (y^), dont l'auteur, ainsi 
que celui de Fourrage original, ont gardé l'anonyme; mais Tin- 




>X.>3 






189 



scriptioD, qui se trouve sur la tranche du volume, prouve que 
ce commentaire doit être de Djamy (^«'^^ Le commencement 

en est: Ij* â»/«* ù'J'=^' *Jy. Ce manuscrit date de l'année 937 
= 1530,1. 308 f. in-8^ fAkh.J 

CCVIL 

^uâll ^;a*ii.ï j»a^ Précis des élucidations sur la Clef des sciences, 

on Abrégé du traité de rhétorique (cf. no. CCX). Ces élucidations, 
comme on le voit par un passage cité à l'article »utll ^joas^ï du 
dictionnaire de Hadji Khalfa, ont pour auteur le célèbre Djelal- 
eddin Moubammed ben Abd el-Rahman el-Cazviny, sur- 
nommé J'*»'«^ v:*^ Le Prédicateur de Damas, mort en 739 = 
1338,9. Quant au Précis des élucidations, qui fait l'objet du pré- 
sent article, il a été composé par l'illustre Te ftazan y, v. no. XCIV, 
1). Cet ouvrage a été dédié au sultan Djclal el-Hacc veddin 
Aboul-Moudhaffer Mahmoud Djani-bek, khan de la 
horde d'or, souvent cité dans les annales de l'empire de Russie, 
et qui a régné depuis 7H = 13V0,1 jusqu'en 758= 1357. Tef- 
tazany, dans son avant-propos, lui donne les titres les plus pom- 
peux. Notre manuscrit, enrichi d'une foule de gloses marginales 
et interlinéaires, commence par les mots : ^jjJ<» >j^ ^^, ^J^ 
^^A^J . Cette copie, faite par Moubammed ben Othman, date de 
l'année 1051 = IG^Ii' 1,2. Le dit ouvrage se trouve aussi à la biblio- 
thèque de VEscurial (Casiri, T. I, p. 4- 1), à la bibliothèque Ambrosiana 







190 

(Hammer, Lettera, f'y p. k)^ à celles de Gotha (Cotai., 2de partie, 
no. 528) et de Tippou Soulthan (Stewart, p. 118, no. 7, ibid. 
p. 188, no. 13). 

Voyez, relativement à Cazviny, Soyouthy, 1. c, f. 52. — 
1 kl f. peUt in.4^ fAkh.J 

cc\m. 

U^AsU) ^c J^ll Commentaire très étendu, par Teftazany, sur 

le traité de rhétorique, intitulé: »u^l fjt»^ Élucidations sur la Clef 

des sciences, de Cazviny, surnommé le Prédicateur de Damas. 

Voyez no. CCVII. Le commencement de ce commentaire, après la 

formule usitée, est: |jl«H J^Li» u^l'ijjJ) 4U w>t*K Use trouve de 

même à la bibliothèque Âmbrosiana (Hammer, Lettera, l'', p. ï), et 

à Vienne f Mines de T Orient, T. II, p. 286 bis, no. 22), comme aussi 

dans celles de Tippou Soulthan (p. 118, vid. ibid. p. 188) et de feu 

M. Rich (Mines de TOrient, T. IV, p. 292, et no. 292). 

168 f. in-i^ (Akh.J 

CCIX. 

Manuscrit qui, après le ^ ^^^ Au nom de Dieu etc., commence 
tout brusquement en alléguant les mots qui doivent être commentés: 



mX^l»i\ cy>-*J ^J^j ajUim. «yjl juii Ajy, et finit simplement par 
(w^uill J le livre est achevé. Il serait donc presque impossible d'en 
déterminer, tant Fauteur, que le titre, ou même de les deviner, 
sans les indications qui se trouvent sur la tranche du livre et sur 







1»1 



le dos de la reliure, ainsi que dans les mots constatant le legs. La 
première porte l'inscription Jy^*f <ui,L Gloses sur le Mouthawel; dans 
les deux derniers endroits on lit Jy»*) ^^ ^^^^ ^ l* uif^ ajJ^Xm 
Gloses de Maoulana Cdsm Leithy sur le Mouthawel. On ne peut 
donc guère douter que ce ne soient les gloses de Aboul-Cftsim 
ben Abi Bekr el-Leïtby el-Samarcandy, de Samarcand, sur 
le commentaire cité au no. précédent, de Teftazany (v. no. XCIV, 1 )), 
sur l'ouvrage intitulé ^uâil ^jtx>JÀ3^ de Cazviny. On peut ajouter que 
dans les catalogues des bibliothèques de Constantinople, cet auteur 
est mainte fois et presque toujours cité seulement sous les noms de 
CAsim Leithy. C'est le même qui, chez Eichhom, SterBd., 3te 
Abtb., p. 1216, est nommé Abuldassem £1-Ccissi. Le commence- 
ment du livre ne s'accorde pas, à la vérité, avec celui donné 

par Hadji Khalfo, T. II, p. 1^05, et qui était lu«il (jjJ) «Ui jU); 
mais il est à présumer que le vrai commencement manque, par 
quelque raison inconnue. 13% f. petit in-ï*^. fBay. fj 

ccx. 

Manuscrit, où se trouvent : 

1) Un commentaire de Khitaiy ^^U**) (v. no. GXLIII), sur 
le traité de rhétorique de Teftazany (voy. no. XCIV, 1)), intitulé: 
^uîll ^^siî^^iAZdf Précis des ilucidations sur la Clef des sciences, 
Toy. no. CCYIL Cette partie du manuscrit est couverte de notes 







199 



marginales et interlinéaires ; eUe commence par les mots: JJ»* * 
LjJ^c) L Je JJ). f. 1—63. 

2) Une introduction à la Prosodie, ou u^jj^f J^ vJ i«Ji«, 
dont lauteur a gardé lanonyme. Il a débuté par les mots : JU^I 

JijJL\l J^J ^i 4J|1. 89 f. petit in-i^ fAkh.J 

CCXL 
Manuscrit renfermant les six traités suivants : 

1) ^M\ jf'i i^\Ô\ Le Lwre suffisant de Ibn el-Hadjib 
(voy. no. CLXII, 1)). f, 1 — W. 

2) Traité sur les particules et les noms, composé, d'après l'indication 
tracée sur la première feuille, par Izzy. Commencement: ^J^^ 
li^ ^c dju-*. ^j ç L-,^J jf ^zJl ijj^\y fin l^f^J^ ) vîUi^ ^J 

JWj) cii^î^; voy. no. 4-). f. 4-6 — 56. 

Ce traité se trouve au Musée asiatique, dans le Recueil no. kil. 

3) J«)^ÂjU Les cent particules régissantes de Djourdjany; 

voy. no. CLXXIV, 2). f. 56—65. 

«** 

4) ^^J»^^ *<iij^ Traité sur les conjugaisons, par Izzy; voy. 
no. CLIII, 2). f. 65 — 79. 

Ce traité serait donc la continuation de celui cité sous no. 2). 

5) Autre traité semblable. D'après l'indication tracée sur la première 
feuille, ce serait le commentaire sur la grammaire dite J^\ Dé- 
loêsemenides atpnVs (no. CLIII, 1), où, au lieu de^^'s il &nt sans 







198 

doute lire:>uÂll), par Hasan Pach*a, dont le nom entier, sui- 
TantHadji Khalfa T. Y, p. 488. était Hasan Pacha ben Ala- 
eddin el-Asvad ^^^1. Mais cette indication parait être mal 
fondée t car tandis que, suivant le bibliographe mentionné, le com- 
mentaire de Hasan Pacha commence par les mois: tjJif AU J^' 

b^^ j\^\ Oj^^ le traité en question commence par: AiiJ*^> 
4SUi ^c. Or Hadji Khalfa T. H, p. 304, dit que le commen- 
taire de Abou'NFath Othman i1)n Djinny, mort en 392 
s=: lOOlt sur l'ouvrage grammatical k>ij^^ de Abou Othman 
Bekr ben Mouhammed el-Maziny, mort en 248=862, 
commençait par les mots: a^^4U J^^* Comme deux exem- 
plaires manuscrits de Hadji Khalfa, et une copie de l'ouvrage 
mémet conservée au Musée asiatique de notre Académie, no. 417, 
donnent ^U«^, au lieu de a«aj, et que de cette manière le com- 
mencement du commentaire de Ibn Djinny est absolument le 
même que celui de notre manuscrit, qui entre en matière par: 
/t^ il»» Je» J^ , on est en droit de supposer, que c'est 
le même ouvrage intitulé cV_/oJl cii^ Rédacteur du livre inti- 
tulé Tafrif. f. 79 — 102. 

6) P. Petit traité en langue persane, sur la grammaire arabe. 
Lm premiera mots sont: J,^ «Ul' •îl^-' O^Ji f. 103 — iOV. 
Ce tndté se trouve aussi au Musée asiatique, dans le Recueil no. 

%17. i06f. iIt-8^ (Doubr.J 

25 







19a 



CCXfl. 

1) vlfU>«J)j ImJjI (^uT Uvre sur les formules grctmmaUcakê des 
noms substantifs et les figures caractéristiques d'analyse, par un^auteur 
anonyme. L'ouvrage est dédié à Itlouhy-eddm ben Souleiman, qai 
porte les épitbètes de Jii)jt,J^t ^.^la c.-a.-d. maître du glaive 
et de la plume. Ce traité, à filets rouges, commence par les mots: 
Cjj^\j J^L Lj^ eifo viJJ' <U J^'. D'après la copie manu- 
scrite de Hadji Kbalfa» appartenant au Musée Roumânzov, le cooi- 
mentaire de el-Asvad (voy. le no. précédent, no. 5) commen- 
çait aussi par les mots : ^y^ kJj^ ^J^ ' 4U J^* , mais il conti- 
nuait ainsi: ÙO^* ^^oLr^iJ'f tandis que notre auteur, après 
la formule ordinaire, continue en disant qu'il a arrangé le ^j^ 
parce qu'on n'avait pas bien disposé les cbapitres sur les con- 
jugaisons xl cif,,f^' v'^' «-r^l/ Q^ J f ^ J^ 1^'. Ici il entre 
en matière par les mots: ci.o«Ajl v'^'ù'i^'* Cf. Fleiscber, 
Codd. Lips. p. 336, k). f. 1 — 2k. 

2) Suivent quelques remarques (écrites par un Cbrétien) sur le 

discours fJ^K ^^ ï* conjugaison du verbe ^/^. f. 25 — 28. 
29 f. peUt in-8^ fFrol.J 

ccxm. 

Manuscrit sans titre, contenant les différentes conjugaisons arabes, 

avec la traduction interlinéaire turque , écrit à Tcbeli ^*, village 
du gouvernement de Casan, à l'école du Maoulla Âbou Bekr 







1»9 



ben Mouhammed ben Souleîman, par un certain Ghafi ^^ ben 
Mourtedha benMouslim ben Mousa etc. en 1173 = 1759. C'est la 
seconde partie d'un ouvrage de Zamakhchary (y. no. XLIY] in- 
titulé iiwi o* V^^' i-O*», qui a été publiée par M. Wetzstein à 
Leipzig en iSkk — 5* sous le titre de Samacbscbarii Lextcon 
Àrablcufn Persicum etc. Les exemplaires de cet ouvrage dépo- 
sés à Leyde, Oxford, Leipzig et Vienne, sont accompagnés de la 
traduction persane, tandis que notre exemplaire est arrangé à lu- 
sage des (jeunes) Tatars. Voy. Weijers, p. 364-5, no. 1366; ÎIri, 
T. I, p. 243, no. 1161 ; T. II, p. 189, no. 231; Fleîscher, Codd. 
1^8. p. 392, no. IL Commencement: <4^ ^UJJ)oLp J«i^ J«ii^L. 
98 f. in-i^ 

Abécédaire f contenant les lettres de V Alphabet arabe, isolées 
et combinées, pourvues des points voyelles; à la fin, des modèles 
de lecture, commençant par les mots: ^j^iM ^ju*^\ €^iit ^j\^ 

Ce manuscrit est embelli de différentes manières, d'un fronti- 
tispice, d'un filet d'or, etc. 18f. in-4^ 

ccacv. 

Même ouvrage , mais avec moins d'ornements. 1 8 f. in-t*^. 
Les deux ouvrages, déposés à la bibliothèque de Munich et 
dtés par Mr. Flûgel {Wiener Jahrb. Bd. M. Ânzbl. p. 9, no. 







196 



1 — 2) paraissent être absolument les mèmes« Cf. h c. Bd. 97, 
Ànibl. p. 8, no. 31 — 32. 

mXx^iji:^ Extrait du célèbre dictionnaire arabe de Djaouhary 
intitulé Ssebah ou Pureté du language^ rédigé par Zein-eddin 
Houddjet el- islam (Argument de l'islamisme) Mouhammed 
ben Abou Bekr ben Abd el-Gadir el-Raiy (natif de Rey), 
mort, suivant Hadji Khalfa T. IV, p. 9^, après Tannée 660 = 
1261,2, et suivant Mr. de Hammer, lettera i^^ en cette année* 
Quant à la prononciation du mot z^^'^, nous avons suivi l'ortho* 
graphe indiquée par l'exemplaire on ne peut plus correct du Musée 
asiatique (no. k2d) et celle du présent manuscrit, dans lequel il n'est 
fait aucune mention du mot fihah. Ce dictionnaire est regardé 
à juste titre comme le plus estimé de tous les abrégés du grand 
Lexique de Djaouhary, mort suivant des auteurs dignea de foi, en 
393 = 1003, mais d'après Aboul-Feda en 398=1007,8. Il a été 
enrichi par son auteur d'un assez grand nombre de mots extraits de 
plusieurs ouvrages renommés, entre autres de celui d'AiheVy, in- 
titulé 4^ J^. Le caractère de l'écriture de notre exemplaire, copié par 
Hasan ben Kheïr Allah, daté de Tannée 966=1558,9, et revêtu 
presque partout de points voyelles, est très net et très lisible. Le 
commencement en est : «>ol^l A^*f. 4jU ji«il. Ce manuscrit a été lé- 
gué à la mosquée Ahmediyé, en 1 167=1 753, V. 186f.iiHfol./iltt.^ 






1»7 




On en trouve aussi des exemplaires au Musée asiatique de notre 
Académie (no. 430), à la bibliothèque de Bodley (nos. MLXXX et 
MCLXV), à celle du Musée Brilannique (dans le nombre des ma- 
nuscrits de Harley, no. 5524), à la bibliothèque du Roi, à Paris, 
(no. 1329) et dans l'Ambrosiana de l^lilan (Hammer, leitera, l"). 

ccx\wt. 

»•' ij^y^i L'Océan, grand dictionnaire arabe, regardé comme 
classique, avec l'explication des mots dans la même langue. L'au- 
teur en est Medjd-eddin Mouhammed ben Yacoub el- 
Feirouzabady, de Feîrouzabad, mort en 817= 1414,5. Ce ma- 
nuscrit, en très beaux caractères neskhy, mais presque générale- 
ment dépour\ii de points voyelles, commence par les mots : J^\ 
pULl) jLu <U. 364 f. grand in-fol. fAkh.J 

CCXVIfl. 

Autre manuscrit, renfermant la première partie du dictionnaire 

susmentionné, jusqu'à la racine s^^. Il est revêtu partout de points 

voyelles, et écrit en caractères neskhy très lisibles quoique assez 
fins; mais on n'y trouve pas la première page de la préface. Les 
premiers mots sont : |J "Jf ^^^1 ^ Lh ' A*. H en a été publié une 
édition en 2 volumes in-fol. , d'après le texte original, à Calcutta, 
en 1817; une autre, expliquée en persan, en 4 voll. in-fol. 1836-1841, 
ibid., et une traduction turque, en 3 volumes in-fol., à Constan- 
linople, en 1230 et 1231 = 1815 et 1816, répétée à Boulac, en 







108 

1250 = 1835,3 volL in-fol. Les bibliothèques de l'Europe possèdent 
une foule d'exemplaires 9 tant complets quincomplets, de ce célèbre 
dictionnaire, nommément: le Musée asiatique de notre Académie 
(nos. 431 et 4^32); la bibliothèque de Gotha (Môller,nos. 482-484-); 
la bibliothèque Royale de Copenhague {Mines de FOriefU, T. I« p. 
327); celle du Roi, à Paris (nos. 1240-1244) ; celles de Leyde (nos. 
1348 et 1349); de Bodiey (Uri, p. 227, nos. 1051 et 1052, p. 
228, no. 1056, p. 229, no. 1059 etc.); de feu M. Rich {Mmes de 
rOrierU, T. IV, p. 289, no. 262); de la Compagnie des Indes; 
de Tippou Soulthan (Stewart, p. 134); de TEscurial (no. DLXXXIV 
— -DLXXXX); la bibliothèque Magliabecchi, à Florence (Hammer» 
lettera, 6"), celle du Vatican (ib., kt". 1), etc. 

Voyez, par rapport à cet ouvrage, Hamaker, Spécimen etc., p. 

177 — 195. 321 f. in-fol. {Akh.J 

CCXIX. 

^jt^iSj^ I c-^uT Livre intitulé Grand Akhtery, pour le distinguer 
d un autre du même auteur, qui est labrégé de celui-ci. Ce dic- 
tionnaire arabe -turc, dont lauteur, Mou ft a fa ben Chems- 
eddin, deCarahifar iSj^^^^^j^^ est nommé lui-même Akhtery, 
a été composé sous le sultan Souleïman Canouny (le Législateur). 
L'auteur a puisé, pour la rédaction de son dictionnaire, dans les 
ouvrages intitulés ^ nJy^^*)^ 4M^, J^, ^J^, V-A*» i^l*^f 

*) Il est à présumer que ce mot est une faute, et qu*il 8*agit ici du dictionnaire 
arabe-persan, intitulé : àMXi] jy>^ ^. 







et dans plusieurs autres traités philologiques fort estimés; il a lui 
même été mis à proGt par Golius, pour la composition de son 
dictionnaire arabe-latin. Ce manuscrit, copié à Hasan-Calé, en 
1159 = i7iik6, par el-Hadji Yousouf ben Mouftafa, d'Erzeroum, 
commence par les mots : j^-JU Jf^*^ ^^ l5^' <U J^'. Il est 
écrit avec assez peu de soin et dépourvu de points voyelles. 

On trouve un grand nombre d'exemplaires de ce dictionnaire 
dans les différentes bibliothèques de l'Europe , sans que les cata- 
logues déterminent toujours celui des deux dont il est question; 
celui de Paris est le seul où il soit dit que l'exemplaire (no. 
MCCLXIII) porte le même titre que celui qui fait l'objet du pré- 
sent article. Il en est de même de plusieurs bibliothèques de Con- 
stantinople. A juger d'après la préface et d'après un article com- 
muniqué par M. Tomberg {CataL, p. 15), l'ouvrage déposé à Upsal 
doit être le même que le nôtre, avec quelques variantes ce- 
pendant dans les passages extraits par M. Tomberg. Au lieu de 
4j«»-«^îl données^' ; après (jjLo»©^) il ajoute: iSy^^j^'J^^}^ 
' J^ ; au lieu de ^j^ nous lisons ^) j^) ; sJj^J^i : cJjl/* ^«J^î 

Ùyi: y^^i'f après V . ^^ J^ *^ ajoute : v . J^-^î au lieu de 

^' çè^; d^J^i : ^y^i'^ ^^jij^ pLjLi'^ : pL::^^ ; 

Ce dictionnaire a été imprimé à Coostantinople, en i2V2 = 
1826. Voyez, par rapport à l'auteur et à l'ouvrage même, l'article 







900 

inséré dans la Lùeratar-Zeitang de Leipiig, année 1829, no. <h6, 
et mener Jahrbûcher, Bd. hS, p. 1— Îk5. 32di. in-fol. fAkh.J 

CCJOC 
(jLa^I i^Loj Ije Lot des enfants, vocabulaire arabe, expliqué en 
persan et rangé par ordre de matières, avec des gloses marginales 
et interlinéaires. L'auteur, nommé Abou Nafr Ferahy ^•'^ 
a adopté, dans ce petit ouvrage, un mètre différent pour cha- 
cun des chapitres dont il se compose. Suivant le dictionnaire 
bibliographique de Hadji Khalfa s. v. u^Loj , cet auteur se nom- 
mait Abou Nafr Masoud ben el-Houseïn et était connu 
sous le nom de Ibn Abi Djaafar el-Ediby el-Fihry ^^>«' 
lSj^K Notre manuscrit, en très beaux caractères neskhy, com- 
mençant par les mots: ÂaSUJ)^ ^j-t^^' V-/ 'Ul jUI, date de Tannée 
991 = 1583. C'est à tort que Stewart p. 135 no. 28, a attribué 
cet ouvrage au célèbre Djaouhary, natif de Faryab, qui avait 

également le prénom de Abou Nafr. 3k t. in-iik^. (Akh.) 

C€XXM. 

Même ouvrage, pourvu de notes interlinéaires et marginales, 
mais défectueux au commencement et à la fin. Les premiers 
mots sont: ^L^y oU J>^ , les derniers: ^^ ^^J* 24 f. in-8*. (Frol.) 

L'ouvrage se trouve encore au Musée asiatique , no. 4*9 1 ; i la 
bibliothèque de Tippou SouUhan, Le; à celles d'Upsal (Tomberg, 
p. 23 , où cependant le commencement est différent) ; de Hambourg 







(Bohlen, Coi. msc.j no. 194^); un commentaire là- dessus est de- 
posé à Leipzig (Fleischer, p. 333, no. 111 ; il a été imprimé à 
Calcutta, en ISIS, et lithographie à Tebriz, avec des notes mar- 
ginales, en 1260= 184^4^. 

CCXXH. 

OLKII Pandectes flexicographiques et grammaticales J. Ouvrage 
composé par Abou'i-Beca el-Houseïny el-Kafevy cjuJI^J 

^JùM ^y^l ^^ M i i i i ) , de KaiTa, du rite hanéfite, au temps du 
grand vizir MoufUifa- Pacha. M. Flfigel croit que l'auteur est mort 
en 1012= 1603; voy. frien. Jahrb., Bd. 97, Anzbl. p. 10. 

Ce manuscrit à filets rouges, de l'écriture de Mouftafa ben Mou- 
hammed, d'Erzendjan^j'«''Jj^'l nommé Caniizadéh o^'j^^^», a 
été terminé vers la fin du mois de rebi I (l'année est omise). Il com- 
mence par les mots: (Jli* Jj *LoI lu] j^ku_^, qui, comme il pa- 
rait, ont servi de titre, car nous trouvons pour titre et dans les mots 
constatant les legs, et sur la tranche du volume: v3.r^'^^ v'^'^^ 
Ce livre, qui se trouve aussi à Vienne (voy. fViener Jahrb,, Bd. 
97, Ânzbl. p. 10, no. 53), a été imprimé àBoulac en 1253= 1837, 
et puis de nouveau en 1255 = 184^0. Dans la Liste des ouvrages etc. 
tn^priméê à Boulac {Joum. Asiat.^ kème sér., T. II, p. k9y no. 1 47), 
et dans la Bibiioth. Orient, de M. Zenker, p. 214, no. 1707 — 8, 

le titre OLlT est traduit par les Oeuvres complètes, ou les Oeuvres, 

26 






-m 



et l'ouvrage même désigné eomme une encyclopédie sdentificpie. 
Cf. Dos Asiai. Mus., p. 379. 32k f. in-fol. fBay. m) 

CÀiôMyf Trésor des mots. C'est un dictionnaire arabe, expli- 
qué en persan, par Mouhammed ben Âbd el-Khalic ben 
Maarouf c-ij/** l/ vir "'î ^^ if «-^i dédié, suivant Hadji Khalfa, 
T. V, p. 256, à Soulthan Mouhammed ben Kia ben Nafir Kia, de 
Ghilan, notice qui est conGrmée par l'ouvrage même, où cepen- 
dant ce souverain est simplement appelé Soulthan Mouhammed. 
La copie, en assez lisibles caractères taalic, écrite par Dervich 
Aly ben Chems-eddin Kaka i^^T en 1009=1600, a succes- 
sivement appartenu à Ahmed Khodja, dans le gouvernement 
d'Ourmia, et à Ibn Ibrahim Abd Allah, moufd à Salonic. Elle 
commence par les mots: yj^}^j J^^^ jy^ J^^ft. 273 f. 

petit in-fol. (Bay. p) 

C€XXWV. 

Autre exemplaire du même ouvrage, écrit avec beaucoup de 
soin en jolis caractères neskhy, dans la même année 1009 = 
1600. La préface fait encore mention du fils et héritier de 
Soulthan Mouhammed, Mirza Aly, mort en 911 = 1505. Conune 
Soulthan Mouhammed mourut en 883 = 1 VIS , il faut que 
l'ouvrage en question ait été composé avant cette année, pro- 
bablement au milieu du 15me siècle de notre ère. Voyez sur 







_ao8_ 

ces deux princes F Histoire de Thabaristan par Zehir-eddin, pu- 
bliée à St.-Pétersbourg, en 1850. L'ouvrage même se trouve en- 
core à la bibliothèque publique de Hambourg, voy. Hinckelmann, 
Al'CoranuSf préface, et Bohlen {Catalog., msc. no. 178); 301 f. 

in-i^ fFrolJ 

CC3KXV. 

Vocabulaire arabe -turc sans titre et sans nom d'auteur; mais 

sur la tranche du livre se trouvent les mots ^Lo/« <^^9 c'est- 

irdire Vocabalatre intitulé Observatoire. Ce manuscrit , en très 

beaux caractères neskhy , est revêtu de points voyelles , et 

renferme une traduction interlinéaire de chaque mot arabe en 

langue turque. Les premiers mots sont: oju» j»<UJjUI. 198 f. 



în-^^^ fAkh.J 



CCXXl^I. 



Même ouvrage , mais sans la courte introduction qui se trouve 
dans la copie susmentionnée. 1 k3 f. in-ï^. fDoubr.J 

ccxxi^n. 

j^Loll (^^) f Livre des) Infinitifs. Le premier feuillet donne 
pour titre j^Lol) ^u la Couronne des infinitifs^ la tranche du volume: 
j^La^ ii) Dictionnaire des infinitifs^ quoique les livres portant le 
premier titre soient composés par des auteurs tout- à -fait différents 
de l'auteur de notre ouvrage, lequel est le cadhi Abou Abd Al- 
lah Housein ben Ahmed el-Zaouzeny ^j^SrK mort en 486 










20^1 ! 



= 1093. Hadji Khalfa, T.V, p. 57^^, appelle cet auteur Âb ou Âbd 
Allah Mouhamnied ben Mouhammed el-Zaouzeny, tandis 
que p. 635 il fait mention de Abou Abd Allah Houseïn ben Ah- 
med ben el-Houseïn (mort en '^86 = 1093), le commentateur des 
sq>t Moallacat^ qui est le même. L'ouvrage forme un dictionnaire 
des verbes arabes, sur lequel on peut voir, pour plus de détails, 
M.Fleischer, Cal. Lîps., p. 231, no. 1. La copie, exécutée par Mou- 
hammed ben Yousouf, date de Tannée 925 = 1519, et com- 
mence par les mots <^^l ^ y^ ^^ 4JJ J^'. 206 f. gr. in-i®. 

Cet ouvrage se trouve aussi à Oxford (NicoU, p. 189), à Leip- 
zig (Fleischer, 1. c), à Munich (Frank, Ueber die morgenlàndischen 
Handschriften etc., p. 70. no. 7), à Upsal (Tomberg, p. 9) etc. 



CL Recueils et Poly^rapliie. 



ccxx\m. 

Manuscrit contenant les ouvrages et traités suivants : 

1 ) C»L >L«^)^ CjUj^«J I «^uT Le Livre des définitions et des ter^ 

mes techniques arabes, usités principalement en philosophie et en 

théologie, rangés par ordre alphabétique. Tel doit être le titre de 

cet ouvrage, comme on peut le présumer d'après la préface même. 




I 



) 





ao5 



Il est attribué presque généralement au Séyid Cherif Djour- 
djany, mort, suivant la chronique de Aïny (T. IV, p. 695, ma- 
nuscrit de l'Académie), citée aussi par Soyouthy, en 8lï = Hll, 
ou eo 816= 1H3, d'après le jL^»^' U^jj Bosquets des hommes de 
bien d'Amasy, les Tables chrotiologiques de Hadji Khalfa, et la 
BMhthêçue des Philosophes, citée par Casiri, T. I, p. 189. Les 
auteurs ne sont pas d'accord non plus sur le nom propre de 
cet écrivain fécond, les uns le nommant Abou'l-Hasan Mou- 
hammed , les autres Abd el-Rahman, et d'autres encore 
Aly ben Moubammed ben Aly: cette dernière leçon nous 
parait être la plus plausible, étant fondée, entre autre, sur l'au- 
torité des biographies des grammairiens, par Soyouthy; Po- 
cocke et Casiri, au contraire, regardent comme auteur de ce cé- 
lèbre ouvrage Mouflib-eddin Mouftafa ben Mouhy-eddin 
Moubammed ben Ismail el-Tourevy ^jj^J', vulgairement 

connu sous le nom de cLL^I ^1 fils du glouton. Quoique cette 
opinion n'ait en sa faveur aucune autre autorité, il est cepen- 
dant digne de remarque que Soyouthy, dans la notice qu'il donne 
des ouvrages de Djourdjany, ne fasse pas une mention spéciale du 
Licre des définitions. Le manuscrit, enrichi de quelques notes mar- 
ginales, date de l'année 958=^1551. f. 1 — 105. 

n s'en trouve quatre exemplaires à la bibliothèque de Leyde 
(nos. iV26— 11^29), d'autres à celle de Paris (Cotai, p. 2^^0, no. 



I 






ao6 

1326, et Flugel, TFiener JahrbOcher, Bd. 92, Ânzbl. p. 57), à 
Vienne (ibid. Bd. 62, Anzbl. p. 8), deux dans la bibliothèque de 
M. S. de Sacy, et un à celle de l'Escurial (Casiri, T. I, no. GDIV, 
si toutefois c'est le même ouvrage), etc. Voyez, pour d autres 
détails sur lauteur et sur l'ouvrage, l'article de M. S. de Sacy, 
dans les Notices et Extraits, T. X, p. 1 — ^93, et l'édition du texte 
entier, par M. Flûgel, Leipzig 1837. Gf.Nicoll, p. 188, no. CCXXX, 
et Soyouthy, f. 276. 

2) T. ojj Lf I vliUo ilLj Traité sur les qualités dela^foi, en langue 
turque, commençant parles mots: jLJ ^^^o^ ^J^jJ^^y^ J^. 
f. 105 — 110. 

3) ouLT"' *^uf licre de lettres, petit traité sur les propriétés 
des lettres, qui commence par les mots: oLv^l <w»ur i^l <Ujl ^ 
i^Ul. f. 110—112. 

k) Commentaire fort bref, intitulé: ij^J^\ J^\ Le Hérisson 
tenace (?) sur le traité de jurisprudence, connu sous le titre de 
^\À\ [? jJli)] oLj-, J^^U) 4^1 Le Lion formidable dam 
les attaques, ou discussions Çl) des conférences, par Medjd-eddin 
Ismaïl ben Aly ben Hasan ben el-Meali. Comme ce com- 
mentaire, qui commence par: â^>aI) aJ) <w»uXJI Ijp^ est peu 
important, il serait inutile d'y donner plus d'attention; on croit 
cependant devoir remarquer que Hadji Khalfa (T. V, p. 34>6) 







907 



rite on ouvrage sous le même titre, mais d'un auteur différent; 

Hadji Khalfa le nomme (msc. Roumânzov) el-Cheîkh Mou- 

hammed ben Âly, connu sous le nom d'Ibn el-Fathimy el- 

Mifry et mort en 835 = U3i. 132 f. petit in-8^ fAkh.J 

CCXXIX. 

Recueil de trois poèmes de mille vers, ou ^' Alfiyé, sur 

différents sujets, savoir: 

1) Un poème {^jf^J') ^n ▼ers nommés J^j, ou iambtques, sur 
rinvention et Télocution oratoires, dont le vrai titre, comme on 
le voit par le no. CLXXXVII, est ù W ^y^ Les Colliers de perles, 
composés par le célèbre Soyouthy, dont il a été question au 
no. CXJ[XXVI. Celui-ci, comme il appert de son avant-propos, 

y a mis en vers les Élucidcuions u^t^ de (jî^^ ^^^^t^ ^ P^é-' 
âùaieur de Damas, sur l'encyclopédie philologique, intitulée »um 
^yJI La Clef des sciences, par Sekkaky, v. no. CCXXXIV, I) ci-après. 

Ce poème, dont le premier hémistiche est : ^^^ Ji ^ j^^ Jk 
a été terminé par son auteur en 872 = 1 4^67,8. Cette partie du 
manuscrit, ainsi que les deux suivantes, est enrichie de points 
voyelles et ornée de filets rouges, f. 1 — 36. 

2) Le poème d'Ibn Malik sur la syntaxe, intitulée Alfiyé; 
voy. no. CLXXXIII. f. 43—86. 

3) Un troisième poème de mille vers sur les Sources des Iradv- 
iimi iL^ J^i uf^K dont l'auteur, comme on le voit par le pre- 





2* tîX ^ 





SUS 



niier vers, se nommait Abd el-Rahman ben el-Housein el- 
Athiry cS^^), c.-à-d. le Rédacteur ds jLî) athar, ou des tradi- 
tions sur les dits et gestes de Mahomet, Ce poète, mort en 885= 

■ 

14 80,1, suivant Hadji Khalfa, T. I, p. iikl6, qui lui donne le titre 
de Zeïn-eddin et les épithètes de el- Athiry et el-Iraqy, 
d'Irac, dit qu'il a inséré dans cette composition la quintessence de 
l'ouvrage d'ibn el-Ssalah ^>aJ) ^), Le premier hémistiche du 

poème est: ^ Ji."ii) At'j [lyc| ij^^jôf'i. 129 f. in-4^ (Ahh.J 

ccxxx. 

Manuscrit renfermant deux productions, savoir: 

1) Un petit traité de Prosodie, en vers, dont l'auteur n'est pas 
nommé, commençant par l'hémistiche: ^jj^ ^^j^i Cj^J^j^^y. 
Cette copie, très nette et enrichie d'un filet d'or, ainsi que la sui- 
vante, date de l'année 1096=168V,5. f. 1—24. 

2) Un commentaire de Houseïn ben Mouïn-eddin el- 
Meïbady sur le cours de philosophie deAbahry (v. no. XCV, 1)), 
intitulé : i«>»/ i?'«^ Direction vers la philosophie. Le commentateur 
avait probablement le surnom de Cadhi Mir ./r«o^^> la phrase 
finale de son traité faisant voir qu'il est intitulé : ^^^':ï»*»»./r« ^^ ^ c-^uT 
Livre du cadhi Mir Houseïn. Ce cadhi était également surnommé 
^JuaSll le Logicien et fJJ^^ el-Meïbady, du nom de la ville de 
Me'ibad, située dans le Farsistan, à peu de distance de Yezd. Or, 
comme Casiri, T. I, p. 206, no. 70V, cite l'émir Houseïn el-Yezdy, 







ao9 

comme un des scholiastes du cours de philosophie susmentionné, 
il y a tout lieu de croire qu'il s'agit du même auteur et du 
même commentaire, qui commence par les mots: ^^' Âjljf]) 
^ji. Cette copie, exécutée par Hasan Haiidh Omar, est de la 
même date que la précédente. 166 f. in-8^. (Akh.J 

Le même ouvrage, accompagné du même commentaire, se trouve 
à la bibliothèque de l'Escurial (1. c, où le commentateur est nommé 
mal-à-propos Âlbazdy); à celles du Sérail de Gonstantinople (To- 
derini, 2de partie, p. 61, où le commentateur At appelé Hou- 
chein el-Hebdy), de Seïf-eddin (no. lO^ik), etc. Accompagné 
d'autres commentaires, il est déposé au Musée asiatique de notre 
Académie (no. 719), à la bibliothèque de Bodley (Uri, nos. CCCCLV 
et DXVI), à celles de l'Escurial (Casiri, no. 631), de Leyde (no. 
906, à comparer avec le no. 808), du Sérail (Toderini, 2de par^ 

lie, p. 60), de Seif-eddin (no. 89), etc. 

CCXXXM. 

Excellent choix de différents passages instructifs et amusants, 
tant en prose qu'en vers, extraits de plusieurs auteurs arabes an- 
dens très distingués, savoir: 

l)d'AbouMouhammed Abd el-Gadir benMousa el-Ghi- 

lany, un des premiers auteurs contemplatib de l'islamisme, révéré 

OMune aaint parmi les musulmans, et mort, suivant le manuscrit et 

Aboul-Feda, Ann.mud., T. III, p. 602, en 561 = 1165,6, f. 1-23. 

27 







310 



2) du célèbre Ibn Coutheïba, mort en 276=»889t nommé- 
ment de son ouvrage intitulé : <Jj ^' V ^^^ Lwre de notices sur 
les personnages illustres des trois premiers siècles de Fisiamisme. 

f. 25— M. 

3) d'Abou Abd Allah Mouhammed ben Abd Allah el- 
Ibady c5^LjJ1 el-Andalousy, d*£spagne. f. k2 — 57. 

k) des anecdotes facétieuses (ciftLJj de Djemal-eddin Aboa'l- 
Faradj Abd el-Rahman el-Djouzy, historien très renommé, 
mort en 579 = 1183,4. f. 58 — 85. 

5) de l'ouvrage intitulé : cv^l u^^jj Bosquets restés iniaets, 
d'Abou'l-Casim Abd el-Rahman ben Abd Allah ben Ah- 
med el-Souheïly, mort, suivant Hadji Khalfa et Casiri, en 
581 = 1185. f. 86—125. 

6) du divan d'Aboul-AIa Maarry (mort en kk9 = 1057,7), 
intitulé : aJ^ ^ L« fjy Réunion de pièces détachées, f. 127— • 159. 

7) d'un autre poème du même auteur, rangé par ordre alpha- 
bétique et intitulé: J^) ,^. f. 160—171. 

8) d'Abou Zakariya Yahya ben Aly el-Khathib el-Te- 
brizy, mort en 502=1108,9. f. 17J— 180. 

Ce manuscrit, qui se distingue par la netteté de ses caract&res 
neskhy, est écrit avec beaucoup de soin et revêtu de points voyelles. 
180 f. in-8'' oblong. fAkh.J 






ail 
ccxxxn. 

Manoscrit renfermant: 

1) Six C^uIm Nouvelles ou Séances fort intéressantes de So- 
youthy (voy. no. CLXXXVI), écrites en prose rimée. Elles se dis- 
tinguent par la beauté du style, et consistent en six dialogues, 
dont les interlocuteurs appartiennent aux deux règnes, végétal et 
minéral. L'auteur aura probablement composé ces dialogues comme 
prélude à son grand ouvrage de 29 nouvelles, au nombre des- 
quelles ils sont même rangés. Ce dernier, cité par Hadji Khalfa, 
8. V. OuIm, fait partie de la bibliothèque Royale de Paris {Catal., 
p. 265, no. 1590) et de celle de TEscurial (Casiri, T. I, no. 
DltXI). Les nouvelles, objet du présent article, commencent par 

les mots: Cr^,^' kJ^ ^ O^Ln ^J^* Elles se trouvent à la bi- 
bliothèque de Gotha (MôUer, T. II, no. 627) et à celle de lEscu- 
rial (Casiri, T. I, no. 532), où il est cependant question non de 
fflZy mais de sept nouvelles. M. de Hammer possédait un manu- 
scrit, qui n'en contenait que cinq. Voy. fVùner Jahrb., Bd. 63, 
Anzbl. p. 6, no. 67. — Cet exemplaire est pourvu, d*un bout à 
lautre, de points voyelles, f. 1 — ^4. 

2) ùL^c*' jy^^J U^J^* j?U-^ Méthode des boutiques et Recueil 
à fuioge des grands, traité de pharmacopée, dont l'auteur, suivant 
DUerbelot, est Âbou'1-Meni ben Abou Nafr ben Hafidh, 
aumommé Kohen el-Atthar el-Israïly el-Harouny, c.-a-d. 







913 



le prêtre droguiste, Israélite de nation et de la famille sacerdotale 
d*Aaron. Cet homme était un apothicaire juif, du Grand-Caire, qui 
vivait en 658=1260. Son ouvrage est dans la bibliothèque Royale 
de Paris, voyez l'article Menhage aldokan. Le commencement 
de ce traité, dont le manuscrit se distingue par la netteté de aes 
caractères neskhy, est: a^Ij»^ ^>^) <UI ,>U). La copie date 
de l'année 968=1560,1. 152f. m-k\ (Àkk.) 

ccxxxin. 

Manuscrit composé de vingt et une parties diiTérentes, savoir: 
1 ) ^' J^J ^y^ Le Parterre des^mystères, poème mystique, qui fait 
aussi partie de l'ancienne collection d'Ardebil, et dont l'auteur, 
suivant le Djehannuma, p. 282, est Mahmoud Chebistery 
(c.-à-d. de Chebister, près de Tebriz, et non Choustery 
de Chouster, comme l'écrit M. Rousseau dans son catalogue). Ce 
poète, d'après la même géographie, est mort en 720 = 1320,1. 
Le poème , qui commence par l'hémistiche vl^^* Ijj L axî ) Mj 

il^yl^ a été publié par M. de Hammer, sous le titre: Mah- 
mud Schebisteri's Rosenflor des Gehemnisses, Pesth u. Leipzig, 
1838. *. — f. 1— W. 

U s'en trouve aussi des exemplaires au Musée asiatique de notre 
Académie (nos. 267 et 291), à la bibliothèque Royale de Paris 
{Calai., p. 291, no. CCLVII, et p. 299, no. CCCXXIII), à Leyde 
(nos. i^kk et 1670), à la bibliothèque Ambrosiana de Milan (HanH 



• i 







913 



mer, kttera, 1^ p. ï), à Dresde (Fleischer, Cotai, no. 220), à 
Vienne (Kraffl, p. 66, no. CXCVI), etc. On en voit encore une 
traduction turque au Musée asiatique (no. 292), à la bililiothèque 
de Dresde (Paulus, Memorabilien, Stuck IV, p. 11 et 17, et Fleischer, 
C^al., nos. 66 et 115), à Upsal (Tomberg, p. 113, no. CLXXXI) 
et i Gotha {Caial., msc. no. 3). 




2) P. Quelques vers du v^^^i poème persan mystique, de Djelal- 
eddin Roumy, accompagnés d'une courte explication, en prose 
persane, du sens du mot ^'. Le poème vient d'être traduit en 
kngue allemande, par M. Rosen; voy. Poésie persane. Le com- 
mencement est conçu en ces termes: ^ ^\>U^o^Lî j^ ^J^. f. 
H— 46. 

3) Conmiencement d'un recueil de quarante traditions r/^j' 
wj», resté incomplet, car on n'en trouve ici que trois. Il a 
pour compilateur Mouhammed ben Âbi Bekr, et commence 
par les mots : j^:f>^ ijUj^^Uj «^j<iJ jui). f. 47-51. 

k) Un autre recueil de quarante traditions, pourvu de points 
voyelles; il commence, après la formule usitée, par les mots: 
^.J^ i^J ^ ir ^ <iiUyJ J^' f. 60— 66. 

5) Un petit traité du cadhi Ahmed ben Mouhammed el- 

11 

Houdjry %SjtK intitulé slil^l i^\sf Hcre des avis. Le com- 
mencement en est : ôLâiJ) ^j amX^ l/. f. 66 — 73. 






6) Prière arabe, de celles qui sont exaucées i^UtaJ) iup^ Jl ^j 
^j4'l commencement: Ulc^ JXj LL)^ (jUw. 

7) Q^j^i ci*^) Les Quarante tables, ou recueil de préceptes 
religieux et moraux, destinés à servir de guide aux musolmaos. 
Ce recueil, enrichi de points voyelles, a pour commencement: 
il^^^4j.J|IJyu J^^Jii^l. f. 75—107. 

8) P. Une collection d'OJfsmys^fjtifj de Chems-eddinTebrizy, 
dont la première commence par l'hémistiche : ^J^^ ^jAt ^f ^^ 
Ij^^lS^ljl^. En langue persane, f. 108— 124-. 

9) T. Quelques poésies, en langue turque, f. 125 — 127. 

10) P. Un recueil de 366 vers, extraits du poème mystique 
précité, no. 2), de Djelal-eddin Roumy, fait par un certain 
Yousouf, et intitulé: iSy^^^j^ H^ de la mer du Mesnety, en 
langue persane. Le commencement en est: j^^ J^j ^^ M J^ 
^^f^X f. 129— U6. 

1 1 ) P. Petit traité en langue persane, indiquant les occasions on 
les cas, quand il faut lire de certaines surates du Coran, u^^^ j> 
J^J KS^Jr*^^^* f- 159—161. 

12) Prière arabe. Commencement: vîUL*)^|^|. f. 162-3. 

13) T. Les dernières instructions données par Khodja Abd el- 
Khalic Ghadjdevany «jljJf^ à son fils, en langue turque, f* 
168-9. 







919 

ik) àtuuJ] cAjI] ^L-.) L'Appui des sept versets du Coran, qui, 
s'ils sont lus chaque matin , sauvent de tout malheur. Ces sept 
yeraets sont les suivants: 1) sur. 9, v. 21 >^' ^ J*; 2) sur. 10, 
T. 107 yl «3L-*r û )j ; 3) sur. 11, y. 8 â^'^^ U»; i) sur. 11, 
T. 59 Cjè^ j' ; 5) sur. 29, y. 60 f?l^ ^ ^ 6; 6) sur. 35, v. 2 

^t.; 7) sur. 39, V. 39 ^JL, ^^j, f. 70. 

1 5) Prière arabe, pour repousser ou arrêter les ennemis. Com- 
mencement : <îlcjJ) \j» <îl^. f. 71. 

16) P. Un petit poème de Ni'met Allah Vely Jj*Ujl â^, in- 
titulé *f >»» A' L-» j rraiïé de rhumililé religieuse, contenant la descrip- 
tion de plusieurs vertus nécessaires à l'homme pieux. Le pre- 
mier hémistiche de ce poème, en langue persane, est: l$j'^ ^iS' 
^àjjii^U. f. 172—177. 

1 7) P. Petit poème moral persan, qui commence par les mots : 
jl^/^y. jJL^y* J^l. f. 177—180. 

18) P. Un petit traité persan, de trois pages, sur la manière de 
lire la surate ^j^. Commencement: jM' J^'yl <li J^'. f. 184^-5. 



19) P. Un extrait de quelques pages de l'ouvrage persan intitulé: 
k^iLil JiOf, de Khodja Mouhammed Parsa. H commence par 
les mots: v^^J J^. f. 18G— 187. 

Quant i ce Khodja Mouhammed Parsa, il se nommait 
propremeat Mouhammed ben Mouhammed (suivant d'autres 







ai8 



3) Un commentaire sur les règles de la Dialectique intitulé âILm^) 
ôjji^l, (voy.no. XGI, 2), dont l'auteur ne s'est pas nommé; mais 
on voit par le commencement que cet ouvrage est le même dont 
il sera question au no. CCXXXVIII, 2) et que l'auteur doit être 
Âly Gouchdjy, qui dédia son ouvrage à l'émir Abd el-Kerim. 
Cette copie date de l'année 1062=1652. Commencement: JU») 
ûLj^l ^ja^^Jl AU' 143 f. in-8^ fAkh.J 

Manuscrit composé des quatre traités suivants; 

1) AlAl ^ja^<s^ Les Elucidaiions de la Clef des sciences^ dont il 
a été question au no. CCXXXIV, 1), par le célèbre Cazviny. Cette 
copie date de l'année 1119 = 1707. f. 1 — 39. 

2) Le traité de Dialectique intitulé i;J-ôJ) ilL^J ^ qui ne 

forme qu'une page. Voyez le no. XCI, 2) f. 40. 

3) Le commentaire intitulé <4*^ Uanefiyé, sur le traité sus- 
mentionné, dont il a été parlé au no. CCXXXIV, 3) et dont il sera 

encore question au no. CCXXXVIII, 1). Il existe cependant une 
variante assez importante relativement au nom du commentateur; 
car d'après le titre ci -dessus indiqué de ce commentaire et celui 
du no, CCXXXIX, 3), il y a tout lieu de croire qu'il était surnommé 
Ilanefy <^/-*^ , tandis que d'après le no. CCXLI, 3) , son nom 
aurait été <^v «Lf* (^ Khafy Carabaghy, qui esl peut-être 
le même que Mouhy-eddin Mouhammed el- Carabaghy 






..... -1 



219 

mort, suivant Thachkeuprizadeh (f. 218), en 9^2 = 1535, 6. 
Cf- no. LVII. f. 41 — 46. 

k) Gloses de Abou'l Fath beu 3Iakhdoum el-Houseïny 
sur le coniinentaire susdit (voy. le no. CCXLI h). Cette copie 
exécutée par Mouhamnied ben Mouftafa , date de l'année 1118 = 
1706J. Commencement: v^^' f^«^' J^<U jU'. 70f. in-8^ fAkh.J 

Manuscrit renfermant: 

i) La Crème des proverbes JLUj) ôJjj, qui est un recueil de 
proverbes JLtol ^jj^ arabes, puisés dans les meilleures collections 
de ce genre, telles que celles de Meidany, Zamakhcliary elc. 
Ils ont été rangés par ordre de matières, par Mouftafa ben 
Ibrahim, de Galipoli, et dédiés au sultan Mourad ben Selini, 
ou Amurath 111 (1574 — 1595). Ce manuscrit, qui commence 
par les mots: tliJ^Lo:>Lc /^J jjjJI <!) JlUI , date de l'année 
1065 = 165V,5. f. 1 — 45. 

2) Un petit traité sur les signes caractéristiques qui peuvent ser- 
vir de guide dans Fanalyse grammaticale. Le titre, ainsi que le nom 
de l'auteur n'en sont pas indiqués. 11 y a au commencement les 
mots: v'-r^^' CjL% ii^^^ wL . 51 f. in-8^ fAldi.J 

CCXXXVII. 

Manuscrit où se trouvent: 

1) Des gloses servant à l'explication des premiers feuillets d'un 







aao 



commentaire de Ylsagoge (voy. les nos. XCV, 1)9 CVII, etc.). Le 
nom du glossateur, qui n'est pas désigné dans le corps de rouTrage, 
serait, d'après le verso du premier feuillet, ^>/e Berday, et 
celui du commentateur ^J»^ ^L**» (voyez les nos. XCV, l) 
et XCVI, 1). Effectivement Hadji Khalfa cite un certain Mou- 
hammed ben Ahmed, connu vulgairement sous le nom de 
Berday, originaire de Berdaa (voy. no. CV, 6), comme glossa- 
teur du commentaire de Houseïn Katy; mais il est i re- 
marquer que le commencement de ces gloses, suivant le biblio- 
graphe, ne s'accorde pas avec celui de cette partie# du manu- 
sent, conçu en ces termes o^^^c^^'^UJ «-^' J*^» Cette copie, 
faite par Hasan ben Âbd el-Gadir, date de l'année 962=1554, 
5. f. i — 12. 

2) Un traité anonyme sur L'Analyse grammaticale w->)^ïl , divisé 
en trois chapitres, dont le premier traite du terme régissant 
J^^l, le second du terme régi, ou du complément J/^', et le 
troisième de la dépendance grammaticale J^K Cette seconde 
partie, ornée d'un double filet rouge, commence , après le préambule 
ordinaire, par les mots: p^i U^ ilL^ oJe*. f. 13 — 60. 

3) Commentaire d'un auteur anonyme sur les Cent particules 
régissantes J-ol^l ÂjU du chcîkh Abd el-Cahir el-Djour- 
djany, voy. no. CLXXIV, 2). La première phrase de ce commen- 







aai 

taire, resté incomplet, est: ilL^J ^U»L ^^^1 ^c ô^LoJI J. 105 f. 
in-t*. fAkh.J 

Recueil de onze petits traités, savoir: 

1) Le texte du traité de Dialectique^ intitulé Â^yl âJLj, dont 
il a été question au no. XGI, 2). Il commence par les mots: oJ^ 
i*JLî*^ J-^ôj5li. Ce texte, copié en 1094=1683, est en- 
richi de nombreuses notes marginales et interlinéaires, f. 1 — 2. 

2) Un commentaire de Aly Gouchdjy, voy. Manuscrits per- 
sans, Mathémaitque et nos. GGXXXIV, 3) et CCXLIl, 1), sur 
le traité de Dialectique susmentionné. Il commence par les 
mots: Âi/^ ù^^' (jo> ^jJjI AiiJ^f. Gelte copie date de la 
même année que la précédente et est également enrichie de notes. 
f. 3—17. 

3) Quelques observations fort concises du Séyid Gherif 
Djourdjany, voy. le no. CGXXVIII, 1 ) sur différents passages 
du traité mentionné sous no. 1). Elles commencent par les mots: 
Jiiijct^;^ )il. f. 18. 

h) Un commentaire du même scholiaste et sur le même traité. 
n débute par les mots: i»^' ^j i^^ ©Je* ^^ f. 20 — 22. 

5) Des gloses sur le commentaire de Aly Gouchdjy (voy. 
no. 2), attribuées à Ilias el-Irany ^jbi^^ cr^J'. Le com- 






• • 



934 

3) Le commentaire sur les règles de la Dialectique intitulé ^ 
Hanefiyé, dont il a été question au no. CCXXXIV, 3). Commen- 
cement: JLj 4JuI S^ jJ) iâU. f. 25 — 30- 

h) Un commentaire du Séyid Vely-eddin Abd el-Vah- 
hab eI-House!n el-Amidy iJJ^f ^ de la ville d'Amid. 
L'ouvrage original , intitulé ^jiyl iJLj , a pour auteur ^J^«" 
o^lj Satchiclizadéh 9 qui la composé pour son fils. Voy. 

le no. 7). Cf. Krafll, p. 155, no. CDL Le commentaire com- 
mence par les mots: Uj:>) tjj}\ 4JU jui'. f. 31 — 93. 

5) Des gloses anonymes sur le commentaire formant la pre- 
mière partie du présent article c.-à-d. le no. 1) et intitulé 
ÂamiJ.) âJL/II ou Traité de Hou sein. Elles commencent par 

les mots: ^jjJ'^ ttA cS^iH AU «-^'. Le premier feuillet présente 
sur la marge le commencement des gloses de Fardy ^^^i â^W sur 
le traité intitulé i^U-il , voyez no. CV, 1). f. 93 — UO. 

6} Commentaire sur le traité de Dialectique, mentionné en 
tête de ce no., et intitulé if J^l , ou i^»«^' , suivant la 
fin de cette partie du manuscrit , où le conunentaire est 
mêlé à l'original. La même fin ferait présumer que le nom 
du commentateur était Houseîn ben Mouhammed, et qu'il 
termina cet opuscule en 1067=1656,7, mais la conclusion du 
no. CLXIX,3), nous apprend qu'il se nommait Khodja Aly Samar- 







candy. Notre copie date de Tannée 1204' = 1789,90. Les pre- 
miers mots de ce traité, intitulé ij*^^' , sont: o^Ul ôjSU oj^ 
J»^^i iJ^. Voy. no.XGI,2). Le commentateur a débuté par les mots: 

cLê^l iij^ ^LJjJ ^jak ;jj}\ <UJ juil» et terminé par la phrase: 
QjyaJt oj0^ Jli) Ijfj , ce qui prouverait quilsagit ici du com- 
menUire de Aly Couchdjy, cité au no. CCXXXVIII, 2) et 5), 
commençant et finissant de la même manière, f. lt^2 — 156. 

7) Traité inUtulé ijj^l iJL^,Risalet el-Velediyé, quiaété 
cité comme accompagné d'un commentaire , au no. CGXXXIX, k). 

Il commence par les mots : ^^^LJ' Jy^ ^jrj^^f^^'^^x^-^^^ 
(. 156—169. 

8) Un commentaire de Ifam-eddin ben Mouhammed (mort, 
suivant les tables chronologiques de Hadji Khalfa, à Samarcand, 
en 943=1536,7) sur le traité des Mélaphores Oljl»^-) de 
Abou'l-Gasim el-Samarcandy, voy. no. CCXXXIV. 2j. Le 
commentaire semble être intitulé J^^lj^J-^f^. Le commencement 

est: tjliJ) JJ>^) J^\ Jye. t85 f. in-4\ fAkh.J 

CCXJL. 

Manuscrit composé de trois parties, savoir: 

Ij djjuôJI jLjUdJ) *^iïJ ÂAiL ou Gloses sur le commentaire du 

Droite des dogmes^ composé par Adhoud- eddin el-Idjy, dont 

il a été question au no. XGI, 2). Le commentateur est Mouham- 

29 








aa6_ 

med ben Âsaad el-Ssadiqy el-Devvany ^'jJ^> i^J^K 
cité aux nos. XCIV,2) et CV,3). Quant au glossateur, il se nommait 
proprement Houseïu el-Houseïny el-Khalkhaly ^Jl*»'* 
de la ville de Khalklial, cité au no. CXXVIII, 3). Ces gloses 
commencent par les mots: J^^l >^J ulji0 ^Jj)<Ui^^l* La 
copie de cette première partie et de la seconde date de l'année 
1073 = 1662,3. f. 1 — 68. 



2) Un commentaire de Djelal-eddin Deyyany, cité au 
no. 1), sur le traité du célèbre Teftazany intitulé ^y^^ c^Jf^ 
^U^U, Épuration de la Logique et de la métaphysique ^ voy. le no, 
XGIV, 1). Une preuve que ce commentaire, le même que le no. 
XGIV, I), est réellement une production de Djelal-eddin Dev- 
vany, c'est que le verso du premier feuillet du manuscrit porte 

Tinscription J>* >• i^Je^ àiL.j Traité intitulé Tehdzib par le 
Maoulla Djelal. f. 71 — 119. 

3) Gloses servant d'explication au commentaire susmentionné 
(no. 2), de Djelal-eddin Devvany. Elles ont été rédigées, 
suivant Hadji Khalfa, en 1006 = 1597,8, par Houseïn el- 
Khalkhaly (cité au no. 1), à lusage de son fils Bourhan-ed- 
din. Ges gloses, incomplètes à la fin, commencent par les mots: 
j^j\^\ v^ j^ j^l ^J^. 168 f. in.4°. fAkh.J 







327 



CCXLI. 

Ce manuscrit se compose des ouvrages suivants: 
1) cî^l «^/^/^ ilL^ Traùé des règles à suivre dans la eontro- 
veru, par Ghems-eddin Mouhammed ben Âchraf el-Hou- 
seïny el-Samarcandy, mort vers l'année 600 = 1203,4' , avec 
on commentaire dont l'auteur n'est point nommé dans le corps 
de l'ouvrage; mais, d'après l'inscription que porte la tranche du 
volume, ce serait Masoudy, le même sans doute que Kemal- 
eddin Masoud el-Roumy ou el-Chirvany ^Ij^ri*^'» qui 
était disciple de Chah Fath Allah, et qui, suivant Casiri, flo- 
rissait dans le 7e siècle de l'hégire. Son commentaire est regardé 
comme le plus célèbre. Ce manuscrit, à filets d'or et en carac- 
tères neskhy très -lisibles, est, comme à l'ordinaire, entremêlé d'un 
commentaire et commence par les mots: ^i^^' ^jAiiJ^l^ 
(. i— 25. 

n se trouve à la bibliothèque du Roi à Paris {Catalogue^ no. 
718 et 931); à celle de l'Escurial (Casiri, no. 675); à celle de 
Leyde (no. 866); à celle de Bodley (Uri, no. 511, 3 et 521); 
au Musée asiatique, no. 787; etc. 

Q I 

2) ^^/M^uJ) JKiJ Les 35 figures fondamentales de la géométrie^ d'a- 
près Euclide, avec le commentaire de Cadhizadéh el-Roumy, 
(yoy. CXXXIII, 3). Cette copie date de l'année 1095 = 1683,4^. 
î. 28 — 83. 







aas 



3) Le texte {^J^) du petit traité intitulé ijj-ôJ) ou TraUi 
d'Adlioud-eddin sur les règles de la controverse. Yoy. no. 
XCI, 2). f. 84. 

Quoique le nom de lauteur de cet opuscule, qui ne forme 
qu'une seule page du manuscrit, ny soit point cité, il est certain 
que c'est Âdhoud-eddin el-Idjy, voy. le no. XCI, 2). La 
page commence parles mots: Â^'j JU*I oJ. Elle se trouve ré- 
pétée plus loin et accompagnée d'un commentaire avec de nom- 
breuses notes marginales et interlinéaires, de Khafy Carabaghy 
1^^ *Lf* o** ♦ ^^y- ^^' CCXXXIX, 3). Ce commentaire commence 
par les mots : Libf JLu" <ijl J«*^l vSU. f. 8* — 90. 

k) Gloses d'un auteur qui ne s'est pas nommé, sur le commen- 
taire susmentionné, de Khafy Carabaghy. Mais on voit par la 
fin du no. CCXXXV, 4), qu'il s'appelait Âbou'1-Fath ben 
Makhdoum el-Houseiny. Les gloses commencent parles mots: 
^liil ^1^1 Je 41J jj\. f. 96— 127. 

5) ijjluJJ jLjly Leçons de Fenary, servant de commentaire 
au traité de Logique intitulé ù'j^' o* ^-t*^' ^^^-j, par Âthir- 
eddin Âbahry (voy. no. XCVIII, 2j. A la marge du conunen- 
|aire se trouvent les gloses marginales (Âa^I»^ ^ qui lui servent 
d'explication, composées par Coul Ahmed, voy. no. XCYIII, 1). 

"*! Il 

Les premiers mots de ces gloses sont : C^A» U Je ^Ul oJ ) 
f. 128. 






229 

La copie de ce commentaire et des gloses marginales date de 
l'année 1095 = 1680. 

NB. Avant cette cinquième partie du manuscrit on trouve encore 
deux petits traités sur lart de disputer, dont le premier, en arabe, 
forme deux pages (f. 90 — 9i), et le second (f. 95), en vers fer- 
sans, intitulé v^l^! Â^yâJLo, n'en occupe qu'une seule. Le premier 
commence par les mois: J^' ^'^1^ et finit par: ^^ ilL^I iU 

kSij^l ; le second : ^jl** V .-^' J^' ^ c/^- *^^ ^' *^"^^* 
(Akh.) 

Manuscrit composé de deux traités. 

1) Celui de Théologie et de MUaphysiqiie ^ qui est intitulé J^j^ 
JjUm)), Exposition claire et distincte des dogmes ^ avec un commen- 
taire. L'auteur du traité n'y est pas nommé, mais il n'y a nul 
doute que ce ne soit l'ouvrage du célèbre Nafir-eddin Thousy, 
Yoy. no. GXXVIII, 1), sur lequel la plupart des docteurs musulmans 
se sont exercés. Le commentateur, indiqué au revers du premier 
feuillet, se trouve être Aly Coucby ^^iy» (c-à-d. Couchdjy 
i^^)f voy. le no. CCXXXVIII, 2). La premier e phrase de cette 
première partie du manuscrit, resiée incomplète, et enrichie de 
notes marginales, a pour commencement: ^^y' ^^ijJ^ J^^^K 

t. i - 10. 

Cet ouvrage se trouve . avec son commentaire , à la bibliothèque 







aao 

de rEscurial (no. DGXLI). Voyez sur son compte, ainsi qne sur ses 
commentateurs, la Bibliothèque orientale de DTEerbelot, ou Tarticle 
p"^) J^ijF chez Hadji Khalfa, T. II, p. 193, no. 2448. 

2) Un commentaire sur un traité de Vlnotrutùm et de la diepo' 
sùion oratoires ^'l^^' J^ , dont Fauteur était surnommé Khithaiy, 
voy. no. GXLIII. Le nom du commentateur, d'après le recto du 
premier feuillet, est Abd Allah el- Yezdy, le même dont il a 
été question au no. GXLIII. Les premiers mots sont: J^^1«J«» 
ûU) Uc ùl*-^^'. 80 f. in-8^ fAkh.J 

CCTIOLm. 

Volume contenant les traités suivants: 

1) Gelui d'Arithmétique^ intitulé ^^^f à^>> ^ la Quintessence de 
V arithmétique et divisé en une préface et dix chapitres. L'au- 
teur, Beha-eddin el-Amily (voy. le no. GXXX, 3), dit y avoir 
inséré la quintessence des ouvrages anciens et modernes de ce 
genre. Voy. Hadji Khalfa, T. III, p 158. Ge manuscrit, enrichi 
de nombreuses gloses marginales, commence par les mots: 

Il se trouve aussi au Musée asiatique no. 621 ; à la bibliothèque 
du feu Maoulla Seïf-eddin à Ssaba (no. 168j, et à celle de Tippon 
Soulthan (Stewart, p. 99). 

2) Un Traité sur les cercles parallèles à Fhorizon vlilj*^', dont le 
titre et le nom de l'auteur ne se trouvent pas indiqués. Les premiers 








331 



mots en sont: ^j^^^ J^^^'*'' VJ *UI J^K Cet exemplaire 
date de Tannée 1096= 1684',5. Il est suivi d'une table des lon- 
gitudes et des latitudes de plusieurs viOes de l'Asie, f. 21 — 51. 

3) Un commentaire de sept pages , d'un auteur anonyme, sur 
son propre traité de controverse ^Lm} i^\:>i J^^ (^^y- '® ^^• 
en, 2). Suivant la suscription de cette copie, le commentaire aurait 
pour auteur %Sjf u^^ Thach Keupri. Il commence par les 
mots: tfjlLJ jûU jf (jJJ) <i| ju^l. Cette copie date de l'année 
1096=1684,5. f. 54—56. 

k) P. Un traité d'Astronomie , en langue persane , donl l'auteur, 
suivant le verso du frontispice de ce volume, doit être Al y 
Couchdjy (le fauconnier), voy. Mss. pers. Mathématique. Il est à 
présumer que c'est le traité dont parle I/ri, p. 284 , art. 8 du no. 
LXXIII). n commence par les mots : Z^^' LyoL» iw»uJ)j^ J-oi. 
Cette partie du manuscrit a été copiée à Erzeroum, en 1093 = 
1682. f. 61 — 75. 

5) Un petit poème arabe anonyme, sur l' Arithmétique ^ dont le 
premier hémistiche est: Jiu ^ ^^J 4jjl jl^. f. 80 — 92. 

6) Un traité sur le Quart de cercle nommé Secteur ^ v^', par 
Abd Allah el-Samarcandy, dont les premiers mots, après les 
louanges de Dieu et celles de Mahomet, sont: J^ cr^' J^ ù^ 
^JûJi. Cette copie date de l'année 1096= 1684,5. f. 94 — 115. 
115 f. ÎIl-8^ fAkh.J 







Manuscrit composé des cinq parties suivantes: 

1) Un traité où Fauteur, qui se nommait Dhehir-eddin ben 
Maoulla Mourad el-Tefrichy |^/t>^l, s'applique à réfuter 
les assertions du père Gabriel, adressées à un des notables de la 
ville de Tebriz, relativement au\ dogmes du Christianisme. Le père 
Gabriel y est nommé ijfj^^l Ji/^v^j^y'. Cette partie du 
manuscrit, qui commence par les mots: i^L^ij ijjsiJ)^ j^) jMjiti 

^'jJ^^^t semble n'être pas terminée; les derniers mots en 

sont: Ir^ltùl^li' O^. f. 1 — 16. 

2) Des gloses de Âbd el-Ghafour, servant d'explication ao 
traité de syntaxe ^ intitulé Âas& Kafié; voy. no. CLXII, 1)« Ces 
gloses, qui commencent par: fy^f jJ^^^J^K sont restées in- 
complètes. Elles se trouvent aussi à la bibliothèque de Tippou 
Soulthan (Stewart, p. 126). f. 17 — Ul. 

3) Un commentaire delfam-eddin, (voy. le no. CCXXXIV,2), 
et CCXXXIX, 8) dont le vrai nom, suivant la phrase finale de ce 
no. 3) était Ibrahim, sur le traité des métaphores d'Abool- 
Casim el-Samarcandy. f. liii-2 — 161. 

k) Le texte du Traité des dogmes fondamentaux de rislMiitnM^ 
par Nedjm-eddin Nesefy, dont le commentaire a été cité au 
no. XLVIU. Les premiers mots de ce texte sont : J»l J^f Jl^. La 
copie date de l'année 1074^= 1663,^. f. 162 -- 168. 







5) Des gloses deCoul Ahmed J^\ Jy, cité auno.XCVIII, 1), 
SUT le commentaire joint par Khialy au traité susmentionné. Voy. 
le no. XLVIIL Elles commencent par les mots: ^J^.^ ^1 oJlstM., 
et paraissent être incomplètes à la fln. 225 f. in-ï^. (Akh.J 

CCXIAf. 

Manuscrit contenant les parties suivantes: 

1) Le poème à la louange de Mahomet, connu sous le nom de 
Manteau du prophète ô^^K &vec l'introduction ^4f^ et des re- 
marques interlinéaires et marginales. Le titre de ce poème est 
proprement: ^^^ ^ ^J^^J^jJ^^ c-^l^l Les Étoffes resplen- 
dmarUes en thonneur de la meilleure des créatures, par Cheref- 
eddin Abou Abd Allah Mouhammed ben Saaîd el--Dou 
lafy i^fodjji]^ connu sous le nom de el-Boufiry ijj^y^' et mort 
en 69* = 129*,5. Voy. Hadji Khalfa, T. IV, p. 523; NicoU, 
T. II, p. 309; Cureton, p. 76, no.XCVIII, 111), et PTiener Jahrb., 
Bd. 91, Anzbl. p. ï, no. 129. Très estimé en orient, ce poème 
a été publié d'abord par J. Uri, en 1 76 1 , à Leyde, et puis en 1 824', 
à Vienne, par M. de Rosenz weig ; une traduction française (par S. de 
Sacy) se trouve dans l'ouvrage de M. Garcin de Tassy : Eapositton 
de la foi musulmane; des commentaires en ont paru à Boulac, en 
ISI*!, et à Constantinople , en 1835. Cette partie du manuscrit 
date de Tannée 1028=1619. f. 1-8. — Le poème en question se 

trouve firéquemment, avec ou sans commentaire, dans différentes 

30 







collecdoDs de manuscrits orientaux, p. e. dans celles du Musée asia- 
tique de notre Académie, nos. 7k — 79; du Roi à Paris [Caial., p. 
2^5, no. MCCGLXXX, cf. Wiener Jahrb.t Bd. 91, Anzbl. p. k^ no« 
129); de feu S. deSacy {Calai., manuscr. p. 28-9, nos. 156 — 157); 
de Bodley (y. NicoU, I. c.) ; du Musée Brittanique (Cureton, 1. c.) ; de 
Leyde {Cotai, nos. 1 562-1565); de Vienne (Kraiït, p. 59, nos.CLXXX 
— CLXXXII, cf. fViener Jàhrb., Bd. 6ï, Ânzbl. p. 3, no. 151, MiM$ 
de r Orient, T. VI, p. 275, no. 500, T. II, p. 403, no. 183); de feu 
M. Rich (ib., T. IV, p. 115, no. 95); de Gotha (Môller, p. 217, no. 
538); de Dresde (Fleischer, Cotai Dresd., nos.20^ 219, 301, 1), 
'i'39); de Leipzig (Fleischer, Codd.Lips., p. LIV, s. y. Muhammed 
etc. el-Busirii el ^ Barde) \ de Hambourg (Bohlen, Calai., mec. 
p. 192); d'Upsal (Tomberg, p. 90, no. CXLV); de la Bibliotheca 
Medicea (Âssemani, Cotai, p. t»'81, no. DXX); de Tippou Souithan 
^Stewart, p. 79, nos. CLXXV— CLXXVII); de l'Escurial (Casiri, T. I, 
p. 67, no. CCLXXX) etc. 

2) Commentaire sur Le Livre des successions (j^;'^V^ ^^ 
cadni et imam Chihab-eddin Âbou Hamid Mouhammed 
(suiyant d'autres: Ahmed) ben Mahmoud ben Aly ben Abou 
Thalib, yulgairement appelé Chihab-eddin. Voy. Hadji KhaUa, 
T. rV, p. ï06. D'après ce même bibliographe, le conunentatenr, 
dont le nom ne se trouye pas dans l'ouyrage , est Abd el- 
Halim el-Mouskiry vJ^^Cil ^Jii) juc , mort en l'année 900 






235 



= lï9ï, et appelé Mouskiry, d'un village de Mouskir, situé 
dans le district de Chabran en Chirvan. Les premiers mots du 
commentaire sont: jt^^f i*t4^' 4U wM-'. Cette copie date aussi de 
l'année 1028=1619. f. 9 — 23. 

3) Vingt pages détachées, encadrées d'un filet rouge, du poème 
persan, intitulé Pendnameh on Livre des conseils, de Ferid-eddin 
Atthar; y. Mscts persans^ Poésie. Elles commencent par l'hémistiche: 

^f.j^^^ U^y^ U^^^ y et finissent par: (^^ O ù'^' cm-* 
j\j^ ù^^'. On y trouve parfois des remarques interlinéaires et 
marginales, f. 23 — 3^. 

V) J«lJl Ji^ ij #»^^' fT^ Guide dans la voie de t instruction, 
pour celui qui veut s'instruire. C'est un traité bien connu aux orien- 
talistes de l'Europe, par les éditions de H. Reland, en 1 709, et de 
M. Caspari à Leipzig, en * 838. L'auteur, dont l'ouvrage est pourvu 
dénotes marginales et interlinéaires, estBourhan-eddin el-Zer- 
noudjy, deZemoudj, ville de Transoxane, mort en 591 = 1195. 
f. 36—75. 

5) Cette partie, encadrée de filets rouges, a pour titre: v^uT 
ijLoll \»jjL livre exposant les conditions de la priCre, par LiL Ju 
Kemal Pacha. Elle comprend huit chapitres v'^f et commence, 
après la formule ordinaire, par: w^' U^i. II parait que c'est le 
même ouvrage que cite M. Flûgel, comme déposé à la biblio- 







thèque de Munich. Cf. Wiener Jahrb., Bd. klf AnzbL p. kk^ no« 6« 
f. 75 — 81. 

6j ji>^l ij iiLj Traité sur la logi^, par Athir-eddin 
Abahry, ou le traité connu vulgairement sous le nom de Isa- 
goge, voy. nos. XCV, 1) et G VU, avec le commentaire de Hou- 
samkaty; voy. no. XCV, 1). 

Cette partie du manuscrit, encadrée d'un filet rouge, est sans 
date. Elle commence par: i^>Jl >UjJ >i^l J«. D'après une in- 
scription en langue polonaise, tracée sur l'intérieur de la reliure 
et signée Ludwik Antoni Lasocki, ce livre a été pris dans 
une mosquée turque, à Strigonie,' lors de la reddition de cette 

ville, en iG83, au roi Jean III. — 89 f. in-8^ 

CCXJLWW. 

^ UjAil) iôlîUJ jJtyi} Les Profits khacaniens ahmed'-ldianiens. 
L'auteur, MouhammedEmin benSsadr el-Milla veddin el- 
Chirvany, de Chirvan, mort, suivant Hadji Khalfa, T. IV, p. 4'73, 
et la notice biographique, tracée sur le premier feuillet du manuscrit, 
en 1036= 1627 (d'après M. deHammer, fFien.Jahrb., Bd.61, Anibl. 
p. 26, en 1037=1627), dit dans la préface que venu, pendant les 
troubles du Chirvan, à Constantinople, et y ayant rencontré beaucoup 
de savants, il tira profit de leur société pour écrire ce livre, dans lequel 
il traite de cinquante-trois doctrines ^y^ , nombre compris dans le 
nom Ahmed, qui n'est autre que le sultan Ahmed ben Mouhammed 







987 

ben MQurad^ ou Ahmed I (1603 — 1617). L'ouvrage ayant été 
dédié à ce souverain, l'auteur lui donna le titre susmentionné, qui 
signifie Profits dédiés au khacan (empereur) Ahmed. La liste des 
sciences traitées ici se trouve dans l'article précité de M. de Ham- 
mer. Ce manuscrit, à filets rouges, qui date de Tannée 1023= 1614-, 
a été copié à Constantinople, par Ilafidh Mahmoud ben Mouham- 
med, et commence par les mots: ù^^^j uU^l v -j' f^. 
203 f. inrS^ fHyr.J 

Manuscrit contenant divers petits traités, savoir: 
1) i^uxJj J^) Aj':> y,^ iJ'^^j Traité sur ce qu'il faut regar^ 
der comme illicites (pour la nourriture des musulmans) les victimes 
égorgées par les Chrétiens et les Juifs (et Sabéens)^ par Mouhammed, 
connu sous le nom de Beha-eddin el-Amily ,^l^l. L'auteur 
raconte dans la préface que, l'ambassadeur de Turquie ayant un 
jour énoncé que les savants (oulémas) de son pays blâmaient 
ceux de la Perse, parce que ces derniers défendaient de manger 
de la viande des bestiaux égorgés par les Chrétiens et les Juifs, en 
contradiction au Coran, qui le permet, dans le verset: J^j 

f^ J» v*^' 'yj' (ji^' ^^ ^^ nourriture de ceux qui ont reçu un 
Unre (saint) vous est permise (sur. 5, v. 7); Abou'l-Moudhaffer 
Chah Abbas lui ordonna de composer un traité pour réfuter et 
réduire à néant les reproches des savants turcs. Beha-eddin écrivit 










en conséquence ce petit traité, qui, par ordre du chah, fut remis 
à l'ambassadeur turc, pour l'emporter avec lui en Turquie et s'y 
en servir pour la justification des savants persans. Le traité ne 
comprend qu'environ deux feuillets* f. 1 — 3. 

Chah Abbas, dont il est question ici, est le premier de ce nom, qid 
a régné entre 1587 et 1628. Quant à l'auteur du traité, Beha-eddin, 
c'est un savant théologien persan bien connu, auteur de beaucoup de 
livres et de traités sur la théologie musulmane, et, entre autres, dn 
U^'^' ou Recueil d'Abbas, sur lequel on peut voir Fraser, 
À Catalogue of manuscripts elc.^ p. 32 — 33, et Chardin, qui en a 
donné de nombreux extraits, dans ses Voyages, T. VI, p. 31 8. Ce 
livre se trouve aussi au Musée asiatique de notre Académie, no. 
350, 6. Il a été traduit en géorgien, en 1691, par Sharsadan 
Giorgi Djanidzé, dont le manuscrit original est déposé au même 
Musée. Beha-eddin mourut, d'après Iskender Mounchi, en 1030 = 
1621, et il ne faut pas le confondre avec le savant du même nom, 
cité sous no. CXXX, 3) et no. CCXLIII, 1 ), contemporains, d'après 
Hadji Khalfa et tHistoire des Ssefides (msc. acad., no. 57ï, b.) du 
chah Tahmasp. Le traité, dont nous parlons, ne resta pas sans 
réplique de la part des savants turcs, dont les objections furent 
encore réfutées par ceux de la Perse. Or, il fieiut observer 
que les Sunnites permettent dans certains cas de manger de la 
viande des bestiaux égorgés par les Chrétiens et les Jm&, tan- 







239 



dis que les Chiites ou Persans en ont horreur. On connaît un 
autre traité sur ce même sujet, intitulé: ^j^^ ^^^ iJ^L-j 
Draùé sur les victimes égorgées par ceux qui associent d'autres divi' 
fûtes àDieti, par Abou'l-Fadhl Mouhammed ben Âbd Allah 
ben Gadhi Adjloun, mort en 876 = 1471,2. Voy. Hadji Khalfa, 
T. III, p. 399, no. 6135. Il ne nous a du reste pas réussi de 
trouver des renseignements plus détaillés ni sur l'ambassadeur turc, 
cause de la composition du traité de Beha-eddin, ni sur l'année, 
dans laquelle il fut écrit. Mais l'histoire de Perse nomme deux 
ambassadeurs turcs, qui séjournèrent à la cour jd'Abbas pen- 
dant quelque temps. Le premier, Kheîr-eddin Tchaouch, arriva 
en 1017= 1608, avec l'ambassadeur persan, Mouhammed Begh, 
et s'en retourna en l'année 1610; le second, Moufitafa- Pacha, 
vulgairement nommé Intchillou Tchaouch, vint. en Perse en 1022 
= 1613, et ne la quitta qu'en 1023=: 1614. Voyez Iskender 
Mounchi (msc. de l'Acad.) et Hammer, Geschichte des Osman. 
Reiches, Bd. IV, pp. kkQ et klQ. Le traité aura donc été composé 
entre les années 1608 et 1614. 

2) Quelques remarques métaphysiques (f^' J^) sur l'onmi- 
sdence de Dieu. Elles commencent par: ^1 Jui JSL jlm (j] 
. f. 3 — 4. 



3) Autre petit traité sur la question adressée à Mouhammed el- 
Ghazzaly, concernant la signification des mots du Coran (sur. 1 5, v. 29): 

)>» Quand je l aurai dressé (l'homme) ei 



. • •• 



ij^ 







inspiré de mon esprit, et la réponse, suivie d'autres questions sem- 
blables à l'auteur de cet opuscule, auxqueUes celui-ci répond. Il pa- 
rait que c'est le même Beha-eddin. Ce traité commence par les mots: 
JX. Uc J>J ^j v^l ^Jl <l|)j^. 7 f. in-*^ 

Voyez, par rapport à Beha-eddin, Chardin (1. c, T« VI, p. 
326 et suiv., T. VII, p. 1 et suiv.), Malcolm {Histoire de la Perse, 
Paris 1822, T. II, p. 352), et surtout THistoire de Chah Abbas I, 
intitulée: ^^^^ kS'j^ J'^ ^^^ P^** Iskender Mounchi, qui se 
plaît à décrire plus au long les derniers jours de ce savant théo- 
logien, tombé malade le k du mois de chevval 1030 de l'hégire, 
et mort, après une maladie de sept jours, le 12 du même 
mois. Tout le monde , grands et petits , s'empressa de lui 
rendre les derniers honneurs, et il fut transporté à Mechhed, 
pour y être enterré près de l'imam Mousa Riza. Des hommes 
lettrés composèrent des chronogrammes sur sa mort, dont un, par 
Mirza Abou Thalib, était conçu en ces termes: J>j ^ O^ «^^ 

vi'^i^jJI ^Ui ^9 c-à-d. lorsque k cheikh sortit de la demeure 
périssable, la cour du- paradis devint sa retraite. Un ami m'm ajfosU 
demandé la date, je Im dis : Cheikh Behoreddin, ouais/ Or, les lettres 
dont se composent ces quatre derniers mots, prises dans leur va- 
leur numérique, donnent 1030 = 1621. 




i\*fir: 





IL MANUSCRITS PERSANS. 



A* Théolog'le chrétienne^ 

ccxw.\m. 

J^ j| k^\2jLe$ quatre Évangiles. Manuscrit très net, à filets rouges 
et bleos^ écrit en taalic, par Serghis Loutch ben Emir Melik 
'^'^-/î*' Cjf KT cTtCr-f qui a terminé TÉvangile de St. -Matthieu 
(f. 1-58) le 20 de chewal 728= 1327,8, à la fête de St.-Barthélémy 
lIL^j^ ùL^ ^ J^^ celui de St.-Marc (f. 59 — 96) le même mois 

718= 1318, celui de St.-Luc (f. 96— 163) le 6 si'1-caadeh 718 
= 1318,9f où il se nomme ^^^^ et celui de St.-Jean enfin le 
même mois 7(18?), car il n'y a que ^\i^^ sept cent. 211 f. grand 
in-8^« La copie appartenait jadis à Eusebius Renaudot. fDoubr.J 
Cette traduction, dont nous ignorons Fauteur, est différente de 
oeDe imprimée dans la Biblia polyglotta de Walton, et afin de faire 

connaître son mérite, ainsi que de mettre nos lecteurs à même 

31 








2aa 



de la collaiionner avec d*autres versions, nous allons en commu- 
niquer quelques échantiUons: 

St.-Mattliieu VI (fol. 8). 

>^ oJL>^U JlmX] m>^ ^^^ j> d^Li û^'^ ^J^ J^J^ ^^^ 
^> AfJLo (jy% Li ^'L^l jjj ^jLo IjLi ji'M^I ^J^^J l^l^if I 

jbU 1^ j-^^ Ar^jL ^3 dij^ yj^ L) jjja^ 

St.-Marc V, li (fol. 67). 
St.-Luc XX, 19 (fol. U8). 

^ f, LL^)L jJJLiO ù '^l^ ùLjI(> (J^^ (J^jji jui-U^ 3) ja* 

St.-Jean VIII, 39 (fol. 183). 
^jh/ Ji:>ji^ ^[j»\ j\ju^^ U.J\ ^^1 ùl^lL^liT 

^^[^ ^lj aTIj^j^^^ Ja0|^^ ^^^^zii^ «^^A^i^bel 






943 



Des traductions persanes des saints Évangiles se trouvent du 

reste assez fréquemment dans les bibliothèques de TEurope. Le 

Musée asiatique de l'Académie en possède deux (nos. 387 — 392, et 

no. 392 à)f voy. Bulletin de la Classe historicthphiloL, T. Y, no. 5 ; 

fl y en a d'autres encore à Vienne (Mines de rOrient, T. VI, p. 280, 

no. 546), à Paris {Calai., p. 269, no. II), à Leyde {Catal., p. iii-10, 

nos. 31 — 33), dans la Bibliotheca Medicea (Assemani, p. 58, nos. 

XVII, XVIIII et XXXIII), où il y a aussi l'Évangile de St.-Matthieu 

seul (ibid., no. XXIII) etc. 

CCXJLBL. 

Lriy**^ ^^jj ii ^ a:^\ ^]j^^\sfaJj^ Quintessence du livre 
précieux, intitulé : Miroir nwntrant la vérité de la religion chrétienne. 
L'auteur de cet ouvrage n'y est pas nommé, mais l'introduction dit 
qu'il a fait cet extrait du livre dont le titre vient d'être cité, et qui 
renfermait des discussions «JL^L» sur les ordonnances fondamentales 
de la religion de l'Évangile, pour être présenté au oUJ^u, ou à 
t Empereur. Or la préface de L. de Dieu à son édition de l'histoire de 
Jésn»-Christ, composée par le jésuite et missionnaire Jérôme Xavier, 
nous apprend que ce dernier avait composé un livre pour démontrer 
la vérité de la religion chrétienne, intitulé : Miroir qui montre la t?^- 
riU. On sait encore que ce livre porta un Persan d'Ispahan, Ahmed 
ben Zein el-Abidin, à en composer une réfutation, qui avait pour 
titre: Le Polisseur du miroir, et que cette soi-disante réfutation fut 





i»s.> 









encore réfutée par Philippe Quadagnoli, voy. Schnurrer, BMh^ 
ihique arabe, p. 245. Voici ce qu'en dit FHtêioire wmendle, T. L 
Hisl. moderne, T. X, Paris 1783, p. 212-3. ** Xavier écrivit, par 
ordre d'Akbar, deux Ouvrages en Persan. Le premier est intitulé: 
Histoire de Jésus, tirée principalement des Légendes de l'Église Ro- 
maine. Le second a pour titre. Le Miroir qui numire la vérité; 
c'est une défense des doctrines contenues dans le premier, contre 
les Mahométans. Xavier apprit le Persan, pour obéir au Roi, et lui 
présenta, en 1602, F Histoire de Jésus; le Miroir ne parut qu'un an 
ou deux après. Aussi-tôt qu'il fut publié, il tomba malheureusement 
entre les mains d'un savant Seigneur Persan d'Ispahan, nommé Ahr- 
med Ebn Zeyn Alaboddin, qui y fit d'abord une réponse, qu'il intitula. 
Le Brunisseur du Miroir. Le Persan tailla de la besogne au Jésuite, 
et traita d'idolâtrie et de superstitions les pratiques de la disci- 
pline de l'Église de Rome. 

**Get Ouvrage d'Ahmed est le plus subtil que les Mahométans 
aient jamais écrit contre la Religion Chrétienne, aussi alarma-t-jl 
extrêmement le Collège de propagande fide (de la propagation dé 
la Foi) k Rome, qui chargea Bonaventure Malvasia, Moine Fran- 
ciscain de Bologne, d'y répondre. Ce Religieux publia, en 1628, 
sa DUucidalio Speculi verum monstrantis [h Miroir qui montre la vé^ 
rite, éclairci). Le Collège ne jugea pas cette réponse suffisante, et 
nomma Philippe Guadaguol, autre Franciscain, pour en faire une 






245 

autre. Elle fut publiée en Latin, à Rome, en 1631, sous le titre 
d'Jpologiapro Chrtsliand Religtone {Apologie pour la Religion Chrétienne). 
Le Collège en fut plus content, et le chargea de la traduire en 
Arabe, ce qui fut exécuté en 1637, et on en envoya des exem- 
plaire en Orient, pour les répandre parmi les Mahométans. Mais 
cet Ouvrage, dit le Docteur Prideaux, ne répond nullement au but. 
L'auteur tire un grand nombre de ses preuves de l'autorité des 
Papes et des Conciles, qui ne convaincra jamais un infidèle de la 
vérité de la Religion Chrétienne." 

Dans la BMioiheca orientalis de M. Zenker (p. 207, no. 1679) 
le Miroir montrant la vérité est cité comme un ouvrage composé 
en 1596, imprimé à Leyde, en 1639, et dédié à Djehanghir. 

Les auteurs des articles sur Jérôme Xavier, dans YAUgemeines 
Hiitoriiches Lexicon et dans la Biographie universelle (T. 51, p. 3^1) 
paraissent n'avoir pas connu cet ouvrage. 

Le Miroir se trouve en manuscrit au Musée asiatique de notre 
Académie, no. 398, et forme un gros volume in-th^. On y voit 
qu'il a été composé pour l'empereur ou grand-mogol Akbar, à qui 
Xavier avait offert, déjà en 1602, un autre livre, nommé F Evan- 
gile, voy. Fraser, A Catalogue of manuscripts etc., p. 39 — 4-0. Cf. 
H. Martyn, Controversial tracts on Christianity etc., published by 
S. Lee, Cambridge 182ï. Mais comme ce souverain mourut déjà en 
1605, et que, d'après la fin du manuscrit de l'Académie, celui- 







346 



ci fut achevé en l'année 1609, il s'ensuit : 1^ que l'ouvrage» qacir 
que dédié au père, doit avoir été offert au fils et successeur de 
celui pour lequel il avait été composé, Djehanghir; et 2^ qull ne 
peut avoir été achevé ni en 1596, ni un ou deux ans après 1602. 

Le manuscrit doit donc être l'ouvrage du missionnaire Jérôme 
Xavier (mort en 1617), le Chahinchah, l'empereur Âkbar, et 
l'époque de sa composition doit être fixé après l'année 1609* 
Notre exemplaire, qui, comme nous l'apprend l'inscription sur la 
première feuille: Ex libris Carmelùarum dùcalcalonm (sic) Domum 
Alqfen9i Ano 1695. V. D., appartenait autrefois aux pères car- 
mélites à Alep, commence par les mots : La» ) ^ ^ uî^ J^ j^ , 
77 f. in-8^ fDoubr.J 

Quant à Jér. Xavier, voyez la Biographie umverseUe, 1. c, et 
Joecher, Àllgemeines Gelehrtert-Lexicon, T. IV. Cf. BUfliotheca Mam^ 
deniana, p. 305. 



B. Thjéoloi^ie musulmane» 



CCÏÏM 

Manuscrit renfermant un commentaire du Coran, incomplet au 
commencement et à la fin, et dont par conséquent il est impos- 






947 



sible de déterminer le titre et l'auteur. Ce commentaire, du 
reste assez détaillé, embrasse toutes les surates, à partir de la 
dernière moitié de la ï7me, intitulée: ^\ La victoire, jus- 
qu'à la lOOme inclusivement, ayant pour titre : ^/^l Le secours 
iwm ou Le triomphe. Les quatre dernières surates manquent 
dans ce manuscrit très ancien et très dégradé, mais écrit en 
beau neskhy. Les premiers mots en sont : ^ ^j py^ j I ojjj 
Cjj^jJjI J^ ,[/•; les derniers : ^^ a^j Aï >*^ d^j J^ ^ji cr^jc 
y^^J^j^j J^ JJL. 186 f. in-*^ fArd.J 

^j^\ ûmmU} ^jAuàiSJ] j^] yf> Bijoux de t exégèse offerts à Y émir. Com- 
mentaire célèbre sur le Coran, parMouin-eddin (suivant d'autres 
Kemal-eddin) Housein ben Aly, surnommé l5Jl/^' ou i»clyl 
^jîfJI ^jiilfl) el-Vaïz el-Kacbify el-Beibaqy ou el-He- 
revy, c.-à-d. le Prédicateur (à la grande mosquée et en d'autres lieux 
sacrés de Herat), le révélateur, de la ville de Beihac dans le 
Kborasan, mort, suivant D'Herbelot, Hadji Khalfa {Tabks chrono- 
log^pies) et Khondemir (Ami des Biographies)^ en 910 = 150%, 
tandis que l'édition imprimée de Hadji Khalfa, s. ▼• j^ l>^ f T. II, 
p. 6(1, reporte sa mort à Tannée 906= 1500. Il est auteur 
de plusieurs ouvrages très estimés chez les musulmans, et nous 
aurons encore l'occasion d'en parler de lui. L'émir, dont la dé- 
dicace porte le nom, est le célèbre Mir Aly Chir ./j^ ^^^^ 







▼izir du sultan House!n, de la dynastie des Timourides, à H^ 
rat (voy. NoHces et Extraits, T. IV, p. 262), auquel beaucoup 
de savants distingués ont dédié leurs ouvrages. Ce commentairey 
composé en 897 = 1^91 et qui, suivant la pré£Bice, consiitait 
originairement en quatre volumes vM^, ne comprend dans notre 
manuscrit que les dix-sept premières surates. H commence, 
après la formule ordinaire, par les mots: (^1 J^^ Jt^ j'J^, 

et finit par l'explication du verset [jt^ ojJj J JJ) ^ ^ J ^ Jj 

Les derniers mots sont: ^^f^' jJi ^' ^). Le frontispice de ce 
manuscrit, à filets d'azur, est richement orné d'or et d'autres 
couleurs. 555 f. in-8\ fOuv.J 

Voyez, par rapport à l'auteur, de Sacy, Ca/t7a et Dimna, p. (2, 
D'Herbelot, s. v. Cas chef i et Vae'dh, Krafft, Cat. Namenv'egister, 
s. V. Kaschifi, et Biogr. unh., T. 20, p. 655, mais surtout Rhond- 
émir {Am des Biographies) ^ qui fait encore mention de son fils 
et successeur dans l'emploi de prédicateur à la cathédrale de Herat, 
Maoulana Fakhr-eddin Aly, honmie également très éloquent et 
érudit, et auteur du poème Mahmoud et Ayaz j'jl^ ^T^* 

Quant à l'émir Aly Chir, voyez de Sacy, Mémoires sur dwerses 
antiquités de la Perse, p. IX, Notices et Extraits, T. IV, p. 2ï6 et 
290; Hammer, Geschichte der schSnen Redekunste Persiens, p. 310; 
G. Ouseley, Biographical Notices etc., p. 50 — 53; âfemoArs of Baber^ 
p. IBï; Biographie unioerselle, T. 20, p. ï35, Elliot, Biogrefhieal 
Index, p. llï, etË. 




yjy<03 





950 



Mouhammed Taqy ben Madjlisy el-Isfahany el-Nafery 
el-A mily ^^uJI iSj^K qui le composa par ordre de Chah Abbas 1 
(il régna depuis 1587-1628), auquel il est aussi dédié. C'est un com- 
mentaire d un livre écrit en langue arabe, c.-à-d. du Lhre des pur 
rifications ôj U^^ V^» dont le titre était : *^1 o^r«f. ^ ^ «^uT 
Livre pour celui qui na pas (besoin) de jurisconsiUle, ce livre 
môme en tenant la place. L'auteur du dernier était le cheikh, 
imam, séyid et jurisconsulte, Âbou Djaafar Mouhammed 
ben Aly ben el-Houseïn ben Mousa ben Babouyeh el- 
Comy, de la ville de Com ^^_^1 Afyb^l, qui, d'après le té- 
moignage du commentateur, a composé environ 300 livres sur les 
traditions ^J^. Cet Ibn Babouyeh, cheïkh chiite et très re- 
nommé, à qui tous les savants de l'irac avaient recours pour 
s'instruire, était venu à Balkh, où il rencontra le cheïkh Abou Abd 
Allah, c.-à-d. Mouhammed ben el-Hasan ben Ishac etc., appelé 
Nimet Allah, et communément Mouhammed piseri (fils de)Ha- 
san. Celui-ci, dans une de ses rencontres, fit mention du livre mé- 
dical, intitulé : 4^^*^^J»JI oj^Âsi 1 ^ <JCù Livre pour celui quina pas 
de médecin, par Mouhammed ben Zakariya el-Razy, et demanda 
à Ibn Babouyeh d'en composer un semblable sur la jurisprudence. 
Ibn Babouyeh, qui, suivant sa propre assertion, émise dans la 
préface, avait déjà composé alors 2^5 ouvrages, accepta la demande 
et rédigea le livre, dont nous avons ici le commentaire. Ce der-» 




gCvQI 




331 




nier, après une introduction <ujlâ«, qui, en 12 ojjli profits ou 
instructions, traite de l'excellence des savants et de la science, de 
la nécessité de Tacquérir, des sciences nécessaires à savoir, de ce 
ce que la science est le meilleur acte de dévolion dl^Lc etc., 
en vient aux explications mêmes, qu'il fait précéder du texte arabe, 
écrit en neskhy, pourvu de voyelles,, et commençant par les mots: 
SJcJfylj Éj^z.\j Éj^\ jl JJl ^1 <1|) ^, tandis que le com- 
mentaire a pour commencement: j'^ ^tJ-^j jl****' f^j^^^iJJ^. 
La copie, faite par Macfoud ben Ibrahim Chiroudy «j^^.^, 
date du mois de si'l-hiddje 108^^= 1673,iSh. 323 f. in-fol. 

L'ouvrage original de Ibn Babouyeh se trouve dans la biblio- 
thèque de Bodley, voy. Nicoll, p, 91, nos. LXXXIV-V, et p. 516. 

CCI.IV. 

f^ycSj] ^J Cj I_^u1 I «^liT Réflexions sur la théologie mystique ou la 

doctrme des Ssoufys, sans nom d'auteur. Cette copie, à filets d or, com- 
mence par: JLJ) i^ ^IL 4^j lSJJ^ 4U J^) . 61 f. in-12°. 
(M. Djaaf.J 

CCLV. 
Je c^LT Livre de la science (théologique), traduction persane du 
célèbre ouvrage théologique arabe, intitulé: ^JJf ^^ t^^*' Vivi- 
ficalion des sciences théologiques, par l'imam Abou Hàmid Mou- 
hammed ben Mouhammed el-Ghazzaly (voy. Manuscrits arabes, 
no. LV, et Hadji Khalfa, T. I, p. 180, no. 171). Cette tra- 







duction, doDt l'auteur a gardé Fanonyme, a été entreprise en 620 
= 1223, sous le règne du sultan A%han de Dehli Ghems-eddin 
lletmich, mort en 633= 1235,6, et sur la recommandation de 
son vizir, Gheref- eddaoulet veddin Âbou Saad Djouneidy. Elle 
est partagée, comme loriginal, en quatre parties, subdivisées 
chacune en dix livres ou «^LzT. La première, seule contenue dans 
ce manuscrit, traite des oeuvres de piété diJ^Lc; la seconde, des 
coiaumes ou rites ObU; la troisième, des choses pernicieuses vl^w#*, 
la quatrième enfin, des choses salutaires O IasU . Les dix livres don' 
se compose cette première partie sont intitulés : i^ sur la scienee en 
général; 2'' sur les dogmes fondamentaux; 3®, i®, 5®, 6^ 7® sur 
les mystères des purifications prescrites par la loi; des cinq prières du 
jour, des aumônes légales, du jeûne et du pèlerinage; 8^ sur ks ridr 
tations cadencées du Coran; 9^ sur les louanges de Dieu et les prières; 
iO^ sur Tordre dans lequel elles doivent avoir lieu et les heures 
fixées à cet effet. Le manuscrit, à filets rouges et en beaux carac- 
tères neskhy, parait être assez ancien, mais Tannée n'en est pas 
déterminée. Il commence par les mots: ^j^^f r^J ' ^^^ u f^J^ 
J^J ù). 122 f. in-fol. fArd. ^J 

^ly Les Tables des mystères de la doctrine des Ssoufys, ouvrage 
en prose, entremêlée de vers, par Djamy, dont il a été ques*- 
lion dans les Manuscrits arabes, no. GLXIV, et dont il sera encore 





953 




parlé plus bas. Ce manuscrit vraiment splendide se fait remarquer 
par ses superbes caractères nestaaiic, autant que par ses peintures, ses 
bordures à filets d'or et de différentes couleurs, ses marges azurées, 
couvertes de dessins à ramages et de peintures d'animaux, en or, 
enfin même par sa reliure, qui représente divers sujets historiques. Il 
a été écrit par Ahmed el-Houseïny el-Mechhedy, de Mechhed, et 

date de Tannée 978= 1368,9. Les premiers mots sont: Lui^ VJ 
^)^ J^L. 6^ f. in-foL fArd. ^J 

L'ouvrage du même titre, attribué à Djamy dans l'édition imprimée 
de Hadji Khalfa, T. V, p. 3ïï, no. 1 123^, mais dont le commence- 
ment diffère entièrement de celui de notre exemplaire, est attribué 
dans la copie manuscrite de Hadji Khalfa, appartenant au Musée Rou- 
minzov, à Seyid Abdel-Kafi ben Aly, connu sous le surnom de 
Ibn el-Fayoumyel-Mifry (deFayoum, en Egypte), mort en 871 
srzlïGG, et porte le litre plus complet de jy^i ^ X* D'après la 
même copie, il fut traduit en langue persane par el-Kachy^o^l. 

^ i ùM^ Présent royal, ouvrage théologique, dont l'auteur ne 
s'est pas nommé. Les matériaux en ont été puisés, comme il le 
dit lui-même, dans l'ouvrage de Keliny, intitulé : ^jl^ i*^! Argu- 
ment tuffisani pour tout ce qui a trait aux vertus des imams, en y 
joignant la version persane des traditions relatives à ces mêmes 
imams et toutes les données que l'auteur a pu recueillir chez les 







354 



docteurs de la loi les plus illustres, de la postérité de Mahomet. 
Ce traité se partage en 33 discours ou aJuLo, où l'auteur traite de 
la prophétie de Mahomet, du titre d'imam, des qualités requises 
pour en être vraiment digne, des marques extérieures et des pré- 
rogatives de cette dignité, etc. etc. ; enfin, dans le 33me discours, 
il est question non-seulement des prières que les Mahométans 
sont tenus de réciter pour leur prophète et pour les membres 
de sa famille, mais encore de celles que ces derniers avaient 
coutume de faire eux-mêmes. Le tout se termine par les voeux 
de Fauteur pour la conservation et la prospérité du règne de 
Chah Thahmasp, second souverain de la dynastie des Ssefides, 
mort en 98^ = 1576 et auquel il a dédié son ouvrage. Ce ma- 
nuscrit, qui a pour commencement: J» /»j'^j' o^^ o*** t -^ 
(^/««l^, est très lisible, et les pages sont encadrées de filets d'or 
et azur. 159 f. in-8®. fArd. ^J 

Prière d'Abd Allah Anfary, en prose riraée, où l'auteur, 
exposant à Dieu son humilité et sa faiblesse, implore son se- 
cours et appui. On y trouve en outre quelques principes de 
morale religieuse. Ce manuscrit, à filets d'or et de différentes 
couleurs, a été écrit par Mouhammed Houseïn el-Tebrizy, et se 
distingue par son luxe et son élégance. Le fond en est tiqueté 







d or, et les marges ornées de dessins à ramages. II commence 
par les mots : i^y^J^ u^jJ^^ O i " » ; . 9 f. in-S^. fArd. ^J 

CCEMX. 

Le contenu de ce manuscrit est le même que celui du précé- 
dent; mais, comme les différentes phrases dont se compose cette 
prière peuvent se transporter sans nuire au sens, et que, d'ailleurs, 
les deux manuscrits sont l'ouvrage de deux calligraphes différents, 
qui les auront probablement écrits de mémoire. Tordre qu'ils 
y ont suivi n'est guère le même. Ce no. n'est pas tout-à-fait 
aussi élégant que le précédent, quoique les pages en soient enca- 
drées de filets d'or et de différentes couleurs et les marges niar- 
brées ou couvertes de paillettes d'or. Il se distingue néanmoins 
de l'autre par la beauté de sa reliure. La copie a été faite par 
Aly. 8 f. in-8^ ("Ard. ^J 



C. Philosophie. 

CCUK. 

^jLcit 4JU) juc A»l^ ilJUo Discours prononcé par le khodja 

Abd Allah Anfary, en présence du vizir Khodja Nizam el- 
Moolk Thousy. L'auteur y fait connaître les qualités indispen- 
sables à on bon vizir, et parle ensuite de la vanité des biens de 







9se 



ce monde, des moyens que l'homme emploie pour se les pro-« 

curer, des regrets quQ éprouve en les perdant, etc. Ce maniH 

scrit, à filets dor et de couleur, renferme six feuillets, dont les 

marges sont parsemées de larges paillettes et le fond tiqueté d'or; 

il a été écrit en 96^ = 1556,7, par le célèbre calligraphe Chah 

Mahmoud de Nichapour. 6 f. in-8^. (Ard. p) 

CCULIL. 

Cj^\m^ iS"^ La Pierre phUosophale du bonheur, ouvrage moral* 
très célèbre parmi les orientaux. L'auteur en est Aboa Hâmid 
Mouhammed ben Mouhammed el-6hazzaly, de ThouSf 
mort en 505= 1112, et suivant M. Tholuck, en 1127 de notre 
ère. Voy. Manuscrits arabes, no. CV. Il a partagé son ouvrage 
en quatre grandes parties, subdivisées en J^ ou sections, aux* 
quelles il donne le nom de ù'^^ frontispice, les regardant 
comme le frontispice de l'islamisme. La première traite de la 
connaissance de soi-même; la seconde, de celle de Dieu; la 
troisième, de la vie mondaine, et la quatrième, de la vie fu- 
ture. Â ces quatre parties. Fauteur en a joint quatre autres, 
intitulées : ^j piliers, et partagées en dix J^l fondements. Deux 
d'entre elles se rattachent à l'extérieur de l'homme, et les deux 
autres à son intérieur. La première traite de l'exécution des décrets 
divins, qu'il nomme culte O^Lc; dans la seconde, l'auteur décrit 
le soin qu'il faut avoir d'observer les règles de la morale dans 




—il 





957 

tontes les rirconstances de la vie; cette qualité, dit Gbazzaly, se 
nomme vie sociale ilÀ^i»^; dans la troisième, il traite de l'appli- 
cation avec laquelle l'homme doit se purifler de tous ses défauts, 
que Ton nomme ehoêes pernieieuses Cil^l^^, tels que la colère, l'a- 
yarice, l'envie, l'orgueil et la présomption; dans la quatrième en- 
fin, l'auteur énumère les vertus propres à orner le coeur et 
appelées ^l^«^ salutaires: telles sont la patience, la reconnais- 
sance, la charité, l'espérance et la résignation en Dieu. Voyez le 
catalogue de M. Stewart, p. ï9, et Hadji Khalfa, T. V, p. 285, 
no. 10998. Le manuscrit, sans date, est très net et très lisible. 
Il commence par les mots: ù^' oj\S^:> Cjij'^ u^^j J^. 

195 f. petit in-fol. fArd. ^J 

CCUKII. 

Manuscrit de luxe, contenant j^^^-**'* v3 >* ' L Éthique mouhsinienne, 

par Mouin-eddin Housein ben Aly el-Kachify, dont il a 

été parié sous le no. GCLl. Cet ouvrage, l'un des plus c(4èbres 

parmi les orientaux sur la morale ou l'éthique, obtint le titre de 

Monhsiny, parce qu'il fut composé pour le prince timouride 

Mirxa Mouhsin ben Houseîn ben Beicara, qui régnait en 

Khorasan, en l'année 900= lï9ï, contenue dans le titre même, 

servant par-là en même temps de chronogramme, parce que les 

lettres qui entrent dans le titre mentionné donnent justement 900. 

Pour d'autres détails voyez le catalogue de M. Kraiû, p. 18V — 

33 







958 



185; cf. Hadji Khalfa, T. I, p. 20%, no. 285. Lourrage a été 
publié en Angleterre, en 1823, voy. Zenker, BAI. orieni., p. 165, 
no. 1351. 11 se trouve assez fréquemment dans les bibliothèques 
qui possèdent des manuscrits orientaux: p. e. à celle du Musée 
asiatique de notre Académie (no. 730), à Vienne (Krafift, 1. c), 
à Hambourg (Bohlen, CataL, msc. no. 83), à Paris [Catal., p. 
282, no. CXXIV-V), à l'Hôtel des Indes Orientales, de Londres, 
dans les bibliothèques de Tippou Soulthan (Stewart, p. 50, no. 
VIII;, de feu M. Mackenzie {Mackenzie Collection, vol. II, p. ikl^ 
no. LXIX), de feu M. Harriot {CataL, p. 8, no. 25), etc.— 283 f. 
in-fol. (Khosr. M.) 



D. Histoire. 



Cosmographie, Hktoire universelle, Histoire 'particulière. Biographie. 

Cj\^y^yX\ i^^jôj CÀiyJtl 4^l«^ Les Merveilles des créatures 
et les singularités des choses existantes. C'est la traduction persane 
du célèbre ouvrage cosmographique de Zakariya el-Cazyiny, 
dont le nom entier était Imad-eddin Abou Yahya Zakariya 







259 

ben Mouhammed ben Mahmoud el-Ânfary el-Cazviny, 
et qui mourut en 682= 1283; c'est à tort que D'Herbelot met 
l'année 67ï. On peut voir sur le contenu de cet ouvrage le ca- 
tologue deNicoll, p. 234-— 235, et Moeller, Appetidix I"'" , p. 3 etc., 
et sur l'auteur, de Sacy, Chrestomathie arabe, 2de édit., T. III, p. 
kk3. Cf. aussi Hadji Kbalfa. T. IV, p. 188, et Moeller, Catal., 
p. 59 — 60; enfln sur les extraits que différents orientalistes de 
l'Europe ont donné de son ouvrage, Moeller, 1. c, p. 60. I/ori- 
ginal arabe vient d'être publié par M. Wûstenfeld , Gôttingeu 
18^9, 8^. La Cosmographie de Cazviny était originairement écrite 
en langue arabe, mais le manuscrit en question n'en contient que 
la version persane, dont l'auteur est inconnu; encore est-il incom- 
plet, quelques feuilles manquant au commencement, et le texte 
commençant un peu avant la quatrième section ^jUf ^^J^ voy. 
éd. de Wûstenfeld, p. |^), par les mots: ^ji ^^j^S^j J^^ 
^yls aXîu» w^fl^^^tr*. Il est orné de beaucoup de peintures, 
du reste assez médiocres, servant à illustrer les matières traitées. 
123 f. in-fol. fErz.J 

Des traductions persanes de cet ouvrage se trouvent aussi dans 
les bibliothèques du Musée asiatique, nos. 597 — 597 b); de feu M. 
de Sacy [Cotai,, msc. no. 226), de feu M. Ouseley [Catalogue, p. 
14-, nos. 4-57 — 458), de Copenhague [Mines de FOrient, T. IV, 
p. 326) etc. Cf. Moeller, 1. c, p. 59 — 60. 







980 



CCIXIV. 

iSJ^ ^J ^ Chronique de Thabary, ou ^j^ j*^ ^j Lî Chronique 
du fils de Djerir, traduite en persan par Abou Aly Mou- 
hammed el-Belaamy, et continuée jusqu'à la mort du 28me 
khalife de la dynastie des Abbasides, donc jusqua Tannée 512 de 
rhégire, ou 1118 de notre ère. L'auteur de l'ouvrage, dont nous 
venons de citer la traduction, est Abou Djaafar Mouhammed 
ben Djerir el-Thabary Li/J>J'.>L/^ ^ i>^^/i«* ^', originaire 
de Thabaristan, c.-à-d. de la ville d'Amoul, ci-devant capitale de 
cette province. C'est un écrivain des plus illustres dans les fastes 
de la littérature arabe. Né en 22^ = 839, il mourut en 310 
= 922,3. Savant distingué et auteur érudit en fait de théologie 
et d'autres sciences, il est en même temps regardé comme le 
père de l'histoire chez les Arabes. Sa chronique ou histoire uni- 
verselle, qui doit s'étendre depuis la création du monde jusqu'à 
l'année 302 = 91^,5, est un des ouvrages les plus célèbres, les 
plus importants et les plus détaillés dans la littérature historique 
de ce peuple; c'est pourquoi elle est devenue la principale source 
où ont puisé, plus tard, la plupart des historiens mahométans, pour 
tout ce qui se rapporte aux premiers siècles de l'histoire. Elle a» 
par exemple, servi de base à Elmakin (voy. no. CXII), dans 
a reladon des événements des premiers siècles de l'islamisme, et 






c'est précisément ce deruier auteur , qui nous a mis à même 
d'apprécier à sa juste valeur le beau travail de Thabary. Mal- 
heureusement, on n*est point parvenu jusqu'à présent à en dé- 
couvrir en entier l'original arabe. Tout ce qu'on a pu recueillir 
consiste en plusieurs parties détachées, qui se trouvent déposées 
dans quelques bibliothèques de l'Europe. Une des causes princi- 
pales de la rareté de cette chronique doit être attribuée aux 
traductions persanes et turques, que l'on s'est empressé d'en faire, 
à cause de la haute réputation dont elle jouissait déjà depuis 
longtemps chez les peuples mahométans, et dont l'une suivit de 
près la composition de l'original arabe. 



Ici il s'agit de la version persane, dont l'auteur Abou Aly 
Mouhammed ben Mouhammed ben Abd Allah el-Be- 
laamy ^^^|*«M' el-Nahimy? ^^^^1 était vizir du prince sama- 
nide Manfour I, qui régna depuis Tannée 350-^961 jusqu'en 
366 = 976,7 ; de sorte que l'époque de cette traduction tombe 
dans la dernière moitié du Xe siècle de l'ère chrétienne. On y 
voit traité, en partie de la manière la plus circonstanciée, l'histoire 
des patriarches, des prophètes et des rois israélites ; celle des pre- 
mières dynasties de la Perse, c.-à-d. des Pichdadiens, des Keïa- 
nides, des Achkaniens, des Sasanides, et enfin celle des anciens 
rois de l'Arabie. La suite, consacrée à la vie de Mahomet, est 







beaucoup plus étendue que toutes les autres parties de l'oo- 
vrage, en formant près du tiers. Il en est de même des an- 
nales des quatre premiers khalifes des Oumaiyades et des pre- 
miers Abbasides. Mais à partir du commencement du règne de 
Vatbic, neuvième khalife de la dynastie de Abbas, on peut re- 
procher à cette histoire une pénurie de détails, diamétralement 
opposée à la richesse des parties précédentes, et cette extrême 
concision étonne d autant plus que Ton était en droit d'exiger 
de Thabary une relation au moins tout aussi circonstanciée des 
événements de Fépoque, coïncidant avec celle où il a vécu. Pour 
donner une idée de cette pénurie, il nous suffira de dire que 
l'histoire de 19 khalifes ny occupe que le court espace de deux 
feuillets. 

Cette raison, ainsi que la même pauvreté en détails jusqu'à la 

fin du règne du 28me khalife abbaside, par conséquent pendant 
les deux siècles qui suivirent la mort de Thabary, fait présumer 
que, quoique il ait poursuivi, comme on l'avance, sa chronique 
jusqu'à la fin de Tannée 302 =r 915, c.-à-d. jusqu'au commence- 
ment du règne de Mouctadir, la copie que Belaamy a eue sous 
les yeux pour faire sa traduction était incomplète et ne s'étendait 
que jusqu'à l'année 227 = 8^1,2, époque de la mort de Mouta- 
fîm. On est également autorisé à supposer que, plus tard, un 
copiste y aura, de son propre chef, ajouté l'histoire on ne peut 







aea 

plus concise des khalifes subséquents, jusqu'en 512= 1118,9. Ce 
qui semble déposer en faveur de cette opinion, c'est que la 
version turque, faite d'après la traduction persane, passe entiè- 
rement sous silence l'histoire des khalifes, à partir de Vathic 
jusqu'à Mouktefi. II est toutefois difGcile de se rendre compte 
pourquoi le même traducteur a cependant consigné dans sa ver- 
sion une relation aussi détaillée que de coutume, des premières 
années du règne de Mouctadir, époque à laquelle Thabary lui- 
même doit avoir terminé son entreprise. Comme il peut se passer 
bien du temps, avant que l'espoir de retrouver en entier l'ori- 
ginal arabe des annales de Thabary vienne à se réaliser, nous 
regardons l'acquisition des quatre exemplaires de cet ouvrage, 
sans contredit, comme une des plus précieuses et des plus impor- 
tantes, quoique la dernière partie en soit incomplète. kkS f. in-fol. 
fArd. ^J 

Voyez l'article sur Thabary, inséré dans le Spécimen ccUalogi 
etc., par M. Hamaker, p. 19 et suiv., et la préface de M. Kose- 
garten, qui a entrepris de publier ce qui s'est retrouvé du texte 
original arabe de Thabary, sous le titre : Thabaristanemù, t. e. Abu 
Dsehaferi Mohammed ben Djerir Eitabari Annales Regum atque Le- 
gaiarvm Dei^ vol. I — II, Gryphisvaldiae 1831, 8^ édition qui 
ne peut manquer d'exciter le désir ardent de retrouver l'ouvrage 
original en entier. Cf. Journal of the Royal Asiatk Society, no. XI, 






p. ^0, et Fraehn, Bulletin hùtorico ^ philologique , T. I, p. 158. 
M. Dubeux a publié le commencement d'une traduction française de 
la version persane, sous le titre : Chronique d'Abou Djafar Mçh. 
Tabari, fils de Djerir, traduite sur la traduction persane d'Âboa Ali 
Mohammed Belami, T. I, Paris 1836. 

CCEXV. 

Autre exemplaire de la même traduction de l'ouvrage susmen- 
tionné. La date de ce manuscrit remonte à l'année 927 = 1521. 
kik (. grand in-i-®. fArd. ^) 

Première partie de la traduction persane du même ouvrage, 
écrite en neskhy fort lisible et traitant de l'histoire universelle, 
depuis Adam jusqu'à la mort de Mahomet. L'auteur de cette tra- 
duction, qui s'écarte de la précédente dans un assez grand nombre 

de passages, n'est pas nommé. 301 f. grand in-ï®. (Atd. p) 

Des traductions persanes de Thabary se trouvent assez fré* 
quemment dans différentes bibliothèques: p.e. dans celles du Musée 
asiatique de notre Académie (no. 572 a6), de Paris CiUal.f p« 276f 
no. LXIII), de feu M. Rich {Mines de VOrient. T. III, p. 332, no. 
30), de Bodley (Uri, p. 277, no. XL), de Tippou Soulthan (Stewart, 
p. 5, no. lY), de M. Fraser {Orr. mscls., p. 4*), du Dr. Lee à Londres 
{Cat., p. 5ï, no. 168), de feu M.Ouseley {CcU., nos. 269-276) etc. 






ï 





a«8 

CCUKYII. 

Jijiyif {jrj^j^ f Le Paradis des annales^ par Khosraou ben 
Abid Ji^^^vxj*^^ nommé vulgairement Ibn Mouïn (j*:^ (ji\ 
de la ville d'Abrekouh. Cet auteur, qui écrivit en 808=14^05,6, 
a compulsé, pour la rédaction de son ouvrage, une foule d'au- 
teurs très -estimés, entre autres Tbabary, Hamza Isfabany, Ibn 
Couteiba, Beidbavy, ainsi que le Farsnameh, les annales du Ker- 
maiiy lliistoire intitulée Djiban Koucbaï par Djouveiny, le Sïer- 
el-Moulouk par Nizam el-MouIk, le Seldjoucnaméh de Zebir 
Nichapoury etc. Ce manuscrit se partage en deux sections, dont 
la première, qui en forme plus du tiers, se subdivise en deux 
parties: Tune de ces dernières traite de la création du monde, 
de l'histoire à partir d'Adam jusqu'à Noé, des prophètes, qui ont 
vécu après ce patriarche, enfin des sages et des honmies les 
plus célèbres pour leur piété avant Mahomet; l'autre est con- 
sacrée à l'histoire des premières dynasties de la Perse. La se- 
conde section se subdivise en quatre livres, dont le premier con- 
tient l'histoire des Arabes depuis l'origine de l'islamisme, ou 
de Mahomet et des khalifes exclusivement: le second renferme les 
annales de plusieurs dynasties de l'Asie, savoir des Ssoflarides, 
des Sanouinides, des Ghazne vides, des Ghourides, des Deilemides, 
des Seldjouqides , des Kharezmchahs, des Ismaïliens, des Sâlgha- 
riensy des princes de Cara Khathai et de ceux du grand et du 







290 

petit Louristan. Le troisième livre parle des Mongols et de leurs 
dynasties dans le Touran et dans l'Iran ^ jusqu'à Abou Saaid Be- 
hadur Kban inelusiTement. Le quatrième livre, qui doit com- 
prendre l'histoire des souverains de différents pays, à partir du 
règne d'Âbou Saaïd, parait , d'après la table des matières, man- 
quer dans ce manuscrit. A la fin de l'histoire des khalifes, on 
trouve des tables alphabétiques fort détaillées des théologiens, 
médecins, astronomes et autres savants de leur époque; enfin, à 
la suite de l'ouvrage même, l'auteur a placé un dictionnaire, 
aussi par ordre alphabétique, des poètes arabes et persans. Cette 
production, on ne peut plus curieuse sous le point de vue his- 
torique et littéraire, n'est pas, à proprement parler, une histoire 
suivie; mais elle se compose de tables chronologiques fort dé- 
taillées, qui prouvent l'application extraordinaire de l'auteur et 
son excellente méthode. Pour rompre la monotonie de son tra- 
vail , il a joint à l'article sur chacun des princes et des saints 
personnages dont il parle, des tirades des meilleurs poètes arabes 
et persans, qni ont trait à ces hommes célèbres, et même di- 
verses pièces de sa propre composition. Il parait du reste qu'aucun 
bibliographe n'en fait mention, si ce n'est Hadji Khalfa, T. IV, 
p. Ï13, no. 90 H, qui ne lui consacre aussi qu'une demi-ligne 
de son dictionnaire, ce qui donnerait à penser qu'il na jamais 
eu cet ouvrage sous les yeux. Le caractère d'écriture, employé 




8 








967 

dans ce manuscrit , qui commence par les mots: j Ui* ^ ^^ l^ 
V ^**** u? «-^^ ♦ t*cnt le milieu entre le diyany et le neskhy. Mais 
ce qui rend cet exemplaire dune valeur inappréciable ^ c'est qu'il 
parait être autographe et doit donc dater de l'année 808 = H03f6. 
5^8 f. gr. in.^^ fArd.J 

Manuscrit de luxe, renfermant la chronique ou histoire uni- 
verselle de Hafiz Abrou, intitulée ^J^y^^ ^^J ^^ Crème des 
hùtaires ou â^$ chroniques. L'auteur de cet ouvrage important est 
Nour-eddin Louthf Allah ben Abd Allah, vulgairement 
appelé Hafiz Abrou j^> i»»!», savant distingué par ses ouvrages 
et né à Herat, mais élevé à Hamadan. Ses ouvrages lui pro- 
curèrent l'estime de Timour, qui l'admettait à ses assemblées, et 
après la mort duquel il demeura à la cour de Chah Rokh, dont 
l'auteur expose les louanges dans un chapitre particulier, au com- 
mencement dQ l'ouvrage. Il mourut en 83^=1^30, dans la 
ville de Zendjan ù^^J. C'est à Beisoncor Mirza (mort en 837 
= 11^33) fils de Chah Rokh, petit -fils de Timour, qu'il dédia 
cet ouvrage, qui comprenait l'histoire universelle dans le sens 
des Musulmans, depuis la création du monde jusqu'à l'année 
826=14'22, au dire de Khondemir, dans le livre intitulé 
^mmJI i^f^MA»^ L'Ami des biographies ^ (Msc. de l'Académie no. 572, 







SW8 

T. III, f. 98), Undis que M. de Hammer {FFiener Jahrb. Bd.23, 
p. 21) met Tannée 825, et Ëlliot, (fiiogropUco/ Index to the 
historiam of Muhammedan India)^ celle de 829, ce qui est cou* 
firme par un second exemplaire manuscrit de l'Académie no. 5 72, a. 
L'ouvrage original comprenait quatre parties kM^ , mais notre ma- 
nuscrit n'en contient que les deux premières, savoir l'histoire 
avant Mahomet, et celle de Mahomet jusqu'à l'année 656 = 1658, 

c.-à-d. jusqu'au renversement du khalifat des Âbbasides à 
Bagdad*^ Les derniers mots en sont: O'Jr il^uîi' ^jj^iaU***.* il^y 

^j^ <j-^. Le troisième volume, d'après la table des matières, 
contenait l'histoire des différentes dynasties contemporaines des 
Khalifes et des Mongols , et nommément des Thahirides , des SsoflEft- 
rides, des Samanides, des Deïlemides, des Ghaznevides, des Me- 
lahids ou Ismaïliens, des Seldjouqides, des Almohades, dans le 
Magrib ou l'Afrique, des rois du Kerman, dont le premier était 
Caderd, des Ghourides, des Atahegs, des Mongols ou peuplades 
turques et mongoles , en commençant de Oghouz (comme il parait, 
d'une manière très circonstanciée). Le quatrième volume conte- 
nait l'histoire de Timour, depuis sa naissance jusqu'à l'année de 
la mort du Soultan Ahou Saaïd (en 873 = 1 ^68). Ce heau manu- 
scrit, destiné originairement pour la bibliothèque du prince auquel 
il était dédié , et qui pourrait bien avoir été copié sous les yeux de 
l'auteur même , à moins que ce ne soit son autographe , est d*aii-« 







tant plus précieux, que l'ouvrage lui- même est exiréraemeiit 

rare, et qu'il doDue des renseignements historiques qu'on cher- 

cherait en yain ailleurs. Il commence par les mots: «^tJ J'c) 
ltiu.*b. Voyez, sur l'auteur et sa composition, EUiot, 1. c, 

p. 81— 82, et sur notre manuscrit en particulier, Fraehn, Dos 
Asiaiisdie Mu$ewn, p. 37*. 695 f. grand in-fol. fKhosr. M.) 

CCULMX. 

UioJI à^jj Jardin de la pureté^ histoire universelle, bien con- 
nue par les travaux de dilTérents orientalistes' européens , qui en 
ont donné des extraits. L'ouvrage complet se compose de six 

parties, suivies d'un appendice ou ^.'l^, dont l'auteur est Mou- 
hammed ben Khàvendchah ben Mahmoud «>'^^J^ 
^y^ U^ («-H^'^)) vulgairement Mirkhond, mort en 903 = 
H97, et qui l'avait dédié à l'émir Âly Chir, voyez no. CCLI. 
Ce volume contient la première et la seconde partie de histoire 
en question, mais la fin de la première ne s'y trouve pas. Le ma- 
nuscrit, qui est en taalic très -lisible, date de l'année 992=158*. 
457 f. in-fol. (Ard. p). 

CCWJOL. 

Le second volume, à filets d'or, azur et vermillon, ne contient 
que la première partie de la précédente histoire. 293 f. ingr.in-8^. 

(Ard. ^J. 







270 

CCLXXI. 

Le troisième volume renferme la seconde partie de la même 
histoire. II a été écrit en 981 = 1573. On peut reprocher à 
ce manuscrit deux défauts assez graves: c'est que Von n'y trouve 
la rubrique d'aucun chapitre, et que 113 feuillets sont trans- 
posés dans le corps du volume. 253 f. in-fol. fArd. p). 

CCULXWL 

Le quatrième volume se compose de la troisième et de la qua- 
trième partie. Le manuscrit date de l'année 977=15699 70. 
*H f. in-fol. fArd. ^J. 

cciiXxni. 

Le cinquième volume (ou quatrième partie ^[j jH'') , orné d'un 
frontispice en or et en diverses couleurs, à filets d'or et autres, 
et pourvu de peintures, contient la quatrième partie. 3kkt petit 
in-fol. (Ard.J 

Le contenu du sixième volume, à filets d'or et de différentes 
couleurs, est la troisième et la quatrième partie. Les rubriques 
sont restées en blanc. Il date de l'année 998= 1589,90. ï^Of. 
gr. in-8^ (Ârd.) 

Le septième volume forme la cinquième partie de l'histoire. 







871 

D a été écrit en 975 = 1567,8, c.-à-d. seulement 72 ans après 
la mort de lauteor. 202 f. in-fol. (Ard.) 

Le huitième volume, à filets d'or azur et Termillou, du même 
format et de la même main que le sixième, contient également 
la cinquième partie. 219 f. gr. in-8^. (Ard.) 

Le neuvième volume, du même format, de la même main et 
de la même année que le quatrième, renferme la sixième partie, 
ainsi que l'appendice ou ^^ de cet ouvrage. La copie, écrite par 
Chehraîn ^fj%^ ben Aly Naoubety ^^^ , date de Tannée 977 =: 
1569. 392 f. in-fol. (Akh.) 

Le dixième volume ne contient que la sixième partie, sans 
l'appendice «Uj^U , et date de l'année 975 = 1567. Elle a été 
écrite par Fath Allah ben Abou'l-Mekarim el-Hidjazy. 536 f. 
petit in-^®. (Ard.) 

Le onzième volume, à filets d'or, azur et vermillon, est absolu- 
ment de la même teneur que le dixième. Kkl f. in-fol. (Ard.) 

Autre exemplaire du même ouvrage, contenant sa première 
partie. Ce manuscrit est défectueux; il y manque plusieurs feuilles 







27a 

Yoy. les dos. CCLXIX — CCLXXXI. Il se compose de proie- 
gomènes ou <^J^, et de six sectioDS ou aJIm dUewn, rairis 
d'un appendice <wïLi. 

Dans les prolégomènes l'auteur traite de la création des génies 
et de leurs descendants, gouvernés par u*^' ou le Démon. 

La première section renferme l'histoire des prophètes jusqu'à 
Mahomet; la seconde, celle des philosophes et principaux savants 
de la Grèce; la troisième est consacrée a l'histoire des premières 
dynasties de la Perse, et à celle des rois arabes de Hira, des Ghas- 
sanides et des Himyarites. La quatrième section traite de la biogra-* 
phie de Mahomet; la cinquième de celle des quatre premiers kba* 
lifes et des douze imams. La sixième partie, des Oumaiyades ; la sep- 
tième des Abbasides ; la huitième renferme l'histoire des maisons sou- 
veraines, contemporaines des Abbasides, et de plusieurs autres 
dynasties postérieures. La neuvième section contient l'histoire de la 
postérité de Japhet et de celle de Tchinghiz Khan, de ses ancêtres 
et de ses descendants. La dixième est consacrée à la biographie 
de Tamerian et de ses successeurs, jusqu'à la fin du règne de 
Ghadikar, en H 70 de notre ère. Enfin l'appendice, contenant la 
description de Ilérat , ville du Khorasan , est suivi d'une notice sur 
les grands hommes de cette ville qui vivaient du temps de 
l'auteur. Le manuscrit est orné d'un filet d'or et de diflRk^ntes 
couleurs. D'Herbelot a tiré profit de cet ouvrage dans sa Bi- 








275 



bliothèqae orientale, où il est souvent cité. Voyez la notice sur 
Khondemir, insérée par Mr. Reinaud dans le 22e volume de la 
Biographie univergelk^ et Charmoy, Mim. de FAcad. Imp. des Se. 
6me sér. T. III. p. 95. 279 f. in-fol. ('Ard. ^J 

ccijxxxm. 

Héme ouvrage , mais défectueux au commencement. Il n'a que 
la dernière partie de l'année cinquième de l'hégire, et commence 
par les mots: ciU fjax^ |JIâ1»c. La copie date de 1056 = 16^7, 
par Ibn Imad-eddin Mahmoud; le dernier feuillet, qui s'était 
perdu, fut ajouté à Tiilis, en 12U=1828. 212f. in-8^/^£rz.; 

des 
biographies par K h on d émir, fils de Mirkhond (voy. les nos. pré- 
cédents), qui le composa au commencement du lOme siècle de 
rhégire et du 16me de l'ère chrétienne. Cette troisième partie con- 
tient rhistoire de Tamerlan et de sa dynastie, jusqu'en 929 = 
1522,3. Le frontispice du manuscrit, à filets d'or, rouge et azur, 
porte le faux titre de ^^Ji ^J^ Jf«-^' ^^Lr* ^^y^ aAj^ Livre 
de victoire, par Maoulana Gheref-eddin Aly Yezdy: les 
rubriques des chapitres y sont partout restées en blanc. La date 
de ce manuscrit, copié par Yedjih-eddin el-Houseïny, remonte 
à Tannée 989^=1581, postérieure seulement de six ans à 
l'époque où s'est arrêté l'historien. 275 f. in-fol. fArd.J 



Troisième partie de l'ouvrage intitulé: jt^f v*^^ L'Ami 



.QS§ 



CC'XtV 




976 




CCIXXXV. 

Manuscrit à filets rouges, renfermant: (j^j^ La Galerie 
de peintures historiques^ par Ahmed ben Mouhammed ben 
Abd el-Ghaffar el-Ghaffary el-Cazyiny (de Cazvin), mort 
en 975 = 1 567. Cet écrit contient une collection de différentes 
remarques historiques, anecdotes etc., d'après l'ordre des dy- 
nasties de l'Asie , d'autant plus intéressantes qu'elles sont tirées 
des meilleurs ouvrages historiques, en partie très rares ou 
n'existant pas du tout dans les bibliothèques de l'Europe. Le 
détail très exact des sujets contenus dans cet ouvrage se trouve 
dans le catalogue de Mr. Krafil, p. 89-90, et la liste des ouvrages, 
mis à profit par Ghaffary pour la composition de sa galerie, 
dans Das Asiatische Muséum p. 676 — 678, et Mr. de Hammer, 
Geschichte der schônen Redekunste PersienSj p. 307-9. 

Notre manuscrit, d'ailleurs assez bon, est malheureusement 
incomplet. Une notice en tête de l'ouvrage nous apprend que 

ce livre renfermait (02 feuillets: jljiy' , il en manque donc 191. 
Les derniers mots sont: ù*^ O^J^f ù'^W >^' /^'J^' Z/*^ 
AliL ^^ ùL-l> i^W ^^>. 211 f. in 8^ fErz.J. 



ÇÇIXXXVW. 

Manuscrit à filets rouges, mais sans commencement et sans fin. 
L'ouvrage est écrit dans le genre du no. précédent et contient des 
traits et narrations historiques des différentes dynasties de Fisla- 






«77 

misme, ainsi que des données géographiques ^ comme on en trouve 
dans louTrage intitulé : j^^ C^ Les sept clmals^ par Emin 
Ahmed Razy: c'est donc à tort que ce manuscrit ^ après 
la courte notice qu'en avait donnée Mr. Fraehn (cf. Dos Asia- 
tiiche Mvseum^ p. 383^35), fut marqué comme une histoire des 
Mongols, par Kebir Mouhammed. Les premiers mots en sont: 
^jjX^ iL^j^ <^lj 4lJj Cjyijj^ Lr^^ **V,^r**^ ù^jl , les der- 
nière: J^^J^ v'-)' Jr ^^ ^U 200 f. in.8^ (Etz.) 

CCUKXXVII. 
>5ÎjIh' j^/***' i^ meilleure des Chroniques^ ouvrage très inté- 
ressant et très rare, composé en forme de tables chronologiques 
détaillées, par Hasan, neveu de l'Emir Soulthan Roumlou, 
nommé Hasan Begh par Iskender Mounchi. Le manuscrit n'est ce- 
pendant pas complet: il manque une partie du commencement et de 
la fin et il n'y a qu'un fragment de la neuvième partie, contenant 
les années 807-899 = 1404'- 1^1-93, et la dixième partie en entier, 
sauf une année, c.-à-d. dès 900-984=1494-1576; cette der- 
nière partie paraissant avoir renfermé aussi l'année 985 = 1577, 
comme on peut le conclure de l'indication de W. Ouseley {A 
Catalogue etc. p. 10, no. 346), qui ne possédait que la dixième 
partie. Ces deux parties contiennent l'histoire des souverains de 
Roum (Turquie), de Tchaghataî et de la dynastie de Cara- 
man, les règnes de Chah Ismail et Thahmasp, de même que 







«78 

d'autres princes, vizirs , savants et poètes, leurs contemporains, 
et on y trouve quelquefois des détails, qu'on chercherait vain^ 
ment ailleurs. Notre manuscrit, en beaux caractères taalic, com- 
mence en l'année 807, par les mots : Jf^ J^j ^^y'J^,jt^K Le 
premier chapitre complet est: <u)yL J^j*^\ (j\^ ^,j^ j^ jUiT 
lSj'jl^ ^J«iU»L*j oU^L ll^b Relation de la guerre gue fit 
Emir Séyid Khodja à Pirek Padichah et au SouUhan Aly Seb^ 
zevary; il finit en 984»= 1576, avec la phrase: c-Jl* ^^ ^ 
^^ ù^. Le dernier événement raconté est la mort du Chah 
Thahmasp. Cf. A critical Essay , p. 27. 301 f. in-fol. fFrol) 

ccuaoLvm. 

jLiJiljPiyf. Les Joyaux des annales^ par le mounchi où secré- 
taire d'état Boudac, de Cazvin ij^-ixj^ o'^/^* ^^ manuscrit se 
compose: 1) d'une préface ^^:;^, qui traite de la création du 
monde et d'Adam; 2) de deux sections, nommées abusivement 
<^ Ji^ prolégomènes , dont la première renferme l'histoire des 

trois dynasties de la Perse, jusqu'à la fin du règne de Nouchiré- 
van, époque de la naissance de Mahomet. Dans la seconde sec- 
tion, après avoir terminé l'histoire des Sasa aides, l'auteur passe 
à celle de Mahomet, des imams, des Khalifes Oumaiyades et 
Abbasidesi à laquelle succèdent les annales des dynasties con- 
temporaines, telles que les Thahirides, les SsofTarides, les Sama- 
nides,.les Ghaznevides, les Ghourides, les Bouveihides, les Sel- 







979 

djouqides, les Kharezmchahs, les Âtabegs, les Ismafliens , les 
Carakhataiens du Kerman, les différentes branches des Tchin- 
ghizkbanides , à partir de leur auteur, et les dynasties qui exis- 
taient de leur temps et à l'époque de Tamerlan, savoir: les Tchou- 
baniens, les Ilkhaniens, les Indjou, les Mousaffériens , les Kurtes 
et les Serbédariens , enfin les Timourides, en commençant par le 
fondateur de cette dynastie et celles du Mouton noir et du Mou- 
Ion blanc (Cara-coyounlu et Ac-coyounlu). La conclusion de 
cet ouvrage traite de l'histoire des premiers Ssefys de Perse, jusqu'au 
Chah IsmaTl 2d, fils de Thahmarp, à qui l'ouvrage a été dédié. 
La biographie du dernier souverain renferme une notice bio- 
graphique sur l'auteur même de cette histoire, sur laquelle on ne 
trouve aucun renseignement chez les bibliographes européens et 

orientaux. Elle s'étend jusqu'à l'année 98^=1576,7, époque à 
laquelle se termine ce manuscrit autographe. Voy. Charmoy, 1. c. 
p. 96. 339 f. gr. în-8^ fArd. p) 

^jl^l mL Collection des annales^ intitulée également: X^^ 
^IjIcII^Lb Histoire auguste de Ghazan Khan, dont le fronti- 
spice porte le feux titre de: iJ'^ Jt^ ^-^ Histoire Tclunghiz^ 
Uumienne. L'auteur de cette histoire est FazI Allah Rechid- 

eddin, surnommé 4^^^ ou le 'médecin et ^ly^ k littérateur. Il 
firt viadr de trois souverains mongols de la Perse 9 et conunença 







aao 

son ouvrage vers la fin du règne de Ghazan Khan, dont il Ini 
donna le nom; il le présenta enfin à Oldjaitou Khan, soccesseor 
de ce prince 9 en 705 = 1306. 

Cette histoire est un des ouvrages les plus complets et les phu 
détaillés sur les Mongok: et d'autant plus digne de foi que, 
d'après les ordres de Ghazan Khan, l'auteur fut autorisé non 

seulement à tirer parti des documents mongols que pouvaient lui 
fournir les archives de l'empire, mais encore à profiter des con- 
seils et des lumières des savants et autres personnages marqmuifB 
qui se trouvaient à la cour du khan, comme ambassadeurs et 
députés chinois, tubétains, arabes, mongols et ouigours. L'ou- 
vrage est en même temps d'une grande importance pour l'histoire 
de l'empire russe, à l'époque de la domination des Mongols. 

11 se divise en quatre parties, dont le présent manuscrit forme 
la première et la plus essentielle. Celle-ci se subdivise en deux 

sections. La première commence par des notices généalogiques et 
géographiques sur les différentes tribus turques et mongoles de 
la Haute- Asie, qui sont suivies de l'histoire des ancêtres de Tchin- 
ghiz Khan. La seconde section contient la biographie de ce sou- 
verain lui-même et de cent de ses descendants, qui gouvernèrent 
la Chine , la Perse , la Grande-Boukharie et le Qiptchac. La partie 
de l'ouvrage qui est consacrée à cette dernière dynastie connue 
en Russie sous le nom de Horde-d'Or, traite de Djoudjy^ de 






881 

son extérieur, de ses épouses et de sa postérité, qui, plus tard, 
s'est partagée en plusieurs branches. 

La même partie nous fait connaître ensuite la cour de ce 
souverain, les princes de son sang et ses émirs, à Tépoque de 
son avènement, ses campements d'hiver et d'été, les guerres qu'il 
eut à soutenir et les conquêtes qu'il a faites, ainsi que plusieurs 
antres événements mémorables de son règne. 

L'histoire de Djoudji est suivie de celle de ses premiers successeurs 
Batou, Berekéh, Hôngki Timour, Touda Mongkâ et Toucta, au règne 
duquel cette partie s'arrête. Après cette dernière vient celle de Tcha- 
ghatal et de ses premiers successeurs, enfin celle de Houlaghou et 
des princes de sa dynastie, qui dominèrent sur la Perse, jusqu'à 
Ghaian Khan inclusivement, dont la biographie est traitée de la 
manière la plus circonstanciée. A l'article de chacun de ces princes 
succède un aperçu rapide de tous les monarques contemporains, 
tant en Asie qu'en Egypte. L'exactitude scrupuleuse que l'on re- 
marque dans cet ouvrage, la principale source où a puisé Abou'l- 
Ghaxi, et les détails étendus qu'il nous fournit, provoquent le 
désir de voir un jour notre Bibliothèque en possession des trois 
autres parties, que l'on peut ranger à juste titre au nombre des 
productions les plus rares, même en Orient. Ce manuscrit, à 
filets d*or et d'une écriture très lisible, date de l'année 935 = 

1528,9, et est enrichi en outre de peintures, ayant trait à diflli- 

36 







rents éyénemeDts cités dans ces annales, et qui se reneostrent très 
peu dans les ouvrages purement historiques» 

Voyez sur ce célë)re autear, le mémoire de M. Et. Qoatremère, 
conâgné dans le tome V des Mines de tOrieni, p. 26i et suivantesi» 
et M. Elliot, Biogirafhicai Index to ihe hùiorùme of Mtihmmmeiem 
India, Calcutta 18<i^9, toI. I, p. 1 et suiv., mais surtout Féditioii 
dune partie de l'histoire en question, parue à Paris, en 1836, 
sous le titre : HisUnrt des Mongols de la Perse, écrite en persan 
par Rachid'^ldiny publiée etc. par M. Quairemere, T. L Voyei aussi 
l'article très détaillé de M. St. Martin, qui se trouve dans le tome 
73 de la Biographie unicerselle, p. 111 et suivantes. Cf. Jourmd 
of ihe Royal Asiatic Society, no. XI, 184>0, p. ti^O, et no. XIV, 18k>3, 
p. 1, et Hadji Khalfa, T. II, p. 509, no. 3891. (00 f. ift-M. 
fArd.^J 

€3CXC. 

Ouvrage et auteur anonjrmes. Cette histoire fait suite à celle 
de Rachid-eddin, dont il a été parié au no. précédent, et 
qui s'étend jusqu'à l'année 705 = 1 305,6. Notre auteur, à Ynt^ 
vitation de Chahrokh Mirza, fils de Tamerlan, l'a oontinué ju»* 
qu'à l'année 821 = H18. Cet ouvrage doit former deux volomea, 
dont on ne trouve dans le manuscrit que le premier. Cefan-^a^ 
précédé de prolégomènes géographiques, contient la description de 
l'Aràhie, de la Mésopotamie, de l'Irac arabe, du Khouistan, du 







Ftittstan* du Kemum et da KhorasaD. L'auteur traite, d'une ma- 
nière fort circ(Hi8tandée , l'histoire des gouverneurs et princes de 
cea trois dernières provinces, depuis leur conquête par les Arabes 
jnsqa'an temps où il a vécu, c.-a-d. jusqu'à l'année 821 = 1 VI 8. 
Les places destinées aux cartes géographiques, qui devaient être 
jointes i ce manuscrit, à filets d'or et azur, sont restées en blanc, 
i l'enseption de deux, et l'on y remarque une lacune assez con- 
sidérable dans la partie géographique, où sont omis le Hagrib, 
l'Espagne, les iles de l'Océan et de la mer Méditerranée, ainsi 
q^ les premières pages qui traitent de l'Egypte* et la fin de l'ar- 
tide consacré à la Syrie. 327 f. in-fol. fArd. p) 

CC3LC1L 

«jU^^ju Hiitoire de Vaffaf. C'est l'histoire des Mongols, de- 
puis l'année 655 = 1257 jusqu'à 728 = 1327, par Khodja Abd 
Allah ben Fazl Allah, vulgairement connu sous le nom de 
Vaffaf ou ij^\ ij^j Vaffaf el-Hazret, c.-à-d. le pané- 
gyrieie de ea Majesté, savoir de Oldjaîtou (d'après M. D'Ohsson, 
Kttaire des Mongols^ T. I, p. xxx), ou d'Abou Saaîd (d'après M. 
de Hammer, Cfesehichte der schônen Redekûnste Persiens, p. 2t-3). 
n donna à son histoire, commencée en 699 = 1300 et finie 
en 711 = 1311, le Utre de jLocVj l^J^ jLJil ajJç ^LT 
Hnwmni des ûiMries et transition des siècles, ou d'après M. de Ham- 
mer ; JJsUerihmlung der Regianen und Âusgkichung der Àeonen. Dix- 







sept ans après, Vaflaf ajoata une cinquième partie, qui traite prin- 
cipalement du règne d'Âbou Saaid, jusqu'à Tannée 728 = 1 328. 
Cette histoire est, chez les Persans, ce que l'histoire du sultan 
Mahmoud Ghaznevy, par Otby, est pour les Arabes; l'auteur a 
plutôt tâché de faire preuve de son habileté à employer^ dans 
un ouvrage historique, toutes les subtilités d'un style ampoulé et 
surchargé de figures et de tournures rhétoriques, que de raconter 
les faits historiques d'une manière sans doute plus convenable à 
l'historien, qui ne cherche que les fidts exposés simplement et 
sans trop d'ornements. Aussi cette histoire est-elle très diffidle à 
lire et à comprendre, et commentée par divers savants maho-» 

4 

métans; elle sert parmi les orientaux pour mettre à l'épreuve 
ceux qui ont fini leur cours de langue persane. Notre manuscrit, 
en partie endommagé, ne contient que les trois premiers volumes 
ou parties ji^; il en manque donc encore deux. La première 
partie, copiée au mois de djoumada II 1089= 1678, commence 
par les mots: jlyi^^^jj^. 191 f. in-8^ fErz.J 

Voyez, par rapport à Vaffaf, Hadji Khalfa, T. II, p. 156, no, 
2337, M. de Hammer, 1. c, p. 293-ii^, FTiener Jahrb., Bd. 71, 
Anzbl. p. 27, no. 193, où se trouve un exposé du contenu de 
cette histoire; Geschichte der Ilchane, Sach- und Namensreg. s. v. 
Wassaf; Ouseley, Biograph. notices, p. 230 — 235; Nouo. Mélangée 
asiaiiques, T. I, p. 1^37; D'Ohsson, 1. c, p. XXVII— XXXIIL 






On trouve d'autres exemplaires de Thistoire de Vaffaf, ou bien des 
commentaires sur ce livre, à la bibliothèque du Musée asiatique de 
notre Académie, no. 567 ; à celles de Vienne [fViener Jahrb., 1. c, 
nos. 193—195, et Bd. 100; Anzbl. p. 8 — 9, nos. 27^-5, 278-9; 
Mme$ de TOrimî, T. VI, p. 270, no. 4^67), de Leyde [Caud., p. 
^83, no. 1823), de Paris (d'Ohsson, 1. c), etc. 

CCXCVI. 

^j^«J««U;â1» JJmre des victoAreê de Hmour, par Gheref-eddin 
Aly Yeidy (de la viDe de Yezd), mort en 850= lkk6. Ce 
manuscrit important contient non-seulement l'histoire de Tamer^ 
lan même, suffisamment connue par la traduction qu'en a pu- 
bliée Petis de la Croix, sous le titre à' Histoire de Timur-Bec, 
Paris 1 673 ; mais encore des prolégomènes fort intéressants, 
A<O«, sur l'histoire des premiers Mongols et celle de Tchingiz- 
Kban et de ceux de ses descendants, qui ont occupé les trônes de 
riran, du Qiptchac et de la Transoxane. Notre exemplaire, à filets 
d'or et rouges, a été copié par Soullhan Mouhammed ben Djelal 
el-Mechhedy, en 938= 1531,2. — i^30 f. in-fol. fArd.^J 

GCXCIII. 

Cet ouvrage est entièrement le même que le précédent, quoi- 
que, sur le frontispice, il soit intitulé: iSjy^ tS^ Cr^ ^^ 
Histoire de la conquête du monde par Timour; il ne contient ce- 
pendant pas les prolégomènes susmentionnés. Ce manuscrit à filets 







d'or et bronze, copié par llourdûd d-JKatib d-Giiraiy, diule de 

l'amiée 953 = 15^^6,7. «71 f. itt-fioL fJM. pJ 

CïCXGIV. 

Même ouvrage, en caractères neskhy, à filets ronges^ oè l'cai 

ne trouve pas non plus les prolégomènes. 4^15 f. in-V^. fArJL pj 

ccxcv. 

Même ouvrage que le précédent, aussi sans les prolégomènes. C'est 
une copie magnifique, pourvue de peintures, écrite par EJpûr Âly el- 
Katib {Ticrivam), et datant de 973 = 1 565. 54^7 f. in-fol. fKho^. M.) 

Même ouvrage, assez joli manuscrit, avec un frontispice orné d'or, 
d'azur et d'autres couleurs, ainsi que de filets d'or et azur. La copie 
est de 982= 157<i^. Des inscriptions, sur le premier et sur le second 
feuillet, nous apprennent que ce manuscrit a été lu par le Capoudan- 
Pacha el-Seyid Abd Allah Ramiz, lors de son séjour à St.-Pé- 
tersbourg, en qualité d'envoyé de la Porte Ottomane, le 15 jan- 
vier 1810, et par Mirza Mouhammed Yousouf Divanbegfai, envoyé 
de Boukhara, en 1235 = 18*20. «00 f. petit in-fol. (Ikvbr.) 

Voyez, par rapport à l'auteur et à l'ouvrage, M. Gharmoy, £»- 

pidition de Timoûr^leng, dans les Mémoire$ de FAcad. Impir. de$ 

Se. de Su-Pitenb., 6me sér., T. III, p. 92—93. 

CCKCWMM. 

^^jsul M^j ^jMéJ] ULo fc^UT ljk)re intitulé: Poia du boer de 

deux OBifie propkee ei canftie$U de deux tMr$, par Abd el-^Rexiae 




n 





8 87 

ben Ishac, de Samarcande v5J^^-r^' 3^' j^J^'Jlt' Jt^» qiri 
termina sod ouvrage dans le courant du premier mois de rebi de 
Tannée 875 = 11^709 par conséquent douze ans avant sa mort. 
Cette histoire» pour la composition de laquelle l'anteur a profité 
des lumières dune foule de savants et nommément de Nizam- 
eddin Abd el-Vasî' ^1^1 J^, se divise en deux tomes; le 
premier, qui est subdivisé en 31 sections, commence à la nais- 
sance du sultan Âbou Saaîd, fils d'Oldjaîtou, de la dynastie de Hou- 
lagbou; l'auteur passe ensuite immédiatement au début de Tamer- 
lan, et parle de la manière la plus circonstanciée des événements 
de son règne, tant en Irac que dans le Touran et dans les autres 
contrées du monde. Cette partie s'étend donc depuis l'année 70V 

= 1301^,5 jusqu'en 807 = HO 1,2. Le second tome, subdivisé en 
33 sections, va depuis l'avènement à l'empire de Chabrokh 
Mina, fik de Tamerlan, jusqu'à l'année 875 = H70,1, époque 
à laquelle le sultan Houseîn Mina monta sur le tr6ne. Cette 
histoire est des plus importantes, et la partie consacrée à la 
biographie de Tamerlan ne peut manquer d'offrir un intérêt 
particulier pour les annales de la Russie. Voyez, relativement à 
cet ouvrage, la notice insérée par M. Langlès dans le tome V, 
des Noiices et Extraits etc.» p. 583; Cbarmoy, Mémoires de tAcad. 
dm Se. de St.-Pitenbourg, T. VIII, 6me sér., p. 91^, et surtout la 
JVbVm de Taimrage perean qui a pour titre ** MtUla^tusaadéln tn»^ 



xSB 






Madjma- dbahréin etc., par M. Quatremère, ib. T. XIV, Ire partie, 
p. i—klk. 

Ce manuscrit, copié par Ibn Aboul-Mekarim el-Bfidjazjr Fath 
Allah (Toy. do. GGLXXVIII), date de Famiée 971 = 1563. U5 f. 
in-fol. fArd. 9J 

C7Ca[CVIII« 

Même ouvrage. La date du manuscrit, copié par Houseln ben 
Kemal-eddin el-Mahany, en caractères nestaalic très fins, remonte 
à l'année 972 = 1 56*,5. 52* f. in-**. (Ari. ^ 

Encore le même ouvrage. Ce manuscrit, de l'année 988= 1580, 
est le plus beau et le plus lisible des trois. *93 f. in-fol. (Arà. ^) 

ccc. 

^j^\ if^ Pvreli du Cheikh Ssefy, ou, suivant Iskender Mouncbi 
(msc. de l'Acad., p. H), Hadji Khalfa (T. IV, p. 105, no. 776*) 
et Stewart {Cotai., p. 27, no. LXXXV), 1^1 iy^ La pwreié (ou 
qimUeisencé) de la pureté; proprement une biographie du cheikh 
Ssefy, un des ancêtres les plus illustres du fondateur de la dy- 
nastie des Ssefides de Perse, dans le mausolée duquel se trouvait 
la collection de manuscrits orientaux qui fait partie de ce cata- 
logue. L'auteur de cette biographie, natif de la ville d'ArdebQ, se 
nommait Tevekkouly^^ ben Ismall ben Hadji Ardebily 







^^^J^' u^^ surnommé Ibn ]Bezzaz j[/f(jif ou fils du mar- 
chand d'étoffes 9 et vivait à la fin du He siècle de notre ère (1397), 
suivant le catalogue de la bibliothèque de Tippou Soulthan, par 
M. Stewart, p. 28. On peut remarquer ici, que M. Stewart, de même 
que Hadji Khalfa (édit. impr.) et Iskender Mounchi (Msc. acad. p. IV 
et 17) appellent l'auteur j^y Tevekkoul, et que, dans la même 
édition du bibliographe turc, au lieu de jfj^ on lit: jiji Bezzar, 
chez Iskender Mounchi: jiji Nezzar. Mais la copie manuscrite 
de Hadji Khalfa appartenant au Musée Boumanzov écrit Te- 
vekkouly Tchelebilbn Ismaïl nommé 9^ljJj^(\.o:>\jj\j^) 

Beizazzadéh, mort, d'après l'Ami des biographies ^ de Khonde- 

mir, en 727=1327. Le dernier cite assez souvent l'ouvrage du 

biographe en question, mais nous n'avons pas réussi à trouver 

Tannée de sa mort. Notre manuscrit, qui contient des détails fort 

cnrieiix pour tout ce qui se rattache aux premiers temps de 

la dynastie des Ssefys, renferme des prolégomènes et se divise en 

outre en 12 chapitres, où l'auteur raconte la naissance, la vie, 

les miracles, et les vertus de ce cheikh, révéré des Persans. 

L'ouvrage se trouve aussi dans la bibliothèque de l'Hdtel de 

la compagnie des Indes Orientales, à Londres. D'après le catalogue 

(nianusait) de cette coUection, le titre en est aussi ^y^^l iy^. 

Le caractère d'écriture de notre copie, à filet d'or, est un nestaa- 

lie ausri lisible qu'élégant ^k\ f. in-8°. (Àrd. p) 

37 







CCCL 

aAj pUiI^Liy Chahinchah-Damèh c.-à-d. Uore du Rai de 
Rois ou du grand souverain. Cet ouvrage , écrit en prose rimée* 
entremêlée d'une quantité de vers, raconte les exploits de Chah 
Ismaïl I, fondateur de la dynastie des Ssefides, jusqu'à l'année 
918=1512 dans laquelle l'auteur, Maoulâna Binaiy, fîit tué. 
Hadii Khalfa ne connaît pas cet ouvrage, comme l'a déjà remarqué 
H. Fraehn, Das AsiaL Mus.^ p. 375. Notre exemplaire est un 
manuscrit de luxe embelli d'un grand nombre de peintures, et des 
cadres laissés en blanc démontrent qu'il devait en contenir encore 
d'avantage; il n'est du reste pas achevé, les derniers mots étant: 

pjuo) O^u Ai^ Cj^w J^ ij^j^^ i/^^^* commence par: 
â^\ il^ J«* Ji ) ju^. 235 f. in-fol. (Khosr. M.) 

Quant à Binai y |^ ^^ voy. Hammer, Gesch. der sch. Redek. Pers., 
p. 361. Notices et Extr. T. IV. p. 289, Memoirs ofBaber, pp. 19¥ 
et 22ii'3, et Khondemir, VAmi des biogr, (msc. acad. p. f*— verso). 

CCCII. 

ù ^?^' ^ c->«-»W» oli aIIx* ^ Lo , Copie ou Protocote des coii- 

firences de Chah Thahmasp I, avec les ambassadeurs envoyés 
en Perse par le sultan Souleiman I, en 969 = 1581,2, pour 
réclamer son fils Bayazid, qui s'était réfugié auprès du souve- 
rain persan. Ce manuscrit offre un assez grand intérêt, ren- 
fermant des détails curieux sur Thistoire de la Perse et de 






«91 

la Turquie à cette époque. Il fut écrit en 1010 = 160 1,2, par 
Aly Riza Abassy, et se dbtingue par rélép;aDce de ses caractères 
nestaalic, ainsi que par deux peintures et un joli frontispice. Le 
fond est tiqueté d'or. 72 f. in 8^ obi. (Ari. ^ 

CCCIIL 

Manuscrit orné d'un beau frontispice de différentes couleurs et 
d'une assez jolie reliure, contenant deux ouvrages, savoir: 

t) Une continuation du ^^/-LjClS'j' Jl^ ^-^ ^" ^* T Histoire 
enAettiMioni le monde^ de Chah Abbas, par Iskender Mounchi. 

n rapporte dans la préface, qu'ayant achevé cette histoire en trois 
volumes ou parties, on lui en demanda la continuation, qui ren- 
ferme l'histoire de Chah Ssefy, pendant les années 1038-1052 
= 1628-16^2, et encore l'avènement au trône de son successeur, 
AbbasII, le 16 du mois de fafar 1052. Cette continuation porte, 
à ce qu'il parait, le titre de: ./^^i ^>^, Crème ou Quintessence 
des biographies^ comme nous l'apprend un passage de la conclusion, 
^^^ précédée encore de deux chapitres traitant: 1) des affaires 
de l'auteur même, et 2) des affaires de Mourtezacoulikhan Ziad- 
ogfali, gouverneur de la ville de Ghendja (Elisabethpol) , sous 
la protection duquel Iskender Mounchi composa cet ouvrage, et 
de la ville de Ghendja même. Cette partie du manuscrit (f. 1-127) 

eoaunence par les mois: J:f'^ ù'^^ cr^'^'* ^1® ^^^ d'ailleurs 
assez rare, tandis que l'histoire de Chah Abbas I, se trouve, en 








399 



Russie même en plusieurs exemplaires: p. e. au Musée adaticpie» 
no. 574* a), au Musée Boumânzov {BidkL scientif. ^ T. I, p. 159, 
no, 10); dans la bibliothèque de l'université de Cazan, etc. 

2) Histoire de Chah Abbas II, depuis sa naissance 104^1 = 
1631,2 jusqu'à la 22e année de son règne, par Mouhammed 
Thahir Vahid J^j^ qui composa cet ouvrage sur l'ordre du 
premier ministre Khalifeh Soulthan. L'histoire va jusqu'à l'année 
107iih=1663. Cette partie du manuscrit, datant de la même année, 
et qui pourrait être un autographe, commence par les mots: ^^l^ 
^^'j^ b i^ ^- Cf. Fraehn , Dos Asialische Muséum , p. 282 , no. 
29 a) — 29 b). 278 f. in-8^ fErzJ. 

n ne sera pas hors de propos de rappeler ici le jugement 
d'un critique musulman sur ces deux ouvrages. En déclarant que 
le Tarikh Alem-araï Abbasy est un ouvrage abondant en 
excellents renseignements, malgré le peu d'élégance du style, il 
trouve que Thahir Vahid au contraire, dans son histoire de 
Chah Abbas II, n'a presque fourni qu'un échantillon d'un style 
agréable, sans raconter beaucoup d'événements importants. Voy. 
A critkal Essay etc. p. 28. 

Cette dernière partie est citée dans la Mackenzie collection ^ p. 223, 
no. VII, comme ne procédant que jusqu'à la septième année 
du règne de Abbas II. 







CCCIV. 

cSj^w ^j^ Tarîkh-i-Nadiry, ou Histoire de Nadirchah, 
renferme Thistoire de ce souverain persan, écrite par son se- 
crétaire Mirza Mouhammed Mehdy Khan de Mazanderan. 
L'ouvrage est trop connu par la traduction française de W. Jones, 
Londres 1770, réproduite en langue allemande par M. Gade- 
busch, Greifswalde, 1773, pour qu'il soit nécessaire d'entrer ici 
dans plus de détails. Les exemplaires en sont assez fréquents, et 
le Musée asiatique possède même une traduction géorgienne, 
de la main du tsarévitch Dawith, fils de Giorgi XII; voy. Dos 
Asiaiische Muséum^ p. 739. L'ouvrage a été lithographie à Teb- 
riz en 1280=13V4>. Notre copie, encadrée d'un filet rouge 
et d une écriture assez négligée , date de l'année 1 203 = 1 788. 
252 f. in-8^ fErz.J 

cccv. 

Manuscrit de luxe, contenant le <uU jl^^ Ghiraznamèh, 
«monographie topographiquo- historique de la ville de Ghiraz, ca- 
pitale de la province de Fars, jadis si célèbre, mais horriblement 
dévastée en l'année 1824 par un tremblement de terre. L'auteur 
de cet ouvrage, Âbou'l Abbas Ahmed ben el-Kheir, est plus 
connu sous le nom de Mouïn Ghiraz y. Des savants européens 
Font appelé à tort Gheikh Zerkoub. Après l'introduction où 







est racontée aussi la fondation de Chiraz par le frère de Hed- 
djadj, sons le khalifat de Abd el-Melik, Fauteur procède à 
l'histoire de cette ville sous la domination des princes Bourel- 
hides» des Fazlevelhides , des SeldjouqideSy des Salghariens, des 
HoulaghouideSy des Indjou et de Mouzaffery Moubariz-eddin 
Mouhammed , jusqu'à l'année 763 = 1 352. Cette année a été, 
comme il parait, celle de la composition de l'ouvrage, qui finit 
par des notices biographiques sur les chérifs, cheïkhs, juriscon- 
sultes etc. de Chiraz. On se convaincra,' au plus léger examen 
de cet ouvrage, que Mouin Chirazy n'a qu'insuffisamment mis 
à -profit les riches matériaux qu'offre l'histoire d'une ville aussi 
importante. Néanmoins ce livre, qui, d'ailleurs, ne se rencontre 
pas trop fréquemment, sera toujours d'un grand prix pour ces 
recherches historiques». (Fraehn, Bas AsicU. Mus. p. 37V -5.) 
Les savants européens qui en mentionnent l'auteur sous le nom 
de Cheikh Zerkoub, sont notamment Kâmpfer {Amœmlateê exoli^ 
cae,p. 301) et W. Ouseley {Traveh etc. T. II. p. 7.) Le premier 
fixe l'époque de la composition du livre au 17e siècle de J. Chr. 
en appellant (en 1 686) l'auteur recerUissimuSj tandis que Ouseley, arec 
plus de raison , la fait reculer à la moitié du 1 5me siècle. Le dernier 
a aussi donné des extraits de ce livre, 1. c, pp. 22. 29. 33. 33*9 
et Appendix^ p. 4*73 — 1-75, no. IV: Account of the Castle of 
Fahender, c.-à-d. Couhendiz. 228 f. in-fol. fKkosr. M.) 







CCCJVI, 

4«Lî ^jL ^j\à Histoire des Kurdes, intitulée Cheref-namèh 
on Lhre de Cheref^ par Cheref-eddin ben Chems-eddin, 
prince de Bediis. Elle se compose: 1) d'un discours préliminaire 
^^ Jm , qui traite de l'origine des différentes tribus Kurdes et 
de leurs usages ; 2) de quatre livres am^ , dont le premier con- 
tient une notice très abrégée sur les diverses dynasties Kurdes 
qui ont été investies de l'autorité souveraine , et que les histo- 
riens ont rangées dans la classe des maisons royales. Le second 
livre traite des princes du Kurdistan qui sans jamais avoir 
exercé un pouvoir absolu ou occupé le trône , se sont cependant 
arrogé quelques prérogatives de la royauté. Le troisième ren- 
ferme la biographie des autres émirs et princes du Kurdistan. 
Le quatrième enfin est consacrée à l'histoire des princes de Bed- 
iis * ancêtres de l'auteur. Il est précédé d'un avant -propos ou 
é^\i ^ sur la ville de Bediis et son fondateur. Le tout se ter- 
mine par une chronique de la maison Ottomane, à partir de son 
fondateur jusqu'au sultan Mouhammed III, en 1005=1596. 
Cet ouvrage est inappréciable , parce qu'il expose de la ma- 
nière la plus circonstanciée l'histoire d'un peuple sur lequel les 
aotrei auteurs ne nous fournissent aucun détail et remplit ainsi 
une très-grande lacune dans les annales de l'Asie. Ce qui 
double encore la valeur intrinsèque de notre manuscrit, et ce 
qui prouva en même temps son authenticité, c'est qu'il date de 






896 

1007 de l'hégire 9 deux ans après que l'ouvrage fut terminé, et 
qu'il a été revu et corrigé par l'auteur lui-même, à BédHs, en 
1007= 1398; mais il est à regretter que vers la fin du trcMK 
sième livre, on rencontre une lacune de six chapitres. Voyez la 
notice sur cet ouvrage , insérée par M. Voikof dans le tome VIII 
de l'ancien Journal asiatique de Paris, p. 291 et suivantes. 
M. Charmoy avait entrepris, il y a environ vingt ans, de pu* 
blier une traduction française de cet ouvrage important, qui, 
livré à la publicité , aurait rempli une lacune très sensible dans 
l'histoire de l'Asie. Les six chapitres manquant à notre copie 
peuvent être suppléés ici même, à St. Pétersbourg, où se trouvent 
encore deux exemplaires, au Musée asiatique de l'Académie, 
no. 576 et a 576. 252 f. in-fol. fArd. %). 

CC^CTTII. 

^^ fr^ ijS^ J^^^ ^ Couronne des exploits semblables aux perles 
et aux pierres précieuses^ par Hasan Nizamy, qui vivait sous le 
règne de Chems-eddin Iletmich, sultan A%han de Tlndoustan, 
mort en 633 = 1235. 

Cet ouvrage, qui traite de l'histoire des deux sultans Afghans: 
Couthb-eddin Ibek, ou Ebik, suivant Torthographe du manuscrit, 
et Chems-eddin Iletmich, s'étend jusqu'à Vannée 614* = 1217,8. 
n est écrit d'un style pompeux et entremêlé d'une foule de vers, 
tant arabes que persans. L'auteur n'y a admis aucune autre di- 
vision que celle par chapitres, ce qui en rend l'usage 






I" M* 



897 

difficile; mais elle offre cependant un assez grand intérêt pour 
riûsloire des différentes dynasties de l'Hindostan à cette époque. 
L'ouvrage se termine par un appendice, renfermant l'éloge de 
netmich, de ses conquêtes et de ses hauts faits. Cet appendice a 
été copié par Moubammed Houseîn Cheref-eddin AIj, en 980 = 
1572,3. Tout le manuscrit, d'un superbe neskby, à filets d'or, se 

le par sa netteté. 328 f. in- fol. fArd. p) 

CCCl^UL 

^^ J^j^ Derbend-naméh^ ou Histoire de la vtVe de Derbend. 
C'est une bistoire du Daghistan et plus spécialement de la ville 
de Derbend, si souvent mentionnée cbez les bistoriens orien- 
taux, et appartenant aujourd'hui à la Russie. Elle commence 
au Vie siècle de notre ère, dès le règne du roi sasanide Coubad, 
et finit sous le règne du kbalife Haroun, vers 170 = 786. On 
y trouve des détails curieux sur les destinées de ces contrées à 
cette époque, et nommément sur les guerres des anciens Perses 
et Arabes contre les Kbazars. L'auteur est inconnu. Voyez les 
extraits qu'en a donnés M. Klaproth, Nouv. Journal asiat., no. III, 
p. 4*39, et l'édition entière de ce livre en langue turque, qui 
vient de quitter la presse, par les soins de Mirza Kazembeg. La 
copie date du k du mois de djoumada II de l'année 124-4' = 

1828. kZ f. iB-S\ (En.) 

38 








ao8 



CCCMX» 

^[j^'ilj Ji\j ^\ i^^ J ^[Ji\ lijj Le Jardin des amis, ou 

biographie du prophète, de sa famille et de ses compagnons, par le aéyià 
Atha Allah ben Fazl Allah, vulgairement nommé Djemal el- 
Houseîny el-Mouhaddes (letraditionnaire). Cet ouvrage, très es- 
timé des Persans, et écrit à l'usage du célèbre vizir Mir Aly Chir 
(voy. no. CCI], en H9V de notre ère, se divise en trois parties, in- 
titulées : Ji«AM but. La première traite, dans les plus grands détails, 
de la généalogie de Mahomet, de l'époque de sa naissance, de ses 
guerres religieuses, des principaux événements de sa vie, de ses ver- 
tus, de ses qualités physiques et morales, de ses épouses, concubines 
et enfants, de ses actes de piété, habitudes et traits caractéristiques, 
et enfin de ses serviteurs, clients, frères de lait, agents, écrivains, 
ambassadeurs, mouezzins, poètes et panégyristes, etc. Dans la seconde 
ainsi que dans la troisième parties, l'auteur doit avoir parlé des com- 
pagnons de Mahomet, tant hommes que femmes, et des disciples de 
ces derniers, ou ^LJ , des docteurs qui ont succédé à ceux-ci, et des 
principaux traditionnaires<^J^; mais ces deux parties ne se trouvent 
pas dans notre manuscrit, copié parAbd el-Kerim, à Secanderabad, 
dans le gouvernement deDehli, et datant de l'année 937 = 1530,1. 
Voyez du reste l'article i^^L»^) i^jj dans l'ouvrage bibliographique de 
Iladji Khalfa, T. III, p. li^95, et le catalogue de la bibliothèque de 
M. Rich {Mines de l Orient, T. III, p. 331). 326 f- in-8^ fArd. p) 







SHM> 



cccx. 

•^' (Jp Càs^j Gouttes de la source de la vie, histoire très détaillée 
et très intéressante des cheikhs nacchbendy ((JJiJLmLâî^, par Aly beu 
Honseln VaizKachify, surnommé el-Ssefy le pur (v. no. CCLI). 
L'ouvrage a été composé en l'année 909= 1503, contenue dans 
les lettres composant le mot Cj\a**'j gouttes, que l'auteur emploie 
très souvent, en nommant ainsi les sentences etc. remarquables des 
cheîkhs, dont il donne les biographies. Son livre est divisé en tin 
discours AJuU, trois J*^^ buts, et une conclusion <UjI», Le discours 
JLu parle des classes CAsJL des khodjas ou maîtres et du lignage 
de Nacchbendys, dont le premier était Khodja Yousouf Hamadany, 
né en U0=^ 104'8, et mort en 535= lUO. 

Le premier but J^^JU traite des vertus et qualités distinguées 
du khodja Oubeid Allah, dont la société, à laquelle l'auteur fut 
admis en 889=1484' et en 893 = 14*87, devint cause de la 
composition de cet ouvrage. Le second but contient différentes 
vérités et connaissances qu'il avait acquises dans ces réunions, et 
le troisième traite des miracles qu'Oubeid Allah avait opérés. Ces 
trois buts sont encore subdivisés en trois chapitres J^'^i. La con- 
clusion enfin raconte la mort du khodja. C'est un ouvrage ex- 
trêmement intéressant, plein de renseignements littéraires et de 
détails sur la géographie de Boukhara et des pays limitrophes. 
Une traduction turque, fedte par Mouhammed el-Maarouf 







300 



ben Mouhammed el-Cherif el-Abbasy (mort en 1002 = 
1593,^)9 sur les ordres du sultan Mourad ben Selim, a été im- 
primée à CoDstantinople, en 1236= 1821. Voyez Hammer, Ce- 
schichle des Osmantschen Retches, Bd. Vil, p. 592, no. 66, Zenker, 
Biblioth. orient. p p. 118, no. 969, et sur l'ouvrage même, Hadji 
Khalfa, T, IV, p- 461, no. 6V53. 278 f. in-8°- fOiw.J 

CCCXI. 

(^LJJI) m^ Recueil généalogique, composé à l'usage de Chah 
Abbas I, qui régna depuis 1583 jusqu'en 1629, par Nour-eddin. 
Mouhammed ben Abi'l-Càsim Habib Allah, prédicateur 
d'Ispahan. Cet ouvrage comprend la généalogie détaillée de Ma- 
homet jusqu'à Adam, de même que celles de ses épouses et de sa 
postérité, et ensuite d'Aly et de ses descendants, en comptant 
dans leur nombre non-seulement les douze imams, mais aussi 
tous les autres membres de sa race. Puis vient la généalogie des 
cheriEs et naqibs (chefs des cherifs) d'un grand nombre de villes 
mahométanes, tant en Afrique qu'en Asie. Cet ouvrage, qui n'est 
cité par aucun bibliographe et qui se distingue par les détails cir- 
constanciés de ses notices généalogiques , renferme en mènoie 
temps des données historiques sur un grand nombre de person- 
nages. Le manuscrit, orné dans sa première partie d'un filet d'or 
et de diverses couleurs, se termine par un traité fort concis sur 







301 

les lieux ou se trouvent les tombeaux des descendants des imams, 
servant de pèlerinage aux pieux musulmans, dans l'irac, le Kho- 
rasan, le Mazanderan et TAzerbeidjan. La copie a été écrite par 
Mouhammed Riza el-irpahany. 227 f. iu-i^. fArd. ^) 

CCCXII. 

jljbjl iwJ lÀ ^^ ^J jLXJ) ^j^\ La plus belle des câpres (î), 

ou le plus bel (ouvrage des grands?), ou histoire des saints imams, 
par Mouhammed ibn Abi Zeïd ben Arabchah ben Abi 
Ze!d el-House!ny (el-Hasany) el-Alevy, de Veramin^/^'^y' 
entre Téhéran et Ispahan; mais l'époque à laquelle cet auteur a 
vécu n'est pas déterminée. Quant au manuscrit, il date de l'année 
837=1V33. 

Hadji Khalfa et D'Herbelot paraissent avoir ignoré l'existence 
de cet ouvrage, divisé en 78 chapitres. 11 est d'une grande im- 
portance, non-seulement par les données fort étendues qu'il four- 
nit sur les douze imams, dont la vie, sans en excepter même 
ceux qui n'étaient jamais parvenus à l'autorité souveraine, se 
rattache à l'histoire politique des Arabes, mais encore sous le 
rapport des différents détails circonstanciés sur les premiers temps 
de l'islamisme. Ce manuscrit, à filets d'or et de différentes cou- 
leurs, dont le frontispice porte le titre de ^j^j^' ^' ^J^ 
Hùtùire des vertueux Imams, renferme beaucoup de peintures, mais 







8oa 

un grand nombre de places restées en blanc dans le corps de 
l'ouvrage prouve qu'on en préparait encore d'avantage. Notre 
exemplaire, qui auparavant faisait partie de la bibliothèque du 
chah Thahmasp I, fut légué postérieurement à la mosquée d'Ar- 
debil par le chah Abbas. 507 f. iu-fol. (Ard.J 

cccxni. 

Second exemplaire du même ouvrage, à filets d'or et de diffé- 
rentes couleurs, qui renferme un plus grand nombre de pein- 
tures encore, mais représentant d'autres sujets. 388 f. in-foL 

(Ard.) 



E. Médecine. 



CîCCXIV. 

Manuscrit composé de deux traités, qu'on est étonné de voir 
figurer dans la bibliothèque d'une mosquée. 

Le premier, dont l'auteur a gardé l'anonyme, expose les 
règles à suivre et les précautions à prendre dans le Gonunerce 
charnel avec les fenunes. Il commence par les mots: J^'^ M»« 
f. 1—8. 







303 



Le second, formant un recueil abrégé des préceptes à obser- 
ver dans les plaisirs de lamour, et composé par le médecin Mou* 
bammed, porte le titre: ^^ ^r^^ I^^^ du roi Ndfir, parce qu'il 
est dédié au roi Nàtir el-soullhanet ve'l khilafet veddounya ved- 
din Aboul-Mouzafler Abd el-Câdirchah, de la tribu de Kheledj 

^J oU^^LJ) j^Jil)^) jiJlj LJlj ki%\j iJJLJl^b. 

L'auteur débute par les mots: ùl^^l j^'j^lsJ^K Ce manu* 
scrit, en beaux caractères neskhy, est enricbi tout entier de points 
voyelles, ce qui se rencontre fort rarement dans les manuscrits 
persans. 70 f. in-8^. (Akh.J 



W. Mathématiques. 



cccxv. 

Volume composé de deux traités sur l'astronomie , savoir : 
1) Un commentaire de Mouflih-eddin Mouhammed el- 
Anfary (JjLaj^I, de la ville de Lar, entre le Kerman et le 
Farsistan, mort, suivant Uadji Khalfa, T. 111, p. 4^58, vers 979 
= 1571, sur le traité d'astronomie, écrit en persan par Âla*eddin 
Aly ben Mouhammed el-Gouchdjy i^^jr^ h fawùnmer. 







ao6 



^^f^ âJiUlj jaILII w^j, qui est suivie de k phrase: ^J^ 

sJijLj C^jm^j^ d-ui^^^-J» ^1. f, * — M. 

2) Un autre traité de NaTir-eddin Thousy sur TÂÊÊrMbe^ 
intitulé : v ^ ^"" t* I^^ V^gi chapitres. C'est le même ouvrage que 
le DO. CXXVIII9 1), mais il se trouve accompagné d'un commen- 
taire de Berdjendy, dont il a été question au no. CXXVI»2)* 
Il commence: ^àJL^l C..ijM^ j^ C^^ààUj^o:^ ,jf' J*V *^'- t 12 — 35. 

3) Troisième traité sur [A$îrolabe^ par K hizrchah Efendi» 
qui parait avoir pris pour modèle l'ouvrage susmentionné, de Nafir- 
eddin de Thous. Ce traité se compose d'un discours préliminaire, 
de cinq chapitres et d'un épilogue. Il commence, après les louanges 
de Dieu, par les mots: ^^JLJ iLiy^j^ C^m^jj^c^ -^I ^è\jj 

^ L Cu^j ^^J^ji J#^-^ , et date de l'année 809 = I *06,7. 
f.26 — 55. 

h) Traité sur les connaissances ffilimnams des horoscopes à 
tirer des sept planètes <i*î— (1. u^j^) 0«/^-^^'-^ . ^''^^^^^t 
dont l'auteur se nomme Mouhammed ben Eyoub el-Hachib? 
(probablement ^Ifl) el-Hachim) el-Thabary v^' (jt J^ 
l5^I s^U) , et qui est cité par Hadji Khalfa, T. I, p. 198. 
Il commence, après la formule d'usage, par les mots: Ji^ rjt^ 
V^' jf J^. f. 55-65. 

5) Un opuscule sur la eofmamamce des temps ^ divisé en douze 
chapitres, dont le commencement est: ^* \j^^ ^^ \L—^^*ê A 
|.fy^- f. 66- 7*. 




91 

co!5?x 





aoy 

6) A.|Un traité incomplet, en langue arabe, rar la cormoùionee prû^ 
iique des eerele$ paraIUIe$ à thorizon d\y^ï\ ^y^ J^l i»/»* ^^ 
dont laoteur a gardé l'anonyme. Les premiers mots sont: sjifi 
ii>^* ^ iiL^ . f. 75-82. 

7) Dn iaUes a$lrologique$ OljLlJ Jjij^^ qui occupent les 
derniers feuillets du manuscrit. Le caractère d'écriture de cet exem- 
plaire, orné d'un filet rouge, est un joli neskhy, fort lisible. 
92 f. petit in-*^ ("Akh.J 

éuMjjj bu Calendrier^ mais sans commencement ni fin, de 
sorte qu'on ne peut pas déterminer Tannée pour laquelle il était 
composé. 18 f. in 8^. 



G. Poésie. 

llUHriçue^ Biographie des poitei^ Anihologieê poétiguei etc. 

cccxtx. 

juL^I i^lj^ Les plus étonnantes des prodwtions de tari^ ou 
traité de rersification, par Atha Allah Mahmoud el-Houseiny, 
qui termina cet ouvrage en 898 = I4'92,3. L'auteur, dans l'avant- 
propos de ce traité, parle d'abord des différentes espèces de pieds. 







ao6 



^^^<Mujy âjUIj jaILII w^j, qui est suirie de k phrase: ^J^ 
iJijL.\ CJijM^j> C^,j>^ ji\. t\ — M. 

2) Un autre traité de Nafir-eddin Thousy rar TÂÊÊrMbe^ 
intitulé : v ^ ^"" t* i^< ^tVigt chapitres. C'est le même ouvrage que 
le no. CXXVUI, 1), mais il se trouve accompagné d'un commen- 
taire de Berdjendy, dont il a été question au no. CXXVI«2)* 
Il commence: f^JL^l %^yu^j> ^Lt mi ja^ ^Jf' J*? *^'- f- 12 — 35. 

3) Troisième traité sur tÀstrolabe^ par K hizrchah Efendi, 
qui parait avoir pris pour modèle l'ouvrage susmentionné , de Nafir- 
eddin de Thous. Ce traité se compose d'un discours préliminaire, 
de cinq chapitres et d'un épilogue. Il commence , après les louanges 
de Dieu, par les mots: ^^jLJ C^jm^j^ C^u^j^c^ ^I ^ê]jj 

^ L C^u^j ^J^jf J#^^ , et date de l'année 809 = I *06,7. 
f.26 — 55. 

k) Traité sur les connaisêonces préliminaires des horoscopes à 
tirer des sept planètes ^•^(1. CJ^J^^) Ov^-^*^'^ . * '^^^^^i 
dont l'auteur se nomme Mouhammed ben Eyoub el-Hachib? 
(probablement ^IfJ) el-Hachim) el-Thabary v^' (f. ^^ 
l5^I v^Ul , et qui est cité par Hadji Khalfa, T. I, p. 198. 
Il commence 9 après la formule d'usage, par les mots: Ji^ 
V^l ji J^. f. 55-65. 

5) Un opuscule sur la eormawiance des temps ^ divisé en douze 
chapitres, dont le commencement est: ^l^j^ j^ %!L>éufj0m^ ^l 

i^y^- f. 66- 7t. 








aoy 

6) A.|Un traité incomplet, en langue arabe, rar la eotmaiuance pror 

iique des cercles paralkles à [horizon Oy*^ll ^^L J^J ii^i^ ^^ 

dont Fauteur a gardé l'anonyme. Les premiers mots sont: •J^ 
iij^ ^ iJL^ . f. 75-82. 

7) îks tables astrologiques OfjLlJ Jjlj^^ qoi occupent les 
derniers feuillets du manuscrit. Le caractère d'écriture de cet exem- 
plaire, orné dun filet rouge, est un joli neskhy, fort lisible. 
92 f. petit in-^^ CAkh.J 

CCCXYIIL 

A<«UjLfj OU Calendrier f mais sans commencement ni fin, de 

aorte qu'on ne peut pas déterminer Tannée pour laquelle il était 
composé. 18 f. in 8^. 



G. Poésie. 

Métrique^ Biographie des poètes^ Anthologies poétiques etc. 

cccxtx. 

^L^l ^\jj Les plus étonnantes des productions de tari^ ou 
traité de versification, par Atha Allah Mahmoud el-Houseîny, 
qui termina cet ouvrage en 898 = ii'92,3. L'auteur, dans l'avant- 
propos de ce traité, parle d'abord des différentes espèces de pieds, 






m 



808 

tant réguliers, qu'irréguliers ; il traite ensuite, dans trois sections 
différentes, qu'il nomme cl^u«o figures ^ des diverses figures de 
mots et de pensées, et des tropes, qui sont à la fois des figures 
de pensées et de mots. Il passe ensuite à l'explication de tous 
les mètres j^ mers^ tant réguliers qu'irréguliers, usités dans la 
poésie. Ce manuscrit, en caractère nestaalic et à filets d'or et de 
différentes couleurs, est très net et très lisible. 200 f. in-8. 
fArd. ^J 

(ïl^ybLlJ ô^Jj Mémorial des poètes ^ ou recueil de notices bio- 
graphiques et anthologiques sur les poètes persans, précédées de 
la biographie de quelques anciens poètes arabes et entremêlées 
de détails historiques purement accessoires, à partir du ke siècle de 
l'hégire, jusque vers l'année 892= H87, époque à laquelle cet 
ouvrage, composé de sept livres, suivis d'un appendice, et qui 
est de la plus grande importance pour l'histoire de la littéra- 
ture persane, fut terminé par son auteur, Daouletchah ben 
Ala-eddaula Bakhtichah, cazi de Samarcand. Ce manu- 
scrit, copié par Kemal-eddin el-Houseïny, à filets d'or et azur, 
date de Tannée 975= 1567,8. Voyez la notice détaillée sur cet 
ouvrage, insérée par M. Silvestre de Sacy dans le T. IV des JVo- 
tices et Extraits etc. p. 220 et suivantes. 230 f. gr. in-8^. (Ari.) 







309 

Cet ouvrage a été la principale source consultée pour 1 ouvrage 
de M. deHammer, intitulé: Geschichle der schônen Redekûmte Per^ 
iiens^ Wien, 1818 cf. p. 310; M. Vullers de son coté en a extrait 
et publié la vie de Firdaousy et de Hafiz, voy. Vitae poetarum 
Persicorum etc. Gissae 1839, et Fragmente ûber die Religion des 
Zoroatter, Bonn 1831; cf. Zenker, Bibl. or., p. Ik, no. 624, 
1. 13. Cf. aussi Charmoy, Expédition d* Alexandre- le ^Gramly etc. 

jUsj) ôjjjj jU-iJI) iojU Quintessence des poésies et crème des 
pensées^ ou Anthologie ^ dont l'auteur est inconnu, attendu le manque 
des deux premières parties de cet ouvrage, dont chacune est intitulée 
^^ pilier 9 ainsi que de la quatrième, dont il est fait mention 
dans ce manuscrit, qui date de l'année 933=1526. Cette an- 
thologie est d'autant plus précieuse, qu'elle remplit une assez 
grande lacune dans l'histoire des poètes et tient le milieu entre 
le Mémorial de Daouletchah, et celui de Sam Mirza: elle ren- 
ferme des notices très -étendues sur ces poètes, qui, à l'exception 
de deux, ont tous vécu au 9e siècle de l'hégire, et contient de 
nombreux extraits de leurs différents genres de poésies. 

Comme cet ouvrage n'est cité par aucun bibliographe, il ne sera 
pas inutile de faire connaître les noms des 41 poètes (]ui y sont menti- 
onnés savoir: 1) Ilafiz Cbirazy, mort en 791==:1389, 2) Kemal- 
eddin, de Khodjend ^wJ^, mort en 792=1390 ou 808= 







aie 

1505,6, dans les extraits duquel il se trouve une lacune de 
quelques pages; 3) Chems-eddin Mouhammed, dont le sur- 
nom poétique était Maghriby ^jfj^î u^»^> ^ mort en 809 = 
H06,7. On voit parmi les extraits de ses oeuvres un de ses 
essais en langue pehlevy. k) Imad-eddin, surnommé poéti- 
quement Nesimy i^j^t^ ^ mort en 807?= 1^0^,5. 5) Nour- 
eddin Nimet Âllah Vely, mort en 827= U2^. 6) Houhy* 
eddin Rafiy ^^j^ mort en 830= 1^26,7. 7) Nizam-ed- 

din Âbou Ishac Halladj /m k cardeur de coUm^ de Chiraz, 
mort en 830=1^26,7. 8) Casim-i-Envar j\y\ f^^^ mort en 
835 = t^3f,2. 9) Roukn-eddin Ifmet Allah, de Boukhara 
ij^Ue^uJI iiU^, mort en 829=1^25,6. 10) Siradj-eddin 
Bisathy, de SamarcandijJ^if*^ u^^ 9 mort sous le règne de 
Soulthan Khalil le Timouride. Il) Saad-eddin, connu sous le nom 
de Saad-gul JO«^. 12) Bourhan-eddin Azery Isferalny 

o^'>^' iJJ^^f mort en 866 = U6I*2. i:^) Kemal eddin 
Ghiyas «^l^, de Chiraz, mort en 82i8=lU^,5. U) Kbialy 
^1^, de Boukhara, mort sous Oulough Begh o^ iJI, 15) Chems- 
eddin Mouhammed Katiby, de Nichapour, mort en 839 = 
U33,6. 16) Fettahy ^^, de Nichapour, mort en 852 = 
1H8,9. 17) Bedr-eddin Aly, du Chirvan, mort en 83^ = 
1V50,1. 18 Cheref-eddin Aly Makhdoum« mort en 858 = 
1^5%. 19) Tadj-eddin Hasan Selimy u^» ^® Sebzeyar« 






É 

x83S 




311 



mort en 85^=H50,I. 20) Chems-eddin Mouhammed, 
connu sous le nom d'Ibn Ilousam >L*» ^1 , mort en 875 = 
H70,l. 21) Âca Melik SLê \4 , connu sous le nom d'Émir- 
chaby, de Sebzevar , mort en 857 = 1^53. 22 Thaliy ^^U», 
de Samarcand, mort en 858 = H5(. 23) Ssabib de Baikh, 
surnommé poétiquement Cherify, mort en 860=14 56. 2k) Chi- 
hab-eddin, surnommé poétiquement Hakimy ^^j**^ ^ mort en 
881 = H76,7. 25) Abd Allah, surnommé Thousy« qui flo- 
riasait sous Abou1-Casim Baber. 26) Fakhr-eddin Aouhad 
Moustaoufy, fontrôleur du tréfor ^^Iài^j»y de Sebzevar, 
mort en 868=1(63,1^. 27) Thahir, de Boukhara, mort en 
869 = H6(,5. î?8) l'Emir Yadkar Begh ^tf J^^^ jt^K sur- 
nommé poétiquement Selfy |^/r*, mort en 870=U65, 6. 
29) Nedjm-eddin Mahmoud, de Poursa? ^rji ^ mort en 
878=n73,«. 30) Bouhy fàiery^jj^i^jj. 31) Khos- 
revy, de Hérat, mort en 879= U7*, 5. 32) Zeïny ^J^X 
de SebzeTar. 33) Kaouséry iSj*y^ deBoukbara, mort en 
880=U75,6. 3V) Mahmoud mouchky <^/^, de Tebriz, 
contemporain de Thousy. 35) Roukn-eddin Masoud, sur- 
nommé poétiquement Masoud -i-Tourk ^, mort en 893 = 
1^88. 36)Riazy ^Lj, deSamarcand, morten 88I=U79,80, 
37) Ssefaiy ^«^0, deSamarcand. 38) Dervich Khaky i^^. 
39) Chems-eddin, surnommé poétiquement Esiry <4/t^), mort 






319 



en 886 = 1^81,2. ^0) Djemal-eddin, surnommé poétiquement 
Ssaniy ^^Lo, mort en 901 = 1^95,6. kl) Fenaiy ^U», de 

Mechhed, proprement nommé Kemal-eddin House!n, mort 

en 893= U88. 185 f. in-fol. fArd. p) 

CCCXXVL 

Ce volume est dépourvu de titre. On y lit sur la tranche les 
mots : <^l jf^ ^y^ Collection de poètes. C'est effectivement une 
espèce d anthologie « où se trouvent même les divans complets de 
quelques poètes. Â la léte de chacun de ces extraits se trou- 
vent des notices biographiques sur l'écrivain auquel appartien- 
nent les productions citées, et l'on voit figurer, dans ce dcmih 
bre, des noms illustres dans les fastes de la littérature persane* 
Ces poètes, comme le prouve la table des matières, précédant 
l'ouvrage, devraient être au nombre de trente-huit, mais on y 
remarque une lacune de cinq auteurs provenant de la perle de 
quelques feuillets. Le caractère du manuscrit, k filets d'or, est 

un nestaalic très -fin, mais très-lisible. 336 f. in-8. fArd. p) 

cccxxwn. 

Anthologie persane, ou Extraits des Pentas ou Khamsé ^-»^ 
de Nizamy et de Djamy, ainsi que des oeuvres de l'Emir Kho9- 
raou Dehlevy ou de Dehli. Cette anthologie, dont le compi- 
lateur, qui doit avoir vécu dans la dernière moitié du lOme siècle 
de l'hégire, a gardé l'anonyme, est rangée par ordre de 







313 



dères, et renferme, en ^0 chapitres, des passages des poètes 
susdits relatif à l'unité de Dieu et aux différentes vertus néces- 
saires à un vrai croyant. Le chapitre 38 y est consacré aux 
élégies. Ce manuscrit, à filets d'or, vert et azur, de l'année 
935 = 15^8,9, est en très beaux caractères nestaaiic; les pages 
en sont encadrées et ornées de marges de différentes couleurs. 
135 f- in-8^ fArd. ^J 

Petit recueil de ghazels, de différents poètes célèbres de la Perse, 
savoir: Saady, Khosraou, Hasan, Chahy, Âzery, Binaiy, 
Hilaly, Heider, Riazy, Ssalih, Seîfy, Hamy ^l»(?), Kemal, 
Hany et Mahmoud. Ce manuscrit, d'une élégance remarquable, 
est orné de jolies vignettes et de cadres en différentes couleurs, 
dessinés avec beaucoup de goût sur des feuilles de papier colorié, 
à filets d'or, azur et vert, et les marges couvertes de paillettes 
d'or. Il est écrit en jolis caractères nestaaiic, très fins mais très 
lisibles, de la main de Chah Mahmoud Nichapoury, et date de 
l'année 958= 1551. 8 f. in-8^ fArd. ^ 

cccxxv. 

Recueil de différentes poésies. Voici les noms des principaux 
poètes dont s*y trouvent les extraits: 

1) Khosraou, 2) Lîsany jU, 3) Baba Nefiby ^yt^ LL, 



h) Djelal, 5) Achref, 6) Chahidy, 7) Katiby, 8) Riazy, 

40 







8M 

9)Cheîkh, 10) Salimy^L, 11) MaoalanaHâlim Jl» b^^, 
12)NimetAllab, l3)Hasan, H)Kemal, 15)Çasiin, 16)Ifmet 
tL-*^, 17) Hafiz-i-Saad J*"i»»k 18)Enisy^y«*îl, 19)Djainy, 
20)Houmayoun, 21)Maoula GhouddjaKachy^» pis*", 22) 
ZatyjjîU, 23) Fa thy ,_,«», 2*) Bisathy jLLu, 25) Derrich 
26) Cheïkh Heïrety^.,^^, 27) Binaiy^L, 28) Ssadiçy 
^iL, 29) Mouzaffer Mimar jU«>L., 30) Hoamal^U», 

31) Arefy^l, 32) Mousaiyib t^^^t^, cf. B\md, Tke AteA Kedah^ 
p. 10, 33) Masoud, 3ilk) Hekimy tj^, 35) Moadjiby ,.^, 
36)Selâmy^^, 37) Kaoukeby,_,*J^ 38) Vehy ^j, cf.BUmd, 
The Audi Kedah. p. 10, 39) Al y Begb, 1^0) MacboalJ^, kt) le 
poème de Ferbad et deCbirin, par Yabcby^,^^ etc., Toy. Bland, 
Account of the Atedi Kedah, p. 15, (2) les J^ /t^ parSaadyde 
Cbiraz, ^3) Meïly J^, U)Hilaly, ^5) Baba Figbany jUi Ll^, 
«6)Ssalihy^L, ^7)Gbahy, 1^8) Mouhtacbem^.'i':^, %9)Vely 
decbt-i-Beyaz^jàLu «I^d ^^, 50)Maoalana Cherif, 51)Thoa- 

sy, 52) Imad. 70f. in-8". (Dovbr.) 

CCCIAVI. 

Becueil de différentes pièces poétiques, pour la plupart persanes, 
qui, d'après l'inscription du premier feuillet, renfermait: Optra po»- 
tica, catUùmes etc. Schach Scharaphudùm, mab qui contient en effet: 

1) T. Des poésies détacbées, turques, commençant par ù l**^ iJyf 







315 



ojU, p. f .(. Vient alors, p. 9, un ghazel de Yabya Efendi, 
et d'autres petites poésies dans la même langue, f. 10 — 12. 

2) Des poèmes persans de Mouhtachem^*«^*^ « et son petit poème 
intitulé: ^^Lî JIm Livre du martyre^ élégie sur la mort de Houseïn, 

qui commence par les mots: {J'f^ ^ (J^y ^^^ <UjLâ# ^3 w-*Ij3 
%/ Ù^ ^^j^ S^^^. Cf. Cai. Paris., p. 328, no. CCLX, et 
Bland, Aiesh Kedah, p. 19. f. 17 et suiv. 

3) Une historiette de Mahomet, commençant par les paroles : 

h) Sur des feuillets de différentes couleurs, à filets d or et avec des 
marges k ramages et autres dessins, encadrées de filets d'or et pour- 
vues quelquefob de peintures, des poésies persanes, en jolis carac- 
tères nestaalic, de Maoulana Khialy ^^, de Hafiz-i-Saad 
jffM«iftfL, deSéyid Casim, delfmet il^^'AC, et peut-être encore 
d'autres, f. 22--203. 

5) T. Sur des feuilles de papier comme au commencement et qui 
paraissent y appartenir, Técrilure étant aussi la même, de petites 
poésies turques, f. 20(— 2H et f. 215 — 217. 

6) T. Quelques remarques turques, entre autres une renfermant 
ce qui suit: o^ j « J^-* (j L*jJ» J^ jyJ> ^^^aL ^ L d^jJu*, 4^ Lo 

j^ àJjl ^fm^ JjJL ^j^ ^[ml ^ ^^ iuL^ Ojlj\ 4^jiljLo 

Le poisesseur de ce vaisseau, c.-à-d. de ce livre oblong, à forme devais- 
aeao {ef.ff^ienerJahrb., Bd.91t Ânzbl. p. 7, no. 1 51), Baqi TchekbivnU 







au monde tannée 998 (= 1590), au mois béni deredjeb; fue le grand 
Dieu lui donne une vie longue. Amen. — 2lk (. iurS^ ohh (Dwir.J 

Autre recueil de petites poésies détachées, écrites peut-étro par 

quelque écolier. Il s y trouve des poèmes de Hafiz et de Saady. 

Le commencemeot, p. t, promet un iraiié (inachevé) tur ee qm 

font et disent les femmes ^ ù"j J'>*'-> JUil ù^^^./^^ aJL#^ 
57 f. in-8^ obi. (Douhr.) 

Manuscrit dégradé, incomplet au conmiencenieDt et à. la fin, à filets 
d'or et d'autres couleurs, renfermant, Qutre quelques poésies turques, 
des pièces détachées persanes, des poètes suivants: f) Ourfy iX^t 
2) Emir Khosraou de Dehli, 3) Azery c5jil, \) Aouhady 
(JJ-^I, 5) Katiby, 6) Chehid, 7) Saady, 8) Riiaiy ^JU^ 
9)Chahy, 10)Feridoun, ll)Hafiz, 12)Binaiy, surnommé Djany 
(Haly?), l3)Fany, U) Afefy Jw>l, 15) Fouzouly, 16) Ssaïb, 
17) Neziry \Sj^^ voy. Bland, 1. c, p. 15, 18) Adjizy cSJ^lc, 
19) Senaiy ,^b\ 20) Mirza Sandjar, 21) Chakiry, 22) Aca 

Cbahpour, 23) Thalib Amoly, 2ï) Mourteza(?), 25)Ssabith 
J»jU, 26) Chefaiy ijLii, et quelques autres. — 119 f. in-8^ 

CCCXXIX. 
vj^^^-z* <L»UPU Jjt Chàhnamèh, ou Livre royal de Firdaousy, mort 
en ^21 = 1030, qui fut chargé de sa composition par Soulthan 







317 



Mahmoud le Ghazoevide. Le sujet de ce célèbre poème héroïque est 
rhûtoire des ancieDoes dynasties de l'Iran, jusqu'à sa conquête par 
les Arabes. Voyez, à cet égard, les notices détaillées dans l'ouvrage 
de M. de Hammer, Geschichle der êchanen Redekunste, p. 50 et suiv., 
ainsi que le Heldenbuch von Iran, par M. Gôrres, l'ouvrage de Gore 
Ouseley, intitulé: Biographical notices of Persian poets, p. 5ï et suiv., 
Biographie unw., T. H, p. 3^(, et surtout l'édition de ce poème par 
H. Hohl, Paris 1828-^3. Cf. Zenker, Bibl orient., nos. 526-5^0. 
La date de notre manuscrit, à Glets rouges et Wolels, est de l'année 
733 = 1332,3. Il est écrit en caractères neskhy et rempli de pein- 
tures d'un très mauvais style. Il y manque environ quatre feuillets 
au commencement, qui est: jj^'*») ^^I^^Ij ^^ JL- o^jU», 
369 f. grand in-fol. (Àrd.) 

cccxxx. 

HAme ouvrage, incomplet, à filets d'or et d'azur. Il ne s'étend 
que jusqu'à la fin du règne de Behmen, fils de Isfendiar, de la 
dynastie des Keîanides. L'écriture en est très lisible. Le dernier 
chapitre est: l'^j) ^^ j^ «L^ ÙJ^ J^j^* 557 f. grand in-fol. 
(Ari. ^) 

CCCXXXI. 

Même ouvrage, orné d'un grand nombre de peintures, mais 
aussi incomplet. Ce manuscrit, à filets d or et de différentes cou- 
leurs, M termine au roi Gouchtasp de la dynastie des Keianides, 







le dernier chapitre étant: ù'J^jJi c^^uL (jJ^' jJ^' jli« 
J^ j) >j j\^j^i^\ ij^\^ vJjlfj. Il y manque en outre quelques 
feuillets à la fin. k2k (. in-fol. fArd. p) 

cccxxxnu 

Même ouvrage, à filets d'or et de diverses couleurs, où il manque 
quelques feuillets au commencement, et qui se prolonge jus- 
qu'au règne du prince sasanide Khosraou Perviz. On y trouve 
aussi quelques peintures. Il commence par les mots: j) 

^b «Ul' ^j^* Le premier chapitre est: jl^^jULf?cA*^-^' **-^ 
215 f. in-fol. fArd. p) 

CCCXXXtMïï. 

Même ouvrage, tout complet, et surpassant en magnificence 
et en heauté tous les autres exemplaires. Il est précédé de l'in- 
troduction appelée: cS^r«i-*jy a*Lj3 Introduction de Béisonghor, que 
ce prince fit faire dès Tannée 829 = 1(25, lorsque aucun des 
exemplaires du Ghahnamèh, déposés dans sa bibliothèque, ne ré- 
pondant plus à l'état originaire de cette composition, il ordonna 
d'en faire une nouvelle rédaction, d'après les meilleurs manuscrits. 
Cette introduction est suivie d'un épilogue, et il nous apprend 
que la présente copie fut faite pour le chah Abbas II (en 16tô — 
1666), à l'instigation du courdjibachi, on chef des courdjis, Mourteza 
Coulikhan, fils de Mihrabkhan Cadjar, ancien gouverneur de Menr- 
i-chahdjehan (pendant 14* ans) et après de Mechhed, qui le pré- 







319 



senta an souverain susmentioDoé. La copie fut commencée en 
1052= 16^2 et finie en 1061 = 1650. L'espace de huit ans, 
qu'il fallut employer à l'achever, ne parait pas trop long, vu la 
grandeur du volume et la régularité de l'écriture. Le copiste 
s'appelait Mouhammed Chefi ^^ Âbd el-Djebbar. Les peintures 
frappent par la vivacité et la richesse des couleurs; l'artiste qui 
les a exécutées, se nomme, en plusieurs endroits, Afzal el- 
Houselny, en ajoutant les années 1052, 1053 et 1055 = 164'2,3 
et 5. A la fin du poème il y avait encore un épilogue, mais il 
n'en reste que quelques lignes, un ou plusieurs feuillets ayant 
disparu. Les derniers mots sont: j^j iSjy^ (j^ ^ (j^ ^ c5JJL/îî^ 
•-;•? • 872 f. gr. in-fol. fKhosr. M.) 

CCCXXXKX. 
Même ouvrage, pourvu de la même introduction de Beîsonghor, 
k filets d'or et d'autres couleurs, orné de nombreuses vignettes et 
d'assez jolies peintures. Cet exemplaire n'est pourtant point aussi 
beau que le précédent, quoique la profusion d'or y soit plus grande. 
11 a été fini au commencement du mois de djoumada I 992 = 
158*. 596 f. in-fol. (Ytrmol.) 

cccxxxv. 

kSjy^ O'f!^ Recued de poésies d'Envery, c.-à-d. d'Âoubad- 
eddin, surnommé Envery. Il vécut à la cour du sultan Sindjar, 
le Seldjouqide, et mourut en 5*8 =11 53,% , comme l'affirme le 







820 

manuscrit du Mémorial des poètes, par Daouletchah, no. CCGXX. 
Envery, qui tient une des premières places dans les &8tes de la 
littérature persane, se distingua surtout dans le poème panégyrique, 
ou ^J^f et dans l'épigramme. Ses productions ayant pour objet 
un grand nombre de princes régnants et d'bommes d'état illustres 
de son temps, elles offrent le plus grand intérêt, même aoua le 
point de vue bistorique, relativement à l'époque où il a vécu. 
Son recueil se compose: 1^ de poésies panégyriquêê oj^oi, rangées 

alpbabétiquement, d'après les finales des rimes; 2? de Ca^Lu 
poésies détachées, dbposées de la même manière; 3^ de ghaiels 
CÀJjC ou poésies erotiques, coordonnées toujours d'après le même 
système, et auxquelles succèdent des pièces de quatre bémistiches 
et des vers isolés. Ce manuscrit à filets d'or et d'azur, d'un ca- 
ractère très net et très lisible, malgré sa finesse, est enricbi de 
notes marginales. Il date du mob de si'l-biddje 1003= 1594, et 
a été écrit par Ibn Mouhammed Gasim elj-Kermany. Gokisuhei, 
relativement à ce poète, M. de Hammer, 1. c, p. 88 et suivantes. 
kSl f. petit in.8^ fÀrd. ^ 

Même Recueil de poésies d'Entery. Cette jolie copie, ùdte par Mou^ 
bammed ben Moulla Mir el-Katib, date du milieu de rebi II de 
l'année 1022= 1613. 333 f. in-8^ fKho$r. M.) 





_8ai_ 

CCCXXXVtM. 

^Lkî Héàt^ Pentoê de Abou Mouhammed ben Yousouf ben 
Monaiyed, désigné vulgairement sous le nom de Nizamy^l^, 
deGhendja ^ff^ (Élisabetbpol) , mort, au dire de Daouletcbah, 
en 376=1180 ; mais suivant la notice sur Nizamy , dans le ma- 
nuscrit de la bibliothèque d'Ardebil, no. GCGXX, il mourut en 
596= 1199,1200, et termina son Âlcxandréide ou Iskendemamèh 
éubjjX.) en 592 = 1196. 

Le manuscrit se compose de cinq poèmes de ce poète, un 
des plus célèbres dans le genre du roman épique; ils y sont 
rangés dans l'ordre suivant ' i) j (/^^l ùj^ h Magasin des mys- 
tireê, poème moral, entremêlé de fables et d'apologues, dont 
(m ne trouve dans cet exemplaire que les cinq premiers feuillets, 
n a été publié par M. Bland, à Londres, ISït*. 2) [j]jl/«^ 
►*i Kh'osraou(ve) C hirin , ou les Amours de Khosraou Perviz et 
de Chirm, dont il manque les cinq premiers feuillets; ce poème est 
considéré comme un des plus élégants de la littérature persane. 3) 
ÙX^ [j] ^"ir Leïla(ve) Medjnoun, les amours de Leïla et 
Medjnoun. h) j^^ C^ les Sept beautés, ou séances de Behram- 
ghour, roi de Perse, avec sept beautés. 5) ^^ jjS»^ I LAlexandréidey 
ou ^jj^^f àMj t^jL Livre des hauts faits d'Àlexandre-le-Grand , of- 
frant un intérêt tout particulier pour l'histoire ancienne de la 

Russie. La seconde partie de ce poème, qui ne se trouve pas 

il 








399 



dans l'édition publiée à Calcutta, en 1812, et qui se rencontre 
même assez rarement dans les manuscrits de Nizamy, est intitulée: 
ijjjS^] l«b JLî) Livre de la prospérité â^Akxanâre, et elle traite 
des conférences de ce prince avec sept philosophes anciens, sur Vftme 
du monde ou sur le principe universel ; mab il paraît que cette partie 
a été terminée par un autre, un des derniers chapitres parlant du 
décès de Nizamy et de l'Âge qu'il avait à cette époque. Ce manuscrit, 
à filets d'or et d azur, se distingue autant par la netteté de son écri- 
ture et par ses peintures et riches vignettes, dont les rubriques sont 
en caractères koufiques, que par sa reliure, qui est des plus soignées. 
Il date de l'an née 88^=1^79,80. Voy. M. de Hammer, 1. c, p. f 09 
et suivantes, ainsi que l'introduction de YEapédilian é^Alexanr 
dre k Grand contre lez Russes, publiée par M. Charmoy, en 1829. 



358 f. in-fol. 



fÀrd. ^J 



çç€!XJiaL\m. 



Même ouvrage, complet, à filets d'or et d'azur, orné également 
de peintures et de quelques vignettes, avec des rubriques en carac- 
tères koufiques. Ce manuscrit, copié par Dervich Mouhammed 
Thaqy ^ LL , remonte à l'année 886= U8 1 , 2. 368 f. in-fol. fArd.J 

CCCXXXMX. 

Manuscrit à filets d'or, remarquable par la singulière diapodlion 
de ses parties intégrantes, le corps de l'ouvrage renfermant les poèms 







393 



intitulés Khosraoo et Chirin, Leîla et Medjnonn et Heft 
pelker {les Sept beautés) ^ tandis que la marge contient ceux connus 
sous les titres de Magasin des mystères et de Iskendernamèb 
ou Alexandréide, avec la seconde partie, intitulée Livre de 
la prospérité. Le caractère d'écriture de ce manuscrit, défectueux 
à la fin, est un nestaaiic très fin, mab très lisible; il est en- 
richi de peintures et de vignettes , et date de l'année 908=1502,3. 



k9h f. mA2. fArdJ 



CCCXL. 



Même ouvrage, orné de quelques peintures, mais il y manque 
les deux tiers du poème de Khosraou et Chirin. Ce manu- 
scrit, à filets d'or et d'azur, copié par Mounim-eddin el-Aouhady, 
est de l'année 913 == 1507,8. 317 f. petit in-fol. fArd. ^J 

C7CCXLI. 

Même ouvrage. Beau manuscrit, à filets d'or et de difTérentes 
couleurs, dont les marges sont en papier de diverses nuances et 
les peintures très nombreuses. Il a été copié par Mouhammed 
Casim ibn Chir Âly et date] de l'année 979 =1571,2. La 
seconde partie du cinquième poème y est intitulée ^uU ^^ 
^jjiiL.) Ui^re des haïUs faits d'Alexandre. 3^-6 f. in-fol. fArd.^J 

CCCXIilI. 

Même ouvrage, également complet, mais d'une écriture peu 

soignée et sans aucune peinture. Dans ce manuscrit à filets d'or, 







azur et vermilloD , la première partie du cinquième poème est in- 
titulée <uU ^^ Gherefnamèh, et la seconde ^ijj^l 4uu JLîI 
Livre de la prospérité d'Alexandre. 336 f. petit in-foL fArd. pj 

CCCXLMMt. 

Même ouvrage (en cinq poèmes) , à fQets d'or , complet et en- 
richi en outre d'un grand nombre de variantes interlinéaires et 
marginales. La seconde partie du cinquième poème y porte aussi 
le titre de Gherernamèh. 338 f. grand in-8®. fArd. pj 

Manuscrit du plus grand luxe, à marges coloriées et ornées de 
dessins à ramage. 

Les peintures et la reliure en sont des plus riches, mais il ne 
Contient que Tlskendernamèh, avec une lacune de quelques 
feuillets au commencement; quant au poème intitulé les Sept 
beautés j^ ^1^ , on n'en trouve ici que les premiers feuillets. Ce 
manuscrit, à filets d'or et de différentes couleurs, a été copié par 
Ahmed el-Houseïny. 97 f. in-fol. (Ard. p) 

CCCXIiV. 

Même ouvrage, en caractères neskhy, mais en très mauvais 
état; tous les cadres, destinés à recevoir des peintures, y sont 
en blanc. Ce manuscrit ne contient que: 1) la dernière moitié du 
poème de Khosraou et Chirin, 2) Leïla et Hedjnoan» 







325 



3) Le$ Sept beautés^ k) l'Iskendernamèh sans la seconde partie. 
205 f. in-fol. fArd.J 

CCCXI.VI. 

Poème de Khosraou et Chirin, isolément. Ce manuscrit, à 
filets d'or et de diverses couleurs, l'emporte, par la richesse et 
le bon goût de ses vignettes et de ses bordures, sur tous ceux 
de notre collection cités jusqu'à présent. Les marges en sont toutes 
tiquetées d'or et le papier colorié. Il a été copié à Hérat, en 
937 = 1530,1, par le célèbre calligraphe Soulthan Mouham- 
med Nour. 81 f. in gr. in-8**. fArd. ^J 

Manuscrit orné d*un frontispice richement décoré d or et d'autres 
couleurs, à filets d'or et de couleurs diverses, et pourvu de pein- 
tures renfermant: 1) t Ahxandréide ou Iskendernamèh; cette 
partie date de l'année 990=1582. 2) l'Icbalnamèh; dans 
celle-ci, dont les dix derniers feuilles ont été écrites au mois de 
laffar 1239=1823, par Maoulla Nadir, fils de Feïzy, le gram- 
mairien, les rubriques sont quelques fois restées en blanc. H2 f. 
in-fol. (Erz.) 

CCCXI.TI1I. 

Même ouvrage ^^j^jj^j^**^ Khosraou et Chirin, copie de 
Tannée 1189 = 1773. L'inscription sur la première feuille, de la 
main de Doubrovsky : Mohamedù Mehdemi, filii Ahmet Khan Zezemî\ 







Opéra poëtica^ se base sans doute sur la phrase finale, où le copiste 
s'est nommé Ibn Khan Ahmed Zezemy f^jj Mouhammed Mehdy. 
108 f. in.8^ (Dùubr.) 

Voyez, relativement à Nizamy, Biographie unioenette^ T« 31, 
p. 301; M. de Hammer, p. 105, et Gore Ouseley, Biograpkkal 
Notices f p. 43 -ï9. Charmoy, L c. cf. Zenker, no. 531^558. 

CCCXJLVU. 

Manuscrit orné d'un beau frontispice en or et couleurs, à 
filets d'or avec autres ornements, contenant pour texte l'ouvrage 
de Nizamy intitulé jl.^r'd) (jj^ Magasin des mystères; mais sur les 
marges , aussi encadrées de filets d'or , se trouve le j l./»^ I âât* Ceh 
deau des hommes bien nés, de Maoulla Djamy. Les deux copiée 
datent de l'année 936= 1529. 75 f. in-8^ (Doubr.J 

CCCL. 

i,jy^ fr^ 4Mj» le Verger de bekim Senaiy, ou, d'après Hadji 

Khalfa (T. III, p. 40) qui donne le titre plus longuement, ââ^j» 
ikijiaj] i^iji*j ii^ii) Verger de la vérité et règle de la voie à mtbrt, 

vulgairement appelé Fakhry - namèh ^ par Abou Mouhammed 

ben Adam, connu sous le nom de Hekim Senaiy. Cet ouvragée 

été composé pour le sultan gbaznévide Ala-eddin Behramchah (mort, 

d'après Mirkhond, en 547=1152, mais, d'après autres, p. e. 

Hamd Allah Moustaoufi, en 5H = 1149), grand protecteur des 

poètes et des autres savants, entre lequels se trouvait aussi Der- 











827 

vichSenaiyy que Khondemir, dans son ouvrage intitulé ^/mJ) u^m^ 
fÀmides biographies^ p. iav appelle Abou'I-Medjd Medjdoud ben 

Adam P>i ji >jj^ J^'^'. Khondemîr rapporte la même his- 
toire de la conversion du poète , que celle donnée par M. de Hammer 
p. 1 03 ; mais au lieu du sultan Ibrahim , il nomme Mouhammed , tout 
en remarquant que cette n^lation pèche sous le rapport de la chro- 
nologie et en ajoutant un: Jl*î 4JU' J^ ^fj Cest le grand Dieu 
qm en connatl la vérité f Quant à l'époque de la mort de Senaiy, qui, 
d'après M. de Hammer, 1. c, p. 104 et G. Ouseley , Biographtcal TVo- 
iieeSf p. 187 eut lieu à Ghazna, en 576 = 1180 » les auteurs orien- 
taux divergent aussi d'opinion; Hamd Allah Moustaoufi, l'auteur du 
Tarikh-i-Ghuzidehy au dire de Rhondemir, 1. c, la porte au 
temps de Behramchah, qui régna en 522 — 54-ï ou 5V7 = 
1128-114-9 ou 1152, quoique nous n'ayons pas réussi à re- 
trouver ces données dans l'exemplaire du dit ouvrage que nous 
avons sous main. D'après Hadji Khalfa Tabl. chron. il mourut en 
547=1152. Quoi qu'il en soit, Senaiy était regardé comme 
le plus ancien grand poète mystique des Persans, et l'ouvrage dont 
nous parlons est regardé comme un des cheCs- d'oeuvre de la théo- 
logie mystique. On pourrait dire avec G. Onseley, 1. c, p. 187, que 
dans cette àMjjm ou Jardin entouré de murs a chaque parterre 
est planté de fleurs de la vérité et de la vertu. » Le livre est 
distribué en vingt chapitres, dont on peut voir le contenu chex 



raS 






898 



Hadji Khalfa, et chez M. de Hammer {Wiener Jàhrh., Bd. 65, 
Ânzbl. p. 1 — 5). Il fut achevé entre les années 525 — S3li', 
et, d'après Hadji Khalfa, en 52^ = 1129,30; Mouham- 
med ben Aly, connu sous le nom de el-Raffa U/J), y 
ajouta une préface en prose rimée. Elle ne se trouve cepen- 
dant pas dans notre manuscrit. Ce dernier, à filets d'or et d'au- 
tres couleurs, orné d'une vignette assez jolie, et pourvu de plu- 
sieurs peintures, est écrit en caractères nestaalic très fins, mais 
très lisibles. On trouve des traductions partielles de cet ouvrage 
dans le j^iatic Journal^ p. e., T. XXXI, p. 259, XXXII, p. 185 
etc. 129 f. in-fol. (Kkosr. M.) 

^\^ ^Sa. Ai* ji» C-; lit*) Morceaux choisis du poème intitulé 
Verger de HekimSenaiy. Ce manuscrit, à filets d'or et de diffé- 
rentes couleurs, se dbtingue par la beauté de son écriture nes- 
taalic , très lisible quoique très fine , de même que par le luxe 
de SQS marges, de ses cadres et de sa reliure. U a été copié par 
Chah Mahmoud en 928=1521,2. 22 f. in-8^ (Ard. ^ 

Voy., par rapport à l'auteur, M. de Hammer, Geschichte der schff- 
nen Redekunste PersienSj p. 1 02 ; Hadji Khalfa , et Ouseley, 11. ce. 

œcViii. 

^jUU 0'^^ Divan ou recueil des Oeuvres poétiques de Khaca- 
ny, nommé poétiquement Afzal-eddin Ibrahim ben Aly, du 






889 

Chirvan. Ce poète plein d'érudition, mais d'un style parfois 
obscur, était connu auparavant sous le titre de Hacaïqy (^Iâ» 
ou conUnqilatif; mais plus tard il reçut Tepithète de |J «^U K hacany, 
d'après son protecteur le Khacan Fakhr-eddin Akbsitan Minou- 
tchehr, prince du Chirvan, nommé vulgairement Gbirvanchah, 
comme tous ceux de sa dynastie. Kbacany mourut en 586 = 
1190, et laissa un recueil de poésies, renfermé dans le présent 
manuscrit. 

Ce manuscrit offre le grand inconvénient que ses différentes 
parties ne sont distinguées par aucune rubrique particulière. On 
y trouve un poème où sont décrites plusieurs villes des deux 
Iracs, la Mecque, la Médine etc. et le désert, ce qui ne laisse 
aucun doute sur le vrai titre de cette production, connue sous 
le nom de ,^I>J' ^ Présent des deux Iracs. L'auteur sup- 
pose qu'il a pris pour guide ^/«â» Cbizr, le gardien de la fon- 
taine de vie, qui le conduit à travers ces deux provinces et l'in- 
troduit chez leurs mystiques les plus distingués. Le premier livre 
de son ouvrage commence par une douzaine d'odes allégori- 
ques au soleil, rappellant le souvenir de l'ancien culte des 
Persans. Au commencement du second livre, le poète chante 
l'ascension nocturne ^j^^ de Mahomet, à laquelle succèdent 
encore des odes au soleil; il parle ensuite de son voyage à 

Bagdad et chante les louanges des personnages illustres de cette 

42 








880 

ville; enfin le reste du poème est consacré à la suite dn 
voyage. Khacany a composé en outre un grand nombre de 
cazidéh ou panégyriques en vers, dont plusieurs où il fait l'é- 
loge du Khacan Fakbr-eddin Minoutchehr, et une très 
célèbre, mais aussi très obscure, où il parle de sa captivité 
dans le château de Chabouran et décrit les rites des chré- 
tiens et des guèbres. Quelques unes de ces cazides sont divisées en 
strophes, que Fauteur nomme aU»^ premier hémistiche (7). Une par- 
tie en est insérée dans le corps de louvrage, tandis que les au- 
tres sont à la marge. 

Voyez, relativement à cet auteur et à ses oeuvres, les deux 
articles du Mémorial de Daouletchah et du Pt/rée poétique Cl^iïJ 
de Louthf AlyBegh, insérés dans l'introduction de F Expédition 
d'Alexandre le Grande par M. Gharmoy, p. 29, ainsi que la 
notice consignée par M. de Hammer dans les Wiener Jakrbikher 
der Littérature pp. k — 8, tome 4-0, et G. Ouseley, Biogr. Notices^ 
p. 157 — 160. Il n'est pas certain que notre manuscrit soit complet, 
car il se termine brusquement, à la fin dune cazidéh. 238 f. 
in-fol. fArd. pj. 

CCCLHI. 

Divan ou Recueil des poésies de Seïfy ^y^. Il y a eu plu- 
sieurs poètes persans de ce nom; mais il est à présumer qu'ici il 







331 

s'agit de Seïfy Isferenghy f^jM i^J^^ tirant son nom 
d'Isferenghy lieu situé dans la Transoxane. Les raisons qui nous 
portent à admettre cette opinion sont: 1) le titre de Divan de Seïfy 
Isferenghy, qui se trouve sur le premier feuillet, avec l'inscrip- 
lion constatant les legs de Chah Abbas. 2) une pièce de vers 
écrite à la louange du sultan Ala-eddin Moubammed Sindjar ben 
Tikich le Kharezmchah , qui monta sur le trône en 596 = 
1200, et qui était contemporain d'Isferenghy. 3) La mention, que 
fiiit Daouletchah d'un divan de ce poète renfermant 12,000 vers, 
ce qui s'accorderait avec la grosseur du volume que nous avons 
sous les yeux , et qui contient des panégyriques en vers , des 
ûuLu ou pièces détachées , des ghazels et des pièces de quatre hémi» 
stiches ou OLcL^. Du reste cet ancien manuscrit nommant un 
grand nombre de personnages marquants, qui ont vécu du temps 
de l'auteur, pourrait servir à répandre quelque jour sur l'histoire 
de l'Orient à cette époque. Il est écrit en caractères qui tiennent 
le milieu entre le neskby et le divany. 337 f. in gr. in-S". (Ard.) 
Voyez l'article de Seïfy , dans louvrage de M. de Hammer 
pp. 100 et 123. 

CCC1A\. 

Poème dont le titre n'est pas indiqué. Ce manuscrit de luxe, 
à filets d'or et de différentes couleurs, copié par Dost Mouham- 







med eUKatib el-Chahy (l'écrivain royal) en 927 = 1521, est 
désigné dans la liste de la collection d'Ardebil sous le nom de 
jLLc Cjfji^ Recueil des poésies de Auhar; mais une quantité de 

passages de ce poème indiquent d'une manière assez précise qu'il 
s'agit ici plutôt de louvrage mystique connu sous le titre de 
aAjj]j^ ou Livre des mystères: celui-ci est une production du 
célèbre Atthar, qui se nommait proprement Gheïkh Ferid- 
eddin Mouhammed ben Ibrahim Attbar (le parfumeur) el- 
Nichapoury, de Nichapour , et que Ion connait principalement en 
Europe par son <^LijLo Pendnamèh ou Ucre des CanseUSf yoy. 
ci -après no. CGCLY — VIL II tomba sous les coups des Mongols, 
lors de la prise de Nichapour par les troupes de Tchinghiz Khan en 
627=1230, et suivant d'autres en 632=1234. Voyez la biographie 
de ce poète , placée en tète du Livre des Conseils , publié par M. de 
Sacy, pp. XXXIX-LIII, M. de Hammer , 1. c. , pp. 1 lii'O et suiv. , et G. 
Ouseley, Biograph. Notices, p. 236 — 24i'8.412 f. in-fol. fArd. p) 

CCCLV. 

jLtc^A^Uj^j Le Livre des conseUsy de Cheikh Atthar. La 
copie, à filets rouges, qui date de l'année 1133 = 1720, a été 
écrite par un Younb , pour un Moulla Ibrahim. 60 f. in-12®. 
(Erz.) 

L'ouvrage a été publié à Gasan, en 18t^5. Cf. Zenker,no. 574^-580. 







aaa 

CCCLllL 

Même ouvrage; manuscrit sur papier bleuâtre, mais ne renfer- 
mant que la première moitié du livre; copié en 1 23^1-= 1819, par 
Mouhammed iMehdy ben Kerbelaiy AUahvirdi, chiite de croyance, 
qui a omis ou changé tous les passages où il est question 
d'Âboubekr, d'Omar et d'Osman. C'est à tort que sur la der- 
nière feuille l'ouvrage est désigné par le copiste même comme le 
Mesnevy de Djelal-eddin Rouniy. 28 f. in-8°. fErz.J 

Même ouvrage, à filets rouges, jadis appartenant au drogman 
russe, Petrov Yablonskoï kSy^^^.JL^i^ 27 f. in-8^ fFrol.J 

CCCLVIH. 

Même ouvrage, contenant le texte persan, marqué en lig- 
nes rouges au-dessus, avec un commentaire turc par Chemiy 

,if qui a dédié son travail à Zirek Agha Le) ^^jf favori 
du sultan Mourad III. Chemiy a été confondu, par Assemani [Catal. 
Med.f p. 133, no. 80), avec le célèbre historien Abou Chamah, 
qui vivait au treizième siècle v. no. XLVII ; c'est aussi un person- 
nage différent du poète turc Chemiy, qui mourut en 936=1529. 
Yoy. Hammer, Geseh. der Osman. Di'chtkunst, T. II., p. 15, no. 
GGXXI. Le Chemiy dont il est question ici , et qui a commenté aussi 
en langue turque le Gulistan et le Boustan de Saady, le Beharistan 
de Djamy, le Mesnevy de Roumy, et le Divan de Hafiz, 






884 

mourut en 1001 =1593, voy. Hammer, Gesch. des Omian. 
Reich^Sj T. IV., p. 2U5, et non pas, comme il est dit dans le 
Catalogue de Paris, p. 330, no. CCLXXYII, en 936 = 1529, 
année de la mort du poète Chemiy, laquelle ne s'accorderait 
pas avec la dédicace du commentaire en question. Dans l'édi- 
tion imprimée de Hadji Khalfa T. II, p. 68, le commentateur est 
simplement nommé Chemiy, tandis que, suivant deux manu- 
scrits du même bibliographe , il portait proprement le nom de 
Mouftafa Dervich. C'est à tort que dans le Catalogue de 
Paris, 1. c, et de Leyde, p. klk^ no. 1605. l'auteur de ce 
commentaire est nommé Omar ben Houseîn, assertion adop- 
tée aussi par M. de Sacy, voy. Notices et Extr. T. I. p. 599. 
La préface de l'ouvrage même nous apprend que cet Omar 
ben Houseîn n'était autre que celui qui porta Chemiy à com- 
poser son commentaire. Il n'y a pas lieu de douter que ce 
ne soit le même que les deux commentaires susmentionnés; 
tous étant dédiés au même Zirek Agha. Ce commentaire, qui 
suivant Hadji Khalfa, Le, était intitulé ^u vIj^Um* Livre de la 
prospérité , est d'une grande utilité pour l'intelligence des expressions 

difiQciles du Pendnamèh , et M. de Sacy n'a pas manqué de le 
mettre à profit assez fréquemment dans son édition du dit ouvrage. 

Le manuscrit, fourni de quelques notes marginales et bien c<hi- 

servé, a été copié par Ssadic ben Ibrahim (dont le sceau se trouve 








«ur le 79-e feuillet: f?^j^ ;ji^^^ ^^>P)\ il fut commen- 
cé dans l'école de Khosraou Begh, mais achevé k la maison. Le 

commencement en est: cr - o? cr r ^ -^* ^^ ^' i^^'^^- (Erz). 
Cet ouvrage se trouve aussi à Leipzig, voy. Fleischcr, Codd. 
L^. p. 3^-5» no. XXIX, 2). 

CCCLIX. 

Recueû de poésies de Kemal-eddin Ismaïl Iffahany, d'If- 
pahan, fils du célèbre poète Djemal-eddin Mouhammed 
Abd-el-Rezzac. 

Cet auteur, un des plus distingués de la Perse, fut tué par 
les Mongols lors de la prise dlfpahan sous Oktal Khan, fils 
de Tchinghiz Khan, en 635 = 1237, après avoir été mis à la 
torture pour le forcer à déclarer où étaient cachées ses richesses. 
Le manuscrit, à filets rouges, contient un grand nombre de pané- 
gyriques en vers, d'élégies et plusieurs cazidcs en l'honneur de 
difièrentes têtes couronnées et d'un assez grand nombre de 
personnages marquants, suivies de distiques nommés ^uJj qith'a 
et de pièces de quatre hémistiches ^^j Quatrains. On re 
marque des lacunes assez considérables tant au commencement et 
à la fin, que dans le' corps même de cet ancien manuscrit, 

en caractères neskhy, et on lit sur la tranche du volume 

M* 

les moto: ysjy^ ^^J 'SJ^ JU^o)^*^ J-^ JU^ «^l*", 







Recueil des oeuvres de Kemal Ismaïl et Divan de Kemal 
Khodjendy (ou de Kbodjend) sum des casidéh dTEnoery; mais 
il est évident que ce titre est faux et que le manuscrit ne renferme 
que les productions de Kemal Iffahany, et cela pareeque; 
1) il ne contient ni ghazels ni mesnevy (vers dont les hémi- 
stiches riment entre eux), tandis que Kemal Khodjendy n'a ja- 
mais composé autre chose 2) les personnages à la louange desquels 
se rapporte un grand nombre de ces poésies, étaient contem- 
porains du poète Kemal Ismaïl: par exemple Mouzàffer-eddin 
Abou Bekr, de la dynastie des Salghariens de Perse, et Dje- 
lal-eddin Minkbemy, de celle des Kharezmchahs ; 3) parmi 
les personnages illustres, chantés par le poète, on voit figu- 
rer principalement Roukn-eddin Ssaïd «jcLo ben Masoud, et c'est 

précisément la famille des Saldy qui a été l'objet des louanges 
de Kemal Iffahany, comme on le voit dans l'ouvrage de Mr. 
de Hammer, que nous avons déjà cité, p. 159. 287 f. gr. in-8^ 

fArd. ^J 

CCCUK. 

Même ouvrage, que le précédent, à filets d'or et d'azur, mais 
où les pièces de vers sont disposées différemment, et toutes 
les rubriques omises, f . 1 — 4-25. 

A la suite de ces compositions poétiques on trouve un traité fort 
concis sur la prosodie persane et les différentes espèces de mètres 






887 

jy^ fMT%^ avec plusieurs pièces destinées à servir d'exemples, 
mais la fin de cet opuscule manque également. Ce qui proure 
qu'il n'est pas de Kemal IfTahany c'est qu'il a été composé sous 
le règne du sultan Beîsonghor de la dynastie du Mouton-Blanc, 

qui mourut en 877 = 1<^91. Ce petit traité, qui commence par: 
^ui^ J*» A«l^ Ç^y^i ®^ suivi, dès f. 4-^5, d'un autre, encore 
plus concis, aussi sans fin, et aussi n'appartenant pas à Kemal 
Iflahany, car ce dernier y est cité en toutes lettres par l'auteur, 
n parait que le titre en était ^y'^^'y j^ c/'-^^r**^- Le ma- 
nuscrit commence par: (J^J^ \JJjf, ^} j^J^.* iW f. grand 
în.8^ (Ari. ^) 

CCCUKI. 

^j«M*iJLiLJr Oeuvres complètes de Saady, auteur connu en 
Europe par les différentes traductions de son Gulistan, ou par- 
terre de roses. Il était surnommé Mouflih-eddin et mourut à 
Chiraz , sa ville natale, en 69 1 ^= 1 292. Ses oeuvres renferment : 

1) Six traités philosophiques OjL;, dont le premier sert de 

prolégomène ^^.^ aux autres; le second est intitulé «û'^stj^^l^ 

ou fj^ Les cinq séances; le troisième renferme les réponses de 

Saady à différentes questions, qui lui furent adressées; le quatrième 
traite de la raison et de F amour; le cinquième contient des conseils 

tffiZes aux rois; le sixième enfin se compose de trois anecdotes 

d'Âbaca Khan, d'Enghiatou et de Melik Ghems-eddin. 

43 





•V 




coxor 





33S 



2) Le célèbre ù'^^^^Gulistan, ou Parterre de roses, composé 
en 656 = 1258, **qui est un recueil de préceptes de morale et de 
politique, de règles de conduite et de savoir-vivre, de traits d'es- 
prit et de sentences philosophiques ou épigrammatiques , presque 
toujours amenées par des anecdotes piquantes et racontées d*an 
style élégant et enchanteur, mais dont on ne peut se former qu'une 
idée très imparfaite par les traductions" (S. de Sacy). 

3) Le Boustan ù^y Jardin, ou ^L» ^sjm^ Saady-Namèh 
Livre de Saady, suivant le titre qui lui est donné dans ce manu- 
scrit; il fut composé un an avant le Gulislan, c.-à-d. en 655 = 
1257. '* C'est (dit l'illustre orientaliste que nous avons cité plus 
haut) un ouvrage en vers, divisé en 10 livres et dont l'objet et 
le plan diffèrent peu de ceux du Gulistan, mais qui porte d'avan- 
tage l'empreinte des idées religieuses et mystiques de l'auteur. Le 

style en parait moins attachant que celui du Gulistan." 

k) D'après la table des matières, il devrait en outre s'y trou- 
ver des J^l«A9 ou panégyriques en vers arabes, mais ils ont été 
omis dans ce manuscrit. 

5) Des Ji^ Panégyriques en vers persans. 

6) Des Elégies ^j^. 

7) Des poésies légères, intitulées : vIjUJ** et vl»l.^. 

8) Des ^'a^v' ou espèces de rondeaux. 

9) Différentes petites pièces diverses (7) ^4el« 







339 



10) Des pensées nommées >*f ij^ ou mervetileuses (7). 

11) Des inscriptions propres à orner des sceaux (7) #<r^'^. 

12) Des ghazels ou odes erotiques, intitulées: ^J^lL^ anciens 
ghaxeb. 

13) Des pièces de vers nommées: ^4^l<0. 

H) Des pièces détachées ou CAmLLù, 

15) Des bons mots, des facéties, des épigrammes et des mots 
pour rire Od**^ «^LT 

16) Des vIjLcLj ou pièces de quatre hémistiches. 

17) Enfin des vers détachés ou vl^b^. 

Les rubriques des dix derniers genres de poésies étant omises 
dans le manuscrit, et la plupart d'entre elles ayant souvent la 
plus grande ressemblance, il nous est impossible de préciser celles 
qui s'y trouvent positivement. Le contenu parait du reste ne pas 
être entièrement conforme à la table des matières, car il s'y 
trouve deux séries de ghazels ou odes erotiques, rangées d'après 
Tordre alphabétique des rimes, mais où il manque des odes 

terminées en ^, ^, £, ^, ^, i, u^, ^>, l, t, ^, ,J, j; 
outre cela on y voit figurer des C^L^y^ ou pièces de vers 

dont les hémistiches riment entre eux, et à la fin du volume 
il y a de petits essais en prose, non mentionnés dans la table 
des matières. 

Voyez, par rapport à Saady et à ses productions, M. de Ham- 
mer, 1. c, p. 20'i- et suivantes, l'article sur Saady, inséré par M. de 







MO 

Sacy dans la Biographie unwers., T. 39* p. Ii-Olt Gore Oaseley, Biogr. 
Not., p. 1 — 22^ et Zenker^ Bibl orietU., no. (k90 — 525. Ce ma- 
nuscrit, bordé d'un filet rouge, en caractères neskhy, assez anciens 
mais très lisililes, et copié par Abd Allah ben Houseïn ben Abd Allah 
el-Chirazy, date de l'année 787 = 1385. 214^ f. in-fol. (Ari.p) 

CCCUKII. 

. «»' 

Même ouvrage, c.-à-d. kS^»^ oUd £es otwart% complètes de Saady. 
Manuscrit de luxe, orné de nombreuses peintures, et contenant 
aussi l'introduction de Aly ben Ahmed ben Abi Nafr ben 
Bistoun (nommé par Ouseley, p. 6, Ali bin Ahmed Abibekr, 
of Bissitoun), qui a achevé la rédaction des oeuvres de Saady, 
entre 726= 1 325 et 734 = 1 333. Les différentes rubriques y sont: 
1) Traités JjLji^LT^ f. 4 — 4.3. Voy. le no. précédent et Ouse- 
ley, 1. c, p. 5, no. k — 9. 2) Le Parterre des roses O''***^ f. 4.3 
— 121. :i) Le Jardin d'odmrs (J^yi, f. 122 — 259. 4) Odes arabes 
^^ jA^i ^LT, f. 260—27 1 . 5) Odes persanes ^^J^ JbLî ^b^ 

f. 272 — 313. 6) Élégies ^\^, f. 313—320. 7) Poésies légères, 
composées de vers alternants, arabes et persans Ol««JL« «^uT, f. 320 
— 327. 8) Rondeaux ou poésies à refrain «^^^ v'^t f« 327 — 336. 
9) Poésies ornées, appelées Essences d'odeurs oLi i^UT, f. 336 — 
4-68. 10) Odes rhétoriques AfIjL» v^ f- 469—527. Il) Inscr^ 
tions pour des sceaux (Ouseley: Odes entitled *' Final Odes") «^UT 
^ ly^, f. 527—545. 1 3; Anciens ghazels v ji cX.\jfi i^Uf, f. 5*5 






341 




^552. 14-) Poisiet adrettées à certains individus A^«»Ue v*^* f> 552 
—573, oùily aaussi un MesnevycSy^tf* 373 — 579. 15) Pièces 
ditachétê ûLLu ^bf, f. 580 — 582. 16) Pièces de plaisanterie 
cI^IoIL^^Lj; f. 583—593. 17) Pièces pour rire cJ^*^v^^» 
f. 593—601. 18) Des Quatrains CiULji^Lr, f. 601-606. 
19) Distiques ou pièces isolées <^L*^» v^» f« 607 — 608. — Ce 
maouscrit a été copié par Mouhammcd Gavam ^'^ Chirazy, de 
Chiraz. 608 f. in-fol. fKhosr. M.J 

cccïïjxm. 

Même ouvrage. Manuscrit à filets d or et d'autres couleurs, 
le frontispice richement orné d'or et d'autres couleurs, et pourvu 
de vignettes et de peintures, mais dans lequel l'introduction dif- 
fère un peu de celle du no. précédent. Au lieu des Pièces dé- 
tachées ^If^^, le dernier chapitre y est CAmJ^i^uf^ voy. le no. 
précédent, 7). 352 f. petit in-fol. (Doubr.) 

CCCULWM. 

Superbe manuscrit, renfermant le Gulistan, ou parterre des 
roses. II se distingue par l'élégance de ses caractères nestaalic, ainsi 
que par ses feuilles de diverses couleurs, à filets d'or et d'azur; 
copié par Isa, il date de l'année 982 = 1574,5. 121 f. in-fol. 

CArd.J 

Autre exemplaire du même ouvrage, suivi du ù^^y Bous tan 
oa Jwrdin. Ce beau manuscrit, en caractères nestaalic, à filets d'or 







et d'azur, et orné de belles vignettes, a été copie à irpahan, par 
Ferid, et date de l'année 956 = 15)^9. 316 f. petit in-fol. 

fArd. çj 

Le Gulistan, copié en 1070 = 1659,60. U3 f. petit in-^^ 
fAkh.J 

Même ouvrage, mais abrégé de beaucoup. Le titre, sur le 
premier feuillet, porte les mots: Schemsilmearyf. Ârabice. 
71 f. in.8^ 

CCCUKVHl. 

Même ouvrage. Manuscrit à fllets dor, avec quelques notes 

marginales et interlinéaires, en langues turque et arabe. La copie fut 

achevée vers la fin du mois de djoumada I 10^3=1633. 258 f. 

petit in- 4°. fDoubr.J 

CCCULUL. 

Même ouvrage, à filets d'or et d'azur, orné d'un frontispice 
en or et autres couleurs, copié le 15 chaban 976== 1568, par 
Abd el-Aziz ben Aly el-Bihichty. 1 k2 f. in-8^ fDoubr.J 

CCCltKK, 

Même ouvrage, à filets d'or, orné d'un frontispice en or et 
autres couleurs, sur du papier de différentes couleurs et d'une 
irèd belle écriture nestaalic ; au commencement, avec des remarques 






Ma 

mterlinéaires et marginales torques. Ce manuscrit, copié par Der- 
▼ich Ibrahim, un des disciples de Couthb-eddin Mouhammed 
el-Yezdy, a été légué à la bibliothèque de TAhmediyé, en 1171 
= 1757. Voy. Fraehn, Dos Asiatische Muséum, p. 380, 9. 151 f. 
petit in-8®. fErz.J 

CCCLXXl. 
Même ouvrage, complet, mais sans la dernière feuille, qui 
devait contenir la date et le nom du copiste. 1^9 f. petit in-8®. 
rErz.J 

CCCLXXII. 

Commentaire sur leGulistan, en langue arabe, parSouroury 
kSjjlt' (v. no. CGGLXXXni), intitulé: ^J^^^y^ Livre impérial, 
et composé pour Soulthan Mouflafa, fils de Souleîman. Le texte y est 
marqué par des lignes rouges en dessus. Il commence parles mots: 
ùU) çUc ^ ^jIm:. ^jJl jj\. 1 19 f. in-V^ fBay. ^J 

Souroury, qui, d'après le jugement des savants orientaux, 
avait acquis une connaissance parfaite de la langue persane, était 
né à Galipoli, et après avoir profité des conseils des hommes 
les plus distingués de son temps, p. e. du maoulla el-Gadiry, 
Thachkeuprizadéh et Mouhy-eddin el-Fenary, devint mouderris 
ou lecteur à Galipoli et à Gonstantinople , et puis précepteur 
de MouAafa Khan, fils du sultan Souleîman. Sa mort se rapporte 
à 969=1562. Il est auteur Aes Gloses sur le commentam de Bèt- 








84* 

dham/ (v. no. XLV), d'un commentaire sur la première moitié du cé- 
lèbre ouvrage de Boukhary concernant les traditions et d'un autre sur 
le Gulistan, des gloses sur l'ouvrage intitulé ^jr^' Tel vih (v, Hadji 

Khalfa^ T. II, p. kkS\ et d'autres gloses sur le commencement de 
la Hidayé (no. LXXVII): ces productions étaient écrites en langue 

arabe. En persan il composa des commentaires sur les Mesnevy 

de Maoulana Roumy et le Boustan de Saady, sur le Divan de 

Hafiz, et sur le livre intitulé: Le Coucher de la fantaisie Ju^ O^******^, 

du poète persan Yahya Nichapoury, connu sous le nom de 

Fettahy» mort en 852 = 1U8. Suivant Hadji Khalfa, T. IV, 

p. l^t no. 7^13, ce dernier commentaire était en langue turque. 

Outre ces compositions il traduisit encore d'autres ouvrages dans 

sa langue maternelle. Voyez, sur son compte, Balouy, f. 6 — 7, et 

Hammer-Purgstall, Geschichte der osman. Dichikungt, Bd. II, p« 287, 

no. CCCIX. 

L'auteur en question ne doit pas être confondu avec Mouhammed 

Gasim ben Hadji Mouhammed Kachany, qui, poétiquement, 

fut aussi surnommé Souroury. Ce dernier est connu comme auteur 

d'un dictionnaire persan très estimé : ij^^f ^ Recueil de la langue 

persane^ ouc5jjt^f*** J^^ Ferbengh-i-Souroury, qui se trouve 

à St.-Pétersbourg, dans la bibliothèque de l'Institut oriental, attaché 

au Ministère des affaires étrangères, et dans celles de Tippou Sont- 

than (Stewart, Calai., p. 130, no. II j et de feu F. W. Ooseley 






{Caiai.\ p. 11, no. 388. Il fut commeDcé dès l'année 1008 = 
1599, sous Chah Âbbas I, et fini après un travail assez prolongé. 

T. Commentaire turc sur le même G ulist an, parSoudy, dont il 
a été parlé au no. CLXXII. Ce commentaire se trouve aussi à Vienne 
{fTiener Jahrb., Bd. 100, Ânzbl. p. 12, no. ZOk) etc. 267 f. 
in-i^ fAkh.J 

cccx4Xjav. 

T. Autre commentaire turc sur le même ouvrage, par Chemiy 
^j^ (voy. no. CCCLVIII). Ce manuscrit, copié par Âly ben Seyid, 
mais défectueux au commencement, date de l'année 1000=1591. 
235 f. in-8^ fAkh.J 

^5JaM.^Ué*u Manuscrit du Boustan ou Jardin, à filets d'or et 
de diverses couleurs. II se fait également remarquer par l'élégance 
de ses caractères nestaalic et par ses marges de différentes cou- 
leurs, dont une partie est ornée de paillettes d'or. Le manuscrit, 
copié par Babacbah ben Soultban Âly, date de l'année 986 = 
1568. 176 f. petit in-fol. fÂrd. pj 

Manuscrit du plus grand luxe, à filets d'or et de différentes 

couleurs, qui renferme également le Boustan. C'est un des plus 

élégants de toute la collection d'Ârdebil, joignant au luxe des 

44. 






:»^y^ 



c 

il 



'Ml 




vignettes celui de ses marges de diverses couleurs, ornées toutes 
de paiUettes dor. 159 f- in-8^ fArd. ^ 

cccuKXYn. 

Quatrième exemplaire du Boustan, à filets d'or et de diffé- 
rentes couleurs. Il ne cède pas de beaucoup au précédent, mais 
il y manque les deux derniers feuillets. 127 f. petit in-fol. (Arà. p) 

cccÊJLXvm. 

Le Boustan ou Jardin, complet. Manuscrit orné d'une vignette 
en or, azur et autres couleurs, à filets d or, ayant, aux premières 
feuilles, parfois des mots turcs, placés au-dessous des persans, dont 
ils sont pour la plupart la traduction. 139 f. in-8^. fErz.J 

9 

CCCUKXIX. 

Même ouvrage, jadis la propriété: 1) dudrogman français à Tri- 
poli en Syrie, Legrand ù[^« et 2) de l'employé au même poste 
et dans la même ville, Gardonne ù^^j^, qui a ajouté l'année 
1159 = 17^6, tandis que dans son sceau, qui s'y trouve appliqué 
on voit Tannée 1158=17^5. Le sceau du premier posseasenr 
renferme les mots : ù'^ ®«^^ ù^ ^^ Par la grâce du Dmm 
bienveillant 9on serviteur Legrand. Cesi probablement le même Le* 
grand, à l'invitation duquel le cheîkh Séyid Abd Allah composa 
un opusi*ule de morale ou conseils, en langue persane, autrefois 
«lans la bibliothèque de M. S. de Sacy (Catai., mseis., p. M, no. 
225). t*^ f. in-8^ fDoubr.y 



\ ■ .4» 






CCCUKXX. 

Même ouvrage. Exemplaire de luxe, dans une reliure remarquable 
par sa haute délicatesse et écrit d'un nestaalic incomparable, chef 
d'oeuvre de Babachah ben Soultban Aly (d'I(Tahan\ qui la uni au mois 
de chewal 986= 1578,9. Les sceaux, qui se trouvent au verso 
du premier feuillet, font voir dans quelles mains respectables cet 
exemplaire a passé successivement. Quant à Abd lel-Vahhab el-Mou- 
sevy, dont le sceau est dépourvu d'année, v. Fraelm, Dos Asiat, Mus., 
p. 377; le second propriétaire, Mouhammed Djaafar el-Houseîny, 
1055 = 1645, nous ne le connaissons pas; mais le troisième, Mou- 
hammed Aly Chahdjehan} (le sceau sansannée), était un grand seigneur 
de la cour de l'empereur de Dehii, Ghahdjehan, de même que le qua- 
trième^ Itimadkhan Chahdjéhany (1063 = 1652), et le cinquième, 
Inayetkhan Chahdjéhany (1068 = 1657), dont les noms sont 
cités dans l'histoire. Enfln le sixième, Mouhy-eddin Mouhammed 
Alemghir Padichah Ghazi Abou'l-Zafar, 1070 = 1659, est le 
célèl^re* empereur des Mongols de l'Inde, plus connu sous le nom 
d'Aourenghzib , qui régna depuis 1068—1118=1657 — 1706. 
Il serait difBcile de préciser comment ce précieux manuscrit a re- 
trouvé plus tard son chemin en Perse. Voyez aussi Fraehn, Dos 
Asiat. Muséum, p. 376, no. 10. 173 f. grand in-8^. (Khosr. M.) 

Même ouvrage, avec beaucoup de notes interlinéaires et margi- 
nales en langue turque. La copie, d'un assez joli taalic, a été finie 







8*8 

au commencement du mois de mouharrem 976 = 1 568, par Pir 
Mouhammed ben Ahmed ben Hamza, dans la ville de Ssofiya 
^yo. Ce manuscrit a jadis appartenu à un certain Charles de 
Ludolf à Gonstantinople. 188 f. in-12^ 

CCCUIUKXII. 

^UM^^i^lstîl Morceaux choisis du Boustan ou Jardin, ma- 
nuscrit à filets dor et de diverses couleurs, dont la beauté et 
l'élégance sont des plus remarquables; vignettes, marges coloriées 
et paillettes d'or, tout concourt à en relever l'éclat. 18 f. in-fol. 

fArd. p; 

Le Boustan, avec le commentaire en langue persane de 
Mouflih-eddin Mouftafa ben Ghaaban Souroury de Ga- 
lipoli, mort en 969=1562. Ge commentaire, composé pour 
Soulthan Mouftafa ben Souleïman, le fut après celui du Gulistan 
(voy. no. GGCLXXII), qui était écrit en langue arabe. La copie, à 
filets d'or et bleus, ornée d'une vignette, exécutée à Erzeroum 
par Hadji Mouhammed ben el-Gheïkh Habib Mouhammed ben 
el-Gheïkh Pir Mouhammed el-Gendjevy, de Gendja ou Elisabeth- 
pol, date du mois de djoumada I 1066=1655. Voy. Fraehn, 
Das Asiatische Muséum, p. 380, no. 11. Gommencement: ^y*^ 
U^^J0'^->' ^-^- 212 f. in-t^ (Erz.) 







349 



CCCIXXXWV. 

Même ouvrage, orné d une vignettet j^dis la propriété de Mou- 
hammed Emin ben Omar £fendi, en 1179 = 1765. La copie a 
été faite par Mouhammed ben Iskender, le 7 de djonmada II 
969=1561. 330 f. in-8^ 

J ' J î/^ Parterre des mystères, poème mystique, regardé comme 
un des premiers ouvrages en ce genre, et renfermant des questions 
et des réponses sur la théologie mystique des Ssoufys. Le poète, 
qui l'écrivit en 717 = 1317,8, sur l'invitation de quelques per- 
sonnages distingués du Khorasan, doit avoir été, suivant Hadji 
Kbalfa, T. V, p. 233, Mahmoud el-Tebrizy el-Chebistery, 
tandis que, d'après M. Rousseau (voyez son catalogue, pp. 22 et 
28) il s'appelait Mahmoud de Ghouster ijj!^**^. M. Franck, 
de son c6té, dans son opuscule : Ueber die morgenlândischen IlanA' 
sehriften in Mûnchen, p. 28, et M. Tholuck, dans son Sufismus etc., 
p. 5, paraissent avoir été induits en erreur par l'antépénultième 
vers de ce poème, parce qu'ils regardent iSJiJ^ Azizy comme 
le nom de l'auteur de ce poème. Cependant M. Tholuck, dans 
son second ouvrage, intitulé: Blûthen-Sammlungen etc., p. 193, écrit 
lui-même que le poète qui composa le j'j^j^^^ se nommait 
Mahmoud, comme nous l'avons dit plus haut. Voyez M. de Hammer 
dans son édition de cet ouvrage, citée au no. CCXXXIII, 1), et 







850 

Hadji Khalfa, 1. c, où Ton trouve aussi les noms de quelques 
commentateurs de ce poèmct et encore no. CCXXXIII, I ) de notre 
catalogue. 

Ce manuscrit à filets d'or et de différentes couleurs, en carao- 
tères nestaalic assez fins, mais très nets, est orné de marges 
coloriées, sur lesquelles sont tracées en or différentes figures hu- 
maines, des arbres et des animaux. Lé nom du copiste est Chah 
Mouhanuned. k5 f. in-8^. fArd.J 

iSyfi^ jl^ j^ CiLK Recueil des œuvres de Témir Khosraou, de 
Dehli, poète célèbre, et occupant le premier rang parmi ceux 
de l'Inde, qui termina sa carrière en 725 =1325, comme le 
prouvent le catalogue des manuscrits de la bibliothèque du Roi 
à Paris, et un chronogramme inscrit sur le dernier feuillet du 
divan de ce poète, no. GGGXCI; mais, suivant M. de Hammer, 
il mourut en 715 = 1315,6. Yoy. aussi G. Ouseley, Biogrtqihical 
Notices, p. H6 — 153. 

Les poésies de Khosraou ont été recueillies par un autre poète, 
connu sous le nom de Seîfy ^^yt^ ( v. no. GGCXXI, 28)), qui a mémo 
indiqué le mètre de chaque cazidèh et ghazel. G'est probablement 
l'émir Yadkar Begh v^ j6>L, surnommé poétiquement^ 
S;eïfy, et mort en 870= H65,6. 







331 



Ce recueil renfermet dans le corps même de l'ouvraget les pro- 
dnctions suivantes : i^ Le présent de T enfance ji^ I lii , qne 
Khosraou composa dans son adolescence; 2^ Le milieu de la vie 
•Li) L-#^, poème qu'il écrivit à la fleur de l'âge; 3® jLill ôjc 
Les premiers jours de TAge mûr^ production du poète déjà parvenu 
à l'âge viril; k^ Le livre des dernières années et dts plus nrépro- 
éhables de la vie ^^j ^ V^î 5° un immense Divan ou Recueil 
de ghazels ou odes erotiques de Khosraou, rangées d'après l'ordre 
alphabétique des rimes, mais où l'on ne trouve point d'odes ter- 
minées en *», t/*, t/*i ^» ri /^« *^* 6® enfin des <^Lpyj ou 
Pièces de quatre hémistiches. A la marge du volume on voit 
d'abord les cinq poèmes de cet auteur, nommés ^«^ ou Pentas, 
savoir: 1® L'Orient des lumières j^y^f A^l 2® (jij^^ (^)jLf**** 
Khosraou veChirin, Les Amours de Khosraou etde Chirin; y Les 
Amours de Léîla et de Medjnoun ^y4j ^^ ; 4® L Alexandréide ou 
Iskendernamèh <uU jj^^^l , à la fin de laquelle on voit que 

ce poème est encore intitulé : ^jJ^^ ' kS^ ^ ' Les Miroirs d'A' 
leœandre; 5® Les Huit paradis il^>^ CJ^. Ces cinq poèmes sont 

suivis de plusieurs autres, également écrits à la marge du volume, 
savoir \ \^ La Conjonction des deux astres heureux (Jupiter et Vénus) 
^jMéiJl ùLfi; 2® Le Livre des neuf sphères célestes ^j^ ^ V^î 
y Les Amours de Kkizrkhan, roi de l'Hindoustan, et de la princesse 
Douvelrany ^fj^j^ (j)ù^./«^ V^^ roman en vers, entremêlé de 







858 

ghazels, qui renferme ^•200 vers; k^ Le livre de la conquête de$ 
conquêtes ^y^' ^ «^uT , Voyez, relativement à ce poète et à ses 
productions, M. de Hammer, L c, p. 229 et suivantes. Ce manu- 
scrit à filets d'or et d'azur, copié par Mahmoud Katib, et qui est 
des plus nets et des plus soignés, date des années 923 et 92\ = 
1517 et 1516. 89* f. grand in-8^ (Ard.) 

Même ouvrage que le précèdent, ayant en tête une préface 
du poète Seïfy, qui a formé ce recueil; la seule différence 
entre ces deux manuscrits, consiste en ce que le poème intitulé: 
^JM*J\ lj\^ Conjonction des deux astres heureux est transporté 
après les deux suivants dans le no. CCGLXXXVI, et celui qui 
porte le titre de ^y^' À^ Conquête des conquêtes, y est entière- 
ment omis. Les caractères du présent manuscrit sont élégants 
et très lisibles; mais il offre l'inconvénient, que les rubriques de 
tous les poèmes n'y sont pas indiquées. 785 f. in-fol. (Ard.) 

Manuscrit où l'on ne trouve que les cinq poèmes connus 

sous le titre général de ^^^ ou Pentas^ suivis d'un sixième : 
^jMmi] j)^ La Conjonction des deux astres heureux. est à re- 
marquer que LAIexandréide ou àAi jjiXé^l y est intitulée: àLS\ 
{JjJ^i Miroir d'Alexandre. Ce manuscrit, à filets dor et de 









858 

diverses couleurs, orné de vignettes et copié par Souleîman ibn 
et-Behbehany, d-Toastery, avec beaucoup de soio, date de l'année 
97^= 1566J. 317 f. petit in-^^ fArdJ 

CXdJKXXIX. 

Cet exemplaire ne contient que les dnq poèmes susmentionnés 

on Aàift Penias, formant en tout 1 7,832 vers. Ce manuscrit, à filets 

d'or et d'azur, est également orné de vignettes, mais on y trouve 

plusieurs vides, destinés à recevoir des peintures. 210 f. petit in- 

fol. fArd. ^ 

CCCICC. 

Même ouvrage, manuscrit de luxe, où cependant les rubriques 
sont quelquefois restées en blanc. 238 f. in-fol. fKhosr. M.) 

CCdCCHL 

Manuscrit où l'on ne trouve que le Dkan ou Recueil des ghazeb 
de EOiosraou, suivi de ses ^^ Vj ou Pièces de quatre hémistiches. 
Cet exemplaire, à filets d'or et d'azur, copié par Mounim-eddin el- 
Aouhady el-Houseiny, et datant de l'année 930 = 1 523,ï, est pré- 
cédé de deux peintures, qui représentent le roi Salomon Cr*^ exer- 
fant son empire sur les démons ou Dtb yi> , et Balqis (^/**t^, 
reine de Saba, venue pour lui rendre bommage. Ces deux pein- 
tures sont suivies d'un beau firontispice azur et or, et le manu- 
icrit en général se distingue par son élégance et la richesse de 
sa reliure. *00 f. grand in-8®. fArd.^) 




/* 





354 



cccxcn. 

■^ù'^^V^' Morceaux choisis du Divan ou RscueU de 
ghazek de Khosraou. Ce maDuscrit, à filets d'or» écrit par Babachah 
Iffahany, date de l'année 97ï= 1566,7, et joint au luxe calli- 
graphique celui de la reliure, qui, cependant, est dépourvue de 
goût. Tout le volume se partage en quatre colonnes, où les glia- 
zels sont écrites en lignes diagonales. 203 f. petit in-fol. ("Ard. p) 

cccxcin. 

Recueil des trois poèmes intitulés: ^J^^'O^^ Cor^oncHon des 
deux astres heureux, ^jU^^Âii^uT £tVre de Khizrkhan, et il "»^ 
cl.i»«* 0!? Les huit paradis. Ce manuscrit, à filets d'or et d'azur, se dis* 
tingue par ses caractères, nommés oJj j ou perles (litt. menus) , les 
plus fins de toute la collection d'Ardebil. Il ne le cède aussi à 
aucun autre sous le rapport des vignettes, où l'on remarque 
un goût vraiment admirable. 133 f. in-8^. fArd. ^) 

CCCXCIV. 

Poème intitulé: ^4 {j)ùy^ Medjnoun et Leila, Amours de 
Medjnoun et Letla. Manuscrit, copié par Soulthan Mouhammed de 
Herat, à filets d or et de différentes couleurs, où l'on trouve de jolies 
peintures, et dont les marges sont colories et couvertes de paillettes 
d'or. Il est surtout relié avec beaucoup d'élégance. kO f. grand 
in-8^ fArd. çj 










355 



(jLf^rJjj'^'^ 



CCÎCXCV. 

Second exemplaire da même poème, à filets d or et de diverses 
couleurs, dont les caractères nestaalic sont moins soignés que ceux 
du précédent. Il a des marges roses, enrichies de paillettes d or, 
et l'on y trouve deux peintures. 32 f. in-8®. (Ard. p) 

XjAj I Morceaux choisis des amours de Khosraou et 
Chirm. Ce manuscrit, à filets dor et de différentes couleurs, brille 
autant par le luxe calligraphique que par celui des vignettes et des 
marges, qui sont couvertes de dessins à ramages. Il date de Tannée 
98i= 1576,7. 23 f. grand in-S^ fArd. pJ 

^'j^j^jù^j'^^^ Amours de Khizrkhan et de Douveirani. 
Manuscrit, à filets d or et de diverses couleurs, copié par Mouhammed 
ben Maoulla Mir el-Houseïny, d'une belle écriture, et relié avec assez 
d'élégance. Il date de l'année 987 = 1579,80. 150f.in-8^ ^Ard.J 

cccxcwm^ 

Même ouvrage. Manuscrit de luxe, dune écriture admirable, 
copié au mois de djoumada II 983 = 1575, par Babachah ben 
Soulthan Aly el-Iiïahany. 189 f. in-fol. fKhosr. M.) 

Manuscrit à filets d'or et de plusieurs couleurs, renfermant quel- 
ques ghazels de l'Émir Khosraou, et un J^ f^^Ji ou Espèce de 





^ 






856 



rondeau de Djamy. L'écriture en est des plus belles et les carac- 
tères des mieux formés. Les marges sont marbrées ou tnAoriéeSf 
et couvertes de paillettes d'or. 36 f. in-fol. fArM.J 

CD. 

fjy^^ ^j***»^^^) (j'^^ Divan ou Recueil de poésies de l'Ëmir 
Hasan de Dehli, poète indien du XlVe siècle, contemporain du 
sultan Mouhammed Chah ben Toughlouc, prince afghan, qui, après 
avoir gouverné une partie de l'Hindostan, mourut en 725 = 1325. 

Ce recueil très estimé, surtout dans l'Hindostan, ne renferme 
que des ghazels, ainsi que des tercets, des pièces de quatre hé- 
mistiches et des vers isolés. Les caractères du manuscrit, bordé 
de filets d or et d'azur, et orné d'un joli frontispice, sont un nes- 
taalic très élégant. 255 f. in-8^ fArd. p) 

CDI. 

^^LJI ^\jl» Viatique de ceux qui marchent dans la voie de 
Dieu, poème mystique, divisé en huit ^LLo discours, qui traitent 
de la vie ascétique. L'auteur en est le séyid Houseîny, fila de 
Hasan Houseîny de Herat, comme le prouve le passage tara-» 
duit par M. de Hammer, p. 228. Son poème fut terminé dans 
l'année même de sa mort, c.-à-d. en 729 = 1328,9. Hadji Khalb 
(éd. impr.), T. III, p. 528, donne l'année 719= 1318; la copie 
RoumSnzov, 776 ou 777 = 137<h5. Ce manuscrit, ci^ié par 





Monlzz-eddiii Mouhammed el-Houseïny, k filets d'or et de diffé- 
rentes couleurs, où le luxe calligraphique est combiné avec celui 
de la reKure, des vignettes , des broderies» des marges enrichies 
de paillettes dor, et des feuilles mêmes, tiquetées d'or, date de 
Tannée 982 = 157^,5. 67 f. grand in-8^ fArd. ^ 

CDU. 

ijl^^^^l» ij^yi^ Divan ou Recueil de poésies du poète Khadjou 
Kermany, surnommé t^/^ J^J^ Le Jardinier des poètes, connu 
d^'à sous le règne de Arghoun Khan, souverain de la dynastie 
mongole de Perse, et qui, suivant Daouletchah, mourut en 
lk2 = 13^1,2. Les productions de ce poète, dont plusieurs 
sont omises par le biographe susmentionné, se rencontrent rare- 
ment dans les bibliothèques de l'Europe. Dans le manuscrit, faisant 
l'objet delà présente notice, on en trouve six réunies, savoir: i^ Le 
Jardin des lumières j'y^' ^jjj poème moral; 2® Le KemaU 
namèh *^Lî JUT ou Livre de perfection, qui est également un poème 
moral; 3^ Les Amours du prince Houmax et de Houmatoune ^j}^ 
Of^jf roman poétique, que l'auteur entreprit à Bagdad, et au 
commencement duquel il chante les louanges du sultan Abou Sald 
Behadourkhan ; k^ La Rose et la nouvelle année jjjyj lM» poème 
mystique; 5^ un recueil de ojUiof Cazides ou Hiroides, où le poète 
ne se nomme pas; 6^ enfin une suite de ghazels ou odes éro- 






8S8 

tiques, où son nom figure ordinairement dans le dernier Ters; 
mais ces odes ne sont pas rangées par ordre alphabétique. Yoyei 
sur ce poète M. de Hammer, L c, p* 2(>8. Quatre de sei 
poèmes se trouvent cités dans le catalogue de la bibliothèque 
de M. de Ricb, inséré dans les Mines de TOrieni, T. IV, p. 117. 
Ce sont les nos. 2, 3, k, ci-dessus mentionnés, et un quatrième 
intitulé : Le livre de pierreries à^Xj jpy. Cf. Erdmann, Zetischrifi 
der DeuUehen Morgetiiând. GeseUschaft, Bd. II, p. 205. Le manuscrit 
de la collection d'Ardebil, à filets d or et d'azur, se distingue par 
la netteté de ses caractères nestaalic, et par le bon goût de ses 
vignettes ; mais toutes les rubriques d'une partie du second poème, 
et celles du quatrième en entier, sont restées en blanc. Il a été 
écrit en 972 = 156i,5. 269 f. grand in-S^ fArd. pJ 

CWMME. 

1^ C/' ù '^^ Divan ou Recueil de poésies d'Ibn Yemin, c-à-d. 
de Mahmoud el- Moustaoufi (contrôleur général du trésor) 

el-Feryoumedy (cS>*^^') c5^^-/^')' ^^ ^" village de Fer- 
youmed dans le Tourkistan. Ce poète, nommé Ibn Yemin parce 
qu'il était fils de Yemin -eddin Thoughraiy Feryoumedy (fonc^ 
tionnaire chargé de tracer le monogramme des souverains en tête 
de leurs décrets), de Feryoumed, a écrit en 756 = 1355, cooune 
on le voit par la préface placée en tête de son reeudl. Son 






380 




DÎTin se compose de panégyriques ou héroîdes, qui ne sout^'pas sans 
intérêt pour l'histoire du temps, où l'auteur a vécu, d'épitres à son 
père, de ghazels, de strophes, d'énigmes j^K de logogriphes 
ûUb», et d'un traité sur le style épistolaire; mais il y manque 
quelques feuillets à la fin. Voyez, relativement à l'auteur, M. de 
Hammer, p. 23k et suivantes. kGl f. grand in-8^. fArd. pj 

tJDÏÏW. 

iJLr^^^^V^ -^(f^^ ^ Mihr et de Mouchteri, poème ro- 
manesque de 1220 vers, composé parMouhammed ben Ahmed, 
sumonuné Affar jLloc (l'huilier ou pressurier) de Tebriz, qui, 
suivant Hadji Khalfa, le termina en 778 = 1 376,7. La scène se 
passe sous le règne des Sapors de Perse. Ce manuscrit, copié par 
Kemal-eddin Houseîn el-Djamy, à filets d'or et de différentes 
couleurs, orné de quelques peintures et relié avec soin, date de 
l'année 956= 15*9. 192 f. in-8^ fArd. pj 

Voyez, par rapport à Affar et son poème, G. Ouseley, Biogr. 
Noiiees, p. 201 — 226, Peiper, Commentât, de MOtri et Muschtery 
(ScKê et Jom) mysticis amoribm, part. !■»•; Hammer, Gesch* der 
êchânen Redekunste Persiens, p. 254, et Mine$ de rOrient, T. II, p. 
%05, no. 208, on l'auteur est mal-à-propos appelé Attar. 

Même poème que le précédent. Ce manuscrit, k filets d'or et 
de différentes couleurs, renferme également plusieurs peintures et 






gl^ 



3«0 



vignettes, et se dislingae par la richesse 4e sa relhire. 215 f. 
iii-8^ CArd.J 

jL^I AaJI^jJJj allbUoLk Recuea des oêtwra poUijim 
de Imad el-Millet veddin, jorisconsulte do Keiman, dont le 
nom propre nous est inconnu. Il reste de ce poète, qui moarot 
en 793= 1390, les productions suivantes: i^ Le Lhre de so- 
ciéd A^li il-**^, poème moral , qu'il a terminé en 731 = 
1330,1, comme le prouve Tavant-demier vers. 2^ L'oavmge 
intitulé A<*ii 0^, ou Les Dix livres, qui se divise, d'après' le 
titre, en ^x livres, adressés à autant de personnages différents. 
3^ Le Lhre de la pureté eMj «Iâo, poème en partie historique 
et en partie moral, k^ Le Livre de ramùié à^^ «I^, qui est en 
même temps moral et romanesque. 5^ Le Livre de rinirodiuieiioiii 
au sincère amour <jo>»^) ÂrU w-^uT^ ou le poète traite différents 
sujets. G? Le Livre de la vie corUemplalive a^Lî CJ^J»^ poème 
mystique et moral. Ce dernier doit avoir une lacune de deux 
ou quatre feuillets, parce qu'il y manque les sections cinq k 
neuf, exclusivement, du chapitre 9, intitulé k tort diapifre 
second. 7^ Des Hértndes ou Cazides, écrites en l'honneur de plu- 
sieurs personnages marquants, entre autres des deux premiers sou- 
verains de la dynastie des Mouzaffériens, dont le second régna 
jusqu'à l'année 788=1386. 8® Des GkaxOi ou Odes 4roiifuê$, 





mais eDes oe sont pu disposées par ordre alphabétique, et il n'y 
en a point dont la rime finisse en '--')>> ^^ U°i''t ''• On 
n'y trouve pas les *^^^j oa Piéeei de quatre hémistiches, insérées 
dans le manoscrit suivant, ni trob autres productions du m£me 
poète, intitulées: Le FlandMau de la trate direction Â^lj^j) bLa«, 
L'Ami intime des hommes pieux j'ji*i \j^yt et Mesnevy Kat- 
tiat(7), que cite M. Stewart, p. 69. Consultez, par rapport à ce 
poète, H. de Hammer, 1. c, p. 253, et G. Ouseley, p. 195 — 205. 
Les caractères du manuscrit, à filets d'azur, tiennent le milieu 
entre le neskhy et le neslaalic. 377 f. grand in-S". (Ari,) 



Uéme ouvrage que le précédent, mais où les pièces sont ran- 
gées de la manière suivaDte : f] L'Introduction au sincère amour 
^^«Vl Âfii; 2) Le Livre de la pureté <ubLo; 3) Le Livre de 
ttemtu **uC-j**, faussement intitulé: ^^ *^^-^; 4) Le Livre de 
Al «M eotUanplatàse <uu >L^Jt>; 5) Les Uèroïdet et les (tropAct dé- 
taehiti oLJ>m> jîLi>; 6) Les Odes érot^uei «^Mj^, par ordre 
alphabétique; l)Le Livre des pièces de quatre hémistiches <j^*^j<^^, 
omis dans le manuscrit précédent. 

Ce manuscrit, copié par Yahya ibn Mouïn el-Khatthalh (l'écri- 
vain), et se distinguant par ses pages bordées de filets d'or et 
d'aior, ainsi que par de jolies vignettes, date des années 819 et 





820= 1416 et H 17,8, qui étaient les années 26e et 27e après 
la mort du poète. 351 f. in-8®. (Ard.) 

cwm. 

^jl^^^i^jl» ^1^^ Recueil des ghazeh ou odes éroiiques du cé- 
lèbre Hafiz , de Cbiraz, appelé proprement Mouhammed 
Chems-eddin, et dont le style lui a valu le titre de ^^ O^ 
Langue mystérieuse. Il nous parait superflu d'entrer dans de plus 
grands détails sur les productions de ce poète, mort en 791 = 
1389, ses oeuvres étant assez connues par la traduction com- 
plète, en vers allemands, de M. de Hâmmer, ainsi que par 
les essais en vers latins de Rewitzky et Jones, et les traductions 
partielles, tant en allemand qu'en anglais, de Wahl, Hindley, 
Nott, Gladwin, Ouseley, Ricbardson et Carlyle. Voyez encore 
G. Ouseley, Biographical Notices, p. 23 — 42, et Zenker, BiU. 
orient., p. 67, no. 559 — 573. Le présent manuscrit, à filets d'or 
et de différentes couleurs, devait probablement être orné de pein- 
tures, à en juger par les places laissées en blanc; distingué aussi 
par son luxe calligrapbique , il a été écrit à Tebriz, en 938 = 
1531,2, par Chah Mahmoud Nichapoury el-Chahy. 217 f. in-8**. 
fArd.J 

Même ouvrage, manuscrit de luxe, remarquable par sa beUe 
et délicate reliure. Dans cette copie, faite par Hidayet Allah el- 







363 



Chirazy» en 991 = 1583, le Divan est précédé dune préface ^Lo^, 
manquant aux antres exemplaires et composée, à juger du chro- 
nogramme, allégué par G. Ouseley, p. 39, par Mouhammed (Gu- 
lendam), qui rédigea les oeuvres de Hafiz à l'invitation de 
Cavam el-millet veddin Aly, mort en 791 = 1388. A la fin nous 
lisons: ^ Ji^ 1 1 VI *^ cJ^' ^J -^ f^-^ ^^ <îL«j^) ^yi ^j uj 

237 f. in-fol. (Khosr. M.) 

cmL. 

Même ouvrage. Ce manuscrit d une beauté remarquable, enrichi 
de filets d'or et de différentes couleurs, a les marges ornées de pein- 
tures à ramages; mais il y manque un feuillet au commencement, 
qui esl : ô-^l^ ^ji uri^ /^>^-^. Le tout finil par rhémislichc ij^j^ 

jji ^jj^ j^ j^ ^r^* I^ copie est louvrage de Thahir Mouhammed 
Ghiyas-eddin Aly Rouïgher ^iS^j. 172 f. pelit in-fol. (Akh.J 

cmoL 

Manuscrit à filets d'or et d'autres couleurs, avec des marges 
encadrées d'un filet azur et un beau frontispice, écrit en uestaalic 
très joli, renfermant le Divan de Hafiz , qui commence par: 
^jLJ) 1^1 L j). Les Ghazels oWjc occupent f. 1—173, les 
Cazides J^^^j f. 173 — 194. La copie, exécutée par Pir Houseïn 
ben Pir Hasan, l'écrivain, de Chiraz lSj'.^;^' «^I^S date du 
mois de djoumada I 938= 1531. 194 f. in-8^ fErz.J 







364 



CDXIL 

Même ouvrage, mais diflerent qaant à rarrangement des poèmes 
et à la netteté de Fécriture. Le manuscrit, à filets d'or et d'autres 
couleurs, orné d'un assez joli frontispice et pourvu de quekjoes 
peintures du reste effacées et méconnaissables, date du 8 du mois 
de chaaban 997 => 1589. Il est sorti de la main de Imadin 
ji^^ Ahmed Hasan Aly. 185 f. in-8^ fErz.J 

CDXIII. 

Même ouvrage, arrangé conune le no. CDXI, à filets d'or et 
d'azur, avec une vignette en or et autres couleurs, pourvu, parti- 
culièrement au commencement, de beaucoup de remarques inter- 
linéaires et marginales en langue turque. Il était jadis la propriété 
d'un Mouhammcd ben Ismaïl. 195 f. in-8^. fErz.J 

T. Commentaire turc par Sou dy (v. no. CLXXII) de Bosnie, sur 
les mêmes Odes erotiques de Hafiz. Le commencement, après 
le premier hémistiche de la première ode du poète, est conçu 
en ces termes: \ÈXjajj\m^ ^ jjJj ^)j>c^yi. La copie date de 

l'année ltV9 = 1736. 75 ï f. in.^^ (Ahh.) 

Cet ouvrage a été imprimé à Boulac, en 1250 = 1835. Les 
oeuvres complètes de Hafiz, ^1»^^, de leur côté, ont paru à Te- 
briz, en 1259 = 18^3. 







3(15 



ySj 'J^ f^^ vliUs Recueil des poésies du philosophe Nizary, Ce 
poète, très renommé par ses poésies libres, portait le titre de 
Saad el-Millet veddin Bonheur de la religion et de la foi; il 
était originaire du Couhistan» et vivait probablement dans le 
Ville siècle de Thégire. On trouve dans ce recueil : 1^ des Hi^ 
rùides ou oj^; 2^ des Odes erotiques ^\^J^\ 3^ des poésies 
nommées ^LjJ^ et vliL-j^^ Rondeaux; k^ des Strophes détachées 
CiULU; 5® des Vers dont les hémistiches riment entre eux, on Mes- 
nevy i^y^\ 6® Le Livre du bon ton ^^L* v^s où le poète a 
suivi le mètre du Chahnamèh de Firdaousy; 7^ trois petits 
poèmes, dont le premier composé d'après la mesure du mesnevy de 
Djelal-eddin Roumy ; 8^ Le Livre de voyage ^l-« j^ , d'après le même 
modèle; 9^ La Règle de conduite, ou le Destournamèh jy^^ 
A^li, qui traite des devoirs de la société, et où l'auteur a suivi 
le mètre de l'Alexandréide ou Iskendernamèh de Nizamy; 
10^ le poème intitulé Ezher ve mezber ^J^^^j), dans la 
mesure du poème de Khosraou et Cbirin; li^ enfin des Pièces 
de quatre hémistiches <^l^lo* Le manuscrit date de l'année 837 
= 1*33,V. 498 f. grand in-i®. fArdJ 

Voyez la notice de M. de Hammer sur cet auteur, 1. c, p. 223 
et suivantes. 







3W 



Oeuvres de Chems-eddin Mouhammed ben Âbd Allah 
de Nichapoar, surnommé vulgairement Katiby f^^^ mort en 
839 = 1435. Ce recueil se compose de quatre parties différentes, 
dont il est difficile de préciser la seconde et la troisième, parce 
que l'on n'en trouve nulle part les rubriques. La première, écrite 
ainsi que les deux suivantes, en mesnevys ou vers à doubles rimes, 
doit être intitulée, autant que nous pouvons juger par son con- 
tenu : Le Confluent des deux mers (jij^^ ^» Nous présumons 
que la seconde de ces productions, dont la copie date de l'année 
903 = U97,8, doit être le poème intitulé: Jf^^ j^ La BeaaU 
et T Amour 9 ouvrage mystique; la troisième parait être un essai 
du même auteur, sur les calembourgs ou jeux de mots <^ 
et la quatrième, enfin, traite des Amours de Leîla et Medjnoun; 
le poète Ta composée à l'imitation du poème de Nizamy, portant 
le même titre. Les pages de ce manuscrit sont bordées d'un filet 
d'or et de différentes couleurs; les deux dernières feuilles sont 
endommagées. 25 Qp f. grand in-8^. (Ard.) 

Voyez sur Katiby, G. Ouseley, Biographical Notices, p. 187— - 
191, et M. de Hammer, p. 281. 

^Li vliUjà Ghazels de Chahy (Royal), surnom poétique, donné 
par le sultau Baïsoncor àAcamelik (v^il^f) j oJUli) ben Djemal- 







et en encres de différentes nuances. On le doit k la main de 
Soulthan Aly el-Mechhedy. Voy. G. Ooseley, Bwgraphical NaUceg, 
p, 139— 1*2, 46 f- in-8^ fArd. Ç^J 

CDHOL. 

O^^ iJ^JJ^ ù'^^ Recueil de ghazels de Dervich Diheky, 
ainsi nommé parce qu'il était originaire de Dihekt un des quar- 
tiers de Gazvin, Il florissait dans la dernière moitié du XVe siède» 
et vivait à la cour du sultan Yacoub, de la dynastie du Houton- 
Blanc (Ac-coyounlou), Parmi ces gbaiels, ou odes erotiques, on n*en 
trouve point dont la rime se termine en 1>, en o, ni en > Voy. 
H. de Hammer, p. 366, 

Ce manuscrit, à filets dor et de différentes couleurs, est très 
soigné sous le point de vue calligraphique. 251 f. in-fol. fArd. pj 

^U AM^ 4^ Les SeptpoèfMt de Djamy, c.-à-d. de Nour-eddin 
Abd el-Rabman, un des premiers poètes de la Perse, né àDjam, 
en 817 = 14*92, et mort en 898 = U92. Ce manuscrit, qui porte 
encore le titre de uX*jl9 I «^1^ Les Sept tr&nes (célestes\ contient: 
1^ Le présent des hommes bien nés j'^^l ^, poème moral très 
élégant, entremêlé d'apologues; 2^ Le Rosaire des jtistes ^[/i^t ^xw^ 
également un poème moral, versifié avec beaucoup de noblesse et 
de grâce ; 3^ Les Amours de Yomouf ( Josepb) et ZoukSkha (femme 
de Potipbar) ^jj O^yi^ poème romanesque, traduit en vers 






870 

en 956= 15W. Voy. Notices et Extraite, T. IV, p- 278, Bland, 

AccoufU of the Atesh Kedah, p. 11; Vie Atesh Kedah, p. 9 (où, 

au lieu de <|«i 906, il faut lire 956, cf. Manmcr. acad., no. ilk, 

p. 4), et Iskender Mounchi, Histoire de Chah Abbas {Mse. aead.), 

pp. 91, 151, 207 etc. Cf. Hammer, Gesch. dtr schônen RedekunsU 

Persiens, p. 387. Aux quatre côtés de celte inscription et dans 16 

cercles d'alentour on lit les titres des ouvrages contenus dans ce 

volume. Ces ouvrages sont écrits tant sur le fond de la feuille, que 

sur les marges, qui sont encadrées de filets d or et ornées de dif- 
férentes vignettes. Nous donnons ici premièrement la liste des 
ouvrages écrits au fond des feuilles, qui sont les suivants: 

1) ôyJ) J^) Lyd ô^J j^lyi. Preuves de la prophétie, serwuaà 
fortifier {dans leur croyance) les gens doués de générosité. Cet ouvrage est 
partagé en une introduction A*Jii«, sept piliers ^j et un épilogue 
AiU. Voy. Hadji Khalfa, T. IV, p. 82, no. 7689. f. 1~U2. 

2) ij^JJ^l Cftj^à^ ^ u»^\ OU^ Jm Haleines de la famiUariti, 
provenant des personnages éminents en sainteté, contenant les biogra- 
phies des célèbres foufys ou saints contemplatif; l'ouvrage est 
précédé d une introduction sur la vie contemplative. La transcrip- 
tion de cette partie 'du manuscrit, originairement composée en 
881 = U76, a été achevée en 883= U78. f. 14.^—4011^. 

Voyez le contenu de cet ouvrage dans Wiener Jahrb., Bd. 8^^ 
Anzbl. p. ïO, no. 34*^, et surtout l'article de M. de Saoy» dans 








371 



les Uotieet et Extraits, T. XII, p. 287—436. Cf. Mmoirs of Baber, 
p* 190. 

3) Jj> O^ji^ Le premier Divan ou Recueil de poésies. (.kOl-^hk^. 

k) ijL" ù'^^ Le second Divan, f. H6 — 570. 

5) JL*j)^ (J^y^ Selaman el Absal, publié par M. Falconer, 
k Londres, 1850. 

6) t^jii àLuL. jj ) J^^ Le premier livre de la CluiUne d'or, 
précédé d'une préface ^Lo^. f. 589 — 6*0. Voyez le contenu de 
cet ouvrage dans fViener Jahrb., Bd. 66, Anzbl. p. 20, no. 26. 

7) OLLu w-iU) libre des lettres, épistolographie. f. 6il — 663. 
Cet ouvrage a été imprimé à Calcutta. Cf. Wiener Jahrb., Bd. 62, 
Anzbl. p. 17, no. 4*8. 

8j CiUJ ^jL Commentaire des splendeurs, dont le vrai titre est: 
Cl UJJ I i«i J Étincelles des splendeurs. Ces splendeurs ne sont elles- 
mêmes qu'un abrégé de l'ouvrage. Chatons des maximes, d'Ibn e/- 
Araby (voy. no. LUI), rédigé par Fakbr-eddin Ibrahim el- 
Hamadany, connu sous le nom de el-Iraqy. Voy. Hadji Khalfa, 
T. V, p. 333, no. 11185, et Catalogue de M. S. de Sacy {Manuscr.)^ 
p. 40, no. 222. Ce commentaire est partagé en une introduction 
à^^jU et 28 splendeurs âjJ; il fut achevé en 886 = 1481, mais 

copié en 933 = 1526, et commence par les mots: x'cUj)^ 

f^' jy 0^ ^^^ V* f- 664—720. 
9) Le second livre de la Chaine d'or. f. 721 — 743. 







379 



iO) Le troisième livre de la même composiUon. f. TI'S-— 757» 
il) l^jl^^i^^^Lj Petit traité 9ur les logoçpriphes. t ^k9 
— 769. 

12) ù^^^ ^^LeUvre intitulé: Le Jardin dupri$Uemps, ouvrage 
composé à l'imitation du Gulistan de Saady, et copié en 908-= 
1 502. Ce livre a été traduit en allemand par M. Schlechta-Wssehrd» 
Vienne 18«k6. 

Les livres écrits sur les marges sont les suivants : 

13) jL/*^) Âi^ Le Prisent des lunnmes bien nés. f. 2*— W. 

14) J'-/^^' ^^^V» Le Rosaire des justes, f. kS — 125. 

15) ^j^iJ^y. Yousouf et Zouleîkba. f. 125 — 229. 

16) ùy^j^^Jr Leïla et Medjnoun, ouvrage copié le 29 du 
mois de djoumada II 933=1526. f. 229 — 325. 

17) Le troisiime Divan, f. 329-1^06. 

18) ^l» Appendice {aux Divans). Le poète, ayant passé la 
soixantaine en Tannée 88^ = H80 et approchant de sa soixante- 
dixième année, recueillit, en 885 = H81, dans ce recueil, les 
poésies éparses. f. kOl — 537. 

19) (>1» <^.A» Ornement des manteaux, logogriphes extraits du 
livre intitulé: Xr^' *^t P^i* Gheref-eddin Aly el-Yexdy« 
mort eo 850 = U^6. f. 538 573. — Voyez Hadji Khalia, T. V, 
p. 638, et T. II, p. 108, no. k%lk. 

20) fy^ U«>« Logogriphes en ven. f. 573 — 576. 






373 



21) Kuili aJLj ou ijlyJ) àlLjl (sic) Traité 9ur les rimes. 
(• 576—- 580. Le même traité se retrouve encore une fois, no. 31). 

22) (j!?^ ^j^ Commentaire sur deux vers du Mesnevy de Dje- 
lal-eddin Roumy. f. 580—585. Cf. no. GGXXXIII, 2). 

23) Le second livre de la Chaine d^or. f. 589 - 629. 

2*) C^j^j4^^jl Commentaire sur les quarante traditions, f. 
630-63^. 

25) Remarques sur une tradition de Abou Zerin el-Oqéîhj. f. 635-6. 

26) jj^*^> A^L;^^ Le livre de la sagesse d* Alexandre-Ae^Grand. 
f. 6H— 700. 

27) ^1^ TaUeaux. Voy. Théologie, no. CCLVI. 

28j ^^^j ^j^ Commentaire sur des quatrains, f. 721 — 748. 

29) Traité «iLj sur la prosodie, f. 7*8—758. 

30) {Sy^^ jj^^ <^^ p:j^ Commentaire sur un distique de Khos- 
raou Deblevyy savoir: 

t 759. 

31) ciUdJLj Traité sur Us rimes, f. 761— 765. Voy. no. 21). 

32) U^ jl J^l ^^j Premier traité sur les logogriphes. f. 765 
•^ 773. Commencement : U«^ je lyi û^tf j^ «1****; ^/-«JSf ^ I, 

33) Ji»l âJL Ornement des vêtements, achevé en 856= 1\52. 
f. 774—809. C'est le même traité qui a été cité sous no. 19. 






87A 



Malgré le titre de OUj ou Oeucres compUten, il en manque 
plusieurs pièces ici, le nombre des compositions de Djamy] se mon- 
tant à environ cinquante, dont 3^ en prose et 16 en vers, comme 
on peut le voir dans le Vorbericht, placé à la tête de l'édition du 
poème Joseph und Suktcha, par M. de Rosenzweig. Nous avons 
d'ailleurs eu occasion de citer un ouvrage de Djamy, non com- 
pris dans ce recueil, mais qui se trouve séparément dans notre 
collection de manuscrits orientaux ; v. le no. GLXIY; cf. no. CGLYI. 
812 f. in-*^ fKhosr. M.) 

CDXXID. 

Manuscrit qui ne renferme que le poème intitulé : Le Priseni 
des hommes bien nés j'^«' ^. Ce manuscrit, à filets d'or et de 
diverses couleurs, où le luxe calligraphique va de pair avec celui 
de la reliure, a les marges roses et couvertes de paillettes dor, 
et fut écrit en 886 = H81,2, c.-à-d. dix-sept ans avant la 
mort de Djamy. 86 f. petit in-8®. fArd. ?J 

CDXXIV. 

Autre exemplaire du même poème, à filets d or et de diverses 
couleurs. Il ne le cède, sous aucun rapport, au précédent: mais 
les marges, dont la couleur varie, sont en partie marbrées et en 
grande partie enrichies de paillettes d or. Ce manuscrit, copié par 
Mouhammed ben Ala-eddin, date de Tannée 983=1575. 75 f. 
in-8^ (Ârd.) 







87g 

Le Tnhfat ul-Abrar a été publié à Londres, par M. F. Fal- 
coner^ en 18^8. 

Troisième exemplaire du même poème. Manuscrit des plus somp- 
tueux, à filets dor et d'azur; il réunit tout ce qui peut contribuer 
à relever l'éclat d'un ouvrage de ce genre, tel que vignettes, pein- 
tures, reliure, cadres et marges de différentes couleurs, et cou- 
vertes de dessins à ramages. Le calligrapbe auquel on est rede- 
vable de ce beau travail est Mir Houseîn el-Houseïny, connu 
sous le nom de Mir Kelengbi'l-Hadji o^»*' Jr^j^ (le pèlerin), 
qui l'a écrit à Boukhara. 71 f. grand in-8^. (Ard. ^ 

Quatrième exemplaire du même ouvrage j^j^^ ^, quoique 
le titre sur le premier feuillet soit mal-à-propos : j '^^' i^V-. Ce 
manuscrit de luxe, orné de peintures, date de l'année 886 = H81. 
77 f. in-fol. (Khosr. M.J 

Cinquième exemplaire du même ouvrage, portant le faux titre 
de j\Jii ài^. Il date de l'année 1028= 1619, et a été copié 
par Âly ben Cbaaban, nommé Tcbengbizadéb o^l J ^^^. 5k f. in-8^. 
fAkhJ 

CD3KXVIIL 

Poème intitulé: Le Rosaire des justes Jj^l ^«v* Ce manuscrit, 
à filets d'or et de diverses couleurs, dont les marges sont restées 







376 



en blanc, se disiin^e par la neltelé de ses caractères nestanlic 
et par un fond tiquetc d or. Il a été écrit, par ordre de Mourchid^ 
Gouli Soullhan, par Mouhammed Maafoum Rezeb o) j, en 988 = 
1580,1. 127 f. grand in.8^ fArd. ^J 

cnxxwx. 

Autre exemplaire du même poème, à filets d'or et de diffé- 
rentes couleurs, enrichi de peintures et de marges azurées, cou- 
vertes de paillettes dor; la couleur du fond varie de temps en 
temps. La reliure en est orné de peintures, dont un sujet, entre 
autres, est puisé dans l'histoire fabuleuse de Joseph, d'après le 
Coran, et représente le moment, où les dames de la société de Zoa* 
leïkha, femme de Potiphar, sont tellement saisies d'admiration à 
l'aspect de ce bel Israélite, qu'elles se coupent les doigts au lieu 
de trancher leurs oranges. 1 33 f. in-8^. fArd. cj 

CDXXX. 

Yousouf et Zouleikha ^jj ô^^, les amours de Joseph 
et de Zouleikha. Manuscrit orné de plusieurs peintures, et dont le 
caractère nestaalic est fort joli; le fond en est encadré de filets 
d'or et d'azur. Il a été copié par Ferid et date de Tannée 9k6 
= 1539,40. 179 f. petit in.8^ fArd. ^J 

CDXXXJL 

Même ouvrage. Manuscrit magnifique, orné de vignettes, an com- 
mencement et à la fin, en or et autres couleurs, à filets d'or et 







877 



d'anir, et dont les intervalles entre les vers, écrits sur le papier 
blane, sont remplis d'or^ pourra, en outre, dnn ^and nombre 
de peintures» quoique l'écriture ne réponde pas à tout ce luxe. 
tn t. iû-8^ (fVamg.) 

Même ouvrage, orné d'un beau frontispice, en diverses cou- 
leurs, à filets d'or et autres, et d'une écriture nestaalic très fine, 
mais très lisible. Les suscriptions des rubriques sont en encre rouge. 
1*7 f. in-S^ (Boubr.J 

Même ouvrage, à filets d'or et d'azur, d'une écriture taalic assez 
délicate, mais malheureusement endommagé par des rognures. Il y 
manque aussi la partie supérieure du premier feuillet, toutefois sans pré- 
judice pour le commencement du poème. 1 2k f. petit in-ï*^. (Doubr.J 

€!BXXXXV. 

Poème intitulé : La Chôme d^or, où il manque la fin de la 
seconde partie (^^j* ainsi que le commencement de la troisième. 
Ce manuscrit, à filets d'or et de diverses couleurs, et dans le- 
quel le calligraphe, le relieur et le peintre semblent avoir ri- 
valisé de soins et d'élégance, est enricbi de magnifiques vignettes, 
d'un goût parfait, de quatre peintures, représentant de grandes 

battues dans le goût oriental, et de marges en différentes cou- 

kun, couvertes de pafllettes d'or. La reliure représente, d'un côté, 

une mêlée, de l'autre t le repas d'un souverain, et sur un troi- 

48 







378 



sième, de bons et de mauvais génies (Div et Péri). Le caUigraphe, 
dont la main habile a créé ce chef-d'oeuvra de Fart, était OHinu 
sous le nom de Chah Mahmoud de Nichapour. La copie a été 
faite à Ardebil même, en 956= ISI'S. 82 f. in-foL (Arà. ^) 

Troisième partie ou àt\uir du poème susmentionné. Ce maniH 
scrit, copié par Thahir, à filets d'or, azur et Termillon, mais, du 
reste, fort simple, se distingue par la netteté des caractères nestaalic 
75 f. in-8^ (Arà. o) 

^^J^ J«f Le^ Quarante traditions. Ce sont autant d'aphorismes, 
ou sentences morales de Mahomet, accompagnées d'une paraphrase 
en vers persans, de Djamy, qui la composa dix-sept ans avant sa 
mort, c.-à-d. en 886 = H81,2. Le manuscrit, à filets d'or et de 
différentes couleurs, copié à Hérat, par Soulthan Âly Mechhedj, 
en 903 = 1^97,8, est en encres de diverses nuances, sur des 
feuilles coloriées, avec des marges enrichies de paillettes d'or, et 
se distingue, en outre, par l'élégance de ses vignettes. 8 f. in-8^. 
fArd. ^) 

CVXXXXVL 

Même opuscule, entièrement conforme au précédent, à filets d'or 
et d'azur, mais écrit avec moins de luxe et sans date, par Soid- 
than Mouhammed ben Nour Allah. 8 f. in-8^. (Ard.) 







870 

Voyez, par rapport anx traditions, ou hadis, Y Intraduction du 
tableau général de t empire oihaman, par M. d'Ohsson, édit. iii-8^ 
p. 5 — 8, ainsi que larticle Arbaïn dans D'Herbelot, etc. 

CDXXXVIU. 

Manuscrit orné d'un joli frontispice en or et autres couleurs, 
à filets d'or et d'azur, contenant les poésies ou le second Divan de 
Djamy, qui commence par les mots: ^^U^f J>c) « i'I 4i)l ^ 

fiJ»J9^j^^^iJ^J^9j^*lfa*^lfj^ù^J^ Cf. p. 

371, no.CDXXII, k). 259 f. in-S^ fErz.J 

CDXXXIX. 

Même ouvrage, mais arrangé différemment et endommagé* avec 
une préface également défectueuse, en prose, commençant par : 

J> ^^^ifS ùjjy. 188 f. in-8^ fErz.J 

Voyez, par rapport à Djamy, Biographie universelle, T. 11, p. 
^31; G. Ouseley, Biograpkical Notices, p. 131 — 138; Hammer, p. 
IfhO; M. de Rosenzweig, Le, Vorbericht; Memoirs of Baber, p. 194, 
et Zenker, Bibl. orient., nos. 54*1 — 550. 

\J^f^3 ^yLa Balle et le mail, poème mystique. Il parait que les 
bibliographes ne sont pas d'accord sur le vrai nom de son auteur, 
car Hadji Khalfa, T. V, p. 266, qui cite même le premier vers de 
l'ouvrage, l'attribue à Mahmoud Tchelebi ben Osman, connu 
vulgairement sous le nom de Lamiy ^^^y et M. de Hammer, au 







contraire, p. 386, en appelant ce poème proprement Karnamèh 
^u jo Ltvre des actions, dit qu'il est une production de Mirza Gàsim* 
Cette opinion s'accorde avec un passage du manuscrit, renfermant le 
^j»tll j lj ) Hauts faits du vainqueur, qui sera cité ci-après, no. CDLVI, 
et où l'on affirme que l'ouvrage ù ^^J ^y La Balle et le maU ou 
^L»jl^ Livre des actions, a pour auteur Gàsimy Houseiny, de 
Djounabad l5^1^I^: mais vers la fin de l'ouvrage même faisant 
l'objet de la présente analyse, on trouve deux vers, où le poète dit: 

Ce livre, que je viens de terminer, a reçu à Tinstanl mime le nom 
(le <^L^ Ji^ Livre des extases. Nulle plume ne saurait décrire dig/ne^ 
ment T enthousiasme extatique qui règne dans les vers de Arify, 
D'après ces deux vers, le nom de l'ouvrage serait évidemment 
<uU JU Livre des extases, et il aurait encore le titre de ù ^^J Kiy 
La BaUe et le mail, comme on le voit par le frontispice de notre mann«- 
scrit, où l'auteur est également nommé MaoulanaÂrify. Use pour^ 
rait très bien aussi que deux ouvrages différents eussent été intitu- 
lés également: ù^yfJiJx* Ce joU manuscrit, dont les feuilles co- 
loriées sont couvertes de paillettes d'or et ornées de filets d'or et 
de diverses couleurs, est enrichi, en outre, de vignettes pleines 
de goût. Il a été écrit à Hérat, par Ze!n-eddin Mahmoud el- 
Katib c^W), en 901 = H75,6. !9 f. in-8^ fArd.J 







38t 



CDXLI. 

Même ouvrage, dont les pages» bordées de filets dor et de 
diverses couleurs, sont enrichies de paillettes d or. Il l'emporte de 
beaucoup sur le précédent, sinon par l'écriture, du moins quant 
au luxe des vignettes et à la beauté des peintures, offrant d'ailleurs 
d'autant plus d'intérêt, qu'il a été écrit à Tebriz, de la propre main 
de Chah Thahmasp I, de la dynastie des Ssefys, en 931 = 152fi',5. 
60 f. in-fol. fArd. J 

CDXI/II. 

Même poème que le précédent, et dont l'écriture, les vignettes, 
les filets d'or et de couleurs, ainsi que les marges coloriées et 
parsemées de paillettes d'or, ne le lui cèdent en rien. U 
a été écrit en 9fi'6=1539, par Mahmoud ben Ishac Ghehany 
jU. Cf. no. CDXLVI. 25 f. grand in-8^ fArd.J 

CDXIilII. 

Même ouvrage, orné de filets d'or et de différentes couleurs, 
de peintures et de marges coloriées et couvertes de paillettes d'or, 
mais dont quelques feuillets sont très dégradés, 25 f. petit in-8^ 

fArd.J 

ê^Xi^ Timour-namèh ou Timouriade (?) Livre de Timour 
(Tamerlan), poème héroïque de 2130 vers, traitant des exploits de 
Timour, par Abd Allah Hatify, de Djam. L'auteur, qui vivait 







au commencement du XVIe siècle de notre ère et monmt en 927 
= 1520,1 y et qui est avantageusement connu par d'autres produc- 
tions, a chanté dans ce poème héroïque les hauts faits de 
Timour, en prenant pour modèle l'Âlexandréide de Nizamy. 
Voyez l'article de Hat if y chez M. de Hammer, p. 355 et sni- 
Tantes; G. Ouseley, Biographical Notices, p. H3-5, et Memoirs of 
Baber, p. 196. 

Cet exemplaire, à filets d'or et de diverses couleurs, est orné 
de marges coloriées et enrichies de dessins en or, représentant 
des forêts et des animaux. Écrit par Chah Mahmoud el-Nicha- 
poury, il date de Tannée 963 = 1555,6. La reliure en est laquée 
et enrichie de peintures sur bois, représentant deux scènes des 
amours de Khosraou et Ghirin, et entourées d'inscriptions persanes. 
189 f. petit in-fol. fArd. ^ 

Même ouvrage, complet, avec les pages encadrées de filets 
d'or et de diverses couleurs, et des caractères d'un beau nestaa- 
lic. Il date de l'année 987= 1579, et a été copié par Mouham- 
med ben MouUa Mir el-Houseïny. 181 f. grand in-8^. (Ari. ^J 

Même ouvrage que le précédent. Ge manuscrit, à filets d'or 
et de différentes couleurs, dont le papier est couvert de paillettes 
d'or, se fait également remarquer par la beauté des caractères. 







388 

Le copiste était Mahmoud ben Ishac el-Chehany «jU^I, cf. no. 
GDXLIl. 191 f. grand in-S^ (AtA.^ 

Même ouvrage» à filets d'or et d'azur, enrichi de peintures très 

bien conservées» et écrit par Pir Âly el*Djamy. 176 f. gr. in-8^ 
(Arà. pj 

CDXIiTIIL 

^yuU éum\Ss\i» Livre royal de Hatify, ou poème héroïque, qui 
traite des exploits d'ismaîl, premier chah de la dynastie des Sse- 
fys; mais il n'a jamais été terminé par l'auteur, et ne s'étend que 
jusqu'à la bataille livrée par ce souverain au prince du Chirvan. 
Voyez M. de Hammer, p. 356, qui ne donne pas l'année de la 
mort du poète: c'éUit 927 = 1520,1. 

Ce manuscrit, d'un taalic très net, et orné de vignettes et 
bordures d'or et de différentes couleurs, copié par Yary ksJ^^ 
date de l'année 959 =: 1551, c.-à-d. de la 28me après la mort 
de Chah Ismaïl, et de la 30me de celle de l'auteur. 66 f. in-8^. 

Voyez, outre le livre cité de M. de Hanuner, Khondemir, L'Ami 
des Inagraphies, msc. acad. p. 203. 

CDXJLIX. 

Manuscrit à filets d'or et de diverses couleurs, dépourvu de 
titre et de la plupart des rubriques. Le dernier vers du dernier 







feuillet r^ et le contena da poème font voir que c'est mie 
production de l'auteur cité plus haut, et qu'il eat intitulé: C^ 
J^ Les Sept belvédères. L'auteur a pris pour mod^e, dans ce 
roman poétique, celui de Nizamy, connu sous le titre de .jXju ^^^ 
Les Sept beautés. Le manuscrit est orné de quelques peintures. 102 
f. in.8^ fArd.J 

aaj^ Élégie en vers, par un poète anonyme, composée à l'occasion 
de la mort du célèbre Emir Aly Mir (T.no.CGLI), mort le vendredi i t 
du second mois de djoumada de l'année 906=s 1501. Elle est dédiée 
au sultan Abou'l-Ghazi Houseln Behadur Khan^ de la dynastie des 
Timourides. Les deux hémistiches du premier vers de ce poème 
sont des chronogrammes, dont le premier désigne la naissance du 
▼izir que chante le poète, et le second, l'année de sa mort. Ce 
manuscrit, à filets d'or et de différentes couleurs, dont les marges 
sont en partie marbrées, et en partie couvertes de dessins à ra- 
mages ou de paillettes d'or, a été écrit par le cél^re calligraphe 
Màlik el-Deïlemy (de Deilem) ^J) v^U 12 f. in-8^ fArd.J 

«J^^^j'^^ Recueil de ghazeb de Baba Fighany* poète 
avantageusement connu en Perse par le style élégant de ses poé- 
sies légères; natif de Chiraz, il vivait à la fin du XVe siècle 
et au commencement du XVIe de notre ère. Dans oe laacueSf 







88» 

rangé suivant l'ordre alphabétique des rimes, on ne trouve point de 
ghazels dont le dernier mot se termine par une des lettres '','', 
^f L/*% U^9 ^^ od^s erotiques sont suivies de distiques et de 
▼ers détachés» qui se prolongent jusqu'à la fin du volume. Ce ma- 
nuscrit, à filets d'or et de diverses couleurs, se distingue par la 
beauté des caractères et par l'élégance de la reliure, représen- 
tant des sujets historiques. 100 f. in-ï*^. fArd. pj 

^Jtt^ù'^^ Recueil de poésies de Souheîly. C'est probable- 
ment Nizam-eddin Souheily, qui a composé, entre autres, 
deux Divans, dont l'un, en turc du Djaghataï, et l'autre en persan. 
Il était émir d'une des principales tribus du Djaghataï, et mourut 
en 907=1501,2. 

Ce manuscrit, à filets d'or, est également digne d'attention 
par son luxe caUigraphique et ses peintures, ses marges, cou- 
vertes de paillettes d'or, ses vignettes et sa reliure, peinte et en- 
tourée d'inscriptions persanes; mais il parait que le calligraphe 
a omis, par erreur, un assez grand nombre de ghazels terminés 
en j et en j. Cf. Memoirs of Baber, p. 188 et i9k. 97 f. in-8®. 
fArd.^J 

CDIiUI. 
faol O'}*^ Coïledùm de ghazels de Afefy, poète mort à Hé- 



rat, en 920 = 15H,5, dont le père avait été longtemps vizir du 

49 







386 

sultan Abou Saaïd Mirza, de la dynastie de Tameiian. Yoyei 
Notices et Extraits, T. IV, p. 304, et Memoirs of Baber, p. i9k. 
Ce manuscrit, à filets d'or et de diverses couleurs, relié avec 
le plus grand luxe, et dont les caractères sont des plus élégants, 
se fait remarquer en outre par sa conserration. 89 f. grand in-S^* 

fArd. ^) 

CDIilV. 

aJLj ou Traité de calligraphie, en vers, par le maoulla Soul- 
than Aly, surnommé poétiquement Mechhedy c$J^t^9 deMech- 
hed, qui le termina en 920 = 15H,5. Le poète consacre 223 
vers à la description des différents genres d'écriture, entre autres 
du nestaaiic j^ y^ , dont il attribue l'invention àKhodja Mir 
Aly ^^.^A^*9 contemporain du poète Kemal-eddin, de Khodjend (?) 
\S^y^ , mort en 792 = 1 389. Il indique également les règles à 
suivre pour le choix et la préparation du papier et de l'encre, 
et pour la taille de la plume ou du calam, enfin tous les pro- 
cédés relatifs à la calligraphie. 

Ce manuscrit autographe, à filets d'or, dont l'écriture, ainsi que 
la reliure, sont fort belles, a, en outre, les marges ornées de des- 
sins en or à ramages, exécutés par un certain Djelal-eddin. \hî. 
in-8'. (ArA. ^) 

CïïOX. 

Manuscrit renfermant une ^J^ ou Hércide, composée, comme 
le dit l'inscription de la reliure, en l'honneur de Mir Soulthan 







887 

Mouradkhan, et écrit par le Maoulla Màlik. Mais, d'après un 
vers de ce poème, on serait tenté de croire plutôt qu'il est 
adressé au célèbre calligraphe Soulthan AI y, surnommé poéti- 
quement Mechhedy ^jJ^^^ qui lui-même a composé un poème 

sur la calligraphie (voyez no. CDLIV). Ce manuscrit, à filets 
d'or et d'azur, a les marges tiquetées d'or, et se distingue par la 

beauté de l'écriture. 4 f. in-8**. ('Àrd. ^) 

Recueil de trois poèmes différents, dont le premier est intitulé: 
flaufs /atb du nainquifur J^^ j^l. Il a été composé en 922 := 
1516,7, à la louange de Mahomet et de Aly, par Nizam-eddin 
Asterabady, d'Asterabad, sur la recommandation du khodja Seîf- 

eddin Mouzaffer Betekdji ^J^, (l'écrivain ou le secrétaire), en 

l'honneur duquel il fut intitulé : j^ ) j u I llaui$ fails de Mouzaffer. 
Ce manuscrit, à filets d'or et de différentes couleurs, est orné de 
quelques peintures, mais les rubriques de quelques chapitres y 
manquent. Il a été copié en 981 =1573,V. 

Dans le second poème, l'auteur, qui se nommait proprement 
Aly ben Naflr ben Haroun ben Abi'l-Gàsim el-Houseïn 
el-Tebrizy, de Tebriz, mais vulgairement était appelé Càsimy 
Houseiny Djounabady, chante les hauts faits de Thahmasp I, 
de la dynastie des Ssefys. Comme pourtant un avant -propos, 
placé en tète des productions de ce poète, qui a vécu vers le 







milieu du XVIe siècle, lui attribue deux C'hahiiânièli a«w«U> 

Livres royaux^ dont Iud, cité plus bas, est Gonsacré à la louange 
de Chah Ismaîl, il est à présumer que c'est ici le second de 
ces Ghabnamèb, composé en l'honneur de Chah Thahmasp, sous 
lequel a vécu le poète. La copie, qui manque de titre, et dont 
les chapitres n'ont point de rubriques , date de l'année 982 = 
157fh,5, et a été faite par un Mouhammed. 

Le troisième poème, où le titre, ainsi que toutes les ru- 
briques, sont en blanc, a pour auteur le même CAsimy ^^z*-»^, 
comme on le voit dans le cours de cet ouvrage mystique; il 
nous apprend, en outre, que ce poème avait deux titres diflTé- 
rents, dont le premier: jx^i^) ijjj La Crime des poëMi, et 

le second: ojL«. o*^^ Les Sept planètes. 138 f. grand in-foL 

fArd. ^) 

J^«»^) oLi <uU0Li Livre royal, composé par CAsimyi à la 
louange de Chah Ismail I, de la dynastie des Sséfys, et dédié 
au chah Thahmasp, sous le règne duquel le poète vivait Voyei 
la notice sur cette production , insérée dans M. de Hammer, 
p. 385. 

A la fin du manuscrit, à filets d'or, d'azur et d'autres 
couleurs, il y a une lacune de deux feuillets. 138 f. in-8^. 
fArd. ^) 







Dwan ou Recueil de ghazeh, du même poète. Il se trouve, vers 
la fin de ceux qui riment en ^5* une lacune, qui s*étend jusqu'au 
commencement d'un autre petit recueil de poésies fugitives. A la 
suite de celles-ci est placé un petit poème mystique, du même 

auteur, intitulé: ^j^' c/^' ^ Compagnon des cofUemplatifs, et, 
après ce dernier, vient encore un autre petit ouvrage mystique, 
en prose entremêlée de vers, dont nous ne connaissons pas l'au- 
teur, et dont la fin s'est perdue. 

Ce manuscrit, à filets d'or et d'azur, en joli nestaaiic très fin, 
mais très lisible, peut se comparer à nos éditions mignonnes. 276 f. 
in-2i\ fÀrd. ^J 

cnwjwx. 

^j^U^iJj^j^^^^ Le Livre du chah et du dervich, par 
Hilaly, roman poétique, où l'auteur, en traitant de l'amitié, qui 
unissait le roi au dervich, chante, avec beaucoup de délicatesse et 
de retenue, les douceurs de l'amour platonique. Hilaly, d'une 
(amille du Djaghatal, fut élevé à Asterabad, d'où Hadji Khalfa 
Im donne l'épithète d'Asterabady, et fut tué en 936= 1529,30, 

par ordre de Oubeïd, khan des Ouzbeks, pour son attachement à 
la secte des Chiites. Voyez, sur son compte, M. de Hammer, p. 
369 et suivantes. 

Ce manuscrit , à filets d'or et de diverses couleurs , avec 
des marges coloriées, orné de paillettes d'or et écrit par Kemal, 






8»0 

est enrichi 9 en outre, de trois peintures. Il date de l'année 9hk 
= 1537, c'est-à-dire de huit ans après la mort de l'auteur, kk t 
in-8^ fÀrd. ^J 

Môme ouvrage, à filets d'or jusqu'à f. 15, d'où les marges sont 
encadrées de filets bleus. 52 f. in-12^. fDoubr.J 

CDLXL 

Autre poème du même auteur, faussement supposé être le 
Kbosraou et Chirin, par Nizamy ou Djamy, tandis qu'il ren- 
ferme, comme il était bien marqué sur le dernier feuillet, le poème 
moral de Hilaly, intitulé: ^j^\m] CiUo Qualités des amants. Le 
poète y expose les qualités morales de l'bomme; il mentionne la 
grandeur d'âme «^^*^, la bienfaisance ù^^*^ S la bravoure ^5^^, l'^u^ 
rogance ^^j, l'urbanité •*-*^', la confiance en Dieu J^, le con- 
tentement <l^u»; il traite du commerce avec des hommes infé- 
rieurs, etc. etc. Ces préceptes sont illustrés par des historiettes, p. e. 
de Chirin et Ferhad, de Leïla et Medjnoun, du Chah et du Pauvre, 
du sultan Mahmoud Ghaznevy et Ayaz, de Yousouf et Zoulelkha, 
etc. Il faut croire que ce poème était un des derniers travaux de 
Hilaly, car l'empereur Baber n'en fait pas mention en énumérant ses 
ouvrages (voy. Memoirs, p. 196 — 197), mais il est cité parKhond- 
emir, L'Àm des biographies (msc. acad., p. ^«r^, vers., et Louthf- 
Aly, Atechkedeh (msc. acad., p. |a). Ce manuscrit, à filets dw 








891 

et d'autres couleurs, orné d'un frontispice, de vignettes et de 
quelques peintures, a été copié par Moubammed Ghirazy. kH f. 
in-8^ fKarl.J 

^jjl^y^ IpI CiuK Oeuvres de Ehly Chirazy, de Cbiraz, poète 
très fécond et très distingué, contemporain du célèbre émir Aly 
Chir, et mort en 9i»2= 1535,6. Dans le corps de ce manuscrit, 
on trouve: 1) plusieurs hérotdes ou cazides, dont l'une dédiée 
au susdit émir Aly Cbir, et l'autre à Soulthan Cbah Ismaïl, de 
la dynastie des Sséfys. L'auteur y a déployé tout son talent en 
fait de versification. 2) Des ghazeh ou odes erotiques «^^J^, 
rangées par ordre alphabétique; mais il n'y en a pas, dans le 
nombre, qui se terminent en i, (j», (jô^ J»^ t. A la marge 
sont rangées les productions suivantes du même poète : i^ Le 

Livre de la magie licite J>»>***' V^^^t roman poétique, où l'au- 
teur cbercbe à rivaliser avec Katiby sous le rapport du talent 
pour la versification et pour les jeux de mots vl>l«*«^l y ; il est 
dédié à Chah Ismaïl, de la dynastie des Ssefys. 2^ Les Amours 
du flambeau et du papillon ^ 'j jij f^ V^ composé sous le 
règne du sultan Yacoub-Khan, le même, il semble, que Yacoub- 
Begh, de la dynastie du Mouton-Blanc (Ac-coyounlu), mort en 
896 = Ki-dO,!. 3® Des héroides ou cazides et des éUgies, dont 
plusieurs sont consacrées à l'éloge de quelques imams et person* 







nages célèbres, par exemple le chah Ismaïl et l'émir Aly Gbir, 
tandis que d'autres sont désignées par des titres particuliers, tels 
que Le Mystère de la vérité àM*fl\ j^ et Le Magasin des pensées 
profondes «jl^' ùj^: le tout est entremêlé de différentes inscrip- 
tions, destinées à orner la tente, la coupe et divers ustensiles à 
l'usage de Cbab Ismaïl. k^ Des chronogrammes ou i^j ^ , d'autant 
plus intéressants qu'ils peuvent servir à rectifier la date de la 
naissance ou de la mort d'un assez grand nombre de person- 
nages illustres. 5® Un recueil intitulé: AixirdLcLj Strophes de 
quatre hémistiches (dont les deux premiers et le quatrième riment 
entre eux), propres à servir d'inscriptions aux cartes à jouer ^â?^ 
6^ Un autre traité, sous le titre: a^u^LûLcLj Strophes de 
quatre hémistiches, composant h livre de Téchanson. 7® La Crème 
des moeurs j>»^' ô«>ej, pièces de quatre bémisticbes détachés. 
8^ Un quatrième traité, connu sous le titre de Jfu«J) «^'y 
Les Fruits des dogmes. 9® Celui des Strophes de quatre hémistiches 
ou <^l^yj, intitulé: vlfLcUjAJLj, 10^ Un traité des Énigmes 

et des logogriphes CiU«-o^ jiJ aJL,^. Voyez, relativement au poète 
et à ses productions, M. de Hammer, p. 376, le catalogue de 
Stewart, p. 67, et Mémoire of Baber, p. 197. 

Ce manuscrit, écrit par Hedayet Allah el-Katib el-Chirazy, à 
filets d'or et de différentes couleurs. Joint le luxe calligraphique 
à celui des vignettes, qui ornent l'ouvrage d'un bout à Vautre; il 
est en outre tiqueté d'or. MO (. in-fol. (Ard.) 







303 



CDunn. 



Exemplaire renfermant également une partie des oeuvres du 
poète Ehly, de Chiraz, savoir: l)ses herdtdes ou cazides propre- 
ment dites, auxquelles succèdent celles qualifiées du titre de 
Acy^flM figurées^ ou travaillées avec art; 2) ses ghazeh ou odes 
éroiiçueif rangées par ordre alphabétique et suivies de pièces 
détachées qui paraissent ne pas avoir de suite; 3) son traité in- 
titulé: A^u ^L ou lÀvre de richanson; k) ses <^^vj ou pièces 
de quaJtre hérmsliches, propres à servir d'inscriptions aux cartes 
à jouer; 5) son poème de la Crème des moeurs j*^^' ^^J ; 
6) un autre, qui porte le titre de J^^mJ) Jf'y les Avantages des 
dogmes f et enfin 7) les énigmes et logogriphes^ dont il manque quel- 
ques feuillets. Ce manuscrit, à filets d'or et de différentes couleurs, 
se fait remarquer par la beauté de son écriture. k%l f. petit 
in-4bl. (Ard. p). 

Manuscrit qui, d'après la page k^ doit avoir pour titre Les 
Perlês du collier ^U>^ jj^ , mais, suivant un vers de la page 5, 
devrait être intitulé ^^^ Ji^ Les Dogmes royaux. Ce poème, 
qui traite de la théologie dogmatique, se compose: 1) d'une pré- 
façât subdivisée en cinq sections J^, où il est question des 

cinq dogmes fondamentaux de l'islamisme; 2) de cinq chapitres 

50 







3M 



dans lesquels Fantear développe son sujet, et 3) d'une eanclushn 
ou ^1^ , où il parle de la mort et de la vie future. Uauteur, dont 
il nous est impossible de préciser le nom, parait pourtant, d'après 
l'avant - dernier vers de ce poème , avoir été nommé j uhJI J^ 

Abd el-Ghaffar. Ce qu'on peut affirmer d'une manière positive, 
c'est qu'il vivait du temps de Chah Thahmasp I, mort après 
un règne de 5k ans, en 984-= 1576, et auquel il a dédié son 
ouvrage. La transcription de ce beau manuscrit, à filets d'or et 
d'azur, par Ferid, a suivi de près la composition du poème; car 
elle date de l'année 9^6= 1539. 73 f. iû-8*. fArd. pj 

^jj j^ ^ ^ Amour» de Mthr et Véfa , poème romanesque 
et erotique, de (Jjj^ lS^* . Baqiry, de Hérat, surnommé Mou- 
ammaiy ^^Ua* ou auteur de logrogrtphes. Il vécut sous le règne 
de Chah Abbas le Grand (mort en 1629 de J. Chr.) dont il a 
chanté les louanges, au commencement de ce poème. Le pré- 
sent manuscrit, à filets d'or et de différentes couleurs, où se 
trouve réuni tout ce qui peut contribuer au luxe et à l'ornement 
d'une production de ce genre, sauf cependant les peintures, était 
d'abord destiné à la bibliothèque de Chah Abbas, et a été légué 
plus tard par ce souverain à la mosquée d'Ardébil. Il parait 
être l'autographe du poète même. 156 f. grand in-8^. fJrd. ^ 







395 



€JDIJL\W. 

Poèine érotiqae anonyme, dont la reliure et le premier feuillet 
portent le titre de ^^^ «^ ou Dix livres, ce qui pourrait faire 
croire que c'est le Deh-namèh de Imad faqib «uSi ^Uc (ou 
le jurisconsulte); mais, après avoir confronté ces deux ouvrages, 
il nous a été facile de voir qu'ils ne sont nullement iden- 
tiques. 

L'auteur de cette production, comme on le voit dans plu- 
sieurs vers de l'ouvrage, est un nommé ^Uc^l Ibn Imad, 

mais il nous est impossible de déterminer l'époque à laquelle il 
a vécu , à moins qu'on ne regarde les mots i^/A^ J^ ? ^ ^ ®^ 
506=1112, comme la date de la confection du poème; ils ne 
peuvent guère désigner le nombre de vers, qui montent à 536 
environ. Ce petit poème ne peut pas bien être de Imad Katib 
Roumy, mort, suivant M. de Hammer, en 597= 1200. D'a- 
près le manuscrit GGGXXI , 4-) , il a existé un troisième poète de ce 
nom, qui s'appelait proprement Imad-eddin et non pas Ibn 
Imad, et dont le surnom poétique était ^j^^ Nesimy; celui- 
ci fut écorché à Haleb en 807 = IkOkyS. On connaît de lui deux 
divans, dont l'un en persan et l'autre en turc, mais les poésies 
citées dans le no. GCGXXI ne consistent qu'en gbazels. Le ma- 
nuscrit du poème susmentionné, à marges coloriées et enricbies 
de paillettes d'or, et dont les pages sont encadrées d'un filet d'or. 







a été copié par SouUhan Moahammed Noar et date de Taniiée 
932= 1525,6. 23 f, in-8*. fArd. tj 

cmxvwE. 

^L 0'^^ Divan ou Recueil de ghazek de Many, Comme il 
a existé deux poètes de ce nom, dont l'un de Chiraz, et l'autre 
de Mechhed, il nous est assez difficile de déterminer celui dea 
deux auquel appartient ce recueil. Louthf Aly Begh, dans aon 
oJmLA Pyrie poétique ^ cite huit odes, dont deux sont attribuées 
à l'un et à l'autre de ces deux poètes, preuve du début de piré^ 
cision des littérateurs orientaux; mais il existe ici une asses forte 
présomption en faveur de Many de Chiraz, parceque sur six 
des odes, qui ne sont pas attribuées aux deux poètes à la fois, 
il s'en trouve dans le manuscrit en question , deux de ce Many, 
tandis qu'il n en renferme qu'une de celles dont on regarde comme 
l'auteur, Many de Mechhed. 

Suivant M. de Hammer, pp. 362 et 363, Many de Ghiraz vécut 
sous le règne de Chah Ismall, mort en 930= 152ï, tandis que 
d'après Louthf Aly Begh ce poète mourut en 967 = 1 &59,60« 
Si cette dernière donnée est exacte, le manuscrit » copié par 
Haïdar ben Ibrahim el-Houseïny, et daté de l'année 96 1 =3 155%, 
aurait été écrit six ans avant la mort de l'auteur. Il se distingue 
par des filets d'or et d'azur, ainsi que par des marges ornées de 







397 



paillettes d'or et on joK frontispice, précédé de deux peintures; 
mais il ne contient aucune ode dont la rime finisse par les lettres: 

Manuscrit à filets rouges, renfermant: 

i) o^Ljj O^yi^ le Divan de Riazy. Voy. Hammer, p. 363. f. 
1 —23. 

2) ^^(j'yi^ le Divan de Firichteh, qui commence par: 
IjUjD Oij L» J^ J^o^jf^. La copie, exécutée par Ahmed 
ibn Hadji Bekr, date de Tannée 1063 = 1652. 

Ce divan est très rare , mais il se trouve pourtant à la bibliothèque 
d'Achir ^U Efendi à Constanlinople (Calai, p. 256). Nous n'a- 
yons d'ailleurs trouvé aucun renseignement ultérieur sur l'au- 
teur, si ce n'est le célèbre historien de l'Inde peut-être, Moubam- 
med Casim, natif d'Asterabad et connu sous le nom de Ferich- 
teh, (c. a. 1612). 29 f. petit in-4^ fErz.J 

cmxMx. 

U^ O'ji^ le Divan de Feïz, c.-à-d. de Moulla Mouhsin 
j^, poète du temps de Chah Abbas II (16V9-1666) et auteur 
de plusieurs ouvrages sur l'exégèse jt^t sur les traditions cl^j* 
et sur l'éthique j >^). La copie écrite diagonalement, date du 18 du 
moisderebi I 1090 = 1679. Le premier distique est: My ij^ ^ 







398 



^Uî j* kSU^ (/* Ufi f^ *tj'*'(3* ^S^* Ce divan n'est pas moins 
rare que celui cité sous le no. précédent. 103 f. in-ï^. (En.) 
Voyez, relativement àFeïz, le Atechkedeh, msc. acad. p. f'^v* 

i^Le ù'jf^ le Dwan de Ssaîb (d'K&han) , ou Mirza Mou<* 
hammed Aly, poète dans le genre mystique. Il vivait sous Chah 
Âbbas II, et mourut en 1675. Voyez de Hammer, L c, p. 393» 
et le Catalogue de la bibliothèque de M. S. de Sacy (Hanuscr.) 
p. 1^9. no. 288; G. Ouseley, Biogr. Notices, p. 227; Hadji Khalfii, 
T. III, p. 290, no. 5506; et Bland, accouru ofthe Atesh Keda 
p. \h. Notre copie, ornée dun frontispice d'or et d'autres cou- 
leurs et de filets rouges et bleus, écrite par Abd el-Ghafifar 
Kounbou, du Moultan «juU ^t^, date du 5 du mois de chev- 
val 1112=1700. Sur le dos de la reliure on lit: A64yJi-Ka* 
pmrB. 18H; il serait difficile d'en deviner le motif. 362 f. 
in-8^ 

Les poésies de Ssaib sont regardées comme rares, mais il s'en 
trouve de nombreux exemplaires dans les différentes coUectioDS 
de manuscrits orientaux; p. e. dans celle de notre Musée asia- 
tique, no. 255; de feu M. Rich [Mines de TOrienl, T. IV, p. 118, 
no. 128 — 130); de l'Hôtel de la compagnie des Indes orientales, 
{Cal. m$cr.)\ de feu W. Ouseley (a Catalog, p. 2. no. 19 — 20); 
d'Upsal (Tomberg, p. 110, no. GLXXIX); (cf. Joum. OikU. IV. 







399 



sér. T. II. p. 200, no. 12.; Catal. de livres et manuscr. de feu 
M. HarrioU p. 22, no. 1 52) ; de la Noury Osmaniyé, à Constantinople, 
en plusieurs exemplaires, (Catal. p. 107-8) dont un en abrégé, ou 
choix 4,>itU , et en outre les Oeuvres complètes ^ UIj , dans celle 
de Aathif (t». p. 20); de Ste. Sophie, de el-Hamdiyé [ib. f. 225) etc. 

CDEXXI. 
Très joli manuscrit, à filets d'or et de diverses couleurs, orné 
d'un beau frontispice et de jolies vignettes, contenant le: «^Lf^ 
jlcil) 4^l«f^ ^^I ou Les Merveilles du monde et choses prodigieuses 

du ciely par Hekim Azery Thousy ^^^>» vifil ^*^. Khondemir, 
qui dans son Ami des biographies donne une courte notice sur ce 
poète, l'appelle Cheikh Azery Isferaîny <^Lr^l, et fixe 
l'année de sa mort en 866 = 14-61, nombre contenu dans le 
mot jLf**^ Khosraou, preuve incontestable que l'année 279 
(892) dans l'édition imprimée de Hadji Khalfa T. lY, p. 186, 
no. 8062 n'est qu'une faute. M. de Hammer, Khondemir 
et Hadji Khalfa intitulent cet ouvrage: LjjJ) «^U^, tandis 
que dans notre manuscrit, «^l?^ est remplacé par S^L^. 
Sur le premier feuillet une main étrangère à tracé les mots: 
jjuijj^^^jiv j^ oj^lî dx****4^l_^ ; (cet ouvrage intitulé) Gha- 

ralb ou les choses prodigieuses etc. est un livre unique et on n'en a 
pas tni de pareil. La copie a été faite par Mouhammed Mouh- 
sin el-Caïny (el-Fany î) ^j^LJl ^i. 192 f. in-8^ (lOmr. M.J 







400 

v5j^' i^yi^ le Ukan de Azery. Voyez le no. précédent Ce 
manuscrit, à filets rouges, a été copié par Ibrahim ben Hasan, en 
Tannée 890 = 1485. Il commence par Thémisticbe: j*^ jW 
bu ^^ jiTdTiu^ 50 f. petit in-i*. fDoubrJ 

cmuxxm. 

L»^ CMifj Quatrains de Merakbiya. 
Manuscrit à filets d'or et de diverses couleurs, orné d'un fronti- 
spice. Il commence par: ^y ^J^j^ e3^j6 ojJj L. 57 fol. petit 

in-8^ (Doubr.J. 

CMJLXWV. 

Manuscrit à filets d'or et orné d'une vignette, renfermant les 
deux parties suivantes: 

I) At^ CJyi^ Recueil des poésies de Selira, qui commence 
par les bémisticbes: ji^ aI^ » ^j^j ^^^ ^^f y^ ^ ùU% 

'jjj j^ ^j^). Comme ce manuscrit contient encore un divan 
d'un poète turc (v. no. 2), on est tenté de croire que ce Selim n'esf 
autre que l'empereur Selim (1512 — 1519), auteur d'un divan 
en langue persane; voy. de Hammer, Gesckichu des Osman. Reickes, 
T. IL p. 379; Geschichte der Om. Dichtkunst, T. I, p. 159, no« 
LUI., et Diez, Denkwûrdigkeiten Àsiens^ S. 239 — 256. Mais il 
portait, comme poète, le nom de Selimy, tandb que dans notre 
recueil le poète s'appelle constamment Selim, pareillement à 
l'échantillon communiqué par M. Diez, p. 2k2. 







40t 



Un antre poète turc, du même nom de Selim (mort en 1138 
=;1725, yoy. Hammer-Purgstall, 1. c, p. 138-9), composa éga- 
lement des poésies en langue persane. Enfin, nous connaissons 
encore un poète persan de ce nom, appelé proprement Mou- 
hammed Couli, des Oimacs-chamlou, demeurant à Téhéran et 
à Cazvin, sur lequel on peut voir The Atesh Kedah, éd. by N. 
Bland, London 18<k<k, p. iv, et dont le divan se trouve à la bi- 
bliothèque el-Hamdiyé à Constantinople {Cotai., p. 225, vers.). 
Mais les extraits communiqués par Louthf Aly, dans son Aieshn 
kedeh, du divan de Selim ne se rencontrent pas dans notre ma- 
nuscrit. Il en est de même des échantillons donnés par M. Diez, 
1. c, pp. 24-1 et 255, du divan de l'empereur Selim. Comme 
cependant ce manuscrit, d'après une inscription sur la première 
feuille, a dû appartenir un jour à Mouftafa Thalib, appelé écri- 
vain on Hcrétaire du giUtan Selim, et l'ouvrage même paraît n'être 
qu'un abrégé choisi ^^^^à^^ de l'original, on est tout porté à croire 
que nous avons ici les poésies du sultan mentionné, f. l-^-lkS. 

Le Divan du sultan Selim se trouve dans la bibliothèque Noury 
Osmaniyé à Constantinople, voy. Cotai., p. 107. 

2) T. Autre Divan ou Recueil de poésies, en langue turque, par 

Kachif «Ji*» on Séyid Mouhammed Saad-eddin, fils de 

Esaadzadéh, né en 1076 = 1665 et mort en 1111 = 1699. 

C'est pourquoi la tuseription est conçue ainsi: Dican turc de 

51 







403 



rhumble serviteur (de Dieu) Mouhammed Saad-eddin el-Houféiny, 
surnommé Asaadzadéh. La marge droite (p. 50 — 63) contient des 
odes persanes, extraites du Divan en langue persane, par le 
même poète, qu'on doit bien se garder de confondre avec le 
persan Kachify. Yoy. Hammer, Gesch. der Osman. Dichikunst, 
p. 585, no. MDCVII. 85 f. in-8^ fOuv.J 

Manuscrit orné dune vignette en or, azur et antres couleurs, 
à filets d'or, composé de papier de différentes couleurs et renfer- 
mant les deux productions suivantes : 

1) j^Lî ù'^^ Le Divan ou Recueil de poésies de Namy, com- 
mençant par le distique : * I^Lûc^) C^^j jij yf ù'^ \^[j 
\jj Lf ) ^^^ ji ^yij^j*, *4^. La copie date de Tannée ^, c- 
à-d. de 10^3 = 163!i, et elle a été finie au mois de si'1-hiddje, par 
Gheïkh Mouhammed. Cf. Hammer, L c, p. 30^, et Bland, Aijtài 
Kedah p. 32. — f. !— 64. 

2) La seconde partie, qui, d'après l'inscription en lettres d'or sur 
le premier feuillet (65), renferme le Divan de Cazi Noury Iffa- 
hany (d'IUahan) ^J"^' l5j^ o^^ ù'^^, commençant par le 
distique : iS^J'^ o^'t^ o^J * J^j Mj^ j^ ^i t^" »' » * . » J^ f^^ 
JL C««>L , et contenant ensuite des pièces de louange de Mou- 
saiyebkhan, de Chah Ismaïl, du vizir Mouhammed, des ^^ 
ou pièces détachées, des ghazels OUjc, et des quatrains ^4^vj. 







403 



M. de Hammer, dans son histoire de la poésie persane, n a pas fait 
mention de ce poète. Cette seconde partie du manuscrit, ornée de la 
même vignette que la première et copiée par le même écrivain, fut 
achevée la même année et vers la fin du même mois. Nous y trou- 
vons les sceaux : 1) de Hadji Ahmed Abd el-Cahhar ben Abd el- 
Sattar, et 2) de Mirza Abd el-Kerim ibn Mirza Ismaïl el-Houseiny 
(1220= 1805), probablement possesseurs jadis de ce manuscrit. 
Cf. Bland, The Atesh Kedah, p. 16, Msc. acad., f. rrr- — S^f- 
in-8^. fOuv.J 

cmxxww. 

(j\i[^ (j]^> Divan de Khacan, ou, d'après l'inscription sur la 
première feuille, ùM'^-^#J'^ '^ù'^^ Divan de la qibla (lieu 
vers lequel les Musulmans se tournent en faisant leurs prières), 
du monde et du genre humain, c.-à-d. du défunt chah persan 
Fath Aly Chah, qui, poétiquement, avait pris le surnom de 
K bac an. Ce divan se divise en 1) JfLo» Odes, 2) dUjc 
Ghazeh, 3) J^ v^^îCh Rondeaux, k) aÎ/«^ Mélanges poétiques, 5) 
^Lr*l Pièces isolées, 6) vl»LcLj Quatrains, 7) ^^1.^ Elégies, 8) 
vlpLyt« vlpUiaJU Strophes détachées dans le genre de mesnevy, 
9j 4^u ^jîL Livre d'échanson, 10) àii^ Conclusion, en prose. 
Les nos. 1 — 9 sont toujours précédés d'une Préface <>fL^f^. 
Quant au chah Fath Aly Chah comme poète, voy. W. Ouseley, 
Tra»ds, T. III, p. 372. 







404 



Le chah avait envoyé ce même ouvrage, **trameribed loàft Ae 
utmost calltgraphical skill, and embeUùhed by Mirxa Bàbà (v^ ' Jl/ï^X 
ihe chief painter or nakàsh bàshé o^Vcr^» ^^^ enq^Ioyed ievm- 
teen years on the miniature pictures, Ulufnmations, and variaus or^ 
naments, of thîs loork, particularly portraits of ihe royal authorp 
and of his unck, Aga Muhammed" (Ouseley, I)raveh, T. III, p* 
372-3), comme présent au prince-régent d'Angleterre. Aussi notre 
copie, une des plus délicates qu'on puisse voir, est-elle sous tous 
les rapports digne de son auteur; mais on n'y trouve ni le nom 
du copiste, ni l'année de la transcription. 

II faut se garder de confondre Fath Aly Chah avec Fath Aly 
Khan, surnommé le rot des poètes, qui, sous ce même souverain, 
a composé l'histoire de son maître royal, en vers, intitulée: Chahr» 
inchahnamèh (Ous. T. III, p. 3W). 113 f. in-8^ fKhosr. M.) 



11. Conte s. 



Philosophiques, moraux^ fouphiques^ et autres. 

CDLXXVII. 

J^^ ^j***^ La Beauté et le coeur, roman allégorique, en 
onze chapitres, dans lesquels Yahya Fettahy de Nichaponr 







405 




c5 J^^**^ u* U^- » ^^^ ®^ 852=1448,9, s'applique à prou- 
ver l'impression involontaire que la beauté produit sur les coeurs. 
Ce roman, traduit en anglais par M. Price, a été publié à Londres, 
en 1828, sous le titre de Hum oo dil, or Beauty and heart. Voyez 
M. de Hammer, p. 290. 

Notre manuscrit, à filets d'or et de couleurs, dont les caractères 
élégants, sont sortis de la plume du calligraphe renommé Malik 
v^U, est orné de trois peintures, avec les marges couvertes de 
paillettes d'or. Il date de l'année 938=1551. 33f.in-8^ fArd.^J 

CDUKXVIII. 

^^^JLiU) i^jj Le Dilassement des amants, ouvrage en prose, 
entremêlé de vers, contenant des anecdotes relatives à la na- 
ture de l'amour et aux conditions indispensables pour être vrai- 
ment épris. L'auteur de ce traité ou aJLj^ Aly ben Mahmoud 
el-Hadj, l'a divisé en cinq sections ou ojlcU bases, suivies d'une 
conclusion ArLi, 

Ce manuscrit, à filets d'or et de couleur, est un des plus re- 
marquables de la collection sous le rapport de ses peintures, fort 
curieuses pour la vérité de l'expression de chaque physionome et 
le fini des détails. On ne trouve pas le même goût dans les 
dessins à grands ramages, ornant les marges coloriées. Écrit par 
Ahmed el-Houseîny de Mechhed, il date de l'année 970=1562,3. 
13 f. in-fol. fArd. J 






406 



^^ (J^JJ^ ^w?r^ ^w Merzeban, ouvrage moral 'persan, dans le 
genre des fables de Kalila et Dimna, que Fauteur a même prises 
pour modèle. Son avant-propos nous apprend qu'il s'est appliqué 
à donner une forme plus moderne à un ancien traité, écrit en 
dialecte du Thabaristan et en Parsy, par le Merzeban ben Chervin, 
l'un des descendants de Keïous, frère du grand Nouchirevan. 
L'ouvrage est divisé, à l'instar de son modèle, en 9 chapitres, 
dont le premier renferme des détails sur le prince qui composa 
l'ouvrage primitif. Le second chapitre traite de la mort d'un 
roi de l'antiquité, et des conseils qu'il donna, en mourant, à ses 
enfants. Le troisième parle du roi Ârdechir (Ârtaxerxes) et 
du sage Mihreban-beh ^ù^y^. Le quatrième, intitulé: Histoire 
du mauvais génie Gaoupdi iS^J^ yi^ (à pieds de boeuf), et d*un 
sage renommé par sa piétés a pour but de prouver l'utilité de la 
science et les avantages qu'elle procure, combinée avec la pra- 
tique. Dans le cinquième, qui traite de deux chacals, nommés 
Dadmeh et Dasitan (ruse), l'auteur signale les devoirs, qui se 
rattachent au service des princes, et la conduite, que doivent tenir 
tous ceux qui les approchent. Le sixième, où il est fait mention 
d'un chien connu sous le nom de ^^j zirek (finaud), et d'un 
bouc u**^ appelé (Jjjj zeroui, tend à démontrer comment un 
homme fait pour parvenir aux grandeurs et pour vaincre tous les 







mm 



obstacles, lorsque lelévatioD de son génie le porte de labtme de 
lobscurité à lapogée de la puissance. Le septième chapitre est 
l'histoire du lion et de l'éléphant; l'auteur y prouve la fin mal- 
heureuse des hommes injustes, disposés à la révolte et mécontents 
de leur sort. Dans le huitième chapitre , intitulé : Aventures du 
chameau et du lion abstinent, il est question des fruits de la ca- 
lomnie, et des suites funestes de la perfidie et de la méchanceté. 
Le neuvième enfin, dont le commencement est arraché du manu- 
scrit, ainsi que la fin du précédent, devrait, d'après la table des 
chapitres, traiter des aventures de l'aigle et d'Azadtchehrèh 
^^^'j'« Le tout se termine par un appendice, où l'auteur 
donne encore quelques détails sur son ouvrage et sur ses de- 
vanciers. Si nous nous sommes étendus ainsi sur l'analyse de cet 
ouvrage, c'est qu'il ne figure dans aucun bibliographe. L'édition 
imprimée de Hadji Khalfa, T. Y, p. <k92, no. 1 1783, n'en donne que 
le titre ; la copie RoumSnzov l'appelle j^l <J^ c>J^. Il nous est, 
du reste, difficile d'en déterminer l'auteur, à moins qu'on ne re- 
garde comme tel l'écrivain, nommé Ahmed ben Ahmed Gazviny, 
de Gazvin, surnommé Mouslimy ^^^X^f <Jj^ I, dont le nomefigure 
à la fin de ce manuscrit en caractères neskhy, portant la date de 
7*0 = 1339,40. 19* f. grand in-*^ fArdJ 

Cet ouvrage se trouve aussi dans la bibliothèque royale à Paris 
{Cotai., p. 30*, Ao. CGGLXXXIV). 







«08 

iu-Jlj ôj*iJI jMj »fMj\ Lf^jj Vermn pertane du Uore de la joie 
qui succède à t adversité et à la ditresie, ou, pour rendre cette ex<* 
pression arabe, d une manière analogue, en latin, en russe et en 
français : Post nubila Phœbus, IIoc^ 403K4ii se^po, Apres la pluie 
vient le beau temps» L auteur de cet ouvrage moral, H ou se in 
ben Âsaad ben el-Housein el-Dehistany el-Mouaiyedj 
iJJfy' |ju***^w>j) (jt^^ (jf J*-*' (ji (/^**^ (cf. Rraift, p. 54-, 
no, CXiXX), nous apprend, dans Tavant- propos, qu'il a pris 
pour texte de cette production persane un manuscrit arabe de 
cinq feuilles (?), dont l'auteur était Abou Hasan Aly ben 
Mouhammed de Medaîn (^'w^', en y ajoutant un grand 
nombre de contes, puisés dans différentes annales et histoires, 
ainsi qu'une foule de vers arabes et persans de sa composition. 
Le traité est partagé en 13 chapitres, dont chacun renferme des 
contes, tendant à démontrer que l'homme ne doit jamais se 
livrer au désespoir, lors même qu'il se trouve au comble de 
l'adversité, parce que la Providence ne manquera pas de soula- 
ger ses peines et même de l'en délivrer. Ce manuscrit, en carao- 
lères neskhy très lisibles et à filets rouges, parait être fort ancien ; 
mais l'année de sa date se trouve arrachée. Il a été copié par 
Aly ben Ahmed ben Mouhammed Abercouhy t^^jn d'Abre- 
couh, et appartenait jadis aa sultan Ahmed Behadur Khan, 







409 

peut-être le même que le prince de ce nom de la dynastie des 
nkhanienSy qui périt au commencement du XV® siècle de notre 
ère. 276 f. gr. în-*^ fArd.J 

L'ouvrage cité dans le catalogue des mscts. persans et turcs, 
conservés à Gotha, no. 9, parait être le même que le notre. 

CDIiXXXI. 

Manuscrit renfermant deux parties, savoir: 

1) ^Jt^* jiyl Les Lumières de Souheîl, rédaction en langue 
persane, par Housein ben Âly el-Rachify (voy. no. CCLI), 
du célèbre ouvrage KalUa et Dimna^ sur lequel il serait inutile 
d'ajouter ici des détails plus circonstanciés; on peut les trouver 
dans louvrage de M. de Sacy: Calila et Dinma ou Fables de 
Bidpai, en arabe y précédées d'un mémoire sur Forigine de ce 
liore, H sur les diverses traductions qui en ont été faites dans FOrient 
etc. Paris 1816, m-fh^ 

Cette rédaction persane a été publiée plusieurs fois: à Hert- 
ford en 1805, à Calcutta en 1816 et 1834h, à Bombay en 
1828; voy. encore Ch. Stewart, An Introduction to the Ânvari 
Soohyly, London 1821, etc. Cf. Zenker, nos. 71fh — 719. Notre 
copie date du 19 du mois de rebi I de Tannée 1212^=1797. 
f. 1 — 21^2. 

Cet ouvrage est très fréquent; en Russie il se trouve en- 
core à la bibliothèque de l'université de Moscou (voy. Petroff, 

52 







410 



m- 



Oôoaptde apaôcKBX-B, aepc«4c>Hxik > lypewHx» pyicoinKeil, etc. 
p. ï, no. 4) y OÙ, au lieu de Ke^bua ^j il faut probablemenl lire 
GlmJ , et , en traduction géorgienne , au Musée asiatique. Cf. Doê 
Asial. Mus. p. 738. 

2) Extrait du livre Les Merveilles des choses crées, sur les propriétés 
de quelques arbres et plantes ^ en commençant par les propriétés de 
t orange ^J^\ et procédant jusqu'à celles de la rou p^j^J^ i 
clusivement. (Voy. no. CCLXIII). 24^5 f. petit in-fol. (Erz.J 

CDUCXXII. 

vl»Lui) A^L w-juT ou Recueil de différents contes. Il commence 
tout brusquement par l'histoire d'un roi du Khorasan, appelé 
ÂchrefKhan. La copie, dont les premiers mots sont: ù^'jUl 

jy^jjjî^J^j j^\ OJ^^j J^', a été finie le 15 du mois 
de redjeb 1209 = 1795 par Resoul ibn Mouhibb, à Badkoui 
(Bakou). 163 f. in-fol. 

Ou connaît un nombre considérable d'ouvrages du même titre 
et de la même teneur; feu W. Ouseley en possédait un, et en même 
temps un conte de Achref Khan lui-même. Voy. A Catalogue 
etc. p. 16, no. 532, et p. 13, no. 44-2. 

cmjoaam. 

•L^j j%^ ^^j oUji^U 4^ Histoire de Khaverchah et de Mîhr 
et M ah, ou du Roi de l'Orient, et du Soleil et de la Lune. 







àu 



C'est le litre désigné dans la suscription en encre rouge. Le 
manuscrit commence soudainement par: Jjio ojijj ^L oUi^L^ 
dU o^^L^ o^U Mj^j. Le conte est à peu près du même con- 
tenu que celui analysé par M. Garcin de Tassy, dans son Histoire 
de la Utlératare Hindoui^ T. II, p. 550 et suiv, Khavercliah, roi 
de rOrient, entendant parler de l'anneau de Salomon, qui rendait 
son possesseur à peu près tout puissant, et désirant se le pro- 
curer, s'adresse à un philosophe, nommé Âbid jM (serviteur)^ 
qui lui donne de bons avis pour arriver au but de ses voeux. 
Le roi va combattre un sorcier Nerghes, qui change l'agres- 
seur en lion, son ministre Rouchenraï {Féclairé) en lynx, et le 
philosophe en renard. Ils ne recouvrent leur forme humaine qu'en 
buvant de la source de lob. Or Khaverchah ayant délivré la 
belle Rouzefzoun (qui augmente le jour) de la prison où elle 
était enfermée au château du sorcier, la fée, de retour chez sod 
père Ferroukhfal {heureux d'augure) roi des Péris, fait leloge de 
son libérateur. On va à sa recherche et un mariage entre lui «t 
Rouzefzoun lui fait oublier le chagrin d'avoir été transformé en 
lion. Le fruit de ce mariage fut un fils nommé Mihr {Soleil)^ 
qui, ayant entendu par hazard parler de la beauté de M a h 
(Lune)^ fille du roi du Maghrib 'Afrique, ou Occident), et vu sod 
portrait y chez Mouditeri (Jupiter), ministre de ce roi, s'en éprit 
et parvint enfin, après diverses aventures, à obtenir sa main. 







419 



Le roi Khaver et son épouse, qui avaient cru leur fils perdu 
et en conséquent pris le deuil, sont enfin consolés par Tarriyée 
de Mihr avec sa jeune épouse, circonstance, qui comme de 
raison est célébrée par des fêtes splendides. Il paraîtrait cepen- 
dant que ce conte nest pas tout- à -fait achevé, les derniers 
mots étant: \jj^^jC^jJ^j¥^. t i — 130. 

Suivent f. 1 36 — H3 des fragments d'un livre à ce qu'il paraît 
médical, commençant par le 225e chapitre, Indieaiùm de$ effeU 
de quelques remèdes ^j^i ^j^ ù^ j ^. 11 finit avec la Descripiion 

des effets salutaires de F aspic ^ par les mots: J j> i^^ J^oL^ ^yj 
Les pages 6k — Tk sont ajoutées dune autre main, apparemment 
par un européen, et sur d*autre papier. 1^3 f. in-8^, 

cnuaaLwv. 

Manuscrit renfermant absolument le même opuscule, que celui 
cité sous no. CGLIV. Il s'était égaré, dans l'ancien registre de notre 
collection, de la division de la Théologie à celle de FÉloquence^ 
méprise pardonnable , vu qu*il est dépourvu de titre et de rubriques, 
et que, même par son contenu, il parait, au premier coup d'oeil, 
n'être qu'un conte de fantaisie, tout -à -fait incompréhensible sans 
l'aide de la doctrine abstruse des Ssoufys mahométans. L'écriture, 
allant en lignes non droites, mais diagonales, occasionne encore 
un embarras de plus. Hadji Khalfa, qui a connu cet opuscule, 







413 



le cite à l'article: o'^^' Ol^Lu Reflixims de thomme (d'après 
le manuscrit appartenant à l'Institut oriental de St. Pétersbourg), 
ou ùl-**^^' «Lr»Lu Réflexion de Thomme ^ (d'après celui du Musée 
RoumâDzoy), et nomme l'auteur Dervicb el-Hasan el-Ca- 
cahtany ^ue^ÂJl, c.-à-d. de Gahcah, lieu dans le district de 
Thous. 

L'ouvrage, qui, d'après le premier feuillet du no. CCLIV s'ap- 
pellerait : cijrflûJ) ^ Cjijhid] «^ u) Livre des réflexions sur la 
doctrine des Ssoufys^ traite (toujours dans un sens mystique) de 
la lutte des sentiments corporels, ou plutôt sensuels, contre les 
spirituels, ou du combat de F Amour J<^ avec la Raison Jic. 
Cette lutte est représentée comme provenant de deux empires, 
celui de la Raison, gouverné par un saint cheikh, et celui de la 
Sensualité , ou Humanité , dont le chef est le padichab Amour. 
Ce dernier commence par envoler un de ses employés, ^J^ la 

Voix douce ^ au pays du cheikh, appelé FOuie 9^U<o. Le messager 
y est admis à la cour du cheïkh et lui donne la description 

de son pays, habité par 28 (jy^ bataillons^ nommés le régi- 
ment de F aisance o^^ ù^>^, qui, ne blessant jamais personne, 
réduisent les pécheurs et les insouciants à leur devoir par la voie 
de la bienveillance et de la bonté. Le cheïkh, par l'entremise de 
l'interprète et conseiller Imagination J^> , fait répondre qu'il ne 






414 

8'oecnpe que d'actes de piété et de dévotion vl»;^^, et re* 
proche à tOuie que sou peuple est une nation légère etc. 

Au retour de la Voix douce ^ le padichah ilmour envoie, en quar 
Uté d'ambassadeur, une personne dbtinguée sous tous les rapports, 
nommée Discours #>^. Cet ambassadeur est conduit par les avant* 
postes Réflexions ^Lu dans le royaume de la Raison, où, après 
avoir passé par les sept portes de rObservaUon u^ » il est enfin 
annoncé "au cheikh par le drogman Imagination 0^ ^ qui, en même 
temps vizir, répond à ses rapports concernant l'empire de l'Amour. 

L'ambassadeur Discours ^ de retour dans son pays, y ayant ra* 
conté les merveilles qu'il venait de voir, l'Amour se détermine 
à conquérir l'empire du cheïkh. Il expédie en conséquence le 
Courier Inspiration ^y' ^M^f pour espionner les pays du cheikh, 
et lui proposer de se soumettre à son souverain. Mais le cheikh 
s'y oppose, en objectant qu'il ne Veconnait point la justesse des 
remarques de V Inspiration^ que même son employé ^^Ja^ Cof>- 
ception vive n'avait pu résoudre. 

Cependant, devenu inquiet, le cheïkh tient un conseil, dans 
lequel le conseiller Imagination propose de mettre en état de dé* 
fense les citadelles des Dogmes fondamentaux, de préparer les 
armes de la Dévotion et des Oeuvres pieuses, et d'attendre l'at- 
taque. D'autres grands émirs, comme T Intelligence vive u'^J^ 
et le Doute ^j s'y opposent; mais le cheïkh ayant agréé les 








4L1S 



propositions de t Imagmation ^ déclare à l'envoyé Impiratùm^ que 
son empire doit rester aux derviches , et fait accompagner cet 
envoyé par son employé Pvmancé CùtUemplatioe t j j^ ^^ , qui 
donne au padichah Amour la description du royaume de la Rai- 
son , comme ayant des armées de trois espèces: OLîLuâj, gpirituêlleSy 
OLtt^ naturelks et wLîJ^» vitales ou animales. 

Le padichah Amour se met alors en marche; les héros de la 
Beauté s'emparent sans difficulté de la porte de l'Observation ji»i 
et avancent jusqu'à la dernière, où ils trouvent cependant une 
forte résistance de la part des combattants de Flmagmatùm. Le 
cheïkh se consulte avec F Intelligence vive «^J», mais il est ob- 
ligé enfin de se rendre, toutes ses armées étant battues, et la 
domination de F Amour et de F Aimé conunence. 

Nous trouvons entre autres dans cette administration l'intendant 
Douleur, ^j^^jj^f le gouverneur Tristesse ou Affliction q^ J1*, 
l'émir Désir ardent 3 ^t^ ^^ 1^ président du divan Patience v^^^, 
j^ ù'^f^, un des grands seigneurs les plus .puissants, sans l'in- 
termédiaire duquel aucun gouverneur des difièrentes provinces, 
p. e. du Jeûne^ de la Prière etc., ne peut réussir en rien, et dont 
les principaux amis et compagnons sont: le Contentement CxLi; 
la Confiance en Dieu J^f; le Soud d*agir toujours bien pj^; la 
Gratitude envers Dieu j^ etc. 






416_ 

L'ouvrage est rempli encore d'autres discussions foufiques. Son but 
est de démontrer les rapports intimes du véritable Ssoufy avec l'Être 
Suprême. Quant aux termes techniques arabes, employés dans 
notre courte notice, on peut en trouver une déGnition plus exacte 
dans l'ouvrage de Djourdjany, cité sous no. CGXXVUI, 1 )• Yoy. 
le jugement de l'empereur Baber sur de telles compositions, quel- 
quefois passant les limites de la bienséance , dans l'ouvrage Memoin 
of Baber ^ p. 190. La copie, écrite par Aziz Allah el-Houselny, 
date du mois de djoumadall de l'année 1086=1675. 25f.in-8^ 




I. Epistolof^raphic. 

CDIiXXXV. 

çiLji] ^jôLj Jardins de tari épistolographique ^ ouvrage célèbre 

de Mahmoud ben Mouhammed el-Ghilany, surnommé 
Khodjai-Djehan ou Rhodja Mahmoud Ghavan, vizir du 
sultan Mouhammedchah II, de la dynastie des rois Behmeny 
dans le Deccan, qui le fit tuer à l'âge de 78 ans, en 886 = 
H81. Ce Khodja Djehan, qui, d'après Hadji Khalfia s. v. 
^Lu (copie Roumânzov), avait encore le surnom de Abou'1-Fazl, 
était grand protecteur des gens de lettres et fondateur d'un 
collège à Ahmedabad. Il entretenait une correspondance avec 







Djamy, qui ne manqua pas de le célébrer dans quelques poèmes. 
Il trouva un biographe dans Maoulla Abd el-Kerim Sindy, dont 
l'ouvrage a été mis à profit par Firicbteh. 

L'ouvrage, que Briggs dans sa traduction de Firicbteh (T. II, 
p. 510) appelle Rozut-ool-Insha, est souvent cité sous le 

titre de (jl^^ ^'y^**^ ^-^ V^ ^^^ ^^ cùmposàùmê épistolaireÈ 
de Khodja Djehan, titre qui se trouve aussi sur le premier 
feuillet. On en peut voir la teneur chez Kraffi, p. 26 , no. LXXVI. 
Ce n'est à proprement dire que l'application pratique des règles, 
données sur l'art épistolograpbique par le même auteur dans son 
ouvrage intitulé <îU^^) j^^ Vues sur T ipistologr aphte ^ dont le 
contenu se trouve indiqué dans fFiener Jahrb. Bd. 62, Ânzbl. 
p. 16, no. hG. Notre manuscrit, orné d'un frontispice, à filets 
rouges, et écrit sur du papier de difllèrentes couleurs, est 
muni, d'un bout à l'autre, de notes interlinéaires et marginales, 
et commence par les mots: pIjj*' ^'J.: J^y (j» 'f; copié par 
Hasan ben Aly d« Trébizonde Jbtj.' <l4J' , il date de l'année 965 
=2 1557,8. 287 f. in-8^ (Exft.) 

n y* a des exemplaires de cet ouvrage k Vienne {JVimitr 
Johrb. et Krafil. 11. ce.), dans la bibliothèque du Roi à Paris 
{Cou. p. 28, no. CLXXXI), dans les collections Mackenzie [Mach. 
Colhci. T. II, p. 136, no. LG), de Tippou Soulthan (Stewart, 

p. 89, no. XIII), etc. 

53 






418 




Voyez, par rapport à l'auteur, la traduction de M. Briggs 1. c 
cf. Hammer, Gesch. der sch. Redek. Persiem^ p. (i-lQ. 

cmLxxxvt. 

<ïUj) Collection de différentes lettres, par Abd Allah ben 
Mouhammed el-Mervarid JjjU^'. Ce manuscrit, défec- 
tueux à la fin, commence par: A^sZMXto^jf ^1. lOti'f.in-S 

fFrolJ. 

Manuscrit, aussi défectueux et généralement en mauvais état, 
contenant des modèles de lettres ^j. Les derniers mots en sont . 
jjjU ^UcI ^ v^ cif^^ cr^^. 55 f. in 8®. fFrolJ 







K. Callij^raphie et Peinture. 

Collection des C»U9^ ou modèles d'écriture persane, puisés dans 
les ouvrages de différents poètes de cette nation, tels que Hafii, 
Casim envar etc. Les calligraphes qui y figurent sont Mou- 
hammed Aly, de Mechhed, Chah Mouhammed el-Katib, 
Chah Mahmoud, Soulthan Aly, de Mechhed, calligraphe très 
renommé, Mouhammed Riza, de Tebriz, Mouhammed Hou- 
sein, de la même ville, Mahmoud Ishac el-Chihaby, Seul- 







410 



tbaD Mouhammed Nour et Mahmoud Gasim. Ce manuscrit 
se distingue autant par la beauté des caractères que par la 
richesse des ornements; on y trouve en outre 20 peintures^ 
très bien exécutées et dignes d'attention sous le rapport des costu- 
mes qu elles représentent. 32 f. in-fol. (Ard. ^J 

Quant à Soulthan Aly Mechbedy, voy. Kbondemir, LAmi 
des biographies (Msc. acad. p. f»%f» vers.). Il est d'avis, que ce 
calligrapbe, qui se trouvait au service de Mir Aly Chir (voy. 
no. CGLI) , éclipsa tous les maîtres de calligraphie tant antérieurs 
à son époque, que venus plus tard. Il était en même temps 
poète, et mourut et fut enterré en 919^= 1513 à Mechbed. Cf.. 
Memoirs of Baber^ p. 197. Notre collection de manuscrits pos- 
sède plusieurs copies de la main de ce calligrapbe, voy. les 

nos. CDXIX, CDXXXVI, CDLIV. 

CDEiX3l[XIX. 

Recueil de modèles d'écriture persane (et turque) et de pein- 
tures, qui égale tout ce qu'on peut voir en fait de pareilles 
productions d'artistes mahométans. La reliure même est on ne 
peut plus riche en or. Le frontispice de la première partie, aussi 
tout couvert d'or et embelli d'autres manières, contient la pre- 
mière surate du Coran, dans le plus beau nestaalic-sulusy, de 
la main d'Abd el-Rachid en 1031 = 1621. Vient ensuite 
la représentation du lever à la cour d'un souverain Indien, assis 







aato 



9ur son trône, et prêtant l'oreille à Islam khan ù^>^ t VÛ 
parait lui soumettre quelque affaire. Après Islamkhan on voit en* 
core, du coté droit, dans différentes positions, les figures de 
fi^ ^j *•* rm (Baram ?) Deo avec cinq compagnons, ChaistélH 
khan O^ aI^^jU; Mouhabetkhan ù^*^; Moukarremkhaa 
ùk/* (î (J^J^) ; Mir Ssalih^L^^ (linsUtuteur de l'em- 
pereur Âourenghzib, voy. Bemier, Voyages^ Âmsterd. 1711, T. I» 
p. 206 et Tod, Annah of Rajasthan p. 375); Saidkhan 0'^%Jt^^» 
Séyid Djelal Boukhary ^j^J%J^i Oustad.. Kebir«,« 
^y.. ^^•"-•' le grand- maître . ..tenant un livre à la main, et en 
bas y»/>0l^ le palefrenier ou écuyer^ tenant un cheval tout prêt; du 
côté gauche on aperçoit les figures de Djebanetkhan O^^; 
Djenount Singha a^ ^y^\ Chahnouvazkhanù'^J'y •'^•^ ; 
Khalil Âllahkhan ù^'Ul' Jt^; Nour Mouhammed Der- 
vich J^^j^ j^ jy^ et Abd Allahkhan u^*Uj'j^. Ces noms, 
tracés près des personnes représentées, sont écrits en lettres si 
minces , que loeil a de la peine à les reconnaître. Le souverain 
figurant sur le trône n'est pas nommé, mais à en juger par les 
personnages qui l'entourent, ce doit être l'empereur ou grand-mo- 
gol Aourenghzib, qui régna de 1658 à 1707. 

La peinture vis-à-vis (f. 3) fait voir l'empereur Djebanghir 
(1605 — 1627), regardant de la fenêtre d'un palais rassemblée 
qui se trouve en bas. Il est indiqué par les mots^^ placés au dessus de 







aai 



M personne :^r^^ oil^^ijjjyoj Tableau de TempereurDlehaughir. 
L'artiste y qui a signé son nom en bas du palais, était Miren Cut^^ 
et il a exécuté cette pièce en HkT •= lHh. Son nom parait 
n'être qu'une abbréviation de Mir Kelan ùi^ jt^^ que nous 
trouvons sur une autre peinture du même recueil f. 11. 

Parmi les autres tableaux de ce genre, nous nous contentons 
d'en citer encore deux. Le premier (f. 5), représentant aussi 
un souverain sur son trône, nous fait voir les noms de Khan- 
alemJi^L», qui lui offre un présent en bijoux; Gbirisin- 
gha aXLoj^. Moufahibkhan Ol»c>»L**; Inayetkhan wjL-c 
û**; Khanikhantù^l^î; et derrière le souverain: Tahmadj- 
khan ù^ j^^^« tenant un éventail ou émouchoir; Mibrab ou 
Souhrabkhan ù'^Lf- î ùl^Lrf*; Chirkhan ù^j^; le 
médecin Bou Âly i^ ^f^*^ enfoi assis à droite: (Khosraou?) Gbah 
oLijiyAM»?; Selim ChahoLi ^d^ ; Mirza Chah ^^ 'j-^^* 5 et en 
bas: Sany Gherchast (Gbercbasp ?) C«a*«i/ ^u? avec une 
massue à tête de boeuf. 

Ce tableau peut représenter l'empereur Akbar. 

Le second tableau (f. 8 vers.), offrant une scène semblable, 
produit les noms: Khan Aazem J>^l ùl^t Khankhanan 
Ol^li^l^. Khodja Djehan ùlt* ^'^ : QiHdjkhan ùl^^^ 
et quelques autres, qui sont méconnaissables. C'étaient des grands 
seigneurs de la cour de l'empereur Djehanghir, mais ils pouvaient 







appartenir aussi à celle de Ghabdjehan (1605 — 1627). Or la 
physionomie du souverain représenté ici diffère de celle de Dje- 
hanghir, dont Tideniité est constatée par la suscription alléguée. 

Voy. la notice sur une semblable peinture, représentant l'empereur 
Djebanghir, de M. Stewart Joum. of the R. As. Soc. T. II, p. 325. 

Si les tableaux ci- dessus mentionnés figurent en effet les 
souverains auxquels nous les attribuons, on aurait ici repré- 
sentations de quatre empereurs ou grand -mogols, savoir: I) Âk- 
bar (1556-1605), 2) Djebangbir (1605 — 1627), 3) Cbah- 
djeban 1627—1658 et h) Âourengbzib (1658-1707). 

Quant à ces peintures, provenant de la main d'artistes ma- 
bométans, malgré que plusieurs nations musulmanes ont eu en 
borreur la peinture , ou la représentation des figures d*bommes et 
d'autres objets animés, qu'ils regardent comme contraire aux or- 
donnances du Coran, il y a cependant assez d'exemples où 
l'on a cru permis de s'écarter de cette rigueur, en employant des 
figures d'bommes etc., sur les médailles et en peinture. Nous n'a- 
vons qu'à citer les médailles des Kbans des Turcs Hoei-be ou 
Turcs orientaux, des Seldjouqides, des Ortoqides, des Zengbi- 
des, des Ayoubides de Miafareqeïn, des Mamiouks babarides, des 
Djoudjides, des Baberides, des Ssefides etc. L'art de peindre ne 
fut jamais réprouvé par les Persans, dont les livres abondent en 
peintures, circonstance attestée si magnifiquement même par les 







aaa 

manuscrits de notre collection; aussi voyons nous cité un nombre 
assez considérable d'excellents peintres ^j^'^^ mou fa vvir, ou i^uj 
naccach. L'empereur Baber (ifetnotrs etc. p. 197) en nomme deux: 
Behzad, dont la figure parait même se trouver dans ce recueil, 
et Chah Mouzaffer. Khondemir (LAmi des biographies^ Mscr. 
acad. f. 200 vers.) fait mention aussi de deux, qui en même temps 
excellaient dans lart de dorer: le premier Maoulana Hadji 
Mouhammed, vers 9^0 = 1533, bibliothécaire de Mir Âly 
Chir (voyez no. CCLI); le second, Khodja Mirek ^,j^^ qui 
fournit à la ville de Herat plusieurs copies de livres, étant 
en même temps calligraphe renommé. L'empereur Âkbar avait 
même établi une sorte d académie de peinture, au sujet de la- 
quelle on peut voir TA y e en Âkbery|, publ. par Fr. Gladwin, 
T. I, p. 115 — 116, attestant, entre autres, que les membres de 
cette académie fournissaient des livres persans ornés de peintures (le 
Kissah Hamzah c-à-d. Histoire de Hamza n'en contenait pas moins 
de 1 ÏOO) , et qu'ils étaient chargés de faire les portraits des prin- 
cipaux officiers de la cour. Il suffit du grand nombre de peintures 
qui se trouvent en Europe, ou isolément, ou dans des manuscrits, 
pour confirmer ce que nous avons avancé k cet égard. 

Les modèles d'écriture de la première partie, puisés dans Fir- 
daousy, Envery, Nizamy etc. , sont dus principalement à la main 
de Âbd el-Rachid el-Deïlemy; ils portent en partie les années 









4M 



1028=1618, 1029=1619, 1030 et 1032= 1620 et 1622, 1031 
= 1621, 1031=1623, t03<^=1624, et le nom de U ville 
dlffahan, comme lendroit où ils ont été écrits. Le second cal- 
ligraphe qui y a contribué, est Imad el-Hasany d'iflahan 
^y^\ :>\<c (en langue turque et persane), et le troisième, Al y 
el-Katib (le copiste ou écrivain). 

Les peintres nommés dans cette partie sont: Âlycouli Begh 

Tcbobadar jUL» (f. 15) et Chefi' ^ Abbasy, 1063 et 
1066=1652 et 1656,6. — f. 1—63. 

La seconde partie, pourvue dun frontispice également richey 
nous montre des écritures de Mir Aly Katib, quelquefois sur* 
nommé el-Hasany et el Soultbany, et une quantité de peiiH 
tures, dont plusieurs sont certainement d'origine indienne. Ces pein- 
tures représentent, comme celles de la première partie, les sujets 
les plus divers: hommes, femmes, scènes entières du harem, fleurs, 
animaux etc. On y remarque, entre autres, f. 68, un image de la Ste- 
Vierge avec l'Enfant Jésus, et au-dessus, en lettres à-peine recon- 
naissablesvu leur petitesse, les mots: ù^>'' v^^ . O Seigneur du 
Temps/ Ensuite viennent f. 77 vers. rÀnnoncùUian de la Ste- 
Vierge, avec des mots en caractères romains, où l'on peut distinguer: 
MOUR et NOSTER (cf. Omeley, Bhgr.NoL, p.CCXXIV); p. 67 vers, 
la figure d'un homme nommé ^tj^ Behzad, peut-être le fameux 
peintre de ce nom, cité dans les Menurirs of Baber» p. 197, et 







dans Khondemir, LÀmi des Biograph. (msc. acad., f. f^.fc yers.); 
le portrait de Chah Âbbas Behadur Khan (f. 79 vers.); £ 75 v. 
celui du dervich Âbd el-Mouthallib, etc. Plusieurs de ces 
peintures portent le nom de l'artiste Mouhammed Riza l^j Hindy 
1166=1752, ou Moub. Riza Âbbasy, le nom de la yille de 
Herat, et les années 10^1 = 1631, 1042= 1632, 1043=1633, etc. 
Parmi les modèles d'écriture il y a plusieurs feuilles, ne contenant 
que des études ou exercices, nommés Jf^ mechc, c-à-d. des 
feuilles, où les lettres minuscules sont couvertes de majuscules, de 
sorte que le tout a lapparence d une écriture effacée ou bar- 
bouillée. L'un de ces exercices porte l'inscription: c^^ ^y^ ^ 
\j\^\^jj ^1^1^ jjl^u^l aJLj Ceci est le tracé du plus noble, de 

la qibla des maitres et du maitre des spirituels. Le nombre con- 
sidérable de pareils exercices, qui se trouvent dans plusieurs collec- 
tions de modèles d'écriture que nous avons eu l'occasion de voir, 
attestent le prix qu'on y ajoutait 88 f. in-fol. 



li. Philoloffle. 

Grammaire, Leœicographie, 

xn. 

Grammaire persane, expliquée en langue turque, et divisée 

en trois chapitres» qui traitent du mm iubstaniif ^1, du verbe 

51. 







436 



ijj^ et des particules oLr^. L auteur ^ comme on le voit par les 
vers qui font la conclusion de l'ouvrage, se nommait Ssalahy 
^"^f et le composa en 1227 = 1812, ce qui est indiqué par 
le chronogramme: ^1^ tull. Ce nest, du reste, qu'une tra- 
duclion ou rédaction des traités sur la langue persane, intitulés: 
^j^ytj^ J^ly Doctrines fotidamentales de la langue persane, et 
Ajj :> >vIâ^ Clefs du Deri. Le premier traité est probablement celui 
composé par Roustem Mevievi, qui se trouve à la bibliothèque 
de Vienne {TFiener Jahrb., Bd. 100, Anzbl. p. 31, no. 5ik); le 
second, avec le titre plus complet: ^^y^f dLJJ ^ ifjjJ' ^^ 
i?>jJl Clefs de porte pour établir {fixer) les régies de la langue per^ 
sane, appelée Dery ou Langue de cour, a pour auteur Mou ft a fa ben 
Abi Bekr el-Sivasy. Ce dernier traité a été imprimé à Boulac, 
en 12^2=1826; en manuscrit il se trouve à Vienne (Krafll, p. 20, 
no. LXIII) et dans la bibliothèque Laaleli à Constantinople [Cat., p. 
378), et un commenlaire là-dessus, comme il parait, ^jJ' /Ç^p^/^^ 
dont lauleur, d'après le catalogue de la bibliothèque de Raghib- 
Pacha, était Ifam-eddin (jiJJ'^ ^L^ {Cat., p. W, vers.), à celle 
de Aalhif à Constantinople {Catal,, p. 20). Notre manuscrit coni- 
mence par les mots : J^i JL UJc ,jj}\ ^ jUl. 51 f. in-8^ 

XDI. 
<ml i^ iii Dictionnaire persan, de Ni'met Allah, assez étendu, 
avec l'expliquation des mots en turc. Golius en a tiré partie pour 
la rédaction de son dictionnaire persan, inséré dans le Lexican 






heptaglottofT jAe Gastell. L'auteur, qui a donné son nom à'^cet 
ouvrage, est Ni'met Allah ben Ahmed ben Moubarek el- 
Roumy (originaire de l'Asie mineure), mort en 929=1523; 
suivant Golius et D'Herbelot, il a dû encore se nommer Khalil 

Ssoufy iJ^JJ^. Ses sources principales, comme on le voit 
par la préface, étaient: vf^ ^yii Racines persanes; a?»m*Iî Casi- 
miyé, le dictionnaire (<^) de Louthf Allah Halimy ^^^^^^ ; 
juolil) àL^j Les Moyens d'atteindre ses buts; vij^b* <^-*' Le 
Dictionnaire de Carahifary; j*^^ ^^^ f^ /^ Lancien Dictionr- 
naire abrégé, intitulé : vf^ /^ Pureté de la langue persane, et 
le grand ouvrage moderne, connu sous le même titre. Ce lexique 
est divisé en trois parties, dont la première renferme les in- 
finitifs ou racines des verbes, la seconde, les règles de la langue 
persane, nommée Dery, et la troisième, les noms primitifs et 
dérivés. Ni' met Allah, dans sa préface, dit qu'il a suivi l'ordre 
de l'Ecnoum-i-Adjem Racines persanes. Le manuscrit, qui date 
de l'année 969=1561,2, est en caractères nestaalic très fins, 
mais assez lisibles, et commence par les mois: J^^j fj^^ ^j^ J^. 
Cet ouvrage, assez fréquent, se trouve au Musée asiatique de notre 
Académie (no. ^75), à la bibliothèque Impériale de Vienne [Mines 
de TOrient, T. II, p. 28^, no. 6, et Flûgel [Wiener Jahrb., Anzbl. 
T. 100, p. 3, no. 202 — 203), à Leyde, en trois exemplaires [Catal., 
nos. 1355 — 1357), à Paris, au nombre de cinq [Calai., p. 289, 








nos. 19<^— 197, et p. 290, no. 205); k U bibliotlièqae de feu 
M. Rich, en double {Mines de TOrimU, T. IV, p. 291, no. 285-6), 
à celle de Bodley (Un, p. 289, no. 95), à Dresde (Fleischer, p. 27, 
no. 182, où une des sources, nommées Qâsimijjei-Lulf-allah, 
est peut-être la <il) <jiJ «rU, yoy. no.XDVI); à la bibliothèque de 
feu Molla Seïf-eddin ben Abi Bekr à Ssaba (no. 188), à celle de 
la mosquée de Ste-Sophie à Gonstantinople , le manuscrit intitulé: 
^j^^\ ibel» ou Recueil de la langue persane, par le maoulla Ni*met 
Allah, étant très probablement le même ouvrage; enfin k la bi- 
bliolhèque de l'église de Marie-Magdelaine de Breslau [Cotai., mac. 
no. 40, in-4®). 281 f. petit in-4*. fAkhJ 

nom. 

Autre exemplaire, jadis un legs de Mouhammed et, dans la 
suite, en possession de Lysius, comme nous l'apprend l'inscrip* 
tion sur la première feuille : Joanni Henrico Lysio, D. Pareniisp 
de Eccksia Chrisii optime meriti, filio bene jam merenii, non nomàuê 
solum sed et virtutiim patemarum haeredi locupleiissimo Hocee dai 
antiqui monumentum et pignus am {oris) Marrhius V. D. M. 

Cet exemplaire est écrit en caractères très nets et très lisibles; 
les mots persans sont en rouge. 205 f. in-8^. 

XDinL 

dj jiPU <U^ Prisent de Chahidy, ou petit vocabulaire persan, 
très renommé et généralement usité dans les écoles; il est mis en 







499 



vers turcs, à l'usage des enfants qui l'apprennent immédiatement 
après l'alphabet, et répandu encore sous le titre de ^y^U^jj^u 
ou Chahidy en vers, et de (JJ^Li H^ ou Vocabulaire de Chahidy. 
L'auteur est généralement connu sous le surnom de Chahidy; 
son nom propre, d'après Hadji Khalfa (msc. Roumanzov), parait 

avoir été Âbd el-Aziz Tchelebi, surnommé poétiquement c5^>^ 
^^j4f Djoudy Tchelebi, mort en 1021 = 1612, mais d'après 
M. Krafil, vers H70. Ce poète, auteur de plusieurs ouvrages 
sur la prosodie, change de mètre dans chacun des chapilres, dont 
se compose son vocabulaire. Un des vers qui s'y trouvent, dé- 
montre qu'il était originaire de Moghla, dans la contrée de Men- 
techeh en Anatolie, et qu'il appartenait à l'ordre des Mevlevites, 
fondé par le moulla Djelal-eddin Roumy. Il vécut longtemps à 
Iconium, et florissait, suivant M. de Hammer et Chabert, sous le 
règne du sultan Souleîman II, qui gouverna la Turquie depuis 
1520 jusqu'en 1566. Le manuscrit, en beaux caractères neskhy 
et revêtu de points voyelles, commence par les mots: ^^ Jr'^ ^'^. 
31 f. in-i^ fAkh.J 

Il y en a trois exemplaires au Musée asiatique de notre Aca- 
démie (nos. 82 — 84), et on le trouve également à la bibliothèque 
de Leyde [Caial., p. 490, no. 1978), à celle de Paris {Caial., 

m 

p. 291, no. 216; p. 234^, nos. 205 et 206; p. 325, no. 210) et 
de Bodley (Un, p. 203, no. 1939, et p. 291, no. 105), au Musée 








?^ 




4M 



de rOrint, 



Si , i coHo Je fou le comte ^ 



à JtockholB ictadleBeBl à 



llnstûul «^rientjil «)e N.-IVier$lNMv:£\ à Maakh I1b«1. ÏÏTi 









iT 7^- ««-• 



'/u."^'*a4?r n'avili Ai C \ 1 1. s y Cf rfinjniioi^ar'i . po: A.l»i «1- 



IR 9 1 n 1 r. ) 1 1 \ 1 f. \ •' I. s - iT I f. C. I Lr « «» 



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4'Ainnfî*: m : :•^.' - ".bri? î> niin? î»x 1 :*-?•= iTSt-T, Lr 



nft»iu?v*^i i«r iviis /ji^.M:^^> n:Nki ' r-î^ iie> fc 



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iftAXi A tjrjitiia* «'^Ujin'^ ou^ «: Minuii. i~ im'i>i— j ùt 



m 








4131 



nuscrity en jolis petits caractères neskby, date de Tannée 1168 = 
175^,5; il commence par les mois: xl u»^ (jJJI «(JU jj.). 70 f. 
in-S^ fAkh.J 

i^j^ *^ Dictionnaire persan-turc de Halimy. L'auteur est le 
cazi Louthf Allah bcn Aly Yousouf (ou, comme il est nommé 
dans la préface, ben Yousouf), plus connu sous le surnom de 
Halimy. Quant à la période où il a vécu, les bibliographes ne 
l'assignent pas avec certitude. Hadji Khalfa, éd. impr., T. IV, p. 
503, no. 936^, et une copie manuscrite, à l'article ^l^, ne cite 
pas l'année de sa mort; dans la copie du Musée Roumânzov nous 
trouvons 749 = 13^8, mais l'inexactitude de cette donnée est 
assez prouvée par la circonstance que Halimy dédia un de ses 
ouvrages, intitulé : ^yU jy^ Offrande aux rois, au sultan Bajazet H, 
qui régna depuis 886 — 918=. U81 — 1512. M. de Hammer (N. 
Joum.asiat., T.XH, p. ti'3, Eichhom, Geschichte der Litt., p. 1164, 
Geschichte des osman. Reiches, T. H, p. 4'33, 526, 646, et Geschichte 
der osman. Dichtkunst, T. I, p. 221) le nomme instituteur du sultan 
Selim I, qu'il accompagna pendant son expédition en Egypte, en 
1518, et lui assigne comme lieu de naissance Castemouni, en le fai- 
sant mourir à Damas. L'année de sa mort, du reste, peut être fixée 
à l'aide d'un chronogramme sur le premier feuillet de notre manu- 
scrit, à la marge de l'avant-propos, conçu en ces termes: J^ôli^l ol 






439 

Àht homme excellent! chronogramme, dont les lettres prises dans 
leur signification numérale, donnent Tannée 928 = 1522. Halimy 
est auteur de plusieurs ouvrages lexicographiques, p. e. I ) d'un die* 
tionnaire arabe, expliqué en persan (voy. Pococke, Spécimen hùtor. 
Arabum, éd. 2da, p. 151 ; Un, p. 229, no. MLX), 2) du ^^ Jii 
Offrande d^$ rois, dictionnaire persan-turc, qui se trouve à la bi- 
bliothèque Royale de Paris (voy. Cotai., p. 289, no. CXCII), et, 
comme il parait, aussi à la bibliothèque Médicéenne de Florence 
(v. Assemani, Biblioth. Mediceae etc., Catol., p. 4'I9, no. GGGLVIII), 

3) du 4^'^^^. ou Mer des raretés, dictionnaire persan, ou la 
prose alterne avec des vers ou de la prose rimée, et qui se trouve 
à la bibliothèque du Dr. J. Lee à Londres (voy. Oriental mamn 
scripts purchased in Turkey, p. 17, no. 83, IL), et en deux exem- 
plaires à celle de Leyde (no. 1355 — 1357); k) d'un ouvrage 
intitulé, d'après Assemani (1. c, p. ï78, no. DVIII), LoTan al- 
Sciohara, idest Lingua Poëtarum (c^l^/bLlI (j^): auctore, ut v^ 
dê^iuar, Lot f" Allah, filio Abu^Josepki, renfermant une exposition, en 
arabe, des mots difficiles et moins usités, qu'on rencontre dans les 
compositions des poètes. Le cinquième ouvrage est le dictionnaire, 
qui fait le sujet de cet article et où les mots de la langue per- 
sane sont rendus en turc, et, en cas de besoin, expliqués par des 
passages de divers poètes persans. 11 parait que sa destination était 
de servir de commentaire à l'ouvrage cité plus haut, intitulé: 








488 

Mer des raretés. Il est très estimé, et Souroury et Nimet Allah, 
de même que Golius et Méninski, en ont tiré parti pour leurs 
dictionnaires. Ce dernier se trompe en disant que l'explication 
des mots persans y était conçue non-seulement en langue turque, 
mais encore en arabe: il n'y a, en effet, que la première. On 
rencontre aussi plusieurs erreurs relativement au titre de ce dic- 
tionnaire. Assemani (CataL biblioth. Nantanae, T. I, p. ï, no. VI, 
et p. 176) donne comme tel a«W ^^ Ketab Giamé, ayant 
mal compris un passage de la préface. Il croit de plus y avoir 
lu que l'auteur avait été aidé , dans la composition de son 

ouvrage, par un certain Sciocrallah, assertion inexacte, ne 
devant son origine qu'à une explication erronée des mots qui 

suivent le nom de Halimy: ^'^ ^j'jt^' «J' à^J <4cL**<Ujl^^ 
Merci à Dieu etc. D'après M. Flûgel [Wiener Jahrb,, Bd. M, Anzbl. 
p. 13), l'exemplaire de Munich porterait le titre de ^l«^ i«J 
j^^ ce qui cependant n'est confirmé par aucune autorité. Golius 
l'intitule : wliUJ (j Lo ; mais ces mots , qui se lisent dans la pré- 
face, ne constituent pas le titre. Le même se trouve chez D'Her- 
belot, à l'article Logat, et il ajoute encore le troisième titre 
Aknoum Agem, qui non plus ne peut être admis. Ce dic- 
tionnaire n'étant, au fond, qu'un commentaire de la Mer des 
raretés, nous le rencontrons assez fréquemment sous le titre de 

^l^i^ »^ Commentaire de la Mer des raretés, p. e. dans 
*■ 55 







le Catal. de Paris, p. 289, no. CXCIII, p. 32^, no. CC. Mais le vrai 

titre de cet ouvrage, vulgairement appelé Lougbat-i-Halimy, doit 

être ÂrLJI ou lauj^JL ÂruJl^ comme nous l'apprend Hadji Khalfa, à 

larticle i^liJl, T. IV, p. 503, no. 9364, et ^^l>Jl >:, T. II, p. 19, 

no. 1667; nous savons parle même bibliographe que le dictionnaire 

en question devait avoir encore une seconde partie, traitant de la 

prosodie, de la métrique et de la rbétorique persanes, mais elle 

manque dans celte copie, comme dans d'autres. Notre exemplaire, 

écrit en caractères nestaalic assez lisibles, en 930 = 1 523, c-à-d. 
environ un an après la mort de l'auteur, commence par les mots: 

On trouve encore des exemplaires au Musée asiatique de notre 
Académie, no. 474, à la bibliothèque Impériale de Vienne {Mines 
de r Orient, T. II, p. 284 b, nos. 7, 8 et 1 1 complets, et nos. 9 et 10, 
sans la seconde partie; cf. Krafil, Catal,, p. 8, no. XXI, et Fliigel, 
{fFiener Jahrb., Bd. 100, p. 3); à Dresde (Fleiscber, nos. 90 et 169 
(ce dernier incomplet); à la bibliothèque de Bodley (Uri, p. 287, 
no. 88, p. 289, no. 94, où la seconde partie manque, p. 290, no. 98, 
p. 291, no. 209); à la bibliothèque Naniana, de Venise (v. Asse- 
mani, I, p. 4, no. 17); à celle de Médicis, à Florence (Assemani, 
p. 433, no. 412, et p. 419, no. 358); à la bibliothèque Royale de 
Munich (Flugel, fFiener Jahrb., Bd. 47, Anzbl. no. 19); à celles de 
Paris [Catal., p. 288, no. 177-8, p. 289, no. 189-91, p. 289, 







488 

no. 103? p. 324, no. 200?), et de l'église de Marie-Magdeleine, à 
Breslau [Cotai., msc. no. 4). 

Commencement do A»^U^^ ou L Argument tranchant, diction- 
naire persan, trop connu pour qu'il faille en donner des détails 
plus circonstanciés. Il suffit de dire que l'auteur était Mouham- 
med Housein Ibn Khalef cv^^l el-Tebrizy, de Tebriz, 
surnommé poétiquement Bourhan. Ce dictionnaire, un des meil- 
leurs de la langue persane, traduit en turc par Ahmed Emin 
Efendi et publié à Constantinople, en 12H = 1799, et à Bou- 
lac, en 1251 = 1836, l'a été en persan, par Thomas Roebuck, à 
Calcutta, en 1818; la préface nous apprend que l'éditeur, malgré 
ses recherches consciencieuses et celles des savants indigènes, n'a 
pu trouver d'autre renseignement sur l'auteur, sinon qu'il com- 
posa son dictionnaire en 1062 = 1652, et le dédia à Abd Allah 
Couthb Chah ben Couthb Chah (dans notre copie <ul J^) du Deccan, 
sous la protection duquel il parait avoir accompli son travail. 

Ce manuscrit, à filets rouges, datant évidemment d'un temps 
très récent, est incomplet, et ne va que jusqu'au mot: ^j^^K 
167 f. m-k\ 

La InbUothèque de l'université de Moscou en possède un exem- 
plrire complet, voy. Petroff, Oâagpibme^ etc., no, 1. 

I' ■■ ■ 







àan 



M. Recueils et Mélanges. 

XDvni. 

Manuscrit à filets rouges, qui renferme les huit traités suivants : 
i) Aî'«-^' P'LZLo La Clef des merveilles ou traité des tropes, 

composé par Yahid-eddin ^jJ' J^j, de Tebriz, à l'usage de 

son neveu ^J^' ^y^ Sscfy-eddin, Il commence par les mots : 

ljJi^j^j\^^L.jJl. f. 1 — 19. . 

Yahid-eddin, de Tebriz, est cité par M. de Hammer, dans 

son ouvrage Geschichte der schônen Redekûnste Persiens, p. 380. 

2) Un traité de prosodie et d'art poétique , intitulé : y^f aa» 
ou Recueil abrégé, composé par le même auteur, qui débute en 

disant: '^(^5^»^' %^^j u^^ ^jf u^^. f. 20 — 54. 

3) Un choix de distiques (i^^j) ou pièces de quatre hémi- 
stiches, sur toutes sortes de sujets propres à être employés dans 
le style épistolaire. Intitulé: «^LJjJ ^j^y Le Familier des amis, 
et ayant pour auteur un certain Abd Allah, il commence par 
les mots : p^ 1> ' jL»^ o:>\:>y <jiJ csl. f. 56 — 70. 

k) Un petit traité de Terminologie, renfermant les expressions 
les plus usitées dans le style des foufys et dans les poèmes ero- 
tiques, où Fauteur fait allusion à l'amour divin. Après la formule 
usitée, il commence par : dL>Lo) j^ cl-***i' ^Js ji» ^1 jmj D, 
t 71—75. 







437 



5) A. Un petit traité de Métrique, en langue arabe v^jl^' J^, 
incomplet, par Abou Abd Allah Mouhammed, connu vulgaire- 
ment sous le nom de Aboul-Djeïch i^J^f ^' el-Anfary el- 
Andalousy el-Maghriby ; v. no. GXXXIY {Manuscrits arc^s). 
Le commencement, après la formule usitée, est: 4Jif ij} j^f J^ 
JuJj. f. 75 — 79. 

6) A. Des tables ou Paradigmes des verbes persans, dont l'auteur 

a gardé l'anonyme. En langue arabe. Il commence par les mots: 
J-iJi l^j^^l j\ L<"|Jicl. f. 80—86. 

7) Un petit Vocabulaire, par ordre alphabétique, des mots arabes 
et persans, le plus rarement usités, avec leurs équivalents en turc. 
Le premier mot en est: 1^1, et le dernier: J^L. f. 86 — 89. 

8) T. Un traité, en langue turque, de Logogriphes et de leur 
origine, suivi de quelques exemples en vers persans. Il a pour 
commencement: (J J^l y v^ La© ^^_^ i>«lJI Jo) o'-^'c3* Les carac- 
tères neskhy et nestaalic, employés dans ce manuscrit, se distinguent 
par leur netteté. i03 f. in-12^ fAkh.J 

XWOL. 

Manuscrit renfermant deux parties, savoir : 

1) Un traité ascétique, en prose et envers, intitulé: p^'jj^f ^J^ 
Amusement des âmes \le manuscrit donne faussement cL-stiOj), et divisé 
en 28 chapitres, traitant de la vie contemplative des ascètes ^j^ 
etc., par Houseïny Hasany ben Alim el-Hasan el-Hasany 







4UI8 



(Houseïny ?), qui l'écrivit en 7 1 1 = 1 3 1 1 ; v. sur Fauteur no. CDL La 
copie, terminée le 22 de djoumada II 1053= 1643, commence par 
les mots: J»^) fi^^ ^^yj ^J^r J^ a' <U J^'; les premiers mots 

de l'ouvrage original sont: jiji fJi^ (J^-^-^ yf \J^y^* Cesi le 

* 

même traité que celui cité dans le Journal amt., lYe sér., T. li» 

1848, p. 85, no. 23. f. i — 169. 

2) ^^La*i' ^b Le Viatique de ceux qui marchent dans la voie 
de Dieuj poème mystique par le même Emir Séyid Houseiny, 
dont il a été parlé déjà au no. précédent, 1), et no. CDI. Ce poème, 
qui commence par riiémistiche : àXju] * j^ aTa^ Ù^j' Jof^' 
J^^ hf J^^f (^st incomplet à la fin et se termine par : J ' ^^ ùyf 
^^jy. Ci*- aTUî^ oU * p^y A^ ^ ù'. Voy. Hadji Khalfa, 
T. III, p. 528, no. 6774. Il ne faut pas le confondre avec celui 
du même titre, cité par D. Price, dans les Transactions of ihe 
Royal Asiatic Society of Great Britain and Ireland, vol. III, no. I, 
p. 32. — 217 f. in-12^ (Doubr.J 

Manuscrit composé des traités suivants : 

1) Quelques vers persans détachés, sur du papier tiqueté dor. 

f. 1 2. 

2) Traité contenant, d'après la suscription en encre rouge: 

rl/^ iji JiôÂJ) yi\ cîUJ) jJ$ Clef pour la composition épistolographique, 
de Âboul-Fazl ben Moubarek. Cette composition, une des 







439 



plus célèbres dans VOrient, a pour auteur le vézir de l'empe- 
reur Akbar, le même qui nous a laissé le Ayin Akbary, pu- 
blié à Calcutta, en 1772-92, et à Londres, en 1800. Notre 
traité contient l'explication des mots arabes, en ordre alphabé- 
tique, qui se trouvent dans la composition de Aboul-Fazl. L'ex- 
plication, d'ailleurs très courte, est en persan. Le tout commence 
par: i^o) ji\j %Lm^J ^i^ ^'-^« Les premiers mots expliqués 
sont : ^\j^ I ^^ ' jl^' fj*-^K A la fin nous lisons: que le 22 de 
rebi I 1176 = 1762 le Glossaire du livre nommé Gtâistan ou Par- 
terre des roses a été achevé, ce qui pourrait faii« croire qu'il s'agit 
ici du célèbre Gulistan de Saady. Pour décider la question, il fau- 
drait collationner les mots arabes se trouvant dans notre glossaire, 
avec ceux des deux ouvrages susmentionnés, travail, dont le ré- 
sultat, en réalité, justifierait à-peine la perte du temps nécessaire 
pour une telle collation, f • 2 tk. 

3) La troisième partie, encadrée de filets bleus, contient une 
toute semblable clef ou clavis pour les mots arabes de YAlexan- 
driide, ou du Iskendernamèh de Nizam-eddin ou Nizamy, 

par Hamid J^^ ben Djemal el-House!ny el-Djounpoury, 

de Djounpour, qui paraît avoir donné à son ouvrage le titre de 

Jj lijj i i^iJiS Révélation des points subtils et des finesses. Il l'avait 

composé pour les courtisans de Aboul-Mouzaffer Chirchah Adil, 

fondateur d'une dynastie de courte durée, dans l'Inde, et mort en 







MO 



952= 15% 5. D'après la suscripdon, ce livre est nommé: J^ 

^ jJI aLLj 4» \y> ci^;^ ^ <uLî o|^ i^uT C/e^ du livre Cherefnor 

mèh de la composition du khodja Nizam-eddin. La copie, com- 
meoçant par les mots: ^LUo ^j^l^j C^i^^^ j>», a été finie 
le 3 de djoumada I 1176 = 1762, à Mahmouâbenderi?). Le 
commentaire débute par: kL^Ijj ^Li^L oU* Li'j». f. 14- — 37. 



k) Quelques remarques sur le moyen d'apprendre dans quel signe 
du zodiaque >ji la lune se trouve, commençant par les mots: ^' 



5) ^^ *^ Présent des avis, poème morale et didactique, com- 
posé par Yousouf Gheda Ij^ci^^ pour son fils v>l> Bou'l- 
Fath, au mois de rebi II en 752=1351, et renfermant 776 hé- 
mistiches, en 4^5 chapitres v*- La copie, à filets rouges, a été ache- 
vée au mois de djoumada 11 1176= 1762. L'auteur avait pour 

instructeur le cheïkh Naflr-eddin el-Hacc Mahmoud, dont il fait 
1 éloge au commencement de son poème, débutant par les mots: 

JLjj j^ jJLi^ ^J*o ^^ ^j^. Hadji Khalfa, T. II, p. 2*2, 

no. 268%, nen cite que le titre, f. 37 — 50. 

/^ 

6) Les noms des surates du Coran (J^^jy^ ^^'* Ces remar- 
ques commencent par les mots: ù'-/* lS*^ ^jy** r^ u^'>*>î-r 

jUu iJj f^ iS^^ u?^ ^ ^-^'^ ^^- f- 53. 







tULl 



7) Tables chronologiques, encadrées en filets rouges, de Ma- 
homet, Aly, Fathima, et les douze Imams, jusqu'au dernier 
imam Mehdy inclusivement, avec les noms et surnoms, les 
parents, les mois, jours et lieux de naissance et de mort, etc. 
f. 53 — 5*. 

8) Quelques cercles alchymiques et mystiques, f. 5k — 55. 

9) C^\ dliT^^^^^Aj^X jUi [aT] J^^j j^^L^j Opuscule 
corUenant les 105 avis que Locman le sage donna à son fils. Cet 
opuscule, après la formule ordinaire, commence par les paroles: 
iL^i jijù^j,^ ^ /jj j^] axjJjjUI. f. 55 verso. 

9) Des cercles magiques et astronomiques. 57 f. in-fol. 



I) Lettre de Mouhammed Couli (d'après le cachet sur le 
dos contenant les mots:. ^ J^ o^'-/'' oJ^. Son serviteur qui 
espère^ Mouhammed Couli) à un général [J^^ j^^^r** Serdar) 
russe, pour lui dire, que l'arrangement et Tordre des affaires 
des états voisins demandant des conférences, il a envoyé son 
frère Alycouli Begh, qui lui expliquera ces choses oralement. La 
lettre est sur papier bleu. 

2) Morceau de papier contenant une lettre d'un certain Mou- 
hammed .... à son frère Kerbelaiy Ahmed , fils de Hadji Yely 

Mouhammed à Ardebil, dans laqueUe il charge ce dernier, de 

56 







tua 



rendre on sac de Henoa (qui sert à teindre en rouge la barbe 
et les cheveux) à Agha Abd el-Houseln. 

Recueil de lettres, dont le titre, d'après l'inscription sur la 
première feuille, serait : ^^j^ij\^^ Lettres persaneê. 

1) Lettre adressée à une personne inconnue. ««On dit que vous 
avez été très malade, que Dieu vous envoie bientôt la conva- 
lescence! Quelques uns de vos gens qui sont arrivés, sont un peu 
indisposés, mais ils partiront avec l'aide de Dieu ces jours-ci pour 
Enzeli , où ils auront l'honneur de se présenter à Votre Présence. 
J'espère que vous m'informerez de votre santé avant notre en- 
trevue personelle, et que vous m'honorerez de quelque com- 
mission » etc. 

Cette lettre est signée en caractères russes: HaïaMi Bep4B 
EeK'B. 

2) La seconde lettre ne donne aussi pas le nom de celui 
à qui elle est adressée; pleine de fautes et irrégularités, elle 
contient à peu près ce qui suit: «J'ai reçu votre lettre et j'ai foit 
des arrangements pour vous faire parvenir la quantité demandée 

de begres (c/v^9 ^^^ ^^ matière fine) et d'ornements, et de 
lendereh (?). Je vous ai feit quelques questions relativement à 
certaines marchandises, et vous prie de me faire savoir ^ le- 







quel de vos marchands possède ces marchandises, quel est leur 
prix, et où il faut envoyer l'argent» etc. 

La lettre est signée: Ara Xe4aeT'B. f. 2. 

3) « On dit que mon frère Âgha Mir Mouthallib ( v^) a l'in- 
tention d'aller à Badkoubeh (Bakou). Vous savez qu'entre moi 
et Âly-Penah Khan, il existe de l'inimitié. La seule nouvelle 
de cette intention (de mon frère) aura des suites fâcheuses. Je 
vous prie donc, en cas que mon frère veuille vraiment partir et 
qu'il ait mis ses effets sur un vaisseau, de les en retirer. Mon 
cachet (sceau) se trouvant chez mon frère, je vous prie de n'accepter 
aucun papier (passport) cacheté avec ce sceau» etc. f. 2 vers. 

Signée: laïairb Bep4H Ecr'B. 

k) «L'affaire du maître Français (ou européen) (o^^ ^w)) 
est réeUement comme nous l'avons exposée dans notre dernière 
lettre. A présent je vous envoyé la réponse de son Excellence 
le Navvab (Vicegérent) par l'intermédiaire de votre serviteur Souh- 
rab. Si à l'arrivée du vaisseau et du dit drogman les mar- 
chands indiqués se trouvent parmi les passagers, ils seront sans 
délai expédiés chez vous ». f. 3. 

5) Lettre écrite à un employé chrétien, a J'ai reçu votre lettre, 
avec l'information que les biens d'un de vos marchands Khodja 
(Mr.) Simeon ont été pillés. J'ai donc demandé que Aca Hou* 
sein 9 Aca Yousouf et Aly Akbar se rendissent ici d'Enzeli. On 







444 



emploiera tous les moyens pour restituer ces biens et pour dé- 
couvrir les voleurs. Gela servira à tranquiUiser ' les marchands 
qui demeurent en notre pays (en Perse) ». f. 3 vers. 

Cette lettre est signée: Ara Xe4aeT'B. 

6) Firman contenant un ordre à Mouhammed Hasan Begh, le 
Youzbachi, de se mettre en chemin avec 300 de ses gens (sol- 
dats) pour se rendre à Khalkhal et Lapghouh ^ où il devait arrêter 
toutes les personnes, signalées sur la liste présentée à Sa Majesté 
par le gouverneur des districts mentionnés, saisir leurs biens,* et 
expédier les hommes à Iffahan, pour y être délivrés au gouver- 
neur. Pour leur transport, il devait acheter à leurs dépens deux 
ânes pour chacun, etc. f. k. 

Cette lettre porte la date 1155= 174^2. 

7) Autre lettre sur laflaire, citée sous 5) et signée: Xe- 
4aeT'B. f. k vers. 

8) (( J*ai reçu votre lettre relativement au paiement de l'argent 
à vos marchands; j'aunus fini cette affaire depuis longtemps, mais 
il y en avait trop de ce genre au divan. Nous vous avons remis 
à différentes occasions, par l'intermédiaire du marchand A va- 
nos , 200 tomans de Tebriz (environ 800 roub. arg.); à pré- 
sent j'envoie par le même 80 tomans (320 roub. arg.), le reste 
sera envoyé après ». f. 5. 

9) Lettre à un employé chrétien. «Nous avons appris qu'une 







4A« 



royaux ont composé une liste de noms, ce .qui a teHemeiit 
effirayé les gens, qu'ils se sont enfuis en partie et sont en 
grande crainte. Je vous prie donc de rassembler tous les mar- 
chands, de leur montrer de la bonté et d'écrire à ce siqet une 
lettre bienveillante pour les tranquilliser», etc. f. 8. 

14*) «Pendant votre séjour ici vous m'avez prié de parler à 
Son Excellence le Serdar relativement au prix (probablement à 
la gratification) pour votre coopération. Son ExceUence dit, qu'une 
telle gratification sera faite, mais qu'il doit en faire son rap- 
port à Son Excellence le Nawab (Vicegérent). Quelques unes de 
mes connaissances du Ghirvan ayant l'intention de se rendre en 
Hazanderan, je vous prie d'ordonner qu'on leur donne une place 
convenable dans le vaisseau», etc. f. 8 vers. 

Signé: BMaM% Bep4B BeKi* 

15) Lettre par rapport à une boite d'argent, embellie d'or 
et de pierreries, que l'orfèvre Baqir qui a écrit la lettre, envoie 
à celui à qui elle est adressée, f. 9. 

16) «Par suite de quelque affaire convenue entre Mirza Ibra- 
him, successeur de feu Hadji Saad el-Lahidjany (de Lahidjan) 
et Âchour jy^ Mouhammed, le premier avait déposé une par- 
tie de ses biens chez le dernier comme garantie. Le terme 
était de cinq mois. A son expiration Âchour vendit tous les 
gages; mais à présent Mirza Ibrahim prétend, qu'il il y avait 







447 



parmi eux un collier (j^) qui n'appartenait pas aux choses 
mises en gage d'après le contrat. Ayez donc la bonté de citer 
le susdit Acbour, et d'examiner le contrât; si vous trouvez que 
le collier n'est pas du nombre des effets engagés, ordonnez de 
le rendre à Mirza Ibrahim p. f. 9 vers. 

Signé : HuaM'B Bep4H Bcr'B. 

1 7) ff Mon ami Aca Mouhammed désire placer cinq collis de ses 
biens sur un vaisseau destiné pour le port d'Enzeli. N'intéressant 
beaucoup à sa personne, je vous prie de lui assigner une place 
convenable dans le vaisseau, pour y mettre ses collis, en touchant 
le paiement convenable», f. 18. 

Signé en persan: Aca Hidayet. 

18) Lettre adressée à un employé chrétien, intendant du port 
ou consul (jJ^t^): a Votre lettre est arrivée. Par suite de votre 
conununication relativement aux bois, j'ai ordonné que le frère 
d'Aca Mouhammed se présentât devant vous. Je vous prie de 
lui ordonner de fixer (assigner) une partie (de la forêt), où vos 
gens peuvent se procurer du bois pour vous tous», f. 10 vers. 

Signé: Ajb HeHaxaH'b. 

19) Lettre d'an certain Behareddin i une personne inconnue: 
(t J'ai l'intention de partir pour Gazvin» j'espère donc que personne 
ne touchera mes gens (domestiques) ici. Dans quelques jours » je 







aas 



les transporterai d'ici à la ville. J'espère que vous prendrez soin 
d'eux durant ces deux ou trois jours »• etc. f. 1 1 . 

20) '( Le drogman Yousouf Begh est arrivé avec le papier^ en 
vertu duquel Aca Hidayet doit au marchand russe Yassili Ivano- 
vitch une certaine somme. Le débiteur, ayant été cité, a prouvé 
qu'il en a payé la plus grande partie, ce qu'il peut certifier par 
témoins. Gomme cette affaire est une affaire de loi, et ne peut 
pas être décidée de sitôt, je vous prie d'intervenir et de l'arranger 

par un accord mutuel j>. f. 11 vers. 

Signé : Xe4aeTX. 

21) Lettre de Mir Mouthallib à une personne inconnue: «Ayant 
appris qu'un vaisseau est sur le point de partir pour le Mazanderan, 
j'envoie Allah Verdi à Enzeli, et je vous prie de demander au 
capitaine du port, qu'il expédie le vaisseau samedi; Allah Verdi 
y arrivera vendredi. Les 1^0 tomans ont été reçus, mais c'était 
trop tard. Un livre très élégant a été remis à Mirza Mouhanuned, 
par un serviteur de Mouhammed Gâsim Begh; je vous prie de le 
prendre et de le remettre à mon frère Mouhammed Gàsim )> . f. 22. 

22) (• Il y a quelque temps que je vous ai prié de me procurer 
une somme d'argent, et vous répondîtes que tous les biens que 
je pourrais désirer, seraient à ma disposition. A présent, Hadji 
Khalil envoie son agent , accompagné par Avanos (Arménien), pour 
Csdre le commerce (dans votre ville). Cet agent a entre ses mains 







4A9 

une lettre de change pour 700 tomans de Tebriz (2800 roubl. 
arg.), m appartenant comme une dette de Hadji Mouhammed Nebi. 
Je vous prie d'acheter pour moi différentes sortes de drap, de 
chais et de lendereh (^jJ^ ) , équivalant à la somme , et de les 
délivrer au susdit Hadji Khalil, après en avoir reçu la lettre 
de change, que vous donnerez comme gage aux propriétaires des 
marchandises. J'espère payer la somme avant l'expiration du 
terme ». f. 12. 



23) Lettre adressée au chahbender ou capitaine du port de 



«Vous me chargez de faire des arrangements relativement aux ar- 
tificiers («frefiepBepRepbi) et aux joueurs. Mais, comme nous n'avions 
point de beau temps, j'ai tardé jusqu'à présent. Maintenant tous 
les matériaux pour le feu d'artiiice étant prêts, je vous les enver- 
rai aujourd'hui ou demain», f. 13. 

Signé: nuèWh Bep4H Bbr'b. 

Il y a encore le commencement d'une autre lettre. 

2^) a Votre lettre est arrivée. Vous m'ordonnez d'envoyer une 

barque pour vous amener du bois de chauffage. Mais, quoique 

toujours prêt à exécuter vos ordres, il m'est impossible de ne 

pas remarquer à cette occasion, que je paie chaque année environ 

500 tomans au gouvernement pour la concession de cette barque, 

et que je retire mon argent sur le profit du bois de cette forêt. 

Quoique je ne voulusse pas tarder un moment à vous envoyer 

57 







450 



du bois, cependant je regarde cette action comme une charge, 
qui retombe sur moi seul. Ayez la bonté de vous adresser au 
khan, afin qu'il ordonne d'imposer la même obligation à tous les 
loueurs de bacs à Kesker, Foumen et Toulem ; alors je m'y sou- 
mettrai très volontiers. Il y a quelque temps que j'ai écrit là-dessus 

à mon frère Imam Verdi Begho, etc. f. H. 

Signé : Ara XyceHH'B. 

25) Lettre adressée à un employé chrétien: «Ayant été si bien- 

veillamment accueilli chez vous, j'ai le plus grand désir de vous 

revoir». — Cette lettre était accompagnée d'un bélier, de 12 poules 

et d'oeu& pour le fils de celui, à qui elle était adressée, f. 15. 

Signé tout en bas: Myraiie4'B Ajih. 

26) «Ces jours-ci le drogman Aca Yousouf est arrivé. II dit 
que vous êtes indisposé; que Dieu vous donne la convalescence I 
J'aurais bien voulu vous envoyer un bon médecin, mais, conune 
vous n'en dites rien, je ne l'ai pas fait; je le ferai cependant en- 
core, aussitôt que vous en exprimerez le voeu. J'ai reçu votre 
cadeau avec reconnabsance p, etc. f. 1 5 vers. 

Signé: Ara Xe4aeT'B. 

27) Lettre au chahbender ou capitaine du port (consul): 
«J'ai reçu votre lettre. Vous m'informez que Aca Hasan em- 
pêche vos gens de vous amener du bois. J'ai ordonné de l'a- 
mener et de le punir comme il faut. Veuillez donc continuer 







J151 

d'envoyer vos gens pour faire du bois comme de coutume ». 

f. 16. 

Signé: A.IH IleHaxaH'B. 

28) La première ligne de cette page (29) est: a L'impératrice 
(^^'-^' i- ©• HMnepaxpHua) de toutes les Russies, que Dieu pro- 
longe sa vie et son bonheur!» Mais cette phrase n'a aucun rapport 
immédiat à la lettre, écrite par une personne inconnue à une autre 
qui l'est aussi: «J'ai reçu votre lettre avec grand plaisir etc. J'ai le 
plus grand désir de vous revoir. Je suis honteux en me rappelant 
la faveur royale et la bienveillance de Sa Majesté envers moi, 
de même que les attentions amicales de vos grands seigneurs, et sur- 
tout les vôtres, pendant notre voyage. Je n'ai rien à donner en 
échange que mes plus humbles remerciements. — J'ai reçu la com- 
mission que le porteur de votre lettre m'a donnée, il vous en 
dira autant», etc. f. 17. 

29) «Je me trouve bien, et je ne désire que vous voir. Ci-joint 
une quantité de prunes (cABBbi), de neige et de concombres». 
f. 17 vers. 

30) «Par suite d'un ordre royal, Ibrahim Khan, Vely Khan et 
Mouhammed Selim Khan, qui dernièrement quittèrent le service 
royal, doivent être transportés avec leurs familles à Zendjan, pour 
s'y établir auprès de Son Excellence Al-Penah Khan • — S. Excell. 
l'émir el-oumera Mouhammed Vely Khan Kadjar, avec 6000 hommes. 







à&2 



doit quitter IITahan et, par voie de Kachan et de Com, arriver 
ici, pour passer alors à l'endroit (où vous demeurez), qui est des- 
tiné pour le campement de Sa Majesté. Son Exe. Âlycouli Khan^ 
le Galaïdji, et S. E. Ssefar Khan Âfchar, avec 12000 guerriers, 
doivent se rendre vers Azerbeïdjan, par voie de Hamadan. Dans 
deux jours, quand les estafettes arriveront, moi aussi je quitterai 
la cour de Sa Majesté, mais ne manquerai pas, après mon retour, 

d'en faire un rapport détaillé», f. 18 — 19. 

Signé: Âra Xe4aeT'L. 

31) Lettre à quelque employé, probablement russe, de l'année 
1796, qui, après beaucoup de compliments, contient ce qui suit: 
a Ayant reçu la nouvelle de l'avènement au trône de l'Empereur 
de toutes les Russies, nous en exprimons notre extrême conten- 
tement à Votre Excellence, le plénipotentiaire de la chrétienté. 
En effet, notre joie à cette occasion est inexpressiblel etc. etc. 
Mon Gis Mouhammed et mon enfant Mirza Balou étant envoyés 

pour quelque affaire chez vous, je me sentis obligé d'écrire cette 
lettre», f. 19. 

32) Lettre de Mouhammed Kazim, père du professeur de l'univer- 
sité de St.-Pétersbourg Mirza Kazembeg, qui a bien voulu nous en 
communiquer les observations suivantes: «Cette lettre a été composée 
par mon père. Elle est bien connue dans tout l'Azerbeïdjan pour 
l'élégance de son style. C'est toujours la signature J»^J^ Jl oj^ 







[le serviteur pécheur Mouhammed Kazem)^ qui se trouve et dans les 
compositions et sur les livres de mon père. La lettre ne contient 
du reste que des compliments; écrite seulement dans la voie d'étude, 
elle est difficile, éloquente et remplie de djends. Votre copie est pleine 
de méprises, nous y trouvons une faute presque à chaque mot, et 
quelquefois deux dans un seul. Cette lettre est appelée ®J;^ ; mon 
père la nomma ainsi, parce quelle est composée dans le style 
iSj^^ oj^. Elle a été écrite il y a environ cinquante ou soixante 
ans», f. 20—21. 

33) «J'envoie chez vous un de nos parents, Aca Mouhammed 
Ssadic, pour arranger nos affaires et acheter quelques articles 

pour Sa Majesté (le roi de Perse), d'après le registre qui est entre 
ses mains. Vous ferez tout pour le messager, etc. — Un des mar- 
chands, Ârslan, a communiqué ces jours-ci des nouvelles désagréables 
pour vous et pour ses amis à Barfurouch, relativement à Souhrab 
Begh le Géorgien, c^-à-d. qu'il s'est caché dans les vaisseaux, ou 
qu'il s'est enfui à Astrakhan, et que par cette raison ses dettes ne 
peuvent être liquidées, etc. Mais il faut savoir que le susdit 
Souhrab Begh est au nombre des hommes particulièrement favorisés 
par le roi (de Perse), et, dans toute la Perse, personne ne saurait 
lui imputer de telles (mauvaises) qualités. Si donc Souhrab Begh 
se trouve chez vous , accordez - lui toute attention. Quant à 
l'envoi de ^^(?) l'Européen, j'ai écrit à Imam Verdi Begh; mais 







43A 



jusqu'à présent ce ^^(?) ne se rencontre point. Veuillez donc l'en- 
voyer par vaisseau à Mazanderan, et alors les gages demandés 
seront payés ». f. 2 1 — 22. 

Signé: ÂRa MyraMe4'B. 
Toutes ces lettres, écrites dans la seconde moitié du siècle passé, 
fourmillent de fautes; elles sont sans doute des copies faites sur 
les originaux par un Européen, qui n'était pas encore suffisam- 
ment maître de la langue persane. Nous n'en avons donné que le 
contenu général. 22 f. in-4® obi. fFroLj 







m. ÎIANUSCRITS TURCS ET TATARS. 



A. Théologie chréf Iciiiic. 

Dm. 

MaDuscrit sur papier bleu et d une écriture moderue, qui con- 
tient, en tatare de la Sibérie, un traité, divisé en questions et ré- 
ponses J/^ etv'>^ concernant la prééminence de l'Eglise orientale 

sur rislam, ce qui est indiqué par le titre: j^r-*^ /^-^ 3^ ^J^y^J 
j3 j\j^\ vj*^** ^Jjy f>*' ^^ ^^*^ 6^Ji\. Ce traité parait ne 
pas être achevé, les derniers mots étant: aj Ly ^/lo3. 

La première section contient 126 questions ^ la seconde, 63, et 
la troisième kl. 116 f. in-V^ fFroLJ 

nww. 

u^y^' ^f^^ J?^ ^J^ o^jjj^j^ ^^J lusi-** ^^ jUL; 






titre, qui se lit dans l'original russe comme il suit: KeBra o o6pa- 
menin CapaiibmoB'b m» D'Épi XpacTiaucRoft, aepeBe4eHa IIpeocBii- 
meHHUM'b MnrponojiBTOMi To6ojibCKBM'B h Gb6hpcrhmi» ÂHTOHieiTB 
CTaxoBCKBBTB 1 726 ro4a, c.-à-d. Livre sur la conversion des Tatars 

m 

à la religion chrétienne, traduit par Son Eminence le Métropolitain de 
Tobolsk et de Sibérie, Antoine Stakhovsky, 1726. Cet ouvrage con- 
siste en deux volumes, dont le premier contient ikij et le second 
91 feuilles in-i^ fFrol.J 

Voyez Onucanie TypeujKO-TamapcKuxô pynonuceUj xpoHfwuiiêxeti 
69 6u6jiiomeKax^ C. UemepÔypia^ coh. IIpoo. BepeaBHa, Grax. I-ii, 
p. 15; H^ypHOJHà Muh. HapodH. Ilpoce.^ 18^6, no. 5, p. 7. 

nv. 

Manuscrit sur papier bleu, écriture tatare de Gasan, conte- 
nant un exposé de la religion chrétienne, par questions et réponses 
Jl^ et <^l>^, dont le nombre monte à 49. Les fréquentes cor- 
rections et ratures semblent indiquer que ce manuscrit n'était 
que le brouillon d'un ouvrage inachevé. 28 f. in-fol. 

Manuscrit polono-turc, en 9 chapitres (Rozdziat), renfermant le 
texte polonais, avec la traduction turque vis-à-vis, des ^pièces 
suivantes , qui , d'ailleurs , ne font qu'un seul ensemble : 

a) Naboine Rozmyslania Taiemnic Zbawienia naszego we Mazey 
Swiçtych ;sic) wyraionych, Réflexions pieuses sur les mystères de noire sain 








à57 

vation, qui sont exprimés dans la Ste. Messe, composées d'un nombre 
très coDsidérable de prières. Les mots précités sont rendus en 
turc de la manière suivante: ojJyLo, jU Oy^' J*^J' *^j>^ fj» 
jj^ 'JLI jk'ilj )à\ afj^ C^j\ Ol^. f. 1 - 93. 

b) Ksiegi Salomonowe ktore Zydowie Misle, Lacionicy Proverbia 
Swym à Greckim slowem Parabole zowiî\. Polacy z Czechy Kiegi (sic) 
Przyslowia, albo Przypowieséi Swym içzykiem naiywaé mog^. Zâ- 
mykai^ wsobie Rozdzia}ow XXXI. Les livres de Sahmon, que les 
Juifs nomment Misle, les Latins Proverbia, les Grecs Paraboles, les 
Polonais et les Bohèmes Przyslowia, ou Przypowiesci, contenant XXXI 
chapitres ^^.jjjji ^ ^^^ <iIm*« j^^y^ lS^'^ v^UJL* 0^«à» 

j^\ijijyy^^ f. 9^-270. 

c) Prière de Tobie, du chapitre VIII, vers 7— iO. f. 271-2. 

d) Modlitwa Tobiaszowa w Rozdzsiale trzecim ktora prosi smierc. 
Priire de Tobie, dans laquelle (Sara) désire la mort (chap. III, v. 13-2^) 

X 

f. 273—27*. 

é) Modlitwa po otrzymaoym t Holofernesa Zwyciestwie Judyty 
Panny. Prière aprèt que Judith eM obtenu la victoire tur Holofeme. 

p. 27^-281. Judith, chap. XVI, y. 1— 2t. 

58 







458 



Modlitwa Salomonowa do Boga o ms^drosci Prière de Salamon 
à Dieu pour de la sagesse, etc. 

Ce livre, comme nous l'apprend la finale en langue turque, a 

1 

été commencé à Yaroslav et achevé à Lvov^yl, le 21 du mois 
de décembre 1711. 297 f. in-8^ 



B. Théologie niusulnianc. 



Histoire religieuse, Tkiosopkie, Prières, etc. 






^j^j \j^^ Narrations Ribbaghouziennes, ouvrage, qui contient 
l'histoire des prophètes, d'après la conception des musulmans; elles 
commencent par celle d'Adam et procédant ensuite à celle d'Idris etc., 
vont jusqu'au dernier Mahomet. L'auteur, qui se nomme dans l'avant- 

propos Nafir-eddin, fils de Bourhan-eddin ^J (jîJ^^ i^ji 
^jJ)^;«Lî (Finscription sur le premier feuillet ajoute encore le 
nom de Coutlou-Bogha ^yi y^)^ cazi du iSj^jf »^j ou de 
r Hospice oghouzien dit, qu'il a composé cet ouvrage en 809 = 
11^06, et c'est de sa demeure qu'il a emprunté la dernière moitié 
du titre donné à sa composition. 







459 



La copie, à filets rouges, a été faite dans le district de Oufa 
^^1 CJ^j (gouvernement d*Orenbourg), par Câsim ben el-Mou- 
hammed. Il ajoute qu'ayant les yeux aiïaibUs en conséquence de 
ses 65 ans, il prie d'excuser son écriture, qui, en effet, est assez 
mauvaise et même fautive; on y trouve p. e. c.^s'^ au lieu de 
^l-***** etc. La copie commence par les mots: j^ ^j J-^ ^^^^L 
^^L. 243 f. in-fol. fFrol.J 

Cet ouvrage, écrit en dialecte tatare, se trouve aussi au Musée 
asiatique de notre Académie, no. 361 ; mais il y a quelque diffé- 
rence par rapport à l'année de la composition et de l'épilogue, notre 
copie fixant l'année 809= j^^***, comme celle de la composition, 
tandis que le manuscrit de l'Académie donne 709 j^ jyi ^^ = 

1309. Nos recherches pour arriver à la vérité ont été vaines. 

DVEIL 

^jj^ LJ) jtjii La Lumitre des amants, de Yazidji-oghli, 
publiée originairement en arabe, sous le titre de ù^>^^ V^^ 
OccidtfUs des temps etc., mais traduite par le frère de l'auteur, Ya- 
zidji-oghli Ahmed Bidjan jLu Jcj\ jçjl^ de Galipoli 
(«J>^« c.-à-d. Gallipolis), en turc, sous les sultans Mourad II 
et Mouhammed II, en 855 -=• H51. Cet ouvrage, divisé en cinq 
chapitres V. 9 ®^^ 1^ source de la Mouhammed iyé, qui sera 
mentionnée plus bas. Le manuscrit, écrit en partie par Aly ben 
Mouftafa, date de 1112=1700; mais les feuilles iW — 171, parfois 







ABO 

pourvues de points voyelles* sont dune écriture évidemment plus 
ancienne que celle des f. 1—3 et 1 72 — 1 92. Il commence par 

les mots : ^apU^L Jjl cUI J**'. 

■ 

Voyez, sur Fauteur et sur ses écrits, Thachkeuprizadéh, f. 50 
— 57, et Hammer-Purgstall, Gesch. der osman. Dictukunst, Bd« I« 

p. 127-8. 286 f. grand in-8^ fFrol.J 

Cet ouvrage se trouve aussi à Paris {Calai., p. 306, no. XX, 
p. 308, no.XLIX, p. 337-8), à Upsal (Tomberg, p. 301), à Vienne 
{Mines de FOrient, II, p. 415), et dans la bibliothèque de l'église 
de Marie-Madelaine à Breslau {Calai., tmc. no. 1). 



DIX. 



aJI^o^i» 



Feraty. Ce sont celles que, d'après le récit des auteurs mahomé- 
tans, les Juifs proposèrent à Mahomet, dont les réponses les en- 
trainèrent à embrasser l'islam. Ce manuscrit, écrit en neskhy 
très lisible, commence par les mots: ^<lJl J^l (^4- ^i. 
L'ouvrage, imprimé à Gonstanlinople, sous le titre de J'^ v3-^» 
en 1256=1840, se trouve encore à Leipzig (Fleisclier, Cotai., 
p. 472, no. GXCllI, où l'on peut voir le contenu), et à Upsal 
(Tomberg, p. 2G8, no. CCCCXII, où cependant le commence- 
ment diffère de celui de notre copie). Une édition de ce livre 
par M. Zenker est sous presse. 83 f. in-8^. 







Ml 

Manuscrit à filets rouges et pourvu de points voyelles^ renfer- 
mant l'ouvrage bien connu de Pir Aly ou Pirghely, intitulé: 
^^^ C/ •^ *^-^ Institutions religieuses de Mouhammed ben Pir Aly, 
mort en 981 = 1573. Il commence par les mots: (jJJl 4iiJ^> 
M%^yj Lil ji0, La copie a été exécutée par Mouhammed ben Mou- 
ftafa el-Mentechavy (J^Li*^), en ill7 = 1705. Jadis elle ap- 
partenait à Ignace Kuszelt, comme nous l'apprend la notice, 
tracée sur le dernier feuillet: Ex libris Ignaty Kuszelt Bibl. Tou). Krol. 
fTarsz. Prz. Nauk. 1816. Dar P. Kuszla. 67 f. petit in-8^ 

DXL 

Même ouvrage, avec un frontispice à filets verts, dont la su- 
scription en encre rouge porte : (JJ^t J^ ^Syji aJL^ «^uTI Ji^ 
Ce livre contient le traité de Pirghevy Mouhammed Efendi. La copie 
date de l'année 1123= 1 711. 63 f. petit in-8^ (Frol.J 

Même ouvrage, avec l'inscription en encre rouge: i?-o^<^l^)J^ 
^^j^\ cSJ^I J^ AiJi J-liJ) J-iUl J-U) JUI Ce livre ren- 
ferme Tinstruction du savant, excellent, accompli chéïkh Mouhammed Efen- 
di, twmmé Birghely. C'est donc à tort que Doubrowsky a mis sur la 
première feuille : Instructions religieuses de Mahomed Effendi Schehyri. 
115 f. in-l2^ (Doubr.) 







A6a 

Ce livre» traduit en français par M. Garcin de Tassy, sons le 
titre : Exposition de la foi musulmane, Paris 1 822, est trop conniiy 
pour qu'il soit nécessaire d'enlrer ici dans des détails ultérieurs. 
Comme manuel journalier des Tatars russes, il a été publié à plu- 
sieurs reprises à Casan et aussi à Gonstantinople. Yoy. Zenker, 
Bibl. orient., p. 180. Quant à lauteur, voy. no. CLXXVIII (Jfo- 

nuscrits arabes) j et Krafit, p. 163. 

DXmL 

Manuscrit à filets rouges» contenant les conditions qu'il faut cHh 

server pour faire la prière. Commencement : ^ jl^ ô^U ) l^jp^ c^U 
j^ ^y^ \j;yiajL . Le manuscrit» très bien écrit» est pourvu partout 
de points voyelles. Cf. TViener Jahrb., Bd. 47» Ânzbl. p. H, no. 
208 c)» p. 27, no. 75 c), et Tomberg» p. 275» na CCCCXXV. 
10 f. petit in-4^ (Doubr.) 

Livre de prière» en très mauvais état» le commencement et la 
fin manquant. Le contenu se compose de diflerentes prières en 
turc et en arabe. Les premiers mots sont: fiJ^\ ^^^V^^ci^'- 
45 f. petit in-8®. 

Livre de prière, moitié à filets rouges» contenant entre autres 
les prières suivantes» précédées toujours d'un commentaire ^jL : 

1) crM'./-^ <^l^^ Priire de Khizr Elias, 2) IjioL^, 3) çLù 







4«3 



U*'-;*f *•) 0^ ^^^ Prière de la foi, 5) Oj^c^^^ Prière des 
ktlres (de lalphabet, c.-à-d. commençant par une de ces lettres, 
d'après leur ordre), 6) ^rJ»c^)cilc^ Prière du grand nom, et 
d'autres semblables à différentes occasions. Ce livre, défectueux 
à la fin, l'est probablement aussi au commencement: »^ )J^ 
^j^Ul^çic^. U8f. in-32^ 

Talisman sur une longue bande de papier, mais défectueux 
au commencement, qui est: ùy**^j' u*^ ùy^j^ .... ù^^... 
Il contient des prières et autres oraisons pieuses en turc, arabe 
(aussi la Ire surate) et persan; et conclut par les sept sceaux ou 
j(»îl» (1. Jli) de I) J»J Saturne, 2) iS^^^ Jupiter, 3) ^j!« Mars, 
4) ^jM^ Soleil, 5) oj^j Vénus, 6) ^jLL: Mercure, 7) ^ Lune. 
L'inscription dit à tort: Cakndarium Turcicum Davidx Cvittingero 
Nobili Hungaro de Maroih Altdorfii musis litanti, raritatis causa ex 
Hungaria a. 1 70 1 . a Matthaeo de Reuter, Affine suo venerando trans^ 
missum, nunc BibUothecae Maxime Reverendi Domini Johannis Gui- 
lielmi Baieri SS. TeoL (sic) D. et P. P. celeberrimi, humillime 
consecrat idem Cmttinger. A. 1710. 






àOM. 




€. Philosophie. 

tj'jw j'*' v'^ Livre des caractères ala^ddiniens, ainsi intitulé 
d'Ala-eddin /rU^' *>«, titre honorifique de Aly Pacha, à l'hon- 
neur duquel cet ouvrage a été composé par Aly Tchelebi ben 

Amr Allah 4iJ i^i , généralement connu sous le nom de Qinaliza- 
dého^ljiJUî, et mort à Andrinople, en 979= 1571. Y. Hammer- 
Purgstall, Geschichte der osman. Dichtkunst, T. II, p. SI, no. CGCXLII. 
Dans l'édition imprimée de Hadji Khalfa, T. I, p. 203, no. 280, te 
surnom de l'auteur se trouve épélé Ibn-elhanâî,^-»L^l ^i (dans 
la copie Roumânzov ^l^' el-Khinaiy). Cet ouvrage, traitant 
des principales vertus, qui ornent le coeur de l'homme, et des vices, 
qui en forment le contraste, commence par: ^j J^ j^fjj jj^. 
La copie date de l'année 1082 = 1671,2. 202 f. in-8^ fAkh.J 

Ce traité d'Ethique est déposé aussi à la bibliothèque de Paris 
{Catal. p. 320, nos. CLIV et CL VIII, cf. ib. no. CLV, où l'auteur 
est surnommé EbnEIkhannaby); à celle de Vienne (Flâgel, 
fViener Jahrb. Bd. 100, Anzbl. p. 10, no. 291), etc. 

Même ouvrage,^ écriture taaiic, orné d'un joli frontispice, à 
filets d'or. Copie finie un vendredi 25 fafar 973 = 1565. 288 f. 
in-8^ fHtfr.J 







469 



D. Histoire. 

Histoire universelle. Histoire des Arabes^ des Persans, des Mongols^ des 

Turcs- Olhomans, etc. 

Version turque de la traduction persane, citée parmi les ma- 
nuscrits persans no. CCLXI V-VI , de l'ouvrage historique de T ba- 
ba ry. Entièrement inconnue dans la littérature, elle est écrite 
en dialecte djagbataien ou des Ouzbeks, et ce dernier encore 
étant très peu connu en Europe, notre manuscrit en devient 
d'autant plus intéressant, même sous le rapport de la linguistique. 

Le bibliotbécaire Vabidy de B alkh ^j*^ tS^^J j'^^eLlT, auteur 
de cette version turque, la confectionna en 928= 1522, sous le 
règne de ù^^ ^^/f'^y Koutchkoundji Khan, deuxième souverain 
de la dynastie de Cheibek Khan, qui gouverna la grande Bou- 
kbarie« et à l'usage du fils de ce prince , Abd-el Lathif Soultban, 
plus tard lui-même prince régnant. On ne voit point figurer 
dans l'histoire des Âbbassides celle du 8^ khalife et des sui- 
vants jusqu'au 17* inclusivement, car elle passe immédiate- 
ment du règne du 8* (Moutafim) à celui du 18* (Mouctadir), dojit 
la biographie est traitée de la manière la plus détaillée, et ter- 
mine l'ouvrage. Ce manuscrit, datant de l'année 938= 1532 

et écrit en neskhy très beau et très -lisible, appartenait autrefois 

59 




X 





466 




à Nevrouz Ahmed Khan, souverain des Ouzbeks. 819 f. in-fol. 
rArd.J 

Cf. larlicle de M. Beresin, I. c. vol. LIX, 0t4. III9 171 sniv. 

D'autres traductions turques se trouvent à Munich (Flûgel, 
rViener Jahrb. Bd. ^7, Anzbl. p. 20; à Paris {Cotai, p. 309); à 
Upsal (Tornberg, p. 161); à Vienne (Mines de F Or., T. II, p. 386); 
au Musée Roumânzov, (Bulleï. scientif. T. 1, p. 158); au Musée 
asiatique (partt. III, IV et V), nos. 582 et 582 b. Quant à la 

# 

traduction publiée à Constantinople , voyez Rosen, dans Zeitschrift 
der DcuL morgenl. Gesellsch. Bd. Il, p. 159 — 187. 

^yj^l Jij^ Histoire des rois j ou ^^1 ^j^y /^ Extraction 
de la moelle^ ou Quintessence des annales des rois^ par Housein 
Khodja, surnommé Hezarfenn ^j^j^ , donnant, en 250 cha- 
pitres, un abrégé de l'histoire universelle jusqu'à 1083 = 1672, 
c.-à-d. jusqu'à la prise de Kaminiec ^Ui par le sultan Mou-> 
hammed IV, à qui l'ouvrage est dédié. Cet événement est placé 
par M. de Hammer (Geschichle des osm. Reiches^ T. VI, p. 290. 
cf. Sçkowski, Collectanea z dziejopisow tureckich^ T. II, p. 50, 
suiv.), Hadji Khalfa (Tabl. chronol) et notre auteur en 1083, an- 
née contenue dans le chronogramme ^jjJ) jï^ù^**^ ^j*^*«^ 
(jjX^^ Le sultan Mouhammed ôta le gouvernement de Qemantch^ à 







ao7 

T ennemi. M. de Hammer 1. c. T. I, p. XXIII, no. 29) dit que 
cette histoire va jusqu'à rannée 1 099 = 1 687 ; mais d'après la 
notice 9 placée T. IX, p. 18^, no. 8, elle fut composée en i081 
= 1670. Hadji Khalfa de son cffté (édit. impr. T. II, p. Ï5I, 
no. 3676) donne l'année 1103=1691. Mais la conclusion de 
notre manuscrit nous apprend, qu'elle fut composée entre les an- 
nées 1081-1083= 1670-1672. Il se pourrait qu'il y en eût plu- 
sieurs rédactions. 

Le manuscrit, à filets d'or, date du 20 du mois de mou- 
harrem 1089 = 1698. 260 f. in-«t^ (Hyr.) 

De pareils se trouvent au Musée asiatique no. 583 a); à la biblio- 
thèque imp. de Vienne {fViener Jahrb. Bd. 100, Ânzbl. p. 2^, no. 
452-3, Mines de rOrient T. VI, p. 271 , no. kU et T. II, p. 300, 
no. 135, où elle est dite procéder aussi jusqu'à l'année 109=91687); 
à celle de Paris {Catal. p. 315, no. GII, où le nom de l'auteur 
est resté inconnu, aauctor cujus nomen ignoratur», mais la copie 
date de la même année que la nôtre c.-à-d. de 1089), etc. Voy. sur 
le contenu de l'ouvrage, M. de Hammer, 1. c. T. IX, p. 18'i, no. 8. 

nxxt. 

jUial^ ifjl^l ILi* Quintessence des chroniques et des annales^ 
par Mouhammed ben Mouhammed Efendi d'Ândrinople, 
mort en 1050= 16!i^0. D'après M. de Hammer (Gesch. des osm. 
Reiches, T. I, p. XXIII), cette histoire était dédiée au sultan Os- 







468 



man II et compreDait 39 dyoasties. Mais il y en a une autre édi- 
tion, considérablement augmentée et dédiée au sultan Murad TV» 
renfermant l'histoire des 87 dynasties, et c'est justement cette 
édition qui est contenue dans notre manuscrit À filets rouges, 
mais sans date , il a jadis appartenu à el-Hadji Abd el-Cadir el- 
Bavyab («^1^1), dont le sceau se trouve sur la première feuille^ 
et ensuite à Cazizadéh Mouhammed d'Erzeroum. 339 f. petit 
in-fol. (Erz.J 

Voy. Charmoy Mémoires de tÀcad.^ 6* sér. se. pol. T. III, p. 97. 
L'ouvrage se trouve assez fréquemment aux différentes bibliothèques 
de l'Europe, p. e. à celle de Vienne [Wiener Jahrb. Bd. 70, Ânzbl. 
p. 72, no. 170; Mines de FOrient, T. II, p. 300, no. 130); 
à Upsal (Tomberg, p. 171), au Musée Roumânzov (Bulktin seieni. 
no. I, p. 160), etc. 

Manuscrit contenant la traduction turque, faite par Yousoufben 
Abd el-Latbif, et dédiée au sultan Souleïman II benSelim (1520 
— 1566), dun ouvrage persan intitulé: jL^»^' ^^«V- Rosaire de$ 
hommes distingués. Il renferme des tables généalogiques des anciens 
patriarches, en commençant par Adam et ses descendants, et des 
rois et autres personnnages marquants, de quatre anciennes dy» 
naslies persanes, des Oumaiyades, Abbassides, Samanides, Ghaz- 
nevides, Deïlemides ou Bouveïhides, Kbarezmchahs, Seldjoucs, 







4M» 



des Melahidéh ou Âssassios, des TchiDghizkhanides et des Otho- 
mans. Les noms respectifs sout écrits en diverses encres dans des 

disques coloriés- en rouge, vert, etc. Il y a parfois des remarques 
ajoutées pour donner plus de détails sur les différents personnages, 
dont le dernier est le sultan Souleïman, mort en 974- = 1560; 
mais il est encore fait mention de son successeur Selim II dans 
le disque qui conclut toute la série. L'original, suivant la finale, 
ayant été composé pendant un hiver sévère en 952 , date exprimée 
par le chronogramme ^jr^ y^^ Hiver sévère = 1545, le tra- 
ducteur doit en avoir ajouté la continuation jusqu'au temps où 
il vivait. Hadji Khalfa T. III, p. 573, no. 7006, mentionne 
un semblable ouvrage écrit sur un long rouleau j^y» de 
papier et composé par le Dervich Mouhammed ben Ramazan 
qui déduisait la généalogie depuis Adam jusqu'au sultan Souleï- 

man , sous le titre : jLjj*^' ^^^j j^^» ^«V** Rosaire des annales et 
présent des grands hommes. On serait tenté de croire que c'était 
l'ouvrage original traduit par Yousouf ben Abd el-Lathif, quoique 
Mouhammed ben Ramazan parait avoir écrit en langue Arabe: 
au moins Hadji Khalfa n'ajoute pas, d'après sa coutume, qu'il n'en 
était pas ainsi. Mais nous trouvons l'ouvrage original persan cité 
comme faisant partie de la bibliothèque Imp. de Vienne {Mines 
de t Orient T. II, p. 299, no. 118, où il parait sous le titre: 
j Li j) dkx^j j L» il dxu, Rosarium optimatum ac munuscuium tio- 







470 



tùiarum autore Dervisch Mohammed, sans doute le Moa*- 

hammed mentionné par le bibliographe turc). Notre manuscrit 

/-' 

commence par les mots: J^ f^i^j^^J-^. 33 f. in-fol. Cf. 
Storch, Rmsland unter Akxander /, Bd. VI, p. 275. f Doter. J 

n\xm. 

Autre exemplaire du même ouvrage, à l'exception de l'in- 
troduction, qui, écrite en caractères divany-neskhy-si, se trouve 
sur un feuillet à part , comme les manuscrits mentionnés par M. de 
Hammer et Hadji Kbalfa, sur une bande de papier longue de 

10 archines, large de 9 verchocs, et dont la marge est enca- 
drée de filets de différentes couleurs. Cette copie contient aussi la 
continuation jusqaux sultans Ahmed II, Mouftafa II, Ahmed III 
et Mahmoud I en 1U3 = 1730. 

L'ouvrage, cité sous no DXXII, se trouve dans la biblio- 
thèque du Roi à Paris {Cat. p. 309, no. XLVI, où le traduc- 
teur est nommé Yousouf ben Abdalla au lieu de Yousouf ben 
Abd el-Lathif), et probablement à celle de Bodley (Uri, p. 303, 
no. VI et p. 305, no. XIII). 

Semblable ouvrage en beaux caractères neskhy-sulusy, sur une 
bande de papier longue de li archines, large de 6 verchocs. Le ma.- 

nuscrit défectueux aux deux bouts , commence ici par : vâUf^^ mjj 







471 



iuj>« jb^ et on ne saurait en fixer ni le titre ni laateur. Les 
noms des principaux personnages se trouvent dans des cercles 
d'or, ceux des autres dans des rouges, celui de Mahomet 
enfin est en lettres d'or et autrement embelli. L'ouvrage va jus 
qu'au sultan Souleïman II, et son l'histoire jusqu'à l'année 955 
= 1551, nommément jusqu'à la conquête de l'Egypte et des 
pays occidentaux c^^ ^j^j j*^^ Ouyii ^ est communiquée en 

forme d'abrégé ; le dernier cercle contient le nom du sultan 
Mouflafa. Cf. Storch, 1. c. p. 275. fDoubr.J 

Manuscrit en deux volumes, renfermant la traduction turque de 

Vaqidy \S^^J par Mouhammed ben Moustafa el-Amedy 
^jLojj, faite en l'année lHiii-= 1731, notice qui se trouve dans 
l'introduction à la seconde partie jW. Cette partie et la première 
contiennent les conquêtes de la Syrie, et les deux suivantes celle 
de l'Irac. La première partie du volume nous apprend encore 
qu'elle a été copiée en 124'(!k, le 9 du mois de chevval=1731, par 
Ahmed ben Moudtafa qui peut -être était un frère du traducteur. 
L'ouvrage composait un legs de el-Hadj Ahmed Alemdaragha 
IcJjljJic. Vol. I. 237 f. vol. II, 207 f. in-*^ ("Erz.J 

Voyez par rapport au Vaqidy, mort en 20ï, ou 206, ou 209, 
(=819-82^) Pusey, II, 590; Ibn Khallikan, no. 655; Eichhom, 









\2 

Repertorium^ T. I9 p. 62 — 65; Hamaker, Spécimen etc. praef. p. 
IV; Aboul-Feda, Annal. Musl. T. II, p. IW etc. 

Des traductions turques de Vaqidy se trouvent au Musée 
RoumânzoY [BulleU $cienli[, T. I, p. 157); à Paris {Catal. p. 310, 
no. LVI, si toutefois c'est le même ouvrage); à Dresde (Flei- 
scher, Codd. Dresd. no. 34* et kO)^ etc. 

Manuscrit très bien écrit et contenant, d'après la suscription 
en encre rouge: ^ ^^f^ ^^^ <^'> -âly^ /^^^y Annales des rois 
par Nevaiy, traduites par Fenaiy. C'est, en effet, Tbistoire des 
quatre premières dynasties de Perse, en langue djaghataienne par 
Nevaiy (v. no. CCLI) traduite en turc osmanli par Fenaiy, et 
imprimée à Vienne en H99=178i. 41 f. in-8^ fErz.J 

Manuscrit tatare sur papier bleu, à filets rouges, écriture ta- 
tare, contenant l'histoire de Tchinghiz Khan et de Timour. Elle est 
partagée en cinq chapitres, savoir: 1) Histoire de Tchinghiz 
Khan, 2) Histoire de Acsac Timour, 3) Histoire de Âmet fils 
de Isa, 4*) Histoire de (l'émir) Idigheh (^ %>fl), 5) Histoire de 
l'année 700= 1300 jm ^. (1. 800 =1397) où Timour prtt la 
ville de Boulghar. 

Il commence par les mob : \sJ^ ^J^ ifj^ ù^ Oy^ • L« 
tout finit par : j,a jl jii^j) 4^. 24- f. in-fol. (Frol.) 







473 




C'est l'ouvrage imprimé à Casan en 1822 sous le titre de 
3Kii3HB ^sKHHTHSi-Xaua H ÀRcaKb-Tiuiypa etc., mais avec quel- 
ques différences. Notre manuscrit paraît être défectueux au com- 
mencement; il ne commence qu'à la p. 15, lign. 5 de l'édition 
imprimée. Voy. Beresin, 1. c. 

ijijc J) ^jfy aJLj Traùé sur les annales de la race d' Os- 
man. Ouvrage anonyme, très nettement écrit en caractères 
neskhy, pourvu d'un bout à l'autre de points voyelles et par- 
tagé en phrases ou périodes par de grands points rouges. Il 
a été composé, comme nous l'apprend l'introduction, sous le 
règne de Souleïman 11, fils de Selim (1520 — 15G6). Donnant 
un exposé de l'histoire othomane depuis les temps les plus recu- 
lés en remontant à Yafeth, fils de Noéh, il procède jusqu'à l'année 
956 = 154*9, lorsque Ahmed-Pacha fut envoyé contre les Géor- 
giens et s'empara, le 26 chaaban (Septembre), du fort de 
Âctchéh aje^I. Cf. Hammer, Gesch. desosm. ReicheSj Bd. III, p. 287. 

Ce manuscrit commence par les mots: ij^^ i^ J^j ij^^^j^A^. 
168 f. petit in-fol. 

Table de la durée des règnes des sultans othomans, depuis Os- 
man I jusqu'à Mouhammed IV ben Ibrahim (1058=16^8), et de la 

durée des gouvernements de chaque pacha de l'Egypte depuis Kheïr- 

60 







&7à 



Begh (923=: 151 7) jusqu'à Ibrabim-Pacha en 1080=1669. Les 
noms des sultans sont écrits en or dans des quarrés à filets d'argent. 
Celte bande de papier jaunâtre est longue à-peu près de 1 2 yerchocs. 

nxxx. 

Manuscrit orné d'un frontispice à filets d or, reofermant l'histoire 
de l'empire othonian par Ibrahim Petcbevy, ou de Fûnfkircheii« 
né d'un père chrétien et mort en 1061 = 1650. L'ouvrage commence 
à ravènement au trône du sultan Souleïman II (1520) et pro* 
cède, dans notre manuscrit, jusqu'à l'année lOi'd =3 1639. Il est 
d autant plus estimé que l'auteur l'a composé en grande partie 
comme témoin oculaire, ou sur les récits de son père et d'autres 
gens de confiance. Il mit aussi à profit les hbtoriens contempo« 
rains hongrois. Voy. Hammer, Ge$th. des osman. Reiches^ T. IX, 
p. 196. Traduct. de Hellert, T. V, p. 11, no. k. Flûgel, fFiener 
Jahrb. Bd. 100, Anzbl. p. 23, no. (^58 et Krafllt, CatcU. p. tOl, 
no. CCLXVI. M. de Hammer dit que cette histoire va jus- 
qu'à l'année 1041 = 1631; d'après M. KrafTt, elle s'étend jus- 
qu'en 1045 = 1635 , d'après M. Rhazis enfin {Mines de TOr. T. III, 
p. 261) elle parait avoir été composée l'an 1050 (1640-1), ce qui est 
confirmé par notre exemplaire, qui fait encore mention de la mort 

de Mourad Khan Ghazi, c.-à-d. de Mourad iV en lOV9 = 1639, 
ce dernier chapitre étant intitulé: Â#»jçjjli^jU^)^^jLU-tC*lif 

l»^<l A^ Jl^ ) fc ^^^ <i)l Mort du sultan Mouradkhan Ghau quê la 






miiéricorde de Dieu soit sur lui, le ik de chewal de Tannée \{ik%. 
Notre copie a été finie au mois de fafar 110^ = 1692 par 
Hooseîn ibn Casinit à Tile de Mitylène ^J^. Elle appartenait 
jadis à Ahmed ben Habib el-Erzeroumy, d'Erzeroum^ en 1111 
= 1699. 332 f. petit in-fol. (ErzJ. 

VXXJLW. 

^\j MJ^ Histoire de l'empire othoman , depuis l'année 1071 

= 1661 jusqu'en 113^-1722, par Abou'l-Mekarim Pj^^y} 

Mouhammedy surnommé Rachid. Cette histoire a été imprimée 
i Constantinople en 17ti8. La copie, à filets d'or et bleu, est sans date. 

Voy. Hammer dans Eichhorn, Geschichte der Littérature Bd. III, 

Abth. III, p. 127^1 -5, et surtout Geschichte der osm. Dichtkumt. 

Bd. IV, p. 237, no. MCMXIX. 7*2 f. petit in-fol. fAkh.J 

nxxxn. 

Manuscrit orné d'une vignette, à filets d'or et de diverses couleurs, 
divisé en deux parties, contenant l'histoire de l'empire othoman 
par Ssoubhy ^V^; la première partie renferme les années 
fH3-ll*8=1730-173.'>, la seconde: lH8.115e=1735.17i3. 
Elle a été composée des histoires de Mouhammed Ssoubhy, frère 
de l'auteur, et de Sami Efeudi t d'après l'inscription sur la pre- 
mière feuille, de celles de Sami Efendi, de Ghakir Begh Efendi, 
de Ramipachazadéh , et de Abd Allah Begh Efendi) et dédiée au 
sultan Mahmoud ben sultan Moudafa ben sultan Mouhammed. La 






476 



première année i H3 est celle de l'avènement au trftne du sultan Mah- 
moud et comprise dans le chronogramme: O^ ^y^ (JjbX^ ^jXA 
U^^ J 3 L) 3 , 7e sultan Mahmoud Khan rintelligent wnl au trône. P, 7 

vers, sur la marge nous lisons la remarque: ^^^ ^^ i>^^ 
fy^j^ çjj^l Commencement de Thistoire de feu Sami Efendi. Le 

premier chapitre contient des remarques sur les troubles en Perse 
causés par les Afghans; vient ensuite le chapitre: ^L**ij <tUi^^^ 
^ LiL^^yJautfLo (J^yfj LiL ^1^1 ^^-*t*î\y *^^^^ Commencement de 
la rébellion et de t* émeute et véritable état de Ibrahim^ Pacha, ei du 
capoudan Mouftafa- Pacha ^ etc. Voyez Hammer-Purgstall, Le, 
T. IV, p. 266. 30 1 f. petit in-fol. flfyr.J 

Manuscrit orné d'une vignette en or et autres couleurs, à filets 
d'or, renfermant le premier volume de l'histoire de Souleiman 
Izzy, dédié au sultan Mahmoud ben Mouftafa ben Mouhammed, et 
contenant les années 1157-1160=17^^-17^7; manquent donc 
les années 1161-1165, comprises dans l'histoire complète de Izzy. 

Ce manuscrit, écrit en superbe nesky, parait avoir appartenu 
au moufti Mouhammed Âsaad Efendi. V60 f. in-fol. 

Il a été imprimé à Gonstantinople en 1199 = 178^. 

(ILj ^^ JLj Traité de Gotchibegh de Gumurtchineh 
^^yS. Ge traité, écrit en 10W = 1630, contient en 17 cha- 







477 



pitres J^ et une conclusion ou réswni^ une exposition très rai- 
sonnable et très loyale des causes de la décadence de l'empire 
othoman à la suite des désordres et abus, survenus depuis le 
règne du sultan Mourad III (1575-1595) jusqu'à celui de Mou- 
rad IV (1623-1639), et des conseils pour y remédier. Ce livre 
fut présenté à Mourad IV et favorablement accueilli. Il commence 
par les paroles): iSJ^ J^ ^J^^ jj^. Cf. Hammer, Gesch. des 
osman. Reiches, Bd. V, p. IX, no. 12 et 291. 85 f. in-^^ 

Notre copie a été faite à Constantinople , sur un ancien ori- 
ginal, par l'Arménien Markar Sakharovitch Khodjens, qui la pré- 
senta ensuite à la bibliothèque Impériale publique (en 1816). 

A^\j Oy^ Canoun-namèh ou Règlements de Tempire othoman 
relativement au partage des terres, parus dans le courant du 
mois de si'lcaadeh de l'année 1017=1609, c.-à-d. sous le 
r^e du sultan Ahmed I. La première phrase en est: J^ ojUy« 
*^J 3^ 1 K£ji ù^j' • Ce manuscrit , écrit par Hafiz Omar dans la 
ville d'Akhaltsikh, date de l'année 1096=168i,5. 8^ f. petit 
in-8». fAkhJ 



wxxww. 



ijf^J vâLLij ùly»>f ^J^J sj^y^ (îly JW ^jy^ Sommaire 
de finances des gouvernements de Ssolnac, Seghedin^ Haihvan, Filek 
et Setchm. Les signatures, datant des années 1033= 1623-lOïO 







478 



= 1630» prouvent qu'il appartient au règne du sultan Mou- 
rad IV (1623-1639). Quelques feuiUes et nommément celles 
qui contenaient le liva de Haikvan^ semblent manquer. L'écri» 
ture est le siaqet. 55 f. in-fol. fZalJ 

nxxxwww. 

Autre defter ou sommaire de finances de l'éyalet de Round* 
lie, des années 1059-1079=104-9=1668, appartenant au règne 
de MouhammedIV (1649-1688). Écriture siaqet^ 280 f. in-foL 

Fragment d'un àAi Oy^ ou de Lois de douane par rapport 
aux vaisseaux arrivants, et nommément à ceux de la Russie. 
Ce fragment contient les chapitres J^ 24 jusqu'au 26 entiers; les 
chapitres 13 et 27me seulement en partie. Le tout commence 
par les mots; ^yf ^jjj^j^j^ ^^hf j^^ ù^ aSUHjj^, et 
finit par: ^^L; (jJ^j^ jJ^ V->^' j't**' ifJ^^ ajU^ JaS^. 
8 f. in-4\ 

HXXXMX. 

Traité entre le sultan Selim bon Mouftafa et Catherine II. 
<u#U <Ui^, Impératrice de Russie, au congrès de Yassy (1791,2), 
où, du côté de la Porte, fonctionnaient comme plénipotentiaires 
el-Seyîd Âbd Allah Biry ^Sji \ el-Seyïd Ibrahim Ifmet, et Seyïd 
Mouhammed Dourry ^j^. Cf. DojbHoe Co6p. SaKon. PoccificK. 
BMoepiH. T. XXIII, p. 288. 8 L in-fol. (Frol.) 







470 



Traité d'amitié et de commerce entre la Porte othomane et la 
cour de France, conclu à Constantinople en 1153= 174^0, sous 
le règne de Mahmoud I ben Mouftafa ben sultan Mouhammed, 

par Louis Salvator, Marquis de Villeneuve j4 J^ J^y^\j^.y 
%Jy^,3^ > ambassadeur de Louis XV, et le grand-vizir el-Hadj 
Mouhammed- Pacha. Il est conçu en 102 articles, et commence 
par la suscription: L5|>kf ^llL^jkl«^L O^J^cie^ ù^ 
^jJ^3\^^J\uf^^^Ji^^o\^^ 11 datedeCon- 

stantinople le h^ ^Ijl ^jf du rebi I 1 1 53=Mai 1 740. 30 f. in-1 2®. 

Cf. Haramer, G^th. des oiman» Reiches^ T. VlU, p.4« Voy. en- 
core no. DXLIII, nos. 42-4'3. 

DXIX 

à^^j^j^ Le Derbend^Namèh ou histoire de la ville de Der- 
bend et du Daghistan (voyez no. CCCVIII), en dialecte turc 
d'ÂzerbeTdjan. 

Cette copie, défectueuse au commencement, date de l'année 
1099=1687. Les premiers mots en sont: (J[/â»±[^^UL 
^jj\ ^^U.>L 52 fol. in.l2^ fErz.J 

Autre copie complète du même ouvrage. Elle a été faite à 
Tiflia» en 1829, par le topographe Blikhaïl Saradjef c>^./mJJ. Cf. 

Kazem-Beg, Derbend^Ncmwh, p. XIII, 15. 34 f. in-8^ CErx.J 



"•raR^ 





480 

Recueil de firmans, de lettres et pièces diplomatiques, etc. 
À) Pièces ayant rapport à l'administration intérieure de l'empire 
othoman. 

Sultan Ahmed I (1603—1617). 

1) Firman daté de Constantinople, 28 chevval 1 1 8 = janvier 
1609, avec le thoughra du sultan Ahmed, en lettres d'or et em- 
belli d'autres manières, mais endommagé en plusieurs endroits. Il 
renferme l'assignation des timars et ziamets (fiefs militaires), dans 
les pays de Carahifar charqy, Tchermen (j^jf^ Tourhal J^jy^ 
gouvernement de Sivas etc., montant à 108.607 actcheh ^i, 
au Mouleferrica Mahmoud ^^ ^,j*^. 

Sultan Mouhamraed IV (1611^9—1688). 

2) Firman daté de Boursaveh <Lf^^(?), le 9 du mois de redjeb 
1060= juillet 1650, contenant le renouvellement du berat ou 
ordre pour sept actcheh par jour, comme entretien à un certain 
Zou'l-Ficar à Enghricalaa ^^jj^K 

Sultan Mahmoud I (1730-1754). 

3) Firman daté de Constantinople, des derniers jours du mois 
de mouharrem llV8=juin 1735, et adressé au juge ou cazi 
de Selanik (Salonique) et à d'autres employés du même sandjac, en- 
joignant de poursuivre l'affaire d'un certain Hasan, qui s'étant mis 
en route pour Constantinople avec quatre gens, fut tué au milieu des 








481 



villes deOslrova oj^^l, Vodineh àXj>j et Yenidjeh-Vardar ^^^i 
J'^J'J 0\ ou, d'après Tassertion des habitants de ces villes, entre 
les villages de Davoudyani, Seladjli, Ourmani, Arbaghli, Vancazeh 
et Arabli Jiji^, ojLjIj, Ji.J, jL^j), J.%^ jL:>-fl:>, 18 
bourses d actcheh et d'autres effets furent pillés, etc. 

k) Lettre de Mouhammed ben Mouftafa, au service du silihdar 
de Boumili, datée du 19 de rebi I 11 50 = juillet 1737, et 
adressée à un Gourou Âgha ^ ' jj^. Dans cette lettre, écrite pen- 
dant la guerre contre la Russie, Mouhammed avertit qu'il se trouve 
devant Bender, qu'il envoie une chaîne d'or à sa mère, etc. Il finit 
par dire que les Busses (Moscovites) étant venus près d'Ouzi iSjj' 
(le Dnieper, Oczakov), il y aura la guerre. 

Cf. Hammer, Gesch. des osman. Reiches, Bd. YII, p. ll>91. 

5) Firman daté du commencement du mois de rebi H 1 1 50 = 
août 1737, et adressé aux juges sur la route de Constantinople 
à Viddin, disant que les voituriers doivent recevoir leur paiement 
des chefs (intendants) des stations de poste où il y en a, et que 
ces dépenses seront mises au compte des derniers, qu'il faut four- 
nir un cheval pour chaque personne, etc. Une inscription sur le 
dos porte les mots: Dacnoprb Cyjrrana MaroMexa o^HOMy BH4HHy. 

Sultan Abd el-Hamid (1774—1789). 

6) Lettre de Séyid Ahmed, dont le sceau contient les mots: 
JL^) JamJI jéM JcU ^^ Bonheur à celui gwt fait h bien {le siyid 



61 







483 



Alitned)^ écrite le 13 redjeb 119^= juillet 1779 et adressée à un 
personnage inconnu qu'il intitule Beghzadéh, c.-à-d. fils d^Monsieur, 
ou Monsieur. Il informe ce dernier qu'il a reçu de Âbd el-Kerim 
Begh la lettre, dans laquelle il redemande les livres déposés chez 
lui, etc. 11 continue de dire qu'il est chargé cette année de l'in- 
tendance sur la mine de Katinbaqir ^J»^ >^v ^», située dans le 
district de Milas {j^>^, près du Chaîkhaneh de Carahi(ar charqy, 
et le prie, s'il venait à passer par là, de l'examiner et d'en faire son 
rapport, ainsi que de remettre quelques présents pour le khan 
de Tiflis, confiés à Âbd el-Kerim. 

7) Lettre anonyme, de l'année 1199 = 178!^, écrite à quel- 
que pacha ... : « 11 y a un homme nommé Nour Allah à Ca- 
mantcheh (Kaminiec), qui se dit fils de Timour-Pacha. Vous m'en 
avez écrit et demandé si cela est ainsi. Mais je vous informe 
qu'il y a eu deux Timour-Pacha: l'un s'est distingué, il y a 
^0 — 50 ans, dans la guerre en orient, où il mourut sans laisser 
de fils; l'autre est gouverneur de Maoufîl, et ses fils sont Sana 
Allah Begh viL<U)' A^, Ibrahim Begh, Ssadiqéh Begh, Hidayet 
Allah Begh, et Asad Begh mineur, tous à MaoufiL II n'y a point 
de troisième Timour-Pacha. 11 est donc impossible que cet homme 
soit fils de Vimour - Pacha ; il faut l'arrêter et l'envoyer au gou- 
verneur de Khotin (Khotzim), Ismaïl-Pacha. J'ai expédié une lettre 
au général de Camantcheh (Kaminiec), envoyez-y aussi un homme 







483 



expert avec une lettre, pour qu'on nous fasse venir le dit Nour 
Allah D, etc. 

Sultan Mouftafa IV ben Âbd el-Hamid (1807—1808). 

8) Fimian de l'empereur Mouftafa IV, daté de la campagne de 
Silistra oJLuL. ^jl^^sf^ du mois de rebi II 1222= juin 1807, par 
lequel, sur l'intercession du colonel (alaïbachi) Âbd ÂUah, le sul- 
tan accorde en fief à Mouhammed, fils du défunt Âlydin veled 
(fils de) Houseïn, le village de Osmanlu et ses dépendances dans le 
sandjac de Tirhala aJU^, district de Fenar jLli, rapportant 50ï5 

actcheh. 

Sultan Mahmoud II (1808—1839). 

9) Firman du sultan Mahmoud, daté du 12 de zi'lcaadeh 1223 
= janvier 1809, au alaïbegh du sandjac de Tirhala, Âbd ÂUah, 
relativement à l'assignation d'un fief militaire à Âbdy, fils de 
Âbd Allah. 

10) Lettre de Âbd Allah Bosniac (y^y et (de Càrsly Âly Pacha?) 
à Ssalih Âgha, du 2V de mouharrem 1225 = février 1810, le 
sommant venir sans aucun délai et sur le champ à l'aide de Rous- 
tchouc, vu la guerre avec l'ennemi. 

11) Lettre de Khalil Âgha, sérasker de l'armée turque, du 
25 de mouharrem (?) 1225 = février 1810; ayant été nom- 
mé commandant-en-chef de Roustchouc, il ordonne de prendre 







484 



les provisions et la solde pour les troupes des districts de Nir* 

kopoli cir^» PlevDah ^ye, Sistow ci^^J, Tamow t5^î/» 
et Loftcheh ^y. H dit qu'il envoie cette lettre par son Tatare, 
rOdabachi ^L<tL^' Ahmed Âgha, qu'il se mettra en marche le 
même jour, mercredi, et qu'il compte arriver en trois ou quatre 
jours, etc. 

12) Lettre du grand-vizir Yousouf- Pacha , du 25 de mouhar- 
rem 1225 = février 1810, à un personnage inconnu: «Vous 
m'avez écrit qu'une partie des troupes rassemblées dans les dis- 
tricts de Sistow et de Ssoul J^, ayant été expédiées par eau 
à Roustchouc, ont été attaquées en route par l'ennemi et forcées 
de rebrousser chemin, et qu'il est impossible de venir à Rous- 
tchouc par terre, en outre, que je dois vous expédier dans ces 

jours quelques canons, etc. Mais j'en ai déjà envoyé cinq, avec 
l'armée de Couchandjehli Khalil-Pacha, avant le reçu de votre 
lettre», etc. 

13) Firman du sultan Mahmoud II, de Constantinople, au mi- 
lieu de rebi I 1225 = avril 1810, adressé à Âly- Pacha, gou- 
verneur de Yanina et Tirhala, et envoyé par Mir Hasan: il y est 
dit que, en conséquence de Tavènement au trône du nouvel em- 
pereur (le 4- de djoumada II 1223 = août 1808), il faut envoyer 
les anciens berats ou diplômes pour les timars et ziamets (ou fie& 
militaires) afin de les renouveler. 







489 



tk) Ordre de Aly-Pacha de Yanina (*) U^j 4jL J^ Oj'cJU ^"j^ 
du 29 de U (djoumada?) 1225=^810, au alaîbegh ou colonel 
du sandjac de Tirhala, de rassembler les zaïms et timariotes 
(ceux qui ont des fie& militaires), de prendre sur chaque timariote 
un ghroch i^jj^^ et de rendre cet argent à Khalil Âgha, porteur 
de l'ordre. 

15) Lettre adressée à el-Séyid Mouhammed Efendi, écrivain ou 
secrétaire chez les janissaires, de la part* d'un certain Mouhammed 
— au moins ce nom paralt-il être indiqué par le sceau, qui porte 
les mots : | |<|r< JU^ ^^ J^ ^1 Mon Dieu, sois propice à Mahomet 
(1194- = 1780). La date est du commencement de chevval 1226= 
novembre 1811: «J'ai reçu votre lettre et celle de mon fils dans le 
même paquet. Mon frère a été nommé aide du gouverneur d'Erze- 
roum, mais moi-même je suis dans la plus grande détresse. Écri- 
vez en ma faveur à l'Islambol-Agha, parent du Seghbanbachi, pour 
qu'il ne m'abandonne pas», etc. 

B) Pièces se rapportant à des puissances ou personnes non- 
mahométanes. 
L La Russie. 

16) Lettre de Behadurghiraï, frère de Chahinghiraî, khan de la 
Grimée, adressée au colonel (Makarof j à Taroan. « Moi, Behadurghiraï, 
ayant envoyé de mes gens à Taman, vous les y retintes, quoique 
les gens de Athah-Chahy et de Taman nous appartiennent et que 







486 



l'amitié existe entre tous et mon frère Chahinghiral. Si yoos ne 
Toulez pas que nos gens y viennent, et que vous restiez notre 
ami, dites-le. Nous' n'avons, en outre, rien entendu dire du paie- 
ment des chevaux et des brebis, pillés par les Cosaques, que le 
général avait promis de nous remettre, ce qui n*est pas non plus 
convenable, moi et mon frère étant vos amis »• 

17) Lettre du même au même, relativement à un homme que 
Behadurghiraï avait envoyé, sans avoir de réponse. Il prie le co- 
lonel de renvoyer cet homme aussitôt que possible, et de lui écrire 
s'il n'est rien arrivé. 

18) Lettre de Ssahibghiraï Khan, fils de Âhmedghiraï Khan 
(dont le sceau en bas contient Tannée 1185 = 1771), adressée 
au général russe, commandant de Kaffa : a J'ai envoyé deux em- 
ployés, qui, à leur arrivée, trouvèrent que l'ancien drogman Avraham 
f^^^jK ayant appris sa déposition, voulut me nuire, et donna 
aux marchands de fausses quittances, comme s'ils avaient rempli 
leurs devoirs. Je vous prie donc de faire examiner aussi l'affaire, 
d'exiger ce qui convient et de le remettre à mes envoyés». 

IL La Pologne. 

19) Firman portant sur le dos l'inscription: IlamnoprB Cy^Tana 
MarmeTa 04H0My Ho^^Ky mh cBo6o4uaro npoxo4y b^ AnaTOjiH, 
Empbi 1089. C'est un ordre au nom du sultan Mouhammed IV, 
signé Davoud Begh, daté du conunencement du mois de rebil 1089 








487 



= mai 1678, et adressé aux juges et autres employés d'Erze- 
roum, pour accorder un libre et sûr passage à Costa <uum^, 
employé de l'ambassadeur polonais Ivan Ivantcheski ^^yt ' \J^ yi\ 
pour visiter Chekli Kilisa l^*^,^^^* dans le gouvernement d'Er- 
zeroum. 

20) Lettre de Ac Mirza Begh, adressée au chancelier ([^/ujl» 
khansler) de Pologne (?): «Le khan vous a envoyé 20,000 hommes 
de troupes auxiliaires. Si vous avez besoin davantage , le khan 
viendra lui-même ». 

21) Lettre de Agha Mouftafa Khan au même chancelier [j>oà\i 
canflar): a Nous avons reçu une lettre du roi, apportée par l'am- 
bassadeur Chematski ^^J^éJXjL , qui a rempli le khan de joie, parce 
que vous avez battu les troupes du roi de Suéde. A présent le khan 
vous a envoyé plus de 20,000 hommes de troupes auxiliaires, mais il 
en enverra davantage en cas de besoin. Faites tous les efforts, tous 
sont vos amis. Le porteur de cette lettre, Abd el-Fattah Tchelebi, 
est l'intime du khan, et vous pouvez savoir davantage par lui. 
Chematski a gagné les bonnes grâces du khan, qui prie le roi 
de lui accorder une récompense p. Ces lettres ne sont pourvues 

d'aucune date. 

22) Lettre d'un certain Hasan (dont le sceau semble conter 
nir l'année 1133=1720) à Yan Popiel, Starosta Thoudjami 

Ly9(?), dans laquelle il annonce la réception d'un présent re- 






488 



mis par Paul Yanovitch (?), qui lui donna aussi des nouvelles de 
Popiel, auquel il envoie un présent. C'est peut'^tre le Popiel, 
qui était venu à Constantinople , en 1725» comme ambassadeur 
de Pologne. Voy. Hammer^ Gesch. des osman. Reiches, Bd. VU, 

p. 312, où il est appelé Christophe de Sulima Popiel, staroste de 
Tupezare. 

23) Papier long d'environ deux archines et large d'une, daté 
de Constantinople, des derniers jours de fafar 11 56 = mars IT^d* 
renfermant la réponse du grand-vizir à la mission de Paul Benœ 
^X^xyif de la part de la Pologne. Voyez Hammer, Geschichle 
des osman. Reiches, Bd. YUI, p. kk — ^5. 

24-) Papier relatif à la même affaire. 

25) Papier du 30 si'1-hiddje 1 1 6 1 = décembre 1748, adressé 
au premier betman, Pototzki, Castellan Cracovsky ù >^^ u^yi 
U^^-^' de la part de Mouhammed, commandant de Kho- 
tin, dont le sceau, qui se trouve sur la marge droite, contient 

les mots: J^> ù'Jj ùy*^j> * ^J\j^ ^jà^ u^Lr» ^J' ^}%^ 
^J^u^^ 1150= 1737. Il traite de l'affaire d'un certain 
Yan Dobrovolski (<^^^j<L/i>^ ùh??), qui, s'étant enfui du ser- 
vice du ^y^ (Sçdzia?), laissa ses effets à Izvantcheh [(cf. Sç- 
kowski, Collectanea, T. II, p. 69 et 213), à la frontière de la Po- 
logne, passa la rivière Thorla (Dniestr) et vint s'établir au vil- 
lage de Odac ^f^jfj gouvernement de Khotin. Ayant été em- 







prisoDDé, il embrassa la religion musulmane, ce qui empêcha de 
le punir et de faire valoir les réclamations de son ancien maître 
sur lui, par une autre voie que celle de la loi (musulmane). 

26) Papier daté du commencement de chevval? (J) 1193 = 
1778,9, et adressé aux juges de Roumilie et d'Ânatolie: «Il 
avait été arrêté à la paix de Carlovitz qu'aucun Polonais ne de- 
vait être emmené en esclavage; mais, dans la guerre entre nous 
et les Russes, quelques Polonais furent faits prisonniers, qui, à 
présent, se trouvent en Roumilie et Ânatolie; on demande leur 
mise en liberté, en vertu du traité susmentionné. Je vous charge 
donc d'examiner l'affaire: s'il se trouve de ces prisonniers, quand 
ils furent pris, s'ils sont devenus musulmans, et qui sont leurs 
maîtres», etc. 

27) Ordre daté des derniers jours de mouharrem 1193 = 
février 1779, et adressé au vali ou gouverneur de Ouzi (Ocza- 
cov), Yeghen Mouhammed- Pacha. «L'ambassadeur polonais Le- 
rouloulski de Louchfam (?) >liiy o^ %y^y:ty (Boscamp?) nous a 
remis un écrit, dans lequel il demande un ordre pour vous, con- 
cernant les voleurs de Handemac j'^«-^9 ^^i* lesquels vous avez 
déjà écrit au grand-vizir, de même qu'au voivode de la Moldavie 

ù'<^9 et dont on a déjà arrêté quelques-uns, sans cependant 
retrouver et remettre au gouverneur de Camaïntcheh ^^U* (Ka- 

mieniec) plus que la dixième partie de ce qu'il y avait dans 

62 







400 



les coffres. Mais vous n'avez pas retenu ceux des voleurs, qai« 
d après les dépositions des sujets et des emprisonnés à la forte- 
resse de Camaïntcheh, se trouvent dans le district de Deligal 
J^J^ , gouvernement d'Ouzi (Oczacov). Il faut les arrêter aussi, 
en exiger 12751 ghrouch, et les remettre au gouverneur de Ca- 
maïntcheh. Arrêtez les voleurs, et écrivez m'en les noms, la de- 
meure, etc. Â cet effet, j'ai aussi écrit aux commandants de Ben- 
der et de Khotin (Khotzim), pour effectuer l'arrestation des mal- 
faiteurs en cas qu'ils s'enfuiraient de ce côté ». 

28) Même ordre, de la même date, au commandant de Khotin 
(Khotzim), le vizir Souleïman-Pacha. 

29) Même ordre, au commandant de Bender, Mouharamed- 
Pacha. 

30] Lettre de el-Hadji Mouhammed Yeghen, commandant de 
Ouzi (Oczacov^, dont le sceau se trouve sur le dos de la lettre, avec 

l'année 1157=17^^, datée du 29 de ? 1191=1778,9, 

et adressée au général-major Witt, commandant de Camaîntcheh 
(Kamieniec), royaume de Pologne: «...J'ai su que, il y a quel- 
ques semaines, des voleurs Heïdoud ^jJ^ ont pillé dans votre 
ville de Latidjeva «yfV^ (Letitchef?), cent mille et quelques cen- 
taines de zlotes ^ ^f> de la caisse royale, et se sont enfuis vers la 
Moldavie ù'j^; quelques-uns en ont été arrêtés à Yassy, d'autres 
dans les villages de Khotin (Khotzim) et aux environs de Bender, 







A91 



tandis que d'autres encore se trouvent emprisonnés à Camaïnlcheh. 
Ce sont des Cosaques de Sendja (cb^ia?) ^)ji<tsw et quelques 
pécheurs de Deligul. Vous nous avez envoyé leurs noms, en deman- 
dant que nous les arrêtions et leur ôtions les effets volés. Mais De- 
ligul n'appartient pas aux dépendances de la forteresse de Ocza- 
cov, il relève du Capoudjibachi el-Hadj Khalil Âgha à Khalou- 
couchan (ù^^y'^)* à qui nous avons écrit par l'intermédiaire de 
votre messager. Si les gens susmentionnés viennent dans mes dis- 
tricts, je les arrêterai et poursuivrai l'affaire». 

31) Lettre de Âbd Allah, vali ou gouverneur de Roumilie, au 
général Witt, sur la même affaire. Il écrit que le gouverneur 
de Bender, Mir Miran Mouhammed- Pacha (voy. no. 30), lui 
ayant envoyé trois Cosaques, venus du côté de Khotin (Khotzim), 
on leur ôta 4027 solotes ^Jjy» ou 1005 ghrouch \J^\jP^ qu'il 
avait remis au messager du général, etc. 

32) Lettre d'amitié de Séyid Nouman Begh, envoyé de la Porte 
othoman, au prince Adam Czartoryski, général de Podolie, du 
23 de rebi I 1192 = avril 1778. A cette lettre est jointe une 
traduction française par Crutla. 

33) Lettre de Séyid Ibrahim au même prince Adam Czartoryski, 
dans laquelle il prie de lui procurer un passe-port et les frais de 
voyage, etc. 







409 



3^) Lettre du même au même prince ^yy*^^ renfermant an 
récit sur le voyage de Séyid Ibrahim, de Plov kjy-i par la 
route de Kremioiec a*vj« o^, Kaminiec ^Uî, Khotin et Boa- 
touchan u^yyi > où la douane retint s^s effets et les envoya 
à Yassy, ce qu'un marchand polonais présent expliqua par la 
circonstance, que le gouverneur de la part de l'empire othoman 
ni son vicaire ne se trouvaient à Focsan, et que la paix avec 
la Russie n'était pas encore conclue. «Quant à la Crimée, il 
n'y a point encore d'arrangement, mais elle sera rendue par 
les Russes au sultan, et alors viendra la paix.» 



35) Lettre de Séyid Ibrahim, secrétaire c^^LTde Ismaïl Ssari Moa- 
hammed-Pacha, à une personne inconnue. «Ayant été délivré de 
la captivité des Russes, vous m'avez bien reçu et écrit en ma 
faveur à Varsovie, ce que je n'oublierai jamais», etc. 

36) Quittance datée du 29 chevval 1 195= 1780 et signée el-Hadji 
Yaliya (?) à Khotin (Khotzim), sur l'achat de deux chevaux vendus 
au prix de 230 ducats de Hongrie à Técuyer du voivode polonais 
de Russie {sSjf^^j^ i^*^jj ^^jyO ù J-Lr ^^jiJ kSjy^*^ /W)* 



37) Pareille quittance signée el-Hadj Ibrahim, demeurant à Kho- 
tin, et datée des derniers jours du mois de chevval 1795 = oc- 
tobre 1781, sur deux chevaux vendus au prix de 290 ducats 
de Hongrie. 







403 



38) PareiUe quittance signée el-Hadj Ahmed Agha, janissaire du 
commandant de Khotin, et datée de la même année 1195 = 
1781 9 pour la vente d'un jeune étalon au prix de 175 ducats 
de Hongrie. 

39) Lettre de Mouftafa, commandant de Deloniah ^y^, du 23 
de rebi I 1204^ = décembre 1789, adressée à Karafi (?) u*^-^» 
ambassadeur polonais, alors à l'Ile de Kourfou ^j^^jyijij^X 
relativement au voyage de ce dernier à Gonstantinople , par la voie 
de Yanina, etc. 

40) Lettre de Hasan, chef du levai de Aghriboz J^^l, dans 
le gouvernement de Bender, du 7 de chewal 1207 = juin 1793, 
au général staroste (polonais), par rapport à quelques brebis, vo- 
lées sur la frontière de Pologne par les gens de Yousouf Agha, 
qui se retirait de Ouzi (Oczacov) à Ackerman, et que les pro- 
priétaires réclamaient. 

lU. La Géorgie. 

41) Firman du sultan Ahmed III, daté de Gonstantinople, du 
commencement du mois de si'1-caadeh ll35 = août 1723, dans 
lequel, sur la représentation de l'ancien gouverneur de Erzeroum 
et après serdar ou généralissime de l'armée turque active, Ibra- 
him-Pacha, et du gouverneur de Diarbekr, Ahmed-Pacha, le 
sultan accorde le beglerbeghlic de Tiflis, passé du pouvoir des Per- 







4A4 



sans à celui des OthomanSy au Yakhlanghoghii (fils de Vakhtaiig) 
Ibrahim, nouvellemnet converti à l'islamisme. 

Cet Ibrahim n'est autre que le fils renégat du roi géorgien 
Vakhtang, qui, avant son apostasie, portait le nom de Ghahnuvaz. 
Voy. Hammer, Gesch. des osman. Reiches, Bd. VU, p. 302. 

IV. La France. 

42) <uuj0c ou Traité d'amitié et de commerce, conclu en i0l2 
= 1603, par l'ambassadeur de France, François (Francesco) 
Savary cSjl^L-^«*i*f '^, entre l'empereur Ahmed I et le roi de 
France Henri IV j^Jfl o^^^V ^'-^- I^® thoughra du sultan 
sur ce rouleau, long de plusieurs archines, est en or, avec d'autres 
ornements. L'écrit est daté de Constanlinople, des derniers jours 
du mois de si'1-hiddje 1012 = 1603. 

Ce traité n'était que le renouvellement de celui conclu sous 
Mouhammed III. Voy. Annah of Naima, translated by M. Fraser, 
p. 392. 

^^3) ù^^ ^^^ Al^Li^L AT 1^ ^^^ Ordre suprême pour le 
roi de France, firman du sultan Osman II, adressé au roi 
Louis XIII , " accordant aux moines catholiques français la per- 
mission de célébrer, comme auparavant, le service divin au saint 
sépulcre à Jérusalem, et le libre passage dans les états otho- 
mans. Ce firman, écrit à Gonstantinople, est daté du commence- 







A95 

ment du mois de redjeb 1030 = mai 1621. Le thoughra est 
en or. 

kk) Lettre de Ahmed beo Mouhammed à la cour de France: 
ff Notre padichah est en amitié avec vous. Nous avions expédié 
notre eapoudanpacba Gâsim Agha, et notre Djaafar Agha, avec une 
goëliette ^1^9 vers votre royaume; mais le vaisseau ayant été 
forcé, par le temps contraire * de relâcher auprès du fort de 
Aghde cSJ^K les gens du fort vinrent sur des nacelles et com- 
mirent toutes sortes de bassesses; ils pillèrent les présents qui vous 
étaient destinés, et tuèrent les hommes o , etc. 

V. L'Angleterre. 

h5) Passe-port, du commencement de mouharrem 11 90= février 
1776, adressé aux employés de Bagdad et de Bâfra, pour laisser 
passer sauf et librement, conformément aux traités existants et 
en conséquence de l'intercession du chargé d'affaires d'Angleterre, 
Antonio Higden(?j jJ^ r^>^'« "^ docteur anglais Jean Batiste 
Boïlti (?) J^yf aJlJ,L ùU, 

VL La Suède. 

46) Lettre signée Aly Mirmiran de Tripolis (en Afrique), du 
mois de rebi I 1193 = avril 1779, pour Abd el-Rahman Agha, 
envoyé au roi de Suède. 

^•7) Firman du sultan Abd el-Hamid, dont le thongbra est 
en encre rouge, de Constantînople, du mois de ramazan 1195 = 







4196 



septembre 1780, au juge et autres employés de Brousa et Izmir 
(Smyrne), accordé sur l'intervention de l'ambassadeur suédois de 
Heidenstam (^L^^ J^ o^^, pour le libre passage de Heidenstam 
(fils de l'ambassadeur?), avec quatre compagnons, sur la route des 
deux villes susmentionnées. 

th8) Lettre de recommandation, signée Daniel Hochepied J^^'^ 
Jt^j^j consul suédois, du 23 de chevval 1195 = octobre 
1780, et adressée à el-Hadji Houseïn Âgha Djiziehdar jt^^ij^ 
de Brousa (pour M. Akerblad?). 

49) Passe-port (au nom du sultan Abd el-Hamid), daté de la fin 
du mois de redjeb 1 1 99 = juin 1 785 , et adressé aux juges et 
autres employés sur la route de Brousa, Salonique, d'Egypte, Jé- 
rusalem et Bagdad, pour M. Akerblad J^j^jf et son domestique. 
Ce passe-port fut donné sur l'intercession de l'ambassadeur suédois 
de Heidenstam ^UmJ ju^ o3. 

50) Passe-port pour le même (ortbographié ici ^>i^ji) avec son 
domestique, donné sur l'intervention de l'ambassadeur suédob, pour 
la route de Salonique, Aneh, Bogbaz-hifar et quelques lies de la 
Mer Blanche. Le passe-port est daté de Gonstantinople, du commen- 
cement de si'1-caadeb 1211 =mai 1796. 



51) Turecka Mowa w Wiedniu miana w szkole orientabiey. 
cours prononcé à Tieole orientale à Vienne. 






407 




Nous avons cra superflu de faire des recherches ultérieures sur 
les choses et les personnes mentionnées dans ces pièces. Ceux 
qui voudront mettre à profit l'une ou l'autre , seront en état d'ajouter 
à nos données les éclaircissements qu'ils croiront nécessaires. Ce sont 
surtout les noms propres (p. e. no. 27: Lerouloulski ?, etc.) rendus 
en caractères orientaux, qui peuvent désespérer l'investigateur. C'est 
ainsi par exemple, que dans la Notice sur le premier Annuaire imp. de 
t Empire ottoman etc. Journal asiat. 184^8, IVme sér. T. II, p. 30, 
nous voyons les noms de MM. les attachés à l'ambassade Russe à 
Constantinople, Fraehn , Dondoucoff, Yiazemski , Kiriko , Tchemayeff 
et Gamasoff, écrits Fert (^ji 1. Qji)^ Doundocof , Yiazimiski , Ghi- 
rico, Tchemaïf, GhomazofT, et ceux de l'ambassade prussienne, 
Rosen et Mordtmann: Rozen et Mordeman. Dans les anciens re- 
gistres, tous ces papiers n'étaient désignés que par la courte in- 
dication de fîrman ou lettre d'une telle année; très rarement on 
y trouvait ajouté un nom propre ou une remarque quelconque 
pour en faire deviner le contenu. Ils offrent en attendant d'in- 
téressants échantillons des écritures djery et divany, qirma, etc. 
et peuvent servir d'exercices pour ceux qui voudraient apprendre 
à connaître les écritures ci -mentionnées dans leurs différentes 
nuances. 



63 







A»6 

septeDibre 1780, au juge et autres employés de Brousa et Izmir 
(Smyrne), accordé sur rintervention de l'ambassadeur suédois de 
Heideostam (>UuJ ju^ o^], pour le libre passage de Heidenstam 
(fils de l'ambassadeur?), avec quatre compagnons, sur la route des 
deux villes susmentionnées. 

kS) Lettre de recommandation, signée Daniel Hochepied J^^'^ 
Jt^^f consul suédois, du 23 de chevval 1195 = octobre 
1780, et adressée à el-Hadji Houseln Âgha Djiziebdar j'^^jj» 
de Brousa (pour M. Akerblad?). 

49) Passe-port (au nom du sultan Abd el-Hamid), daté de la fin 
du niois de redjeb 1 1 99 = juin 1 785 , et adressé aux juges et 
autres employés sur la route de Brousa, Salonique, d'Egypte, Jé- 
rusalem et Bagdad, pour M. Akerblad J^>ij^j I et son domestique. 
Ce passe-port fîit donné sur l'intercession de l'ambassadeur suédois 
de Heidenstam ^UmJ ju^ o^, 

50) Passe-port pour le même (orlbographié ici ^>iÂ>') avec son 
domestique, donné sur l'intervention de l'ambassadeur suédob, pour 
la route de Salonique, Aneh, Boghaz-bifar et quelques lies de la 
Mer Blanclie. Le passe-port est daté de Gonstantinople, du commen- 
cement de si'1-caadeh 1211 =mai 1796. 



51) Turecka Mowa w Wiedniu miana w szkole orientabiey • 
ecur$ pronanci à Vicole orientale à Vimne. 






407 




Nous avons cra superflu de faire des recherches ultérieures sur 
les choses et les personnes mentionnées dans ces pièces. Ceux 
qui voudront mettre à profit 1 une ou l'autre , seront en état d'ajouter 
à nos données les éclaircissements qu'ils croiront nécessaires. Ce sont 
surtout les noms propres (p. e. no. 27: Lerouloulski ?, etc.) rendus 
en caractères orientaux, qui peuvent désespérer l'investigateur. C'est 
ainsi par exemple, que dans la Notice sur le premier Annuaire imp. de 
t Empire ottoman etc. Journal asiat. 184^8, IVme sér. T. II, p. 30, 
nous voyons les noms de MM. les attachés à l'ambassade Russe à 
Constantinople, Fraehn, DondoucofT, Viazemski , Kiriko, Tchemayeff 
et Gamasoff, écrits Fert (vl»^ 1. q/)^ Doundocof, Viazimiski, Chi- 
rico, Tchemaîf, Ghomazoff, et ceux de l'ambassade prussienne, 
Rosen et Mordtmann: Rozen et Mordeman. Dans les anciens re- 
gistres, tous ces papiers n'étaient désignés que par la courte in- 
dication de fîrman ou lettre d'une telle année; très rarement on 
y trouvait ajouté un nom propre ou une remarque quelconque 
pour en faire deviner le contenu. Ils offrent en attendant d'in- 
téressants échantillons des écritures djery et divany, qirma, etc. 
et peuvent servir d'exercices pour ceux qui voudraient apprendre 
à connaître les écritures ci -mentionnées dans leurs différentes 
nuances. 



63 







408 



E. Médecine. 



WXLAV. 

(jLujÎI (jJj jj^fjj ^ ^ LJJ il*jlc But de rexposàwn de la mor' 
nière de traiter le corps humain ^ ou Traité d'hygiène, divisé en un 
avant- propos 9 quatre parties intitulées discours, et un épilogue. 
L'auteur, nommé Ssalih ben Nafr^;«AÎ ^^Lp, Ta écrit sous 
le règne du sultan Mouhammed IV, dont le règne s'est prolongé 
depuis l'année 16^9 jusqu'à 1687. Le préambule de ce traité 
est: ^y^yi ^^j Jji ui> J^^I^J^l^. Notre copie, coUationnée 
avec soin, date de l'année 1128= 1716. Elle est en jolis carac- 
tères neskhy très lisibles, et ornée d'un filet d'or. 139 f. petit 
in-*^ fAkh.J 

Traduction d'un ouvrage grec, qui suivant l'avant- propos de Fau- 
teur, doit être intitulé jf^l^L^' Âcrabadin et traiter des médi- 
caments composés. Cette traduction, commencée par le jeune 
Turc Omar Efendi, mort avant d'avoir atteint sa 20^ année» 
a été finie par son frère Nouh ben Âbd el-Mennan, et dédiée 
à Mouhammed IV, qui a régné depuis i6k9 jusqu'en 1687. 







400 



Ce manuscrit, enrichi d'un iilet dor, est un des plus beaux 
de la collection et commence par les mots; ^^ fr^uj' ^jJ^^ J^ 
^j^j. 208 f. gr. in-8^ fAkh.J 

i^^JoJ 1 ^ ai L j Traité (en vers) contenant un exposé général de 
la médecine. Ce titre « qui se trouve sur le premier feuillet et 
dans l'ouvrage même, exprime assez le contenu de ce petit 
ouvrage poétique achevé en l'année 1023 = 1616 par Siahy 
u* - > iV^ ^^ avoir pour patrie Larenda «J^j^, pour viUe 
(de demeure) Caraman ù^[A)j pendant son séjour en Egypte, 
où il avait étudié la médecine sous le maoulla Ahmed de Bagdad. 
Le traité, dédié au sultan Ahmed I, commence par les mots: 
O^ >/J) y:>j J fjj ^^ ^ * ^ . u > »mV JJm^I il^^K f. 1 — 33. 

Vient alors une continuation, à ce qu'il semble, du poème pré- 
cédent, sur 9 feuilles, commençant par: ùy^ ^^jyy ^j2?;U 4^* 
Jl^)4^^j. Cette partie a été finie en 1056 = 1646. \Zi. 
in-8^ 







500 



F. Mathématiques. 

Manuscrit renfermant cinq traités différents , savoir: 
Un opuscule sur l'astrolabe, par Mou ft a fa ben Al y il^j^l 
^^^«J^J^LîuJ «^UL c.-à-d. attaché à la grande mosquée du sul- 
tan Selim pour y indiquer les heures de la prière. La première 
phrase est conçue en ces termes: Oil) JaJ J«» ^5JJI o^^ J<i I 
<^l^l. Il parait que ce même traité se trouve à la bibliothèque 
de Bodley (Uri, p. 312, no. 1®.) et à celle de Vienne {Mines de 
TOrient, T. II, p. 294, no. 88) , sous le titre de CJ^\ il^M 
Ouvrage suffisant pour Tindkaleur des heures de la prière, f. i-W. 

2) Une traduction de l'ouvrage de Nafir-eddin Thousy» 
intitulé: J-soi ^^ Les trente chapitres sur la connaissance des temps 
fif^K Le nom du traducteur est Ahmed Daï ^1^. Cette 
traduction commence par la phrase: ^ (ji^è) jli ^jj\ <UJ j^) 

L'ouvrage original de Thousy se trouve à la bibliothèque de 
Leyde (Cat. no. 1230); celle de Paris (Cat. p. 225, no. MCLI, 1) 
possède un commentaire sur ce traité. 

3) Quatre pages sur les degrés de distance entre les astres. 
L'auteur a donné à cet opuscule le titre de oLiivliLj^ Degrés 







501 



de la sphère céleste. Ces mots sont en même temps les premiers 
du manuscrit f. 63 — 65. 

k) Dix pages sur l'astrologie, intitulées par l'auteur Jlc JL. JLt 
Horoscope de Tannée pour le monde entier. Il entre en matière par 
les mots: ^^J^j\ ^^^^j^. f. 65 — 70. 

5) A. Un petit traité en langue arabe sur la géomancie J^y> J^ 
par Nafir-eddin Thousy. Il s en trouve un exemplaire en persan 
à la bibliothèque de Bodley (voy. Uri, p. 284i'9 no. LXXIII, k). L'au- 
teur commence, d'après la formule ordinaire, par les mots: Jjk^ 
1^^ if.^^j^ i^^'. 76 f. in 8^ (Akh.) 



A^Lj j^j Calendrier^ orné d'un frontispice à filets d'or et d'au- 
tres couleurs, lequel, entre autres, donne les noms des mois Euro- 
péens à côté de ceux usités chez les chrétiens d'Orient, ou Syriens, 
p. e. |^jlyi===bLi oU^iJlijU==^) oU^ Jj^l===^j etc. 

Ce calendrier provient sans doute d'un chrétien, parcequ'U indique 
aussi les fêtes des Chrétiens. Il ajoute ce qui est bon à entreprendre 
dans chaque mois, juste comme dans les anciens calendriers de 
l'Europe. 8 f. m-8^. 

Semblable Calendrier pour les années 106^1' = 1653,4'. H a ap- 
partenu jadis à un Mahmoud Efendi. 10 f. tn-8^. (Frol.) 



n— 






soa 



^^ J^j ou Calendrier^ composé par le grand astronome de la 
cour Ahmed pour Tannée 1097-8 = 1685-6* conséquemment 
sous le règne de Mouhammed IV, à qui il souhaite une heu- 
reuse nouvelle année jjjy* Il contient en outre des prédictions 
propices pour le grand vizir , le cheïkh el-islam, les autres grands 
dignitaires et les employés, jusqu'aux paysans. Commençant par; 
1 jûj2l) A^ ^jjj) 4jy jj\ y ce manuscrit à filets dor et écrit en en- 
cres de difiTérentes nuances, est embelli encore d'autres manières. 
Cf. Kraffi, p. Ul, no. GCCLV. 11 f. in-foL 

DU. 

Àt^ Calendrier pour l'année 1099 = 1687,8 suivi d'une table 
chronologique des sultans othomans depuis Osman, fondateur de 
cette dynastie, jusqu'à Ahmed III, qui régna depuis l'année 1702 
jusqu'en 1730. A la suite de cette table, il s'en trouve d'autres 
faisant connaître la série des grands vizirs et les différents 
pachas, qui ont gouverné l'Egypte sous les sultans mentionnés. 

Ce manuscrit se £sdt remarquer par son élégance et par la 
beauté de son écriture. Ses élaborateurs étaient Ahmed ben 
Mouïtafa appelé Laky (^/^« et Mahmoud Tchelebi. 2k fol. 
in-8^ (Akh.J 







503 

Dlillt 

Bande de ve/tn longue d'une arcbine environ, sur laquelle se 
trouve un calendrier ^^jyj pour Tannée 1217= 1802. Ce joli 
calendrier, richement orné dor et d'autres desseins, et écrit par 
Souleiman, appelé Tchekiy ^j^, est calculé pour Constantin 
nople et les Heux voisins. 



O. Poésie. 

Biographie des Poètes, Recueils, 

Courtes notices biographiques en langue du Djaghataï, sur 
un assez grand nombre d'auteurs persans, dont nous ne pouvons 
déterminer d'une manière précise ni le titre, ni l'auteur, parceque 
ce manuscrit, divisé en six u^ ou séances^ ne renferme pas le 
commencement de la première et parait être interrompu brus- 
quement après la sixième. 

L'auteur, comme on le voit par la rubrique de la seconde 
séance, l'a composé en 896 = 1^90,1. 

Nous sommes disposés à croire que cet ouvrage est identique 
avec celui dont il est fait mention dans le dictionnaire bibliogra- 
phique de Hadji Khalûi sous le titre de ^j^^l u*^^ Les pri^ 







cieuses séances. Ce dernier qui est du même contenu et qui se 
divise en huit u^W ou séances ^ a pareiUemeut été terminé en 
896 = lth90,l, par le célèbre Aly Ghir, vizir de Soulthan Hoa- 
seîn Mirza, descendant de Tamerlan, mort en 906=1500,1» 
(voy. no. CCLI), qui poétiquement, avait le surnom de Nevaiy 
4^'y . Nous avons été à même de vérifier plus tard cette conjecture 
en comparant le texte de notre manuscrit avec les notices biogra- 
phiques insérées, sous le titre de ^j*^«Jl (j-Jl? Les précieuses «f- 
ancesj dans le recueil des oeuvres de l'émir Aly Chir: ^^JT 
i^'}i Collection des oeuvres de Nevaiy. Voy. no. DLVIII. 

Ce manuscrit à filets dor et verts, dont le papier est couvert de 
paillettes dor, se distingue autant sous le rapport du dialecte dans 
lequel il a été écrit, que sous le point de vue calligraphique. Il 
commence parles paroles: Ss^Jà) ^j^. 38 f. gr. in-8^ (Ard.J 

L ouvrage se trouve aussi au Musée asiatique no. a, 281 ; à 
Vienne (JFiener Jahrb. Bd. 74h, Anzbl. p. 11, no. 24'3, où Ton 
trouve un exposé détaillé du contenu, cf. Bd. 66, Anzbl. p. 29, 
no. 147); à la bibliothèque de feu Mr. Rich {Mines de TOr. 
T. IV, p. ik'ST, no. 380), à celle de Paris {Caial. p. 333, no. 
CCCXXVII) , etc. 

Recueil, défectueux au commencement, de différentes poésies 
détachées^ provenant entre autres des poètes suivants: 1) Mon- 






505 



hibby <_;**, 2) Djemaly, 3) Macaly ^jli*, k) Zaty u''^ 
5) Katiby ^i^, 6) Emry dLr-l , 7) Baqi J'^, 8) Alevy 
tS^, 9) Laïhy ^.^ , 10) Katib Ssaniy ,>i- ^^1^, H) 

Derouny ci-»-»*» *2) Ibn Kemal-Pacha LiL Jt/jj), 13) 
Gazi Isbac Tchelebi, 14-) Ghoubary «^jM, 15) Nesimy 
i, 16) Khialy JU, 17) Fevry ^jy, 18) Rahmy ,^^ 
19) Fighany jli». 20) Haqiqy JUi., 21) Cherhety J-fjl, 
22) Arify Tchelebi ,j*l? Jjl», 23) Merdy Tchelebi ^5:>^ 
^j4f, 2*)RefaatyBegh^^^, 25)ChoukryEfendi ,jj^ 
iSJ^K 26) Rouhy Tchelebi u^i^Jj, 27) Yonsouf Begb, 
28) Raiy Tcbelebi ^jX^j^, 29) Sseïfy J^, 30) Naccach 
Esraryi^jLr-) trUî, 31) Hidjaby«j?l«*, 32) Chany Tchelebi 
u^ «J^» 33) Aari j^j^, 3*) Ssoubhy ,j«to, 35) Feridy 
»jJ^_/». 36) Kamy d'Ândrinople fjj^j^^ t/*"^» 37) Helaky 
«jT^Ip, 38) Hilaly J'iU, 39) Mouniry (JL^t^*, W) Ghariby 
U^j^i M) Candy Sironzy tJJJL/?" ^5 J^ t *2) Candy de 
BrousanSy^jy fjj^t W) Qiasy,j-<4», H) Djelily,J^, *5) 
Khavery iSjJ^, *6) Khalil Zerd »jj, 4-7) Lamiy ,j*«V, 
hS) Laaly ^, *9) Hafariy d'Âmasie ^J4*-.U) v5>», 50) 
Khialy Tchelebi, 51) Zemiry ij.,/**-^, 52) Beyany Tche- 
lebi, 53) Djemaly de Caraman ci^tJ^t ^^) Lathify 
«yJJ, 55) Ahmed-Pacha, 56) Sultan Moaftafa, 57) Bi- 
ItUhijJtJfhif 58) Emir Tchelebi o^^, 59) Hamdy 



64 






90» 

Tchelebi ^^^ t5*^» 6^) Sany ^jli, 61) Âbon'l-Souond 
>yJ)^l, 62) Chems-Pacha, 63)Revany jljj, 6*) Nev'y 
i^y . Ce manuscrit est pourra de filets d'or. 76 f. in-S". (Dovibr.) 

Recueil de différentes pièces en vers, de divers auteurs, dont 
voici les principaux noms: 1) Nedjaty ^l^, 2) Chemiy ij^t 
3) Âly Jlc Efendi, %) Noury, 5) Kemal- Pacha, 6) Ilmy 
i^, 7) Sultan Souleïman, 8) Vahdety (Jj»j, 9) On- 
midy iJJ^K tO) Emry «j^r»), 11) Khialy JLi, 12) Mou- 
rad, 13) Alevy ^^, 14) Bakhty J^,, 15) Houselny, 
16) Zein el-Âbidin ^JjU) ^J, 17) Baqi, 18) Habib 
V^>, 19) Houdaiy J^J», 20) Sany jl^', 21) Nev'y 
^J'y, 22) Zaty^li, 23) Veïsy ,j--j, 24) Nafiy^>i, 25) 
Esiry Efendi iJJ^^ ^S^, 26) Feïzy ,>*», 27) Belighy 
^jiJij, 28) Kemalpachazadéh oaIjULjl/, 29) Fouzouly 
J^, 30) Ssidqy ^JJ^, 31) Thalib «^11», 32) Gharamy 
^>, 33) Djenany jU», 34) Oufouly J;«l, 35) Obeïdy 
iS-hi^, 36) Rouhy de Bagdad t5*'j*? u^>J. 37) Sultan 
Ahmed Khan, 38) Kemal Oummy ^i JU", 39) Ghamy 
^, 40) Enveryc5jy), 41) Saady, 42) Xh dy kSJ^, 43) 
Lathify J^, 44)Fedaiy,^Jj», 45)Cabouly J^, 46)Sirry 

c5^, 47) Raiy Jl, 48) Fazly J^, 49) Zalfy J^, 
50) Ssaniy «j*^, 51) le dervich d'Iconium sSy:** (J^J>J\ 







807 



52) Mourady, 53) Hachimy ^^l», 5*) Nesimy o^» 
55) HoaseiD-Pacha, 56) Bihichty ^y^, 57) Yahya, 58) 
Acbic ^Ic, 59) Asaad Efeodi ijj^^ J»»K 60) Ghafeury 
KSjy^f 61) Rahmy,j>-j, 62) Voafouly J^j, 63) Fevry 
KSjy, 6V) Ichrety ^^, 65) Zahiry ULf*^^, 66) Revany 
JUj. 67) Gbems Efeodi, 68) Kami^l^, 69) Adly Efendi 
c5-»^' Jjc, 70) Ssadry Efendi tS^^ kSjJ^, 71)Dervich- 
pacha, 72) Figbany, 73) Halety, 71^) Rouby Meskin 
j***^ijvj, 75) Omry Dervich ij^jj> KSir^t 76) Azery 
v5j>), 77) Baqi Tchelebi, 78) Hasan, 79) Khifaly 
jLoi, 80) Macamy ^U., 81) Lamiy ,_,«*^, 82) Ni- 
chany 4jLi', 83) Selimy .,j*l- , 83) Cbems - eddin , 
85) Nimety ^J^ ^ 86) Acbiqy J^le , 87) Gbedaiy 
^ij^, 88) Khalily JJU, 89) Qiasy Kelematy ^'U^Li, 
90) Nihany ^U, 91) Kbalify ^U, 92) Gbabidy ^J»U, 
93) Coudsy ,j-.J», 94)Laly JV, 95) Yaqiny J^;, 96) Ah- 
med, 97) Macaly Siahy o*^ J^« ^8) Souheîiy, 99) 
Firaqy ^JlJ, 100) Ehly J»), 101) Ishac Efendi, 102) 
Zakiry t^)^, 103) Ssoufyzadéb e>lj J^, lOl^) Abmed 
de Bagdad c5>ijwji>-), 105) Derdy ,^>j>, 106) Sipahy 

0*1?-. 107)Ssadaiy^y)j-», 108) Simaiy ^^U, 109) Gul- 
cheny ,>^, 110) Mouftafa, 111) Bebary, 112) Hamdy 
v5J^, 113) Bedry tJjJi, IH) Guhnehkar jl^, 115) 







908 



Djevry .»Jj^, 116) Madby u**^» **'^) Sivasy o^'^j*»», 
118) Fehim ^, 119) Oumidy «.$J^), 120) Fakhry ijji^y 
121) Fehimy ^^, 122) Icbqy J^^ 123) Coul Oghli 
Jë>) J/, 124) Vafly Tchelebi u^ J-j, 125) Deryich 
Omar>c,^jji, 126) Seïfy j^--, 127) Afevy j^y», 128) 
Ibn Kemaly Jl^ jfK 129) Nibany jl«i, 130) Gbazaiy 
^l>, 131) Cheikh Mifry (le cheikh d'Egypte), etc. 

Ces extraits poétiques sont suivis d'un conte, intitulé: cl^o* 
^-^^ . c/^ ^^^^ ^^ i^^ ^^^^ ^^ brigo^nd, imprimé à Constan- 
tinople, en 18!i^2 (cf. Journal asiat., IVe sér., T. III, p. 222), et 
à Tebriz. — Cf. Tornberg, p. 7*, no. 130, 2). 298 f. in-*^. 

Recueil de différentes poésies détachées, pour la plupart en 
langue turque, nommément des poètes Fouzouly, Kemal- 
pachazadéh, Djemil, Housam, Seïfy, Abd el-Vasi J^ 
A-lyl, Âchic, Ghevhery, Vidjdyjjj^j, Mouhibby, Khialy, 
Revany, Heïrety, Nedjaty, Fighany, Chouhoudy ^j^y^^ 
Djaafar, Zaty, Nihaly, Ssadry, Baqi, Ahmed-Pacha, 
Obeîdy, Hamdy (extrait de Leïla et Medjnoun), Khalily; 
Hafiz (persan), Khadjou Kermany, Envery, Djamy, Niza- 
my, Saady, Selman Savedjy, etc. On y trouve aussi pj^ aJ^ 
Le Prône du mois de mouharrem, en langue arabe, et d'autres pièces. 
58 f. in-8^ 







509 

^yJt RecueU ou Album, composé de feuilles de différentes cou- 
leurs, très souvent avec des découpures artificieuses (p. e. les noms 
de Mahomet et d'Allah (c.-à-d. Dieu)) , sur lesquelles se trouvent 
parfois des pièces poétiques de différente étendue, de Baqi, Seîdy 

lSJ^i Vidjdy Efendi cSJ^' l$J^->» Zouhoury, Yahya, Mou- 
hibby* Le nombre des feuilles indiquées monte à |^iv=217, et le 
possesseur de cet album était un certain Ahmed Âgha Tocadi- 
zadéh o^lj^j^Uy, au mois de sil-caadeh 1079 = 1669. 65 f. 

in-8^ obi. 

DliTIIL 

^)y OLK Recueû des oeuvres de Nevaiy, surnom poétique que 
le célèbre Emir Aly Chir (mort en 906 = 1500,1, voy. no. 
CCLI) avait adopté dans ses poésies en langue du Djaghataï. Ce 
manuscrit, précieux surtout sous le rapport de la langue dans 
laquelle il est écrit, se compose des quinze productions suivantes: 
1) Les quarante traditions C^J^ J^; 2) Les Perles disséminées ^ 

^J>Jl; 3) Les amours de Ferhad et Chirin ^jUir^^^J^^ poème 
romanesque, composé, suivant Hadji Khalfa, de 1622 vers; k) Les 
amours de Léîla et Medjnoun Uf^3 ^^ ; 5) he Rempart d'Alexandre 
i^jJ^ ) ju- ; 6) Le Colloque des oiseaux ^/JJ) ^y>^ ; 7) Les plus 
grandes raretés ou Les raretés de la fin de la vie [1) Âj^jI j^ly ; 
8) un recueil de quatre divans, dont les ghazels ou odes erotiques 







901 



sont rangées par ordre alphabétique, d'après la lettre finale for- 
mant la rime; ces quatre divans sont intitulés: a) Les MerveSks de 
tenfance j^\ «^Lr^, V) Les Raretii de la jeunesse ^^UmJJ >>ly, 
c) Les Prodiges de Tâge mûr i»*«'yl /f 'w^, d) Le$ Avantages de ta 
tieilesse^j^i J^i^; 9) Les plus précieuses des séances ^j^l^i u»^W 
ou notices biographiques sur différents auteurs persans, dont le 
manuscrit no. DLIII est un extrait. 10) Une histoire ancienne iylli 
^ju, depuis Adam jusqu'à la chute de la dynastie des Sasanides. 
Fenaiy a traduit en turc, nommé Roumy ou de Constantinoplet 
la partie de cette histoire, qui traite des quatre anciennes dynas- 
ties persanes (voy. no. DXXVI), et cette traduction a paru à Vienne, 
en 1785, sous le titre de^^ >ij^ Histoire de Fenaiy. 11) Traité 
intitulé : Ouii* i^lsf Modèles de lettres en turc du Djaghatal; 
i2) Le bien-aimé des coeurs v^yÂjl V7^^9 traité de morale; 13) Les 
cinq poèmes ou pentas des admirateurs stupéfaits ^,jff^^ Âm^; W^ 
Le Traité des logogriphes Ua* JLj; 15) /> Liûre des actes de fan^ 
dations pieuses ^^j ^l^ Voyez la notice de M. Hammer, L c, 
p. 311. 

Ce manuscrit, à filets d'or, se distingue par la netteté de ses 
caractères et le luxe de sa reliure. 715 f. in-foL fArd. cj 

Manuscrit à filets d'or et d'azur et orné de vignettes et de 
peintures, renfermant les ouvrages suivants du même Nevaiy: 





n- 




511 



1) Les quarante traditions, 2) Les Perles disséminées diaprés Té^ 
nonciatian du prince des vrainroyanis, Aly An Abi Thaiib ^^ ^uT 

vJ^u?' C;^' J^C/ï^P-/-"' f^êr* J^'i 3) Le Uvre intitulé 
stupeur des hommes vertueux jfji^t ^j^i V) Les amours de Ferhad 
et Chirin ^jt^j ^^^, 5) Lèila et Medjnoun ijy^j ^', 6) Les 
sept beautés ^y^ C^. 227 f. in-foL (FroL) 

^if^jy^i j^;uàMi j^\ im^ Pentos de Témir Aly Chir, connu 
sous le titre poétique de Neyâiy. Ce recneil renferme cinq poèmes 
différents, en langue du Djagliataï, dont les sujets ont été traités 
par divers poètes persans, entre autres par Nizamy; leurs noms 
sont: i^ Le Magasin des mystères jf^j**'^) ÙL^, poème mystique, 
2^ Les amours de Khosraou et Chirin (jij^j jlt**** % 3® Les amours 
de Letla et Medjnoun ùy^j ^^^ 4® Les sept beautés j^ J^, 
5^ L'Alexandréide ou Iskender-namèh. 

Ce manuscrit, à filets d'or et d azur, datant de 898 = 1 492,3 
et copié par Soultban Aly, est un modèle d'élégance, sous le rap- 
port autant de la netteté de ses caractères, que de la richesse 
et du bon goût des frontispices et des vignettes. 322 f. petit in-4^. 
fArd. ^J 

ÏÏJOXI. 

(j'y Ù'yi^ Recueil des ghaxels de Nevaiy, aussi en langue du 
Djaghatal. Ce manuscrit parait renfermer tous les ghazels de ce 







5ia 



poète, autres que celles mentionnées plus haut, à lartide de 

ses oeuvres, no. DLYIIL II se distingue par ses filets d'or et de 

diverses couleurs, ainsi que par la netteté de ses caractères, et 
date de l'année 959 = 1551. 235 f. grand iQ-8^ (Ard. ^ 

Divan du même auteur, formant un extrait du précédent, ainsi 
que le no. ci-après. Exemplaire magnifique, encadré d'un filet d'or et 
d'azur, avec les marges peintes en rouge et dont les caractères, ainsi 
que la reliure, sont on ne peut plus soignés, lïl f. in-fol. (Ard. ^) 

Même ouvrage, manuscrit de luxe; le papier en est couvert 
de paillettes d'or, et les vignettes, ainsi que les bordures, sont 
des plus riches; ces dernières consistent en un filet d'or et 
d'azur. Il a été copié par Soulthan Mouhammed Nour, l'écrivain 
1^ 1^1. 90 f. grand in-8^ (Arà. ^ 

Autre manuscrit de luxe, renfermant le Divan de Nevaiy. H fait 
tout honneur à son célèbre copiste Soulthan Âly Mechhedy (voy. no. 
GDLXXXVIII), qui le finit en 870= H65. Il commence par: 
)j^\jij^ Pft^ o^ » l^Bij^Uu ^L IfJ)^ et présente un arran- 
gement différent des divans précédents. 1 ^2 f. in-fol. fKhosr. M.J 

àJà jjiS^) Iskender-namèh ou Àlexandréide, poème en turc 
d'Azerbeïdjan, dont l'auteur Ahmed y a chanté les exploits fabu- 






^18^ 

leux d'Alexandre le Grand. Dans la seconde partie il est question 
des souverains qui ont régné avant et après Alexandre, et dont 
il avait témoigné le désir de connaître la vie. Ce superbe ma- 
nuscrit, à filets dor, orné de jolies * peintures , et parsemé de 
paillettes d'or, a &it partie de la bibliothèque de Dourmich Khan 
^U ^J^j:^ prince de Hérat; écrit par Mir Aly, il date de l'an- 
née 929= 1522,3, et commence par les mots: ^j^'^UjI m^^> 
ç^JjJ^J^'^^y'^ * f<*J'. 233 f. in-8^ fArd. ^J 

L'ouvrage se trouve aussi à Paris {Catalog. p. 332, no. 
CCCIX-X), à Upsal Tomberg, p. 115, nos. CLXXXVIII et 




CLXXYIX), etc. 



DUKTI. 



Même ouvrage. Exemplaire de luxe , orné d'un très joli fron- 
tispice, de vignettes et de peintures, à filets d'or et d'autres cou- 
leurs, où cependant plusieurs feuillets sont restés en blanc, sans 
cause apparente. L'auteur Maoula Abmedy de Sivas, mort en 
815;= Hl 2, composa cet ouvrage en imitation d'un pareil 
par Nizamy, pour Souleïman, fils de Bajazet, auprès duquel il 
jouit, de même que dans la suite auprès de Tamerlan, d'une 
grande considération. Notre exemplaire, achevé le 17 de si'l- 
biddje 968 = 1561 par Hasan el-Katib, ou l'écrivain, apparte- 
nait jadis, à en juger par le sceau placé sur le premier feuillet, 

au sultan Osman II ben Mouftafa (1618-1622), et d'après 

65 







514 



une notice conservée dans les archives de la bibliothèque, au der* 
nier Khap de Crimée, Chahin Ghiraî. 302 f. in-fol. fFrol.J 

Voyez par rapport à Ahmedy, Thachkeuprizadéh , f. 23, et 
Hammer*Purgstall, Gesch. riar osman. Dichikunst^ Bd. I, p. 89, où 
il y a encore d'autres détails sur le livre en question. D'après cet 
orientaliste il n'y aurait dans les autres bibliothèques de l'Eu* 
rope qu'un seul exemplaire de notre ouvrage, savoir, à celle de 
St. Marc à Venise (no. XC, Assemani, p. f H). Cf. Wiener Jahrb^ 
Bd. 57, Anzbl. p. 13, et Orqerb aa 1817 r., p. 53. 

iîw^l ilL^I Le traité intitulé Mouhammediyé. C'est le ce» 
lèbre ouvrage, achevé en 853 = îkkd^ sur les doctrines dog- 
matiques et mystiques de la religion de Mahomet, par le cheikh 
Mouhammed, connu sous le nom de Ibn el-Katib ou Yazidji 
Oghlou, ou fils de F écrivain (Ssalih) et domicilié à Gallipoli, l'un 
des disciples du célèbre cheïkh Hadji Beïram. Dans notre numu- 
scrit il manque quelques feuilles après le commencement. La 
copie a été faite par Mahmoud ben Pir Aly el-Seraiy en 1061 
= 1650,1. 211 f. in-fol. 

Pour d'autres détails voyez l'édition imprimée par le soin de 
M. Kazem-Beg à Casan 184-5, Hammer-Purgstall , 1. c. T. 1, p. 127 
suiv. et Thachkeuprizadéh , f. 50. Cf. Flûgel, Wimer Johrbn Bd. Kl^ 
Anzbl. p. 21, no. 52; Fleischer, Codd. Dresde p. 66, no. 593; 







515 



Tornberg, p* 268, no. GCGX. L'ouvrage a été aussi imprimé 
à Gonstautinople eu 18^2. Voy. Joum. asiatique, IV^ sér. T. III, 
p. 223, no. 5. 

DUKVin. 

UJj^ i^J^^ Yousouf et Zouleîkha, ou les amours de 
Yousouf et Zouleîkba, par Hamdy, fils du cbeîkb Âc-Chems- 
eddin, dont l'auteur fait l'éloge dans l'introduction à son poème* 
Celui-ci n'est qu'une traduction augmentée de l'ouvrage sous le 
même titre du poète persan, Djamy. Hamdy, qui mourut en 909 
= 1503, composa son poème en 897 = H91. Notre copie, 
pourvue, d'un bout à l'autre, de points voyelles, a été finie dans 
les premiers jours du mois de fafar 9k5 = 1538. 

Commencement: 41)' ^' dr ^^^jf^^. 214 f. petit in-8®. 

Voyez, par rapport à Hamdy, Hammer-Purgstall, Gesch. der 
osm. Dichtkunst, Bd. I, p. 151, no. L. 

L'ouvrage se trouve aussi à la bibliotbèque de Paris (Catal. 
p. 336, no. CCCLIX, où l'année de la mort du poète est marquée 
709 au lieu de 909); à celle d'Upsal (Tomberg, p. 117, no. 
CXCII), etc. 

kSJ^ i^ ijfyi^ Dwan ou Recueil des poésies de Kbouffy 
Efendi, poète de l'époque du sultan Mouhammed 11 (HSl-14i^81^. 







516 



Le premier distique de ce divan est : * 4JU' J^ ^ X m ^ u » ^L iSi/i' 

iUjI S) Jl^^. La copie porte la date du 15 de iafar 96k =^ 
1556. 89 f. in-8^ 

Voyez Hammer-Purgstall, 1. c, Bd. I, p. 221, no. CIL 

^yôi (jlyi^ Divan ou Recueil des poésies légères de Fou- 
zouly, dont les autres noms étaient Mouhammed ben Sou- 
leïmau el - Bagdady, de Bagdad, mort en 970=1562. 
f. 1-101. Ce divan est suivi d'un poème intitulé; o^L^i^Lo 
Le Bengh (ou électuaire de Jusquiane) et le tnh, du même auteur. 
Le divan commence par les mots: <^f^' jJ»^ J^ JJ J*y 
Le premier hémistiche du poème qui le suit, est: ^j^.\jji^\^ 

Ce manuscrit, en caractères nestaalic, orné d'un filet de di- 
verses couleurs, est du reste en assez mauvais état. 117 f. 
in-8^ (Jûùi.) 

Voyez , par rapport à l'auteur et à ses compositions , ainsi qu'aux 
extraits qui en ont été faits en langue allemande, Hammer-Purg- 
stall, 1. c, Bd. II, p. 293-306. 

u* • ^'^^ Bivan de Baqi ou Abd el-Baqi Efendi, mort 
en 1008 = 1600. Il commence par les paroles: 0^x^141 4^ ^UI^ 







517 



Ce manuscrit est orné d'une vignette, et à filets rouges. 86 f. 
petit in-8^ fDoubr.J 

Même ouvrage y mais défectueux au commencement et à la fin. 
Commencement: *-»il^ ^*^ ^J^j^ rfi^ ^S^J^I v^* Fin: 
ùU>j jy ALiji ^jy\ ^ \j JjJ^j. 28 fol. in-8^. 

Voyez, relativement à Baqi, Hammer-Purgstall, Gesch. der osm. 
Dichtk. T. II, p. 360, et la traduction du divan entier par le 
même savant, parue 1825 à Vienne sous le titre: Bakis^ des 
grôssten tûrkischen Lyrikers^ Divan. 

mxxm. 

kS*-^* ij"*^ ^Jlr^ Ode satyrique de Veïsy Efendi, poème suffi- 
sanunent connu, que Veisy, c.-à-d. Maoula Oveïs ben Mou- 
hammed, mort en 1037=1627,8, adressa aux habitants de Con- 
stantinople, pour leur mettre devant les yeux les abus et les désor- 
dres qui s'étaient enracinés parmi eux. Ce poème commence par les 
mots: Oui dU^I jjAâ^ i^ILj J^ "iLI «•lS' '^' » et a été traduit par 
M. Diez dans les Mines de FOrient T. I, p. 247-27%, ainsi que pu- 
blié séparément à Berlin en 1811. Cf. Magazin encyclopédique 1811, 
T. VI, p. k%Of Diez, Denkwurdigkeiten von Asien^ T. II, pp. kSk 
et 1057, et Cardonne, Mélanges de littérature orientcde T. II, p. 267 

a 

suiv. Notre copie, pourvue de points voyelles, a été transcrite 







518 



par un certain Mouhammed Emin, nommé Hayaty (^^% en 1191 
= 1777. Voilà la suscription en entier: u«iâJl cite) ^j^j à^ 

^1 j) JiCLj4::>^^ J^l. 8 f. in-8^ (Froh) 

Quant à Yeïsy, voy. Hammer, Gesch'chte des osman. Reiches 
T. V, p. 100 et Gesch. der osman. Dichtk. Bd. III, p. 203, no. 
MXIX. Cf. fFiener Jahrb. Bd. 100, Anzbl. p. 31, no. 509. 

L^ôij (jf^^ Divan ou Recueil des poésies légères de Raghib. 

M. Hammer-Purgstall , dans son histoire des poètes othomans, fait 
mention de quatre entre eux, qui portaient le surnom de Ra- 
ghib: 1) Mouhammed Tchelebi, mort en 1096 = 1685, 
2) Mouhammed Efendi, mort en 1127=1715, 3)Raghib- 

Pacha, mort en 1176 = 1763, et 4) Aly, vers l'année 1131 
= 1718, dont deux, mentionnes sous les nos. 2) et 3), ont 
laissé des divans. Comme celui de Raghib -Pacha se trouve à 
Vienne {Wiener Jahrb. Bd. 100, Ânzbl. p. 21, no. (^16), il sera 
facile à un orientaliste de cette ville de décider auquel des 
deux appartient notre divan, par le premier hémistiche qui est: 
Ke ^j^ 0^^ <^^l d^lj] jjs'}. Le manuscrit est orné d'un filet 

r 

rouge. 37 fol. petit in-t®. (Akh.) 







510 



HMjXJUV. 

^^ ù'^ Divan ou recueil des poésies de Sabit il-e^, au sujet 
duquel on peut YoirHammer-Purgstall, Geschichte der osm.Dichtk.^ 
Bd. IV. p. 46, no. MDCGXIX. Ce divan commence par Thémi- 
stiche: Lu-*^^ jU^^I aLI ojX>^ U^^ et fait partie de la collec- 
tion de manuscrits de feu M. Rich (Mines de F Or. T. IV. p. 121, 
no. 283) , de la bibliothèque Imp. de Vienne {Mines de tOr. T. IV, 
p. lu), etc. Notre manuscrit est orné dune vignette et dun 61et 
rouge. 108 f. in-8^ (Akh.J 

Manuscrit composé de quatre poèmes détachés, savoir: 
1) cij>i àÀ-^^ ou Description (en mesnevys ou vers à double 
rime) de V extérieur plein de noblesse du prophète. Ce poème, comme 
nous l'apprend un des vers de l'introduction, appartient à un 
cheïkh qui avait le titre de Ssadr-eddin, et, suivant un des 
vers de la finale du poème, portait le surnom de ^j^l^ Kha- 
can.y (Impérial), donnée qui s'accorde avec celle de Hadji Khalfa, 
celui-ci citant comme auteur d'un semblable poème turc en mes- 
nevy, un certain Khacany, qui doit l'avoir écrit en 1007 = 
1598,9, et qui mourut, d'après M. Hammer-Purgstall, en 1015 
= 1606 {Gesch. der osm. Dichtk. T. III, p. 139, no. CMXVIII). 
Le premier hémistiche de ce manuscrit, enrichi d'un bout à 





i.n. ^-i* . 




5ao 

l'autre de points voyelles, est: f^ /^ r ••Jf' ^M*^» Voy. Wie^ 
ner Jahrb. Bd. 85, Anzbl. p. 38, no. 359. f. 1-25. 

2) Les cent apolhegmes d'Âly, avec leur paraphrase en vers turcs. 

Ils commencent par l'hémistiche: <u' J^ viL^ J)^^ cS«-^^ f* 25-%'i. 

3) Un petit poème sur les devoirs religieux du musulman, 
paraissant à en juger par Tantépénultième vers , avoir pour auteur 
un poète nommé Saady. 

n y a eu plusieurs poètes turcs de ce nom, tous mentionnés 
dant .'ilistoire de la poésie othomane par Hammer-Purgstally 
V. T. IV, p. 628, s* V. Sa ad i. Le poème de celui-ci a pour com- 
mencement: C^j ^f^ O^j^j^J^ ^'j^. f. 42-50. 

k) Un attËM: poème ascétique sans indication de titre et du 
nom de l'auteur. Il commence par l'hémistiche: ^ àXu^ JoS 

àSi^^^jyfj:>\i et date de Tannée 1098 = 1586,7. 
' '- . , 
Ce rnsomtcrit se distingue par la beauté de ses caractères, ainsi 

que par ses filets d'or et ses jolies vignettes. 6 1 f. in-8^. (Akh.) 








5S1 



11. R o III a 11 s. 



Ouvrage qui» dans nos anciens registres » élait désigné comme 
Histoire des guerres entre les Turcs et les Grecs jusquà la prise 
de Constantinople ^ par Djaffar Saïd Battali; mais qui n'est autre 
chose que le roman de chevalerie bien connu, intitulé: Vie de 
Sidi Batthal ou du Preux chevalier^ ce que l'indication sur le 
premier feuillet démontre suffisamment. Or Sidi Batthal, suivant 
la généalogie (fabuleuse) donnée dans l'ouvrage, n'était autre que 
Djaafar ben Houseïn, huitième descendant d'Aly, gendre de 
Mahomet. L'auteur de cet ouvrage est inconnu; le narrateur iS^ij 
est appelé dans notre copie Abou'l-Mikhnaf ci^ 1^1 , tandis 
que dans celle du Musée asiatique il porte le nom de ^j^^jiK 
Abou'l-Hasan, ou quelquefois Abou'l-Mouhsin (?). 

D'autres détails se trouvent dans le traité de M. Fleischer sur 
ce roman inséré au Berichte iiber die Verhandlungen der kon. sàch- 
sischen Gesellsch. der fVissenschaften zu Leipzig^ no. Il, p. 33-^1 
et no. IV, p. 150 et suiv. Le même savant a annoncé une édition 
du texte entier accompagnée d'une traduction allemande , comme de- 
vant paraître sous peu; voy. Zeitschr. d. Deulsh. morgenl. Gesch. 

66 







saa 



T. IV, p. kll. Ce manuscrit est dune écriture assez ancienne, 
mais il a été complété parfois aux endroits endommagés par 
une main plus récente. 301 f. in-foL (Frol.) 

Cet ouvrage se trouve encore dans la bibliothèque de Paris 
[Cat. p. 332, nos. CCCXVIIII, CCCXXXIV, CCCXL-IV, et Wie- 
ner Jahrb. Bd. 92, Anzbl. p. ^1 , no. 253); deBodley (Un, p. 306, 
no. XXII); de Vienne {Mines de T Orient T. II, p. 306, no. 107), 
dllpsal (p. ;2G6, no. GCCCVII, 6); de Dresde (Flebcher, Coid. 
Dresd. nos. 10^ et 123); de Hambourg [Catal. msc. no. 26 1), etc. 

mjocvm. 

Histoire du roiDanichmend J^^J^I^ oJu, roman semblable à 
celui cité sous le no. précédent, mais défectueux au commencement 
dans une assez grande partie; il y manque les séances 1-V, le 
tout étant divisé en 17 ^j^ ou séances; il ny a que la der- 
nière partie de la quatrième, dont les premiers mots sont: 
ijiils ^^} iS^jjJi ^^^kS^' Aiilj. Cette lacune nous em- 
pêche de préciser le titre et l'auteur, qui pouvaient se trouver 
dans les feuilles manquantes. 

Le Melik ou roi Danichmend était le fondateur de la dy- 
nastie de Danichmends i^jji^ijjj , qui régna à Malathie, 
Sivas, etc. dès environ le milieu du Xlme siècle de Tère chré- 
tienne, ou depuis 1^60-569 = 1067-1173; et d'après H. de 







5S3 



Hammer, Gesch. des asm. Reiches^ Bd. 9, p. 263, depuis V6i^-570 
= 1071-117%; cf. Deguignes, Histoire des Huns T. I, p. 252 et 
T. II, 2 , p. 24 9 qui cependant ne donne que des notices impar- 
ùites. Nous en trouvons de plus étendues dans Hezarfenn 
(v. no. DXX) qui, au chapitre sur les rois Danichmends fait des- 
cendre le notre de Sidi Batthal, ou Abou Mouliammed Djaafar 
ben Soulthan Housein ben Abbas le Malathien ^y^f etHachimite 
'^L» . La soeur de ce Sidi Batthal était la femme de l'émir 
de Malathie, Amr ben Nouman ben Ziad ben Omar Maadi et 
leur fille Nezir el-Djemal épousa un émir tourkman Aly 
ben Mizrab vLr'^» ^^^^ 1^ fi'^ é^t Melik Danichmend, 
nonuné par les écrivains européens Dalisman, Tanisman, Do- 
niman, et par Abou 1-Feda, Tbilou ^l^^ Ann. MusL T. III, p. 325. 
Ce Danichmend vivait avec son parent Soulthan Toursoun ben Aly, fils 
de Séyid Djaa£air ~el-Batthal à Malathie; mais tous les deux, à Timi- 
tation de leur grand-père, et encouragés par le khalife alors régnant, 
se prirent à faire la guerre aux chrétiens. Ils commencèrent leurs 
excursions guerrières en 460= 1067. Melik Danichmend s empara 
des villes de Sivas, Sisiyé a'^**»^-', ou Gomnat vl»u*y», Garcara o^J>^ 
Kbarchina (?) a^> ou Amasie, quil prit sur i>LL«L Ghethath, 
Gastemouni, Gumichmaadin (^mtn« d' argent J et Niksar j LXî , où il 
mourut. D'après les Annales des dynasties etc. JjjJIjLa») d'Abou'l- 







324 



Abbas Ahmed ben Yousouf el - Dimechqy , (Msc. acad. no. 530), 
il tomba atteint d une flèche devant cette ville. Son vizir était 
Alpteghin ^t^' ^^ ^ ^"^ P^^^ successeur son fils Melik 
Ghazi Mouhammed, qui se rendit à Bagdad et demanda du 
secours au khalife Mouctadi bi-emr Allah (c.-à-d. Billah) 109^- 
1118). Ce dernier ayant consenti, le fit aider par l'émir sel- 
djouc Souleiman, dont la soeur fut mariée à Melik Ghazi. Tous les 
deux combattirent heureusement les Grecs. Melik Ghazi eut un fils 
YaghiBefan (JLxj ^^u ei il s empara de Qeifariyé (Cesarée) 
et de Malathie en ^93 = 1099. Melik Ghazi, connu dans l'histoire 
sous le nom d'Ibn el-Danichmcnd, et qui fit prisonnier 
Boémond en 493 = 1099, (cf. Aboul-Feda, 1. c), mourut en 
537=1142; il avait été maître de Malathie, Sivas, Amasie, 
Niksar, Tocal, Chorum ^j^, Casthemouni, Erzeroum, Ancyre, 
Cesarée, etc. Son vizir était Khalfet ben Alpteghin CâU. H eut 
pour successeur son fils Abou'l-Mouzaffer Yaghi Befan, qui 
mourut en 552= f 157, et qui fut suivi par son fils Moudja- 
hid Abou'l-Mehamid Djemal Ghazi, et celui-ci par son oncle 
Melik Ibrahim, après lequel vint Abou'1-Cadr Ismaïl, mort 
en 564=: 1160, et enfin le dernier Zou'1-Noun ben Mou- 
hammed, qui en 569= 1173 fut privé de son pouvoir par le 
seldjouc Qilidj Arslan. 







5S5 



Notre manuscrit présente l'histoire du susdit Danichmend en 
forme d'un roman de chevalerie, qui contient tout ce qu'on 
exige d'un tel ouvrage, des combats contre des sorciers, des 
mariages, etc. Le vizir du Melik, et mari de ^'i^jt^f Efrou- 
miyé, fille du chah Ghethath ^^Li oLi , y est nommé Artou- 
khi (^yj' 9 AU lieu d'Alpteghin; Danichmend lui-même suc- 
combe dans un combat contre les Grecs, etc. Il eut pour 
successeur son fils Melik Ghazibegh , et celui-ci Yaghi Befan , au- 
quel proprement le roman se termine. Mais l'énumération des 
émirs seldjoucs d'Iconium jusqu'à Roukn-eddin Qilidj Arslan 
inclusivement, qui régna depuis 1255-1267, prouve que l'époque 
de la composition de ce roman doit être fixée après le milieu du 
XIII siècle de J. Chr. Mais comme l'auteur anonyme dit, dans l'é- 
pilogue en vers, qu'il a rédigé en une forme plus convenable et 
lisible l'ancien original de ce conte, remontant environ à 450 ans, 
il s'en suit que la présente rédaction ne peut pas être reculée 
au delà de la première moitié du XVI siècle de J. Ch. 

La copie, écrite d'une main assez négligée, a pour auteur un Mou- 
bammed ben Ahmed el-Gazizadéh el-Boursevy, de Brousa, et date 
du mois de fafar 1032=1622. 218 f. in-i^ (Doubr.) 

Le même ouvrage se trouve aussi à Paris (Cotai, p. 332, 
no. CCCXVII). 







8a« 

^^ ^ uT Uxft de quarante vizirs • ouvrage dans le genre 
des mille et une nuits , racontant comment un roi de Perse , qui 
avait donné Tordre de tuer son fils, en fut empêché par les contes 
de ses quarante vizirs. Ce livre était originairement écrit en arabe et 
portait le titre de Uà^j »^«o q^j' Les quarante matinées et saàrées; 
il fiit traduit en turc pour le sultan Ahmed Mifry (de l'Egypte', 
probablement le sultan Ahmed de la dynastie des Mamlouks 
circassiens, qui régna en iiii'21. 

Notre traduction, dédiée au sultan Mourad II ben Mouhammed ben 
Bajazet (1422- H 50), commence par les mots: U'^<^^'^ J^. 

La copie munie en grande partie de points voyelles, fut achevée 
vers la fin du ramazan 90k - 1498. 286 f. petit in-4^. (FrolJ 

Autre exemplaire , d une écriture moderne tatare , qui parait n'être 
que la copie du manuscrit précédent avec quelques changements or- 
thographiques de la part du copiste. Il semble ne pas être complet 
à la fin, au moins les feuilles y sont mal reliées, f. 1-178. Dèsf. 179 
louvrage recommence de nouveau , écrit encore d'une autre main, 
mais il n'y en a que les huit premières feuilles. 186 f. in-k^.fFroUJ 

Autre exemplaire incomplet n'allant que jusqu'au conte du 
6me jour, dont il n'y a qu'une partie. 28 f. in-4^. (Frol.) 







597 



Antre exemplaire complet* mais qui doit proveuir d'un antre 
traducteur, le style étant tout différent. Il commence , après la for- 
mule ordinaire, parr^/oc (jiLl^ iJij'^^J^t ^J^JiJ^ u^^y^ ^^ ^ 

Il ny a pas d'autre introduction, et le manuscrit procède de 
suite par l'histoire: •«> j I o ^>^ aÏ^/-^: v^'» ojiy« ifj)^. 

Ce roman se trouve ausis aux bibliothèques d'Upsal (Tomberg 
p. 63-6V), deBodley, (Un, p. 305 no. XVIII), de Vienne (Krafll, 
p. 53, no. GLXV), etc. 

Le texte de l'ouvrage entier, avec une partie de la traduction 
en françab par M. Belletéte, a paru à Paris en 1812. in-^lh^ 
L'année 1832 dans Krafll (p. 195) n'est sans doute qu'une erreur 
typographique. 



I. Contes moraux, phUosophlqiies, etc. 

àl^^j ALi^^^^) ûMi ùyi^ v-iuT Houmayoun-namèh ou 
Le Lior€ royal, appelé Kalila et Dimna. C'est la traduction 
turque, par Ala-ed-din Aly ben Ssalihy du livre de Kalila 
et Dimna, dédiée à Soulelman, le législateur, si bien connu par 







SS8 



l'édition de M. S. de Sacy (Paris 1816) et par des Iradnctions en 
presque toutes les langues de r£urope et de l'Asie. Voy. Hammer, 
Gesch. des osm. Reiches T. III, p. 268 et fFien. Jahrb. Bd. 90, p. 65; 
de Sacy, 1. c, p- 51 et Adelung, Bibliotheca Samcrita^ éd. 2\ pp. 
281-296. Le traducteur a ajouté une bonne introduction concernant 
les différentes versions de l'original en persan et en arabe , ainsi que 
la division et le but du livre. Notre copie en neskhy très lisible, avec 
une vignette, à filets d'or, a été commencée vers la fin du djoumada I 
977 = 1569 et achevée au commencement du mois de rebi II 
978= 1570. Voyez, sur cette traduction, de Sacy, 1. c, p. 51 
et Adr. Royer, Joum. asiat. ^^sér. T. XV, p. 381. Elle a été im- 
primée à Boulac en 1251 = 1836 (v. Joum. asiat. k^ sér. T. II, 
p. thth, no. 102) et se trouve en manuscrit assez fréquemment 
dans les diverses bibliothèques de l'Europe, p. e. à celle de 
Paris (Cat. p. 337, no. GCGLXIX, etc.); de Munich {fFiener 
Jahrb. Bd. M^ Anzbl. p. 24*, no. 65); de Vienne {Ibid. Bd. 
100, p. 11, no. 298); de l'église de Marie -Madelaine à Breslau 
{Cat. msc. in-ft-**, no. 7); etc. 

^^J^j^/*^ La Beauté et le coeur par Ahy, ou Benlu Ba- 
sa n mort en 923 = 1517. Le commencement de ce roman est, 
après la formule ordinaire: AiJ^ f^^ j^y^ A^. 







589 

La copie a été finie par Abdy ben Abd Allah , au mois de 
djoumada I 972= 156)', à Iskoudar. 90 f. in-12^ 

Voyez, relativement à Fauteur, Hammer-Purgstall, Gesch. der 
omtan. Dichtkunst, T. I, p. 209, no. LXXIV, et fVimer Jahrb., Bd. 
63, Auzbl p. 2^, no. 96. 



K. Épistolo^raphie. 



^fif^ çLLî ) L'Épistolaire élégant^ ou Modèles (y^jy^) pour écrire 
des lettres et d'autres formules , au nombre de dix-sept. Ils 

commencent par: jiji tfJJ' d- V^ ' jf J^ y^ ^Jy^ 20 f. 
in.8\ 

V^-/** ^^ ' L'Épistolaire élégant, en caractères divany, contenant 
environ douze différentes pièces. D'après les inscriptions sur le verso 
de la reliure, ce recueil aurait pour auteur el-Séyid Louthf- 
AUah ben Mouhammed Efendi, appelé Keusi Keurzadéh 

«^'j j>^cr/^d'Erzeroum. 160 f. petit în-**^. 

67 







580 

De même, contenant treize pièces. 12 f. in-4^. 
De même, écriture divany. 30 f. in-lih^. 

mixxxix. 

cuLj] i^uT Li^e d'épi'stologr aphte, contenant soixante quatre 
pièces et commençant par les mots: ^^j Jlj) Jj'i^J^Jf ùyf 
Àj] C^^L jU), 53 f. in-8^ 

Manuscrit en écriture divany, avec un frontispice, écrit pour 
la plupart en encre rouge, les points d arrêt en or, renfermant 
répistohgraphie de Ocdjizadéh Mouhammed Efendi i^j' <^Lii I 
(jj^l j«^ o^lj. Cf. no. DGII, et Hammer, Geschiclue des osman. 
Reiches, Bd. IV, p. 2^8, no. 166; Krafft, p. 29, no. LXXXVIII. 
23 f. petit in-*®. 

Semblable ouvrage, très délabré et en mauvais état et sans com- 

. mencement ni fin, renfermant environ vingt neuf pièces, aussi les 

marges sont-elles employées pour contenir des lettres. 21 f. in-ti'^. 






531 



Ij. Callig^raphie. 



Modèles d'écriture sur une bande de papier, un peu défectu- 
euse au commencement, longue de trois archines, large de sept 
verchocs, par Séyid Mouftafa ben Séyid Abbas etc. ben 
Séyid Abd el-Gadir, en 987 = 1579. Il s'y trouve des échan- 
tillons des écritures suivantes: 1) du neskhy, 2) autre neskhy, 
3) neskhy djely ^ ij*^ , 4) neskhy (de poussière) mince 

X 

jLt oi***^, 5) neskhy moyen L-^l, 6) reïhan ù^.j, 7) ricaat i«»j, 
8) taalic sulus u^yy (sic) v5^ • 9) ^^^ ^^ poussière ou mince 
jLc jJjJ, 10) sulus u^^r', 11) qirma ^J , 12) divany, 13) 
djery v5l/^, dont la fin se termine en un paon ou autre oiseau, 
composé des titres et noms d'un sultan turc (Souleïman II ?j. 



INL Philolog^ie. 

Leocicographie. Grammaire. 

nxcm. 

CfULI) Âs^J is son des mots, vocabulaire turc, où les mots sont 
rendus par leurs synonymes arabes et persans. Dans la préface de 







882^ 

ce manuscrit, le titre de l'ouvrage est écrit par erreur: ^*^ 
CÀili] Beauté des mots. Il a été terminé en 11^5 = 1732,3, par 
le grand-moufti Mouhammed Âfaad £feudi, (mort, suivant 
M. de Hammer, en 1166=1752), et dédié au sultan Mah- 
moud II. Les sources où lauteur a puisé, sont indiquées au 
long dans Eicbhorns Geschichte der Littérature Bd. III, Abth. 2, 
p. 1282 et suiv. La première moitié de ce manuscrit, en beaux 
caractères neskhy, est revêtue de points voyelles, tandis qu'ils 
manquent dans l'autre, ce qui rend l'usage du vocabulaire un peu 
difficile quant à cette dernière partie. Il conunence par les mots: 
J*-*^ jL) ^ ùl*^. 366 f. in-8^ fAkhJ 

Cet ouvrage, dont un manuscrit se trouve aussi à la mosquée de 
Ste Sophie à Gonstantinople , etc., a été imprimé à Constantinople, 
en 1216= 1802. Voyez, relativement à l'auteur et à ses écrits, 
M. de Hammer, 1. c, p. 1268. 

^^ui» 4^^ Vocabulaire djaghaiaien, manuscrit très précieux, l'ex- 
plication en langue turque des mots djaghataiens les moins usités, 
qui se rencontrent dans les ouvrages de Mir Aly Chir ou Nevaiy, 
voy. no. CCLI, et nos. DLVIII-DLXIV. L'auteur ne s'est pas 
nommé. D'après la finale on serait tenté de croire que le vrai 
titre de cet ouvrage était: Mots nevaiyiens (ou mots employés par 
Nevaiy) et citations djaghatdiennes iîiUii) <^l^y^^)^ ic^iyJICiUJj 







S33 



La copie 9 encadrée d'un filet d'or et d'azur» a été achevée au 
milieu du mois de djoumada I 967 = 1560, par Alaiy ben Mou- 
hibby el-Cherifcii^îJ) ^J?«* if iS^* Les mots à expliquer sont 
écrits en rouge, les suscriptions des chapitres en bleu. Voyez, 
pour d'autres détails, Bérésin, Onucanie II, etc., p. 2 — 12. 162 f. 
in.8^ fErz.J 

Il y a de semblables vocabulaires aux bibliothèques de Berlin, 
de Paris, de Vienne (JViener Jahrb.^ Bd. 62, Anzbl. p. 9, no. 26, 
Krafft, p. 9, no. XXVIII). 

l/\|j(A' rt ;> Ti .iiil iL- ijl/- ^LJ) Â^i>U OU Abrégé de la grammaire de 
la langue russe, composé par le prêtre anglais Carrowders (?), dans 
la viUe de Baghtcheh Serai, en l'année 1823 de J.-Ghr. 82 f. in-4^. 



m. Recueils et Mélangées. 



DXCVI. 

Manuscrit où l'on trouve : 

i ) Un commentaire sur l'extrait du mesnevy i^y^ , poème mys- 
tique de Djelal-eddin Roumy, intitulé: tjy^^^j^ ou Ik de la mer 



• A 







8841 

du Meinevy (yoy. no. GGXXXIIIy 10). L'auteur de ce commeih- 
taire, commençant par les mots: J^^^^^L^^ J»^J^, est Der* 
vich Ilmy ^^jJ^ i^jj^» La copie, faite par Omar ben Baly ^^^ 
date de l'année 102^^ = 1615. f. 1 — 91. 

2) Un petit poème turc sur les dogmes de l'islamisme, intitulé: 
à^yôl^ jLfIic, ou Dogmes mis en vers, par Ishac Efendi Zendjany 
ijLfJ. Le premier hémistiche est: «^Mc J>o aL**j^jJs. Cette 
partie du manuscrit, ornée de filets rouges et copiée par Moullafa 
DaghisUny, date de l'année 116^^ = 1730,1. f. 91 — 103. 

3) A. Des prières éjaculatoires en arabe, qui occupent trob pages 
du manuscrit. Les premiers mots sont:^**^) oIa«.| ^J ^I. -. 
107 f. in-8^ (Akh.J 

Testament de Séyid Mouftafa Selamy Nacchbendy, chef 
du couvent Selamy à Abou Ëyoub, faubourg de Gonstantinoplef 
de l'année 1225= 1810, contenant aussi l'inventaire des livres 
qu'il a légués et qui, pour la plupart, sont d'une teneur religieusOf 
mystique ou poétique. 17 f. petit in-fol. fErz.J 

Manuscrit à filets d'or, sur papier colorié, dont assez de feuilles 
sont restées en blanc. Il contient : 1 ^ Quelques remarques grammati- 
cales sur la langue persane, p. e. la conjugaison du verbe ^y^l^ ; 

2^ O^ JJ ^J'y Annales des Othomans, c-à-d. les noms des sul- 







535 



tans othomans, depuis Osman I jusqu'à Ibrahim, 104*9 = 164*9; 
3® Remède contre la rouille; k^ Des Proverbes; 5° Sur la maladie 
de la gratelle ù ^ o*^ V-/^ 5 6° Un joli discours sur la rose ««J** 
3jj j»^Ja«JJ; 7) Extraits du dictionnaire de Akhtery (voy. 
no. GCXIX); 8^ Modèle d'une lettre pour féliciter sur une victoire 
d^lj ^Cjjyo^ et diverses autres petites remarques. Ce recueil 
parait avoir été composé entre les années 1076= 1665 et 1081 
= 1670. 39 f. grand in-8*' obi. 

DXC13K. 

Ouvrage du même genre ; beaucoup de feuilles restant en blanCf 
les autres renferment des ghazels de Char iy ^j^ et différents vers 
turcs, des monogrammes de Raghibpacha, etc.; une lettre douce du 
trèfle J^^ ^L» <I^; des ghazels de Fithnet4l'<^, Achic^Omar; 
sur la signification des fleurs ; des proverbes ou sentences des ancêtres 
KSjy**y^^y et encore des poésies de IcTiqy ij^% Chafqy^^jîfi, 
Abdy, Rouhy, Aehic, Ghevhery, Raghibpacha, Ghemiy, 
Fenaiy, Uouseïny, Mifry; enfin les quatre spécies d'arith* 
métique. 113 f. petit in-8^ obi. 

Manuscrit renfermant diverses remarques de tout genre, tant en 
vers qu'en prose, entre lesquelles on peut citer les légendes sur les 





médailles de Mir Veîs, chef aFghaD, bien connu dans L'histoire mo- 
denie de la Perse, et qui étaient: j\j^i j'^ ^J^_/f ^j *^ 
j)j-«lj ,j^j _/t* J^"* ù*^ y ^ »l^ * j^J-*» de même que sar 
celles de sou oeven Achrefkhan : ^A* J-ï JLc ij'*^-*' *-ij^i 
-* -J î t5 - '-^^' i^' ^^ °*^ * J J ' divers vers turcs, p. e. 
un chronogramme sur la mort de oi)j j_jX«^^ tU»i^ en 1097 
r= 1 685, 6 ; des remarques , en prose , sur Efrasiab , qui 
s'était enfui devant Keïkhosraou ; sur le magnète; sur les an- 
ciens prophètes et rois, Moïse, Salomon, Djemchid, etc.; sur 
la pierre "jjl/^ ou turquoise; ,_f4f (j^O' ^fr^^ ou Préface de 
Tierhesy Tcheleiti (mort en 10'^4- = 1634-, voyez Hammer- 
Purgstall, Gesehichte der oamanischeii Dkhlkuiist, Bd. III, p. 229, 
no. MXLIII); des chronogrammes par Fchim (mort en 105'i' 
= 16V4, voy. Hammer-Purgstall , 1. c, p. 370); sur la prise 
de la ville de Bagdad, en lOI-S = 1638, de même qoe 
sur la mort de Naûy (j***, ^° 10'i3 = 1633, et d'autres, p. e. 
sur la mort de Veïsy oustad Ac-hifary, en 938^1531; sar 
la prise d'Égyple par Kemalpachazadéh, en 822i=lH9; sur 
celle de la ville d'Erivan par Mourad, en lO'i'» = lôSï; sur la 
mort du sultan Souleîman par Baqi, en 975 = 1567; sur la 
mort de Khialy par Archy ^j^j^, en 964-= 1556; des petites 
poésies par Durry ijj^; des chronogrammes sur la mort 
Gheïkh Ferid, en 1139=: 1726, par Feisy; sur la cunstrai 



or la 

etUes jb^ 




588 

Ahmed, dans la même année, de Kelim ^ , Halim ^«JL, et 
Feïzy; un ghazel, dont toutes les lettres sont sans points diacri- 
tiques, A^^ Jj^ par Fehim; des lettres turques; des chrono- 
grammes sur la visite payée au tombeau de Iskoudary Mahmoud 
Efendi à Iskoudar, en 1038 ==1628; sur l'arrivée de Sinanpacha, 
en 1004'= 1595; lettre de Yousouf Nabi Efendi à Mousa, 
employé à Erzeroum; cazide de Séyid Feïzy sur Ibrahim-Pacha, 
etc. etc. 1 53 f. in-8® obi. 

DCI. 
Manuscrit contenant différentes pièces en vers et en prose, re- 
cueillies par Legrand, ancien drogman français (cf. J. J. Bj5ni- 
stâMs Briefe auf seinen auslàndischen Reisen, Bd. VI, p. ^32, et no, 
CCCLXXIX), sous le titre: a^^ aJ^^ 4.^^ oiJLi? L^^ 
Recueil de différentes choses arabes ^ turques et persanes. Ce 
recueil renferme : 1^ Quelques vers détachés arabes et persans. 
2^ Des vers détachés turcs, tirés de Baqi, Khialy, Nedjaty, 

Helaky ^^>^, Mesihy, Nazmy o*^» ^^Y t/'» Roumouzy, 
Ssaniy ^^Lo, Obeidy, Nihaly ^JU», Chemiy ^^/wi, Zaty 
^1^, Yahya, Fighany, Lamiy Efendi v5J^' ij^% Heïrety, 
Haie ty 1^1^. Parmi ces vers on trouve une poésie à Féloge 
de la ville de Belgrad, par Heîrety, quelques ghazels et un 
ghazel persan de Hafiz. 3^ Proverbes en ordre alphabétique; 
voyage de Mouhammed Efendi, ambassadeur de Ahmed III à k 








889 

cour de France, en 1719 (f. fi^8— 75); cf. fViener Jahrb., Bd. 100, 
AnzbL p. 2(-, et l'édition de ce voyage, à Paris, 18(-i, par M. Jau- 
bert, sous le titre : RelaJtUm de Tambassade de Mohammed Effendi. 
5) Des pièces détachées en vers et en prose arabes, de différents 
auteurs, savoir: un conte de Ma m o un (arabe); petites poésies 
arabes; trois vers de Cheikh David; poésies de Thahir el- 
Haddad; unpoème delbn Houddjeh el-Hamevy, deHama; les 
plus beaux vers qui ont été dits relativement à la rose ; poésie de 
AboQ Firas de Hamadan, de Moutenabbi, du cheikh Cbehab- 
eddin Djaafar, du dervich Abd el-Rahman; poésie jambique 
de Fakhr-eddiu ben Mekanis u^^^K sur les bonnes quali- 
tés d'un compagnon, intitulée: Pilier des compagnons et modèle 
des gens di esprit Ij/tJI ijjij^j^\ ôj^; quelques vers d'IbnMou- 
thir^^Ja^^^l et de Abou Nouvas ^^'y ^1. 

Ce manuscrit, gâté en plusieurs endroits, parait dater de l'année 

1132 = 1719. 92 f. in-*^ (Doubr.) 

DCII. 

Manuscrit pour la plus grande part polonais, intitulé : proznoséi 

albo niepewnosci Rady Xi^zka iedna przez Stanistawa Lubomirs- 

kiego Marszatka Wielkiego Koronnego wydana, c.-à-d. Traité sur la 

vanité et Fincertitude des conseils de Id présomption, ce qui est traduit : 

. -0^ •-Oto»* 6 ••O^ ** * I ' 1 

j:> JLi^ojio^ioi ^jjiji kL^j^ u^y^ ^^lj J^^, par Sta- 
nislas Lubomirski, grand-maréchal de la couronne, avec la 







540 



traduction tarque en regard, qui< cependant ne va que jusqu'à f. %8* 
Suit alors f. k9 ^^b^jfj^ ^^' LÈpisuAaire de Occkizadéh, oa 
recueil de lettres, écriture divany, et dont la première commence 
par: ^' ^jj ù^ j)^ J^» Comme pourtant Octchizadéh mourut 
déjà en 1039 = 1629, plusieurs des dernières lettres de notre 
manuscrit, datées des années 1 125 = 1712 et 1126 = 171%, ne 
peuvent provenir de lui ; voy. no. DXC , et KrafR, Cotai., p. 29, 

0^ 

no. LXXXVIII. Le manuscrit se termine par 4âJU^ «Juo J 

^ ^ ^ 

c.-à-d. la conjugaison entière du verbe ^«oî , parfois avec des re- 
marques turques; en différents endroits il y a encore des chiffres 

arabes et des vers détachés turcs de Simaiy ^^«(î) 375 f. 
petit in-8®. 







IV. MANDSCRITS HEBRAÏQUES. 



L'ancien Testament « en lettres tout-à-fait menues, sur un rou- 
leau de parchemin, long de 11 archines et 11 verchocs, enfermé 
dans une boite de carton, en forme de tabernacle, sur les battants 
de laquelle se trouve le décalogue en lettres dorées. fKhûroff.J 

ncwv. 

Rouleau de synagogue , sur parchemin , contenant le livre 
d'Esther. fDoubr.J 

DCV. 
Rouleau de parchemin, contenant Gènes. XVfl, 20 — XIX, 13, 

vraisemblablement détaché d'une thorah ou rouleau de synagogue, 
qui renfermait le Pentateuque en entier. 

Petite pièce de parchemin carrée, renfermant Deui., chap. VI, 
y. %— 9, et chap. XI, v. 13 — 21. Sur le dos nous lisons en haut 







MA 



VIII, 18), le 28 du mois de tOtÛ Tebeth (janvier), en l'année 565 
de la création, d'après l'ère mineure, (c.-à-d. sans y ajouter 5000), 
qui est contenue dans le chronogramme (]!Q''D)f emprunté de YEc- 

ciésiaste IX, 10: HW rfoS îmx'yS fT^j^sârT n"^^ bD 

Tout ce que ta main trouvera à faire, fais^h selon ton pouvoir. 
292 f. in-^^ 

Manuscrit sur parchemin, en lettres rabbiniqnes ou rachi, 
noté dans les anciens registres comme Sefer Hamidoth, ou 
explication du décalogue, mais qui renferme les parties sui- 
vantes : 

1) Des énoncés talmoudiques sur les choses, qui appartiennent 
ensemble à trois et à quatre; fragment d'une légende des Juifs, 
qui, du temps de Tite, furent amenés en captivité et dispersés par 
des tempêtes de mer en divers pays. f. 1. 

2) Les feuilles 2 a et 6 présentent l'énumération des chapitres 
contenus dans l'ouvrage qui suit, et qui est intitulé : )nS^23n ^ËD 
Livre d'éthique. Ce livre traite des différents sens, des facultés 
mentales, et des bonnes et mauvaises qualités et inclinations 
de l'homme, le tout en 28 chapitres ^yt^ : 1® rpi^in la 
fierté, 2^ mDSTl ThumûiU, y XTÏÏOn la modestie, k^ tWJ7\ timr 
pudence, S^TXDJmtTl t amour, 6® Hï^D'I^n la haine, etc. Le cha- 







94S 




pitre 27 (f. 59 b — 61 a) ioiitulé: rTl^D La loi contient un 
précis très succint de l'histoire littéraire juive, où il est parlé de 
la Michnah et des compilations balakhiennes , composées immédia- 
tement après la Michnah, des deux Talmouds (c.-à-d. celui de Jé- 
rusalem et l'autre de Babylon) et de l'activité de Gaonim; il fait 
aussi mention de Meîmonides , de R. Moses de Coucy "^"STÇ ; de R. 
Eliezer de Metz; de l'auteur du Rokeakh np1*1f (R. Elazar de 
Worms); de l'Abî ha-Ezri ^mm "^Sh? nommé rT^^bD Rabiah; 
de l'auteur du yi*lT 1'^^^ (Rabbi Isac de Vienne) et de beaucoup 
d'autres savants du nord de la France, p. e. Rachi; enfin du pelit- 
fib de celui-ci, R. Jacob Tam, etc. Le précis en parle avec beau- 
coup d'estime et dit que les sciences ont beaucoup diminué depuis 
l'expulsion des Juifs de la France , mais il traite cet événement de 
manière qu'on en peut conclure avec beaucoup de probabilité que 
l'auteur a vécu au moins une ou deux générations plus tard. 
C'était sans doute un Juif allemand, sans quoi il n'aurait pas 
commencé par énumérer les rabbins allemands, et n'aurait aussi 
pas parlé avec tant d'estime des savants Juifs français. 

Le dernier chapitre (28) traite de la Peur du ciel (de 
Dieu) C'^23'37 MiO^* Le copiste se nomme deux fois, dans un 
double acrostiche, Samuel. Cet épigraphe est conçu ainsi: 

(I680=*i0) an inDi; n&on nt ^^ra^^^^D n^ynh v'rnr] "di^ 

69 





M Moi le signifié en haut," j ai achevé ce livre en I armée k\0 (=1680) 
fen tix mille le 22 du mois d'ab (juillet), le k^ jour après quê Noé 
fut sorti delarche^ c.-à-d. le mécredi suivant le samedi, auquel fut 
lu dans la synagogue la pericope du Peutateuque nommé Noé 
{Gènes. VI, 9-XI incl.). Sur quelques feuilles on trouve le nom de 
lancien propriétaire, savoir: i^.V^S l"^/ KT^rT^ "^tOpH tî^D 

pp53 pVrnTB ^yrm nin» td^tï^nt h'v nDD ^2^ -.o^d -înrra 

ï^ÏD'^Vt peinai DU le petit {rhumble) Yehouda Lev {Loto) f{ils) 
de m[onsieur) m(on) p{ire)9 de notre seigneur le rabbi Nisan itsou 
(cf. Buxtorf, De abbreviat. Ilebraic. p. 105), grand-fils du vieillard 
notre seigneur ^ le rabbi Mardokhaï chtadlon (syndique) de la sainte 
communauté de Bresc en Lithuanie. 

Ce livre nest pas la traduction de Tétbique d*Aristote, qui 
porte aussi le titre de se fer hamiddotb, et sur laquelle 
on peut voir de Rossi Mss. Codices Hebraici p. 188, no. 33^; 
Wolf, BibUoiheca Ilebraica T. I, p. 221 , et T. III, p. 136; Hotlin- 
ger, Promptuarium p. 55, etc. Mais à juger par le commence- 
ment conçu en ces termes: Û^^»V^C^ rK*^53l?D^2n *l!21 Cl"*© 
T'SaT I^T'^ïra ini^?"^ KT^ • c'est rouvrage cité par Wolf, 1. c, 
T. IV, p. 104'8 et aussi dans le catalogue de la biblothèque du R. 
Dav. Oppenbeimer (Colleclio Davidis etc.) p. ^23, no. 1260, sous 
le titre de se fer hamiddotb Ltbr. de morib. cognom. Semitae 
justorum ÇS^p^lS, Jr^n'T'K). Une rédaction en dialecte juif-aile- 








547 



mand en a été publiée à Francfort en 1687, et à Izna h^DTV en 
I5%2. voy. pp. 409 et ^17, nos. 1192 et 1216. Enfin le même 
livre a été imprimé tant en hébreu, qu'en dialecte juif -alle- 
mand, à Varsovie il847, Jitomir 184^7, Vilna aussi 18^7, et 
Soudzilkov 1835. Dans ces éditions il porte toujours le titre de: 
lD''P*^T3£ îmn*nK, Ilyrs ou TponBHRB cnpaBeAJBBbixi». Voy. 
aussi Zunz, Zur Geschichte und Litieratur Bd. I, p. 1*29. 

3) Fragment d un poème alphabétique sur une persécution des 
Juiis. f. 67 a). 

h) Fragment d'un commentaire détaillé sur les dix comman- 
dements, entremêlé de contes moraux ayant trait à chaque com- 
mandement et empruntés, du Talmoud, du Midrach, et d'autres 
compositions rabbiniques. f. 68 a - 83 b. 

6) Des fragments et notices d'une teneur rituelle, par un ano- 
nyme On y trouve cités rabbi Elazar de Worms, l'auteur du Ro- 
keakh; R. Yehouda ha-Khasid (le pieux); Sefer Hamitsvoth parR. 
Mose de Coucy; R. Amram Gaon; Mar Char Ghalom; R. Joseph 
Gara'^N^p; R. Baroukhben R. Samouel de Bakherakh. f. 7^a-77. 

7) Des passages détachés de la Michnah-Thorah de Meïmoni- 
des, du livre Mada, Hilcoth deoth. f. 76, b.- 79 a. 

8) L'alphabet du Rabbi Akiba sur la forme des lettres, 
f. 79 a - 80a. 







848 

9) Sur les lettres majuscules dans la Bible, f. 80, à - b. 

10) Légendes rabbiuiques sur la mort de Moise. f. 80, b. -.82»b. 

11) Fragment d'un poème, renfermant, comme il parait, un 
panégyrique sur un célèbre rabbi. f. 83 b - 90 b. 

12) Des formules pour des lettres de change (^H *ltDV)» et 
de procuration (ni^ttnfl)^ des contrats de vente, des testaments, 
donations, etc. f. 83, b - 90, b. 

On y trouve aussi (f. 83, b) le nom d'un ancien propriétaire, 
Hayim ben Mordekhaï de Brody en Tannée j£Qt^ k29 = 1669. 
90 f. in-8». 







V. MANUSCRITS ETHIOPIENS. 



Ces manuscrits, écrits tous sur parchemin, sont les suivants: 

D€IX. 

l) Le Psautier 9 ou traduction des psaumes, précédée d'une 
courte introduction dTusèbe de Palestine ("^ft^Il^COk^IHAdTA» 
'fïh 1 4^Ah(S^i'% l etc.). Ce manuscrit contient aussi le psaume 
CX.1 avec la même suscription ou titre que nous trouvons dans 
l'édition du psautier par Ludolf., Francfort 1701, p. 319; 
cf. ibid. p. %18, et Dillmann, Cotai. Coàd. Mse. On. qui m 
Museo Britannico astervantur, pars III, no. II, p. 2. Après sui- 
vent les hymnes intitulés: hymnes des prophètes et leurs prières 
^•ÎAP ; îûjrt" ; ©A A»*^^ ; que les Éthiopiens ont coutume d'a- 
jouter au Psautier. Ces hymnes sont les suivants: 1) ^^A/trl 



*) Il a déjà paru en 1837 une description de ces manuscrits, eo lingue alle- 
mande, insérée an BuUêiin seisntifiqHe de VAcaàémÂe T. III, no. 10. 



m- 






550 

H^'A. : H^?A•^ : : Hymne de Moite mr Timigralion (des ûls d'Israël) 
Exod. XV, 1-19. 

2) H^^^rt. : HJ?"?^ : 8A^ : : (Second Hymne) de Moite. Deut. 
XXXII, 2. 1 - 2k. 

3) H^^fh'.l de MoSte, c.-à-d. le troisiëme hymne de Moïse. 
Deut. XXXII, 22-43. Voy. Ludolf, 1. c. p. H9. 

k) AiVI* : dii" : Ji'^ : «I^AA : : Prière de Hanna, mère de Sa- 
muel, i Sam. II. 

5) A A?'!- : a»'H<tP '. "î'WU : ^U-JÇ : : Prière de Hitkia, roi de 
Jude. Ësa. XXXVIII, 10. 

6) A A?+ : «^f A. : : Prière de Manatte. 

7) RJSfi' : Pî*h : : Prière de Jonat. Jon. II. 

8) RAfP IJfîAA : trfi'fvi' l Hh^hHCj :: Prière de Damel, 
cantique éCAsaria. Cf. Ludolf, 1. c. p. 4'2I. 

9) AA-i* '. r • Jf*^^ • • Prière det trot» garçons. Âpocr. Dan. III. 

1 0) i'd : o^'n* : aO j» :(dahcp: ©^«iauv : (A'At/H.h-ndkC) : : 

Lortque Anania, Âzaria et Mitaèl glorifièrent (Dieu). Dan. III, i 57-88. 

11) AA?+ : A'îa*^ : Jn^ :: Prière du prophète Habaeuc. 

12) AA>+:A.AJÎJ'h:jajî::Prier«d«pr<yftète£»oi«, c. XXVI, 9. 

13) AiVI* : <î=iCP^ :: Pnère de Marie. Ev. Luc, 1. 
1*) XA»'!" : H'OCXh : : Prière de Zacharie. iLid. 

15) ÂA-l- : hJ»*»"} :: Prière de Simèon, St. Lflc. II. 
Ensuite viennent des ant^honiet et det prièret. 






991 



NB. Les feuilles 159 jusqu'à 190 sont écrites sur du papier 
et dune maio récente. 200 f. iu-S^ (Doubr.) 

Les psaumes jouissant d'une estime particulière parmi les Éthio- 
piens, qui les nomment aussi simplement David» servent de 
base d'éducation» de sorte que dans la langue amhare l'expression 
de garçons du psautier ne désigne autre chose que de jeunes 
écoliers. Les personnes des deux sexes les lisent assidûment et les 
apprennent par coeur; on dit même qu'aux festins du roi le psau- 
tier entier est récité par les convives présents, sans en excepter ni le 
roi lui-même ni les femmes, d'après l'ordre respectif. Cette cir- 
constance peut expliquer le grand nombre de copies qui en exis- 
tent tant en Ethiopie que dans les bibliothèques de l'Europe ; on en 
trouve à Paris, à Londres, à Oxford, à Berlin, à Leyde, à Rome, 
à Florence, etc. C'est aussi le psautier qui, de tous les livres bi- 
bliques, fut imprimé le premier en Europe. Il parut d'abord à 
Rome en 1513, par les soins de Joh. Polken; une seconde édition, 
sans les hymnes qui se trouvent dans la première, vit le jour à 
Cologne, en 1518. Potken cependant ne connaissait que médio- 
crement la langue éthiopienne, qu'il appelai^ chaldéenne; aussi 
son édition fourmille -t- elle de fautes, qui furent encore multi- 
pliées dans la Polyglotte de Londres. C'est au célèbre Job Lu- 
dolf que nous devons la première édition correcte et conscien- 
scieuse du livre en question. Elle parut à Francfort s. 1. M. en 







=o?gx 



539 



1701 accompagnée dune traduction latine « des hymnes susmen- 
tionnés, d'annotations, etc. Ludolf fit en outre faire pour l'usage 
des Éthiopiens, une réimpression du texte seul, qui, dans la 
suite, a été revu et publié par la Société biblique de Londres. 

Voyez, par rapport à la traduction éthiopienne du psautier, no- 
tre dissertation: De Psalterio Aeihiopko commerUcuio. Leipzig, 1823. 



Manuscrit contenant: 

1) ^AAP : ^-SAJI ; HarXli : HùA?^^ :: Le [cantique des 
cantiques de Salomon. f. 2-12. 

2) Psaume CXIX , avec la suscription ; AA»4Î I 'fl^A ; Mï l 
â^^Âm l^tV'iXr ; ^Af^ 1 1 Aleph signifie le père créateur de Cunicers. 
Voyez Ludolf, p. 403. f. 13-21. 

3) Louanges de Jésus Christ. Commencement ; U I ùA^liVfï^^l 

Aor<M'n-fic:«J?'îi>i;H'firfbi::-fti?-Q*î:; f. 22-36. 

k) Louanges et prières pour chaque jour de la semaine: Commen- 
cement: OTJfAinrt'în'M'JlCfillJ^'î :: 56 f. in.t<> min. (Doubr.J 

Le cantique des cantiques jouit également d'une grande con- 
sidération dans l'église abyssinienne ; mais sa lecture n'est permise 
qu'aux prêtres Agés, étant défendue aux diacres, ainsi qu'aux 
jeunes prêtres, aux laïques et aux femmes. Il a été imprimé à 
plusieurs reprises. 





^ .^ 






553 



Maouscrit composé de deux parties, savoir; 

1) Des prières et louanges de la Ste Vierge, p. 1-3^. Commen- 
cement: fïh^lh'ù: etc. or* A : HlA-îh^ I R^TtlA. I (fiCjP^l 

2) Le Cantique des Cantiques. 62 fol. in-32®. (Doubr.) 



Les quatre Évangiles: 1) de St. Matthieu ©'î'iA : H^*0)îi ;: f. 
1- W. 2) de St. Luc. ©'î'iA'.HA-^îi:: t 80-139, 3) de St. Marc (D^ 
■iA:H^C*h:; f. 50-78, et k) deSt. Jean ©'î'iA'.HPih'îhlIf. 125- 
161. Le dernier est précédé d'une assez médiocre peinture. Ce 
manuscrit, en caractères très lisibles, est curieux par quelques 
remarques ajoutées à la fin et prouvant qu'il a été écrit Tan 
78 de la miséricorde Ç^hki}V ou du salut [salutis^ d'après la 
traduction de Ludolf et Scaliger) , au mois de Février 1 , P^i;^ I 

Yakstit et qu'il a appartenu autrefois au couvent des Abys- 
siniens à Jérusalem. Ensuite vient l'énumération des habi- 
tants de ce couvent, savoir 22 prêtres, ^^f*^ I 20 diacres, 
jejP*î*^ : 35 moines, ^^î'P"!^ et 17 religieuses ^^flASh^, sous 
le prieur (Z^îi^î Refe) Nob f^-n I et le vicaire (Naïb Ç^'M \ ) 
Gabra Kirkos 'l'flZ I ^C4^fl : enfin suit l'inventaire. Ce dernier 

nous fournit aussi la liste des ouvrages déposés dans le couvent, 

70 





>c><.y: 




?! 





parmi lesquels on rencontre quelques uns dont les titres étaient in- 
connus jusqu'à présent. Voici tous ces ouvrages: 

1) r ''^A : A^0'> : (sic) 3 ex. deêLuim (religieuses) dtê marlyn. 

2) Û hL^ ; Le Peniateuque. {k ex.) 

3) Û il^^ : Le Livre des Roù. (i ex.) 
h) V î^la*î^ : IlaAacuc. {k ex ) 

5) 'i^JL'P l îI>A^ ; Concordances, (h ex.) 

6) ÔnC0^*.Ca^6araJa biographie (?) de sainte Barbe, (^ex.) 

7) r lXî**JPh- trois exemplaires de l'ouvrage intitulé: Synodos. 
voy. Ludolf, Commentar. p. 300 et suiv. 

8) B AarA>jn; 2 Paulos, c-à-d. les épttres de St. Paul. 

9) B rf^VC.P 1 2 dn^ogoXo^^ c.-à-d. les autres épitres duN.T. (2 ex.) 

10) U l^^l quatre exemplaires du Ghezavi^ peut-être le même 
que Ghezavc (voy. Ludolf, Lexic. Aeth. s. v.) 

1; r ^'il^^C; trois copies du Psautier. 

2) r >liV<>+ 1 4^C0*î : Des prières eucharistiques. (3 ex.) 

3) B Itr:Anar; Histoire des Pères. (2 ex.) 

*) B ^ll*ft,h : Les Maccobées. (2 ex.) 

5) B <^'H'în:JÇqî^: Le trésor de David. 2 ex.) 

6 "*ii®h A^ : Jf^'l" : 4^5 ex. de l'ouvrage intitulé: Letha de David. 

7) I rt^U"^"'. tO exempl. des Horae. 

8) B 4^Art+ ; ^CJP^ I Migration ou décès de Marie. (2 ex.) 

9) A.-i^j'ti ; /m&. 













535 



20) A.PM1 : M. 

21) <bCiVh : Kerlos, probablement les oeuvres de Cyrille, qui 
ont été traduites en langue éthiopienne. 

22) m'A : AVCP'!" : Lutte» religieuses des Apôtres. 

23) JI*J>îi<1>AP : Didascalia, voy. The Ethiopie Didasealia etr. 
by Tb. Platt, London, 183 V. VO. 

2V) 'i*°}U/R' '. Admonition, reproche. 

25) K'O^i : A*}rn<l><>ri-b : UmnHies pour la PenUeôU. 

26) •JJÇ-A : AO : ACî : !-«<'« religieuse du Pire Aron. 

27) iJi-A : «ltC4»h : l^«e< religieuses d'Abba Cyriace. 

28) +ÂÎ^Z : Q.rO.ri : 3/»-ac/e» de St. George. 

29) 'ft'flC : JiX-l: : i^='K•lfl^:'nC.PJ^îl : ArèJer (liber Tiberiados). 

30) •ïJe'A : AO : A'ïmiVlP'î : Luttes religieuses d'Abba Pantaleon. 

31) IR-A : AO : h'il^ti : LutU religieuse d'Abba Antos. 

32) — — d'Anliochus. (A'î'tP'Ori) : 

33) — __ de Nabyoud. (i-nP^*) ; 
3*) "n.**} : dta,9^yri. Testament. 

35) '}JI^A : AO : 'n^.e : Luttes religieuses d'Abba Besci. 

36) - — d'Abba Yesay (AO : ^'XE *.) 

37) hi. : <|>C<I> : Chrysostome. 

38) Luttes religieuses de Cabra Krestos l'ai ; VlCfl+h : 

39) •■pC.i^'.Cl'Ca.^ÎN Je^'l- : Ter. mê (TerguamS) David. Com- 
meutaire sur les Psaumes? 




Sjjia K 





S56 



Après une imprécation, prononcée contre celui qui s'emparerait 
des objets énumérés dans l'inventaire, suit une notice, indiquant 
que cela a été écrit dans le$ jour$ du roi Itac JBfidi^ l 0h^ I ^*i 
^îl^'t* : l'ùl l <^fi4^A : avec le nom du règne GabronMadcal sous le 
patriarche Abbas Gabriel A.*: AA^I- : AO : •Jft-CAA : et notre 
métropolitain AN>a Bartholomeos (D'h'iHlfifiM I Aa:nCl"A><^0>ri: 
Abba Gabriel est le patriarche d'Alexandrie, que l'église abys- 
sienne reconnaît pour chef; Abba Bartholomeos est le métropolitain 
ou archevêque d'Abyssinie. 

Quant à l'année du salut 78, nous avons cru pouvoir la 
réduire à l'année 1526 de J. Chr. et dater la transcription de 
notre manuscrit de cette dernière année. On a douté de la justesse 
de ce calcul, sans cependant fixer la question. Or la difficulté 
des ères employées chez les Éthiopiens n'étant pas encore suffi- 
samment éclaircie, nous nous abstenons d'entrer dans d'autres 
discussions à ce sujet. Voyez Dillmann, 1. c, p. 11, a), et Ewald, 
Zeitechr. der D. Morgl. Gesch. p. 38, 2). 

Une seconde remarque dans notre manuscrit précise les pré- 
sents envoyés au couvent de la part du roi Zera-Yacob, HCAI 
J^04»'ni appelé Constantinos, par le messager Thomas. Dans le 
nombre il y avait aussi quelques livres, p. e. les luttes religieuses des 
martyrs 1K*A:Ù^Û^ (sic), et les faits miraculeux de Marie +A^Z • 
^CJ^^'.I On ne saurait guère dire si ce dernier ouvrage est 






557 

le même, dont une partie se trouve ici à St. Pétersbourg dans 
la bibliothèque de l'Institut Oriental. On sait aussi d'autres sources, 
que ce Zera-Yacob, qui régna depuis l%3i|-H68 et portait 
comme roi le nom de Constantinos, fit des présents au couvent 
susmentionné. Voy. Ludolf, Commeniar. p. 301 et Bruce, Voyage 
aux sources du NU, Londres p. 111, p. 105. 

La troisième remarque , écrite pendant le règne du roi Baëda Ma- 
ryam (ï'hXl^CX^i qui régna depuis U68-n78, fournit la liste 
d'autres présents remis au même couvent de la part de divers indi- 
vidus. Enfin encore une autre remarque sur le deroier feuillet, en 
langue géorgienne, est conçue en ces termes: j<^^. B^i^. s^t^os^ob- 

9o/6v<$(<^âr^c2f^/Ovob Sobbjt^ob 8oj(S). a^s^b^d&G 9xt^â%o &3&c^c>^39b6, «Le 
2 avril 1820, j'ai reçu de la bibliothèque patriarcale de Jéru- 
salem ce saint Évangile en langue abache (abyssinienne), grâce 
à l'entremise du saint métropolite de Pétra, Mikhael; le prince 
Giorgi Awalof »• 163 f. in-foL 

UÈvangUe de Si. Jean 'nrl^l- : ^Rh l Pdi'^ri: VO^: Les 
dernières feuilles (127 -H3) sont très endommagées, et quel- 
ques unes tout-à]-fait gâtées jusqu'au milieu. Il manque aussi au 
commencement plus de la moitié d'une feuille qui contenait une 
peinture. U3 f. in-16^ (Doubr.) 








B«0 

anges on hymnes ^Am^ûisZ ^^^ des prophètes, 1) Thymne de 
Moïse, Exoi. XV, v. 1-20. 2) Second cantique de Mobe, Tkvr 
(eron XXXII, v. 1-22, et troisième cantique, ib. y. 22- ("S; 3) can- 
tique de Hanna, mère de Samuel, 1 Sam. II, y.- 10; \) can- 
tique de Habacuc, Hab. III, y. 2-19; 5) oraison d'Isaie, h. 
XXVI, y. 9-20; 6) oraison de Jonas, Jm. II, y. 2-9; 7) prière 
des trois garçons; 8) seconde prière des trois garçons. Dan. III, 
y. 52-56; 9) prière de la mère de Dieu, Luc. I, y. i-T-SS; 
10) oraison de Zacharie, père de St. Jean, Luc. I, y. 67- 79, 
f. 200-218. 

C) ^5y.i. ÎAû^ >oa« ^i>Of4 ^^ Je C^\ ^^ cXij\^^J^ 



Quant à ces Tropam, ou chansons liturgiques, yoy. Augusti, 
Bandbuch der christl Archâologte^ Bd. III, p. 709 et 711 et Du 
Gange, s. y. — 223 f. petit iu-V^ 

Manuscrit en caractères hébraïques appelés rachi, renfermant la 
traduction syriaque des quatre Évangiles de St. Matthieu f. l-Slk» 
de St. Marc f. 34* y.- 57, de St. Luc. f. 5k y.-87 et de St. Jean 
*j 87 y« 1 1 2. C'est absolument la même traduction que celle publiée 
par M. Gutbir à Hambourg en 166^. Le texte contient aussi les 







5«1 



indications des leçons ou péricopes, notées dans l'Évangile de St. 

Matthieu, dans le texte même; mais sur la marge dans le reste 

du manuscrit, on trouve parfois des remarques marginales en 

langue syriaque et latine. L'épilogue nous apprend, que cette 

copie fut finie en l'année 1828 des Grecs, et de Notre Seigneur 

Jésus le Messie 1518 au mois de Ayar (Mai) au jour de sabatb le 

9me jour, à neuf heures, par Elia bar Abraham, de la montagne du 

Libanon, du saint couvent de Kinoubin de la St. Vierge Marie; 

qu'elle fut écrite à Rome dans les jours du Pape Léon (X) et de 

Petrus patriarche des Maronites, et dont le copiste fut un disciple, 

et enfin dans la maison du Cardinal Bernardino de la Sainte Croix 

de Jérusalem, située auprès du fleuve (Tiber) et du bourg de l'ange. 

Le copiste est le même dont il est parlé dans la Bibliothecae 

Apoitolicae Vaticanae Codd. Mss. Catalog. T. II, p. 57, no. XV, et 

p. 23 où nous trouvons presque la même suscription, et dans le 

Catalogue de Paris, p. 52, no. XVII. La remarque de la main de 

Doubrowsky tracée sur la première feuille, qui fait observer que 

ce manuscrit (contenant: Quatuor Evangelia Chaldàicae. Mm. XV^mi 

gaeculi) est du XV* siècle, est donc inexacte, comme on vient de 

le voir. 113 f. in-*^ fDoubr.J 

DCXX. 

Manuscrit, qui porte Tinscription de la main de Zatuski: 

Chaldaice et Latine 1600, et qui renferme La Messe des 

71 







•• 



fvmrL^ 



Beaiora Apostolorum^ avec la traduction latine en regard. Il n'y 
a pas de date, mais la copie ne parait pas être très ancienne. 
91 f, in-^^ fZalJ 

DCXXI. 

Manuscrit sur parchemin, les rubriques en encre rouge; fl 
contient des homélies ou leçons empruntées des épltres de St. 
Paul pour les jours de fêtes. Écrit en lettres estranghelo, il 
est évidemment très ancien, quoiqu'il ny ait point la date, qui 
se trouvait probablement sur les dernières feuilles à présent per- 
dues. En voila le commencement: |-- > •^ ^^^qjé^ .^ oïL^.!^ ^^ 

|f£K2iaû9 V'-^r^ ]^^^ ^ |>^^^ Avec taide de notre Seigneur 
Jésus le Messie nous commençons à écrire les diverses leçons flectionesj 
de St. Paul, Tapôtre. Première leçon du premier dimanche de Fan^ 
nonciation. 

La première leçon est prise de FÉpitre aux Romains chap. III, 
V. 31 jusqu'au chap. lY, v. 12 inclus. Elle commence donc par 
les mots : ^oioi ^ -^"^^ |lâLi. La dernière se trouve IL Corinth chap. 
VIII, V. 1 uJk| ^2 r>^V 1 . r..nv^ ; Qiais elle se termine au com-> 
mencement du vers 20 par les mots: %àju] P^; , ce qui prouve qu'il 
y manque des feuilles. Dans les anciens registres, ce manuscrit 
était désigné comme un livre historique. 111 f. in-fol. 







>88 

DCXXO. 

Manuscrit, écrit en caractères nestoriens, désigné dans les susdits 

registres également comme un livre historique, mais il renferme 
un commentaire |Joiqj sur le N. Testament par Jesudad 
Marouzi évéque de Hadatb en Assyrie; il commence par: ^^ 

• • • ^ • •« • 

ilvec t assistance de notre Seigneur Jésus le Messie, nous commen- 
çons à écrire le commentaire sur le Nouveau Testament, qua fait 
et recueilli des livres des commentateurs et docteurs de Téglise sainte, 
le saint et bon mettre, mon seigneur Yechouadad Marouziyo, évéque 
de Hadaiha en Assyrie. Mon Seigneur, aide-moi, et fortifie-mot, 
et rends-mai sage par ta honte. Amen. 

La copie a été Gnie en l'année 1801 du règne des Grecs 
le 3 du mois de nisan (avril), jour de sabath, sixième du 
grand jeûne; elle a été écrite dans la ville de Beth Solim, L^^ 
>çL\:l pays de Baz ^^ '^l^i du temps du Catholicos Patriarche 

•• • 

de rOrient, Siméon \i*J^. %iaà,Sftif^,a|niSo5 n^\VT, et Elias, 
métropolitain des Assyriens \à^2]\i o?^f6»V) l-^?« 

Voyez par rapport à Jesudad^ qui vivait vers 852 de J. Chr. 
Assemani Biblioiheca Orienialis T. III, I, p. 209, où notre ouvrage 







tKM 



est cité, et relatiyement à Baz ud et Beih SoUm >çL]m L^j:> le 

même auteur T. L, 1 , p. 30 , et enfin sur le patriarche Nestorien 
Simian (1801 graec. = U90 jusqu'à 1813= 1502) l c. T. III, 
1, p. 620, no. 86 et CatcU. Msc. Syr. Mus. Britan. p. 52. 

Ce livre a été jadis à Jérusalem, comme nous l'apprend l'in- 
scription géorgienne, qui se trouve sur l'intérieur de la reliure 
et qui est conçue en ces termes: 

<iLe K avril 1820, par ordre du saint métropolitain de Pétra, 
Mikhael, et de l'assentiment de tout son Synode, j'ai pris, au 
couvent de l'Exaltation de la Croix, à Jérusalem, ce livre en 
langue syriaque, dont j'ignore le nom, moi le Prince Giorgi 
Awalofi 







Vn. HANDSCRITS COPTES. 



Dcxxni* 

Fragment da liore de Jomi^ chap. XV, v. 7, jusquaa chap. 
XVll, V. 1. 9 f. în-fol. 

... AnON eVANrreAION KATA KOANNHN ItsaùaÈvanr 
gile de St. Jean^ défectaeux. A droite de rinscription grecque se 

trouve rinscription arabe: jy^' ^ji (j^ sj'O^^ SiF^K 29 f* 
in-foL (Doubf.J 

ATTOKAAVS'IZ trî^^^' L Apocalypse de St. Jean avec la 
traduction arabe à c6té. Ce manuscrit sur du papier de coton, 
et supposé dater du Xllme siècle, a les premières feuilles restau- 
rées par Fourmont, à qui il a jadis appartenu. 9 1 f. in-S^* (Doubr.J 






966 

DCXXIX 

Livre liturgique, contenant divers fragments de la Ste. Bible, 
savoir de i'épltre de St. Paul aux Corinthiens cbap. I, v. I-IO. 
2) Psaume LXXXV, 11, etc. 3) Le commencement de TÉvan- 
giie de St. Jean, et autres prières, toujours avec la traduction 
arabe en regard. 16 f. in-ï^ fDoubr.J 

DCXXVII. 

Consécration du Patriarche d'Alexandrie avec la traduction arabe 
à côté. Le titre en arabe en est: ajjJjX-^jII âXjJjù ÉjL^ jiJ^. 
Cette copie, ornée d'un frontispice doré, est encore munie de 
remarques marginales en langue arabe, écrites pour la plupart 
avec de l'encre rouge. Elle était également la propriété de Four- 
mont. 62 f. grand in-8^. fDoiAr.J 

DCXXYin. 

Pareil ouvrage, contenant les cérémonies à l'usage de l'église 
copte avec de prières, on y trouve p. e. I'épltre de St. Paul 
aux Epbésiens, cb. V, v. 22-33 2) Psaume XIX, 6, etc. Ce ma- 
nuscrit date de Tannée des St. Martyrs 717 == 20 cbewal 1028 = 
1619. lOf. in-i^ (Dmbr.) 

DCXXOC. 

Liturgie copte avec la traduction arabe à côté. Le titre qui était 
embelli de différentes manières, est tout-à-fait eflacé; aussi 








887 



le manuscrit est-il défectueux à la fin. 76 f. petit in-4'^. 

fDoubr.J 

DC3K3KX. 

De même Consicratian des fonts du baptême ^ institutée par Ab- 

bou Petros évéque de Behnesa, bénédictions de la table d'autel, 

et ordination de llgoumène, avec la traduction arabe à côté. Ce 

manuscrit était jadis la propriété de Fourmont. Commencement: 

J\ Ajuy^M^J^l j^Lj^I diXij^ijk^] ^j^jLbJ ^j^jsil L^l AM^j^li 

78 f. petit in-^^ (Doubr.) 







rill. MANDSCRITS ARMÉNIENS. 



A. Théologale. 



TKJxyaoM 

Manuscrit sur velio, renfermant Scharacnotz, ou livre d'hym- 
nes pour toutes les fêtes, orné de miniatures très curieuses et 
d'initiales en or et en couleurs. Ecrit par Nicolas, en l'année ar^ 
ménienne 1094' = 16^5, à Capha pour un certain Minas, prêtre, 
sous le catholicos Philippe, archadch nord de la contrée. On 
y trouve énumérés tous les supérieurs ecclésiastiques de l'époque 
et du lieu; les parents et amis de Minas etc. Reliure gauffrée, 
fermoirs en argent doré. Donné à la hibliothèque par Haront 
hionn de Valarchabat en 1263 -1814', sous le règne de l'Em- 
pereur Alexandre et sous le patriarchat d'Ephrem. 40 1 f. in-12^. 







S60 



DCXXXIL 

Théologie morale par Alphonse Ligori , Bilvard • Antoine , Tho- 
mas etc., traduite du latin en arménien par le vartabied Grigor 
Libananiants; mise en ordre par l'archevêque Antoine Boura- 
dian de Kouthaïs, 10 Mai 1816, sous le patriarchat de Gri- 
gor y catholicos. A Libanan, au couvent de l'Assomption, siège 
du patriarchat des arméniens orthodoxes. 372 pp. in-^^. 

DcxxxnL 

Théologie morale, mise en ordre par Paul Antoine Gabriéliants, 
Jésuite, et par l'archevêque Antoine Bouradian de Kouthaïs, 17 
Janvier 1817, traduite par le vartabied Andréas Libananiants par 
ordre du patriarche Grigor V, 3 Mai 1790; sous le patriarchat 
de Grigor Y catholicos. A Libanan. pp. 530 in-^^. 

DCXXXIV. 

Théologie morale, par Paul Antoine Gabriéliants, Jésuite, tra- 
duite par le vartabied Andréas Libananiants, par ordre du catho- 
licos Grigor V , 3 Novembre 1 790. Mise en ordre par Antoine 
Bouradian, archevêque de Kouthaïs, 10 Avril 1817. A Libanan. 
70* f. in-4^ 

DCXXXV. 

B3'BHBJeHiH apMHHCRoK «iHTypriH, KOTopafl cb apMflHCRaro 

Ha pocciiicKofi 4iajeRTb nepeBe4eHa r4pi»CTBeHHoii KOJjeriH nno- 

crpaHHbix'B A'bjÊrb nocojbCToa abopahhhom'b b nepeB04^HR0M'B 

72 






so, 




570 



•IbBOM-B IleTpoBburB CHOBTb SajrikeBbisTb , B'B DiapcTByiomesrb se- 
jHRosrb rpail MocrbI, B'B jAto cnacHTe^Buoe 17^0 ro^y^ h'6- 
CAua MaH. En russe et en arménien. HMnepaTopcRofi ny6jH^ 
Hofi EmÔMoreKb ycep4H'fcfiniee upaHomenie otb KojjeHCCRaro Ac- 
ceccopa b RaBa^epa XpHCTo<i»opa flRimoBa cuna «lasapeBa. Gn6. 
FeHBapA 21 ahh 1818 ro4a, c.-à-d. offert à la bibliothèque Im- 
périale publique par Christophore Yakimoff Lazareff. 51 f. in-foL 

IHJXJiaLVl. 

Psaumes de David et diverses prières; prières de St. Grégoire 
de Narec et d'autres. Il s'y trouve quelques notes en polonais et 
en russe. La plupart des sommaires sont en arménien vulgaire. 
306 f. in.8^ 

Livre de prières, à lettres initiales dorées et ornées. 72 f. 
in-16^ fDoubr.J 

œxxxvm. 

Index des fêtes et prières pour chaque jour, commencé le 8 Dé- 
cembre 17U (1163) et fini le 2 Mars 1715 (1164.), par le 
prêtre Davith. 267 f. in-16^ fFrol.J. 







571 



B. Histoire. 

UCXXXJOL 

Lettre de David, patriarche d'Arménie, à l'Empereur Alexandre I, 
du ï Mai 1801, pour féliciter Sa Majesté de son avènement au 
trône. Datée d'Edchmiadzin. Initiales en or et en couleurs. Une 
grande feuille. 



C. Poli^rapiiie. 

TKJXL. 

Manuscrit renfermant: 

1) La Géographie de Vardan. 

2) Discours de Philatos sur la nature des fLUMpnL,uMfuoub i^^ 

iuiinnu nutu abni-f^lr n.UÊnni-ql 

3) Divers sermons originaux et traduits. 

n y a dans les gardes du commencement un condac d'Onophré, 
percepteur de Tigranoarte etc., et son cachet: «le serviteur de 

Dieu Onophré varlabied en l'année A la fln 

des vers Turks, en caractères arméniens. 233 f. in- 12^. (FroL) 







572 



DCXLI. 

Manuscrit contenant les pièces suivantes: 

1) Grammaire arménienne, par Siméon vardabied Djoughaitzi, 
mort en 1657. 

2) Logique 9 composée , d'après les traités de plusieurs auteurs, 
par le même Siméon. 

3) Abrégé de Logique, par Jean Vardabied, ispahantzi, 1692(1 lïl). 
h) Sur les différentes significations des mots. Cet ouvrage est attri- 
bué à David Anhaghti (l'invincible), philosophe arménien du V siècle. 

5) Analyse de l'introduction de Porphyre aux catégories d'Aris- 
tote, faite par David l'invincible. 

6) Catégories d'Aristote, traduites du grec par le même David. 

7) L'ouvrage d'Aristote: intitulé: aneçl fjQjLnvUaç (?) traduit 
du grec, avec des commentaires, par le même David. 

8) Traduction du traité d'Aristote «sur les vertus». 

9) Brève explication du traité d'Aristote , « sur les vertus », par 
Grigor, disciple de Jean-le- Grand. 

Écrit en 169 4* (sic) en l'année arménienne 1 1^2, à nov-Djougha, 

près d'Ispahan, par Astouatsatour aphègha (moine) fahrabadzi, 
sous le règne de Souleïman-Chah et sous le patriarchat de Na- 

hapiet catholicos. 

Offert à la bibliothèque Impériale en 1818 par le diacre Jo- 
seph Hohanésian. 368 f. in-12^. 







IX. MANUSCRITS GÉORGIENS. 



A. Théologie. 

1) b-vieipoj^o b^bgc^sfîo livre contenant dix sermons eu langue et 
eu caractères vulgaires, traduits du latin en géorgien, au temps 
du très saint catholicos des Arméniens catholiques, Grigor VI, 
et du Métropolite Stanisla wous , le 19 Septembre 1817, à Qarasou- 
Bazar, par 1 archevêque catholique Ântoni Bouradiants. 1-100. 

2) Un sermon sur la passion de Notre Seign. Jés. Ghr. 101-121^. 

3) Une vie de St. Antoine, ermite. 125-143. 
k) Divers discours. 1^3-180. 

Chaque section commence par un texte arménien, et chaque 
cahier est marqué, au commencement et à la fln, d'une lettre 
numérale arménienne. 180 f. in-fol. 

Livre de morale religieuse, en caractères vulgaires remarquables 
par leur forme insolite, avec les titres des divisions en caractères 







57a 



ecclésiastiques et en encre rouge, IT'ii'O. Il manque les 2 pre- 
miers feuillets. Sur le feuillet 425 on lit que ce livre a été tra- 
duit du russe en géorgien et écrit par Gabriel Tchklie'idzé, élevé et 
vieilli dans la maison d'Artchil, roi d'Iméreth, à Moscou, en 
lannée 730(1730). Reliure russe. k2k fol. in-ï^ 

Passio Dmni Nostri Jesu Ghrisli secundum quatuor Evange- 
lislas in lingua georgiana scripta. Salissae vulgo Tiflis in monaste- 
rio missionis Gath. Rom. de propaganda fide. D. D. D. Pater 
Philippus ord. capucinorum, missionis vice-praefectus. On lit au 

premier feuillet: D. D. Rem. Rottiers, academiae Soc. Jesu Polo- 
ciae. hàc 28 Xbris 1814. 40 f. in-8^ 

Hymnes et prières à Notre Seigneur Jésus Ghr.; traduit du 
grec en russe et du russe en géorgien, par Alexandre, fils d'Art- 
chil, roi de Géorgie (mort en Suède après 1682). Écrit eu ca- 
ractères Khoutzouri (ecclésiastiques). Reliure à fermoirs en cuivre. 
Pétri (écrivain). Au commencement du manuscrit: Ex Bibliotheca 
Garoli Fr. Muhrbeck Garoli Gor. 1777. Sur le premier f. de garde, 
on lit le nom: Niclas Stûfwe. 63 f. in- 16°. fSucht.J 

Livre de prières en caractères géorgiens ecclésiastiques, avec 
plusieurs peintures, qui paraissent avoir été faites par des artistes 







579 



russes. Il est sur papier, entouré de lignes d'or et de diverses 

couleurs. A la fin on recommande à Dieu le tsarévitch Bagrat, 

sans doute le propriétaire du manuscrit. Relié en maroqnin rouge 

avec fermoirs d'argent. 112 f. in-32®. (Frol.J 

DCXIiYII. 

^^7)^^^^^3^^ Da'oudj'doméli, ou Akaphistos» livre de prières 

en rhonneur de la Vierge , en caractères géorgiens ecclésiastiques, 

avec une peinture, représentant la vision du buisson par Moïse. 

63 f. in-32^ (FrolJ 

ncxwm. 

d^^ûd ^ ^^^^ P^^ ^' '^^^ Ghrysostome, manuscrit de l'an 
1820. 126 f. in-**. (Acad. des Sc.J 



n. Philosophie. 

1joÎ>^3Cj bo/ê^e^-tjolj Ço^Go Le livre de la sagesse et de la mé- 
chanceté, par Soulkhan-Saba Orbélian, composé vers l'an 1680. 
116 f. in-12^ fAcad. des Sc.J 







576 



C. Histoire. 



DCX. 

Ud portefeuille contenant: 

1) Quinze lettres de divers personnages à Reineggs, en géor- 
gien et en arménien , et 3 passeports, donnés à Reineggs pour 
ses voyages. 

2) Deux lettres du roi Eréclé II, de Karthli, à Guldenstadt. 
Deux lettres du roi Solomon II, dlmérelh, à Guldenstadt. 
Lettre de Zaal, prince Orbélian, à Guldenstadt. (Son nom ne 

s'y trouve pas en entier, mais il est simplement désigné: doc- 
teur Antoine, fils d'Antoine.) 

Deux lettres du roi Solomon, avec une réponse s'y rapportant. 

Lettre du roi Dawith, dlmérelh. 

3) 19 lettres du roi Eréclé et des membres de sa famille, à 
Reineggs. 

h) Les titres de noblesse des familles Argoutinski et Aréchof, 
avec deux lettres de l'arche véque Joseph Argoutinski, qui s y 
rapportent. 

Passeport du roi Eréclé pour un prince Argoutinski. 68 f. 
în-fol. (Doubr.) 







577 




DCU. 

Wakhoucht, Histoire de Géorgie. Écrit à Tiflis, le 7 Janvier 

496 = 1808. L'introduction manque. 656 f in-fol. (Acad. des Sc.J 



D. Mathématiques. 

Arithmétique, joli manuscrit en caractères vulgaires, traduit par 
Dimitri Tzitzi-chwili, à Fftge de 17 ans, après quatre ans d'études, 
d'après un ouvrage allemand imprimé à Wittenberg; dédié par 
le traducteur au roi Bakar. 64- f. in-t*. (Frol.) 



E. Poésie. 

DCXilII. 

ifqBoevosGo Ârtchiliani, poésies historiques et autres du roi 

Ârtchil. 273 f. (Acad. des Sc.J 

DCXJUT. 

Ç«|A%of^~t>o/A>|j&«<»^&, Discours en reis par le Gatholicos Antoni I, 

contenant les éloges, avec de courtes notices, de plus de 125 per> 

73 






578 



sonnages: rob et reines, évéques, historiens, poètes, les plus dis- 
tingués de la Géorgie. 15^ f. in-^^. fAcad. des Sc.J 



F» Éloquence» 



DCI.V. 

«jbésd&Go&Go Qaramaniani, roman traduit du persan, par David 
Sardar-Kéchiktchi-Bachi Orbélian. 216 f. in-fol. (Acad^ des Sc.J 

Anvari Soheïli (on fables de Bidpaï), en géorgien Khilila 
jda Manana; traduit du persan, en vers et en prose. La prose 
est du roi Wakhtang VI, les vers de Soulkhan-Saba- Orbélian. 

Écrit à St. Pétersbourg, le H Septembre 1813, par le hiéro- 
monaque Epiphané, sur la sollicitation du tsarévitch Théimouraz. 
335. f. in-fol. fAcad. des Sc.J 







X. UVRES ET MAUSCRÏÏS JIAKDJODX. 



A. Théologie. 



DCiiVn. 





Le vrai commencement de la nature^ Toumen djakai ou- 
nenghi setsen ni bitkhéy traduction de loriginal chinois Wan 
ou djenyouan, composé par le missionaire catholique Jules 
Aient fAIeniusJ. 1 vol. in-t®. 



ncjLvm. 



Même ouvrage. 



DCI.IX. 








580 



Abkal edjen ni tatsisyen ni khechen ni bitkhé, Caté- 
chisme, composé par des catholiques, en forme de questions et 
de réponses. 2 vol. in-ï^. 





L 

y 




Khan ni arakha dasamo oubaliamboukha watsir i las- 
khalara nomoun, Prières thibétaines, traduites en mandjou par 
le khan mandjou Khounli. 1 cah. in-8^. 

DCUKI. 




c 

A" 



o- 




Kheseï toktoboukhaMandjousaï wotchcré motèré koli. 
Règlement de la foi Chamanc et des sacrifices offerts aux âmes; 
avec la figure des temples chamaniens et des objets qui y appar- 
tiennent; ces dessins se trouvent à la dernière partie. 6 cah., 
dans une enveloppe, in-foL 





•f 0X0* 





5S1 



B. Droit. 



J 





Ming gouroun ni Khoung-ou khan ni oïongo tatsi- 
syan^ Ordonnances (YRaibi) remarquables de l'empereur de la dy- 
nastie Ming, Youan-djang, traduits de l'original chinois, et im- 
primés en 16^6. 6 cah., dans une enveloppe, in-fol. 







^ 






^>1 




Taïtssou dertssi khouandiï endouringhé tatsîsyan, Or- 
donnances du khan mandjouNourkiiatsi, imprimées en 1686; dans 
une enveloppe avec des ordres des khans mandjoux Khouantaïts- 
si et Foulin; k cah. in-foL 







583 




i? 







^^>^ 




Taîtssoun Ghengen chou khouandiï endouringhé ta- 
tsisyan. Ordonnances du khan mandjou Khouantailssi, imprimées 
en 1687; dans une enveloppe avec des ordres des khans 
mandjoux Nourkhatsi et Foulin. 6 cah. in-fol. 




^ 
^ 



o 



1^ 

7 

y 



^ 






'^•^ 




Ghitssou eldemboukhé khouandiï endouringhè tatsi- 
syan, Ordonnances du khan mandjou Foulin ^ imprimées en 1687; 
dans une enveloppe avec des ordonnances des khans mandjoux 
Nourkhatsi et Khouantaïtssi. 6 cah. in-fol. 










5S3 



Chentssou gojin khouandiï endouringhé tatsisyan. Or- 
donnances du khan mandjou Syouangouï, imprimées en 1731, en 
six enveloppes; 60 cah., in-foL 



DciiXvn. 




S 



^ 



,6 

c 



>S 






ji^j.i 




Chitssoung temghetoulekhé khouandiï endouringhé 
tatsisyan, Ordonnances du khan mandjou Indjen, imprimées en 
1740, en trois enveloppes, in-fol. 

DCUKVni. 




Dertssi khesé djakouu gousa dé wajimboukhanghé. 
Ordonnances du khan mandjou Indjen, issues en 1726, à l'armé» 
mandjoue. 1 vol. in-ik*^. 







584 



DCI^IX. 




.1' 



O- 



'-' à^ r "' 





Kheseï toktoboukha Toulertssi golo bo dasara djour- 
khan ni koli khatsin ni bitk 'c, Règlement du ministère Daï- 
tsingien des relations extérieures (4aL. s iHCKoeMHHHCTepcTBO BH^m- 
HHxx cHomemû), imprimé en 1815, 63 part,, reliées en 2k vo- 
lumes, en deux enveloppes; in-^^. 

DCLXX. 

Publication en langue mandjoue, chinoise et latine, datant 

de Tannée 1716, par laquelle on donne au gouvernement mand- 

jou, des informations sur les Européens et Chinois, envoyés de la 

Chine, par ordre suprême, en 1700 et 1708, et jamais revenus 

depuis. I gr. in-fol. dans une enveloppe. 

DCXXXI. 

Ordonnance du khan mandjou Indjen, en langue mandjoue, 

chinoise et latine, adressée au Pape; de même que Ténumération 

des présents envoyés au même de la part de Indjen, par Tin- 

termédiaire de l'ambassade qui en 1725 retourna de la Chine. 

1 longue feuille jaune. 





oC>3(0 





685 



C. Philosophie. 



DCXJKXn. 




Khan ni arakha oubaliamboukha douia bitkhé, (en chi- 
nois: you dji fan i sy choa), Les quatre livres; le texte chinois, 
avec la traduction mandjoue en regard, imprimés en 1755. 6 cah. 
dans une enveloppe, in k^. 



• 4è 



k% » 




m 



Inenghidari dsyannakha sy chonl djjourkhan ho sou- 
khé bitkhé, Les quaire livres^ avec commentaire; traduction 
mandjoue de l'original chinois Ji tssyang sy chou tssé i, im- 
primée en 1677. 26 cah. en h enveloppe», in fol. 

7* 





il 




ÇOX2X 

i 




586 



ncuaav. 



< 



Daï sioî djourkhan bo badarambouk[ha bitkhé, Instruc- 
tion supérieure f avec commentaire, imprimée en 1672. 36 cah. 
en k' enveloppes, in-fol. 




D. Histoire. 



DCIiXXV. 



r 






Dsy (Iji toung dsyan gangmou tsyan byan. Chronique 
chinoise du môme titre, depuis 3332 jusqu'à 4-03 avant J. Chr., 
traduite en mandjou et imprimée en 1691, en 25 parties, re- 
liées en 6 volumes; dans une enveloppe, in-fol. 



DCUKXIX 



r 



EU 







5S7 



Dsy dji toung dsyan gang mou, Chronique chinoise du 
même titre, contenant les années 4-03 avant J. Chr. jusqu'à kSK 
de l'ère chrétienne; traduction du mandjou, imprimée en 1691, 
en 27 parties, reliées en 12 volumes, en trois enveloppes, in-fol. 



TKiUCKVIM» 



UHH 



Dsy djï toung dsyan gang mou suî byan. Chronique 
chinoise du même titre depuis 4*84* jusqua 1368 après J. Chr., 
traduite en mandjou et imprimée en 1691, en 59 parties, re- 
liées en 30 volumes, en 8 enveloppes, in-fol. 



DCKXXUDU. 



J 
J 

L 
J 




Daitsing gouroun ni foukdsin ni doro nenékhé bo- 
dokhon. Guerre mandjou ^ chinoise et soumission des Chinois 
aux Mandjoux ; imprimée en 32 cah. , en 2 enveloppes , in-fol. 







588 




>*4 



o- 



pi 




Djoungar i ba bo netsisémo toktoboukha bodokhon 
bitkhé djoulerdsi bandsiboun, La guerre mandjoue djonn- 
garienne, depuis 1700 jusqu'à 1753 après J. Ch., imprimée en 
1700, en 5 ï parties, reliées en 32 vol., en k enveloppes, in-foL 

NB. Dans la partie 12 manquent les feuilles SO-SOU 



ncij3aaL. 








e> 






o< 



Djoungar i ba bo netsisémo toktoboukha bodokhon 
bitkhel dsintsini bandsiboun, La guerre mandjou-djouu- 
gailenne pendant les années 1753-1760 après J. Ghr., en 
85 parties, reliées en 42 volumes, en 6 enveloppes. Il y manque 
quatorze parties, (42-55), au lieu desquelles on trouve en 
double les parties 72-85, placées dans la sixième enveloppe. 
Dans la 21*® partie manquent les dernières feuilles, et dans la 
23"^, la feuille 31. In-foL 







589 



|7 






Djoongar i ba bo netsisémo toktobonkha bodokhon 
bitkhei siramo bandsiboun, Conclusion de la guerre man- 
djou - djoungarienne t et soumission de la Djoungarie par les 
Mandjoux depuis 1760-1765 après J. Chr. En 32 parties, reliées 
en 16 volumes, en 2 enveloppes, in-fol. 

TKiuaom. 




Djakoun gousai toung djii soutchounga wollekhé 

bitkhé, Biographies des guerriers mandjoux, mongols et chinois, 

qui se sont distingués sous les drapeaux mandjoux. Imprimées en 

1739, en 250 parties, reliées en 13^^ vol., en 1 8 enveloppes, in-fol. 

DCIiXXXIUL 











500 



Laktchakha djetcheo dé takourakha ba bo edjekhé 
bitkhé, Voyage de Toulichen chez le khan calmouc Ayouc, 
en 2 parties, imprimé en; 1729', avec une carte, insérée au 
commencement de la première partie, dans une enveloppe, m-k^. 



£• Mathématiques. 



iKMjaoaw. 




'^^ l ^^ ^^ -^ ^* 4L 




Saîtchouuga fenchen ni orin douitsi anya ilan byaï 
djouan ningoun dé bya bo djetéré niroukhan. Programme 
d'une éclipse de lune qui eut lieu en Chine le 10 Avril 1819. 
1 cah. in-4^. 





j(OX'>J 





691 



F. liini^ulstlque. 



Il 



DCXXXXV. 







Khan ni arakha mandjou mongo ghisoun ni boulékoa 
bilkhé. Dictionnaire mandjou - mongol par ordre de matières, 
publié en 1717, en 20 parties et 22 volumes , avec un index al- 
phabétique en 8 cahiers; en h enveloppes, in-i®. 

ncijXXJiLVi. 



m 




Khan ni arakha douîn khatsin ni kherghen k'amtsikha 
b u l|é k u bit k h é , Dictionnaire mandjou - thibétain - mongol- 
chinois, par ordre de matières, en 32 cahiers, et le supplé- 
ment netchèkhé bantssiboun 'j( ^ en 4* cahiers. Le 
tout est en 6 enveloppes, in-fol. 



y 



;. o 







599 



Dictionnaire alphabétique mandjou- russe, reliure européenne, 
1 ToL in-foL Msc. 





tUlj 



Mandjou nikan oros ghisoun kamtsimo oubaliambou- 
kha boulékou bitkhé, Dictionnaire mandjou - chinois *- russe, 

par ordre de matières, 2 vol. in-fol. Msc. 

DCIiXXXIX. 

Dictionnaire alphabétique mandjou -russe, reliure européenne, 
1 voL in-fol. Msc. fFrol.J 



£t|j|-J| 



Mandjou nikan kherghen ni tsing wen tsimeng bitkhé, 
Granunaire mandjoue avec la traduction chinoise. (Il n'y en a 
que la première partie). In-ï*^. 

DCXCL 

Grammaire mandjoue, composée par Vladykin. Reliure eu- 
ropéenne. 1 yol. in-foL Msc. (Doubr.J 







XL LIFRES ET MMDSCRITS CMOIS. 



A. Théoloi^ie. 



1X7XCVI-T. 



Sin î djao chou*), Le Nouveau Testament ^ traduit parMorrison, 
eD [S cahiers; quatre exemplaires dont trois in 8^ et le qua- 



trième in-4°. 



Dcxcnni. 



Çheng dsing dji tssé. Exposition de TÈvangûe^ composée 
par les catholiques et imprimée en (790, en lï* parties, reliées 
en 8 cahiers, en deux enveloppes, iurk^. 

Dcxcmi. 

Tyan chen khôl ké. Grand- Catéchisme^ composé par le Jé- 
suite Brancati^ imprimé en 1739. 1 vol. in-^^. 



*) Voyez les titres chinois k la fin du catalogue. 



73 




3exr>/r 



ox-00 




Zi'S 




504 




DGXCmiI. 

Cheng dsyao yao li go yuï, Grand- Catéchisme^ composé 
par les catholiques et imprimé en 1782. 1 vol. petit in-tt^ 

DCXCUC. 

Tyan cheD khoi ké mou lou, Catéchisme abrégé^ composé 
à Pékiog par larchimandrile Hyacinthe. 1 vol. in-k^. 

DCC. 

Le Symbole de la foi^ avec une explication détaillée par le 
missionnaire catholique Thomas, imprimé en 16U7 aux Iles Phi- 
lippines» sur papier européen; reliure européenne, 1 vol. in-8^. 

DCCI. 

Tyan djou dsyao yao suî loun. Exposition abrégée et a6- j 
solument nécessaire de la foi chrétienne^ composée par les catho- 
liques, et imprimée en 1670. 1 vol. in-V*^. 

Dccn. 

Dsoung dou tso yao, Livre de pricres^ composé par les 
catholiques; deux cahiers, in-8^. 

Dccin. 

Cheng dsyao ji ké, Livre de prières^ composé par les ca- 
tholiques, en 4- cahiers, dans une enveloppe, in-lii'^ 

DCCÏV. 

Dsing dsyao lu sing djoung go bèi soung, Monument 
chrétien en Chine ^ érigé en 781 et trouvé en 1636, traduit en 






1/ ' 



• 




/ 



Xi>C)K 








505 



langue russe par Mr. Leontievsky. Sur une feuille de la 
grandeur du monument. 1 f. gr. in-fol. (Leont.J 

DCCV. 

Même monument avec des éclaircissements , 1 vol. in-^*^. Msc. 

Cheng mou cheng i khoi en yuï, La puissance miraculeuse 
de la rcbe de la S te Vierge, composée par les catholiques, et 
imprimée en 1759; 1 vol. in-8^ 

Cheng nyan gouang i f^emin MunenJ^ Vies des Saints^ com- 
posées par les catholiques, imprimées en 1738, en 12 parties, 
reliées en 2ï jcahiers, en quatre enveloppes, in-8^. 

scciinn. 

Wan ou djen yuan, Le vrai commencement de la nature, 
composée par Jules Alin, 1 vol. in-^^ 

I>CCIX. 

Dsin chi dsin chou, Sur Timùation de J. Christ, traduit par 
les missionnaires catholiques , et imprimé en 1 800 , en k parties, 
reliées en 2 cahiers, in-8^. 

DCCX. 

Djao sing li dsin. Miracles surnaturels et inexplicables, dans 



6^ 






596 

UDe enveloppe avec le Djeng chi lyao cho dsy suî (1 vol.) 
et Gheng sy yuï lou; in-fc^. Msc, 

DCCXI. 

Djeng chi lyao cho dsy syuî, Colloques avec soi-même sur 
la salvation. Manuscrit, contenu dans une enveloppe avec île Djao 
sing li dsin et Gheng sy yuï lou. 1 vol. in-ili'^ 

i>ccxn. 

Gheng sy yuï lou. Réflexions, qui peuvent servir de guide au 
Chrétien chaque jour dans le courant d'un mois entier. Ce manuscrit 
se trouve dans la même enveloppe avec le Djao sing li dsin 
et Djeng chi lyao cho dsy suï; in-H-*. 

I>CCXIII. 

Djen dao dsy djeng, La vérité de la religion évidente par elle 
même; publiée par les missionaires catholiques en 172(; les der- 
nières quatre parties reliées ensemble, en reliure européenne; 
in-i^ 

TKifJXWW. 

Sïng chi mi byan, Libération du monde de T égarement; com- 
posée par les catholiques, imprimée en 170^. 1 vol. in-8^. Msc. 

Al dsin sing tsyuan. Véritable philantropie ^ composée par 
les catholiques, en trois parties; 1 vol. in-8^. Msc. 






I 





00 





507 



THXJXVt. 

MeDg syang dsi, Réflexion sur la vanité mondaine des seclOr 
ieurs de Bouddha^ en 10 cahiers, dans une enveloppe; in 4-®. 

Da fang gouang youan dsîo syou do-lolyo i dsing 
lyo chou 9 Considérations sur la religion bouddhistique, en 2 ca- 
hiers; in-i®. 

I>CCXVIII. 

Leng yan dsing dsi djou, Instruction de Bouddha sur la ré-- 
ligion la plus accomplie^ en 10 parties , reliées en 6 cahiers, dans 
une enveloppe, in-4®. 

i>ccx:ix. 

Myao fa lan-khoua dsing niyao dsé, Exposition rare de 
Tinstruction de Bouddha sur le moyen d'atteindre le plus haut degré 
de sainteté; publiée en 1127; en 7 parties, reliées en 6 cahiers, 
dans une enveloppe, in-ili-^. 

DCCXX. 

Tai chang gan ing pyan, Anecdotes relatives à la réconq^ense 

pour le bien et le mal; avec planches. 1 vol. in-8^.^ 

DCCXXI. 

Dsin gang dsing, Instruction de Chighiamouni sur la science 
céleste t I vol. in-8^. 





i<OK03 





598 



B. Droit 



nccxxn. 

Djoung chou djeng kao pa tsi, Lots^ relatives aux em- 
ployés militaires mandjoux^ imprimées en 1808, en 32 cahiers, 
en deux enveloppes, in-^^. 

Dccxxni. 

Djoung chou djeng kao lou îng, Lois^ relatives à tarmée 
chinoise^ imprimées en 1808, en 4'0 cahiers; en deux enve- 
loppes, in-4^, 

DCCXXIV. 

Li hou dsé li, Lois du ministère des Cérémonies j imprimées 
en 1806, en 202 parties, reliées en 2^ cahiers, en k enve- 
loppes» in-V®, 

Li hou sin dseng dséli, Supplément aux lois de Héroldie^ 
en 66 parties, reliées en 2V cahiers, en k enveloppes, in-8^. 

i>ccxxn. 

Si tchao ding an, Ordonnances des hhans mandjoux, relatives 
aux missionaires romains en Chine, en 3 cahiers; in-V^®. Msc. 







000 



Sy chou kbou bo dsé, Les quatre livren^ iclaircùoimerU» de 
Khouho. Ici il n'y a que la seconde section Sya-yui de la 
seconde partie Loung yuî; reliée à l'européenne, in-lii'^. 

DCCXXXIII. 

Da sio, Instruction supérieure ^ qui n'est qu'une seule partie 
des quatre livres de loriginaL 1 vol. in-fol. 

TKiCXXXIV. 

Djoung yung, Connaissance du milieu, texte d'une partie des 
quatre livres. 1 vol. in-fol. 

Djoung yung. Connaissance du milieu ^ une partie des quatre 
livres^ in-8^. Msc. 

DCCXXXVI. 

Meng dsy, hxstruction de Meng^ avec commentaire, une partie 
des quatre livres^ 1 vol. in- 12^. 

DCCTIUKXVn. 

Ji dsyanjg sy chou dsé i, Les quatre livres avec une ex- 
plication délaillôc, imprimés en 1677, en 26 parties, reliées en 
12 cahiers, eu 2 enveloppes, in-ï^. 

DCTCXXXVIII. 

Nyu erl dsing. Instruction morale pour les filles ^ en vers. 
1 vol. in-8^ 







003 



DCCnULIV. 

Li tchao dsé lou, Histoire militaire de la Chine^ depuis 1115 
avant J. Chr. jusqu'à 1572 après J. Cbr.; en 6 parties, reliées 
ensemble à l'européenne, 1 vol. in-^ih^. 

Losiya go ehi, Les trois premiers tomes de l'histoire de l'em- 
pire russe par Karamsin, traduits à Péking par Zacharie Léon- 
tievsky, et oflerts par ce dernier en 1835; 9 cah., dans une en- 
veloppe , in-4^. Msc. 

i>ccx:iiTi. 

Doung khoua lou, Chronique de la dynastie mandjoue de 
A!jin- tssïoro jusqu'à l'année 1736; 16 cahiers, en 2 enve* 
loppes, in-i-^. Msc. 

DCCXIiVII. 

Pin ding Djoun ga ërl fang lyo tsyan byan, Chronique 
militaire mandjoue depuis 1700 jusqu'à 1753, imprimée en 1770, 
en 54* parties, reliées en 32 cah., en k enveloppes, in-fol. 

Pin ding Djoun ga ërl fang lyo djeng byan, Chronique 
de la guère mandjou-djoungarienne, depuis 1752 jusqu'à 1760, im- 
primée en 1771; en 85 parties, reliées en 52 cah., en G enve- 
loppes, in-foL 







603 



Pin ding Djoun ga ërl fang lyo syui byan. Chronique 
militaire mandjou^Jjoungarienne^ imprimée en 1770, depuis Tannée 
i 1760 jusqu'à 1765; en32 parties, reliées en 16 cah., en 2 en- 
veloppes, in-foL 

Chou dsing pang syun, Exposition détaillée de fhistoire 
^chinoise depuis 2357 jusqu'à 627 avant J. Chr.; en 2 parties, 
1 vol. in-*^ 

DCCIil. 
Li daï di vang sinchi nyankhao tsyuan tou, Les empe- 
reurs de la Chine avec le nombre des années de leurs règnes, 
depuis le premier homme jusqu'en 16^^ après J. Chr., et avec 
les portraits des plus anciens de ces empereurs , sur une grande 
feuille de papier jaune , y joint la traduction russe. 

DCCIilI.IT. 

Li dai di vang cl\i tsy dsi. Les dynasties chinoises avec 
leurs souverains, depuis les temps les plus anciens jusqu'à l'année 
i6kk. gr. in-fol. (3 ex.) 

I yul so tan. Renseignements sur les étrangers, et particuliè- 
rement sur les habitants du Tourkestan oriental, composés en 
1760, en k parties, reliées en 2 cah. in-8®. Use. 








Si tchao sin yuï, Anecdotes relatioa à la dynastie mandjoue; en 
16 parties, reliées en 6 cah.» dans une enveloppe, in-8^. 

Si yuï ven dsyan lou, Description des étals situés au nord^ouett 
de la Chine, composée par Tsichi i et imprimée en 1777; en 
8 parties, reliées en 2 petits volumes, dans une enveloppe, in-12^. 

DCCI.VIII. 

Khouang tsing dji goung ton, Exposition^ en représentations 
figurées^ des nations connues des Chinois^ avec une courte description, 
publiée en 1731 ; en 9 parties, reliées en 8 cah., dans une en- 
veloppe, in-^°. 

Autre exemplaire du môme ouvrage , en 9 cah , dans une en- 
veloppe. 

Daï tsing djoung chou béi lan, Calendrier officiel^ en 
2 volumes , in-b®. 

Daï tsing dsin chen tsyuan chou. Calendrier officiel, 
avec des notices statistiques sur la Chine; \ volumes, in-8®. 

Wan nyan chou. Calendrier et chronologie chinoise depuis 








5(0X130 





«05 

2632 avant J. Chr. jusqu'à présent, en 2 parties, dans une en- 
veloppe, in-^®. 

DCCIJiHII. 

Chi syan chou. Calendrier pour Vannée 1778. I cah. in-8^ 

DCCIJKIV. 

Calendrier pour l'année 1817. 1 cah. în-8®. 

Chi wo djeou khan g. Indicateur des voies de communication 
de ta Chine ^ avec des remarques; en 3 parties, reliées en 2 cah., 
dans une enveloppe, in-8^. 

Gouang yui dsi« Géographie chinoise^ avec atlas, contenant 
19 cartes, ajoutées à la première partie; imprimée en IG86, en 
24 parties, reliées en 16 cah., en 2 enveloppes, in-'i*®. 

Khouang yuï hyao. Abrégé de la géographie chinoise. Il n'y 
en a que trois parties, c.-à-d. la 14""*' jusqu'à la 16"* inclusi- 
vement, les autres manquent. Elles sont reliées en 3 cahiers, dans 
une enveloppe gâtée, in-4®. (Douhr.). 

DCCLXVin. 

Koun yuï tou cho. Abrégé de la géographie de t Europe, de TAsie, 
de r Afrique et de F Amérique, publié par les missi.maires chinois, 
avec la figure des animaux rares et d'autres objets. L'ouvrage 
est incomplet. 2 cah., in-V^. 







606 

nccuaoi. 

Carte générale, composée par les missionaires catholiques, avec 
des figures du système de Ptolomée, et des éclipses solaires et lu- 
naires, sur une grande feuille, dans le même carton avec le 
Koun yui tsyuan tou. 

DCCIiXX. 

Koun yui wan go tsyuan ton, Carte générale sur 6 feuil- 
les longues de deux et large d'une toise, composée par les missio- 
naires catholiques, dans le même carton avec no. DCCLXIX. 

Carte, contenant les deux hémisphères, coloriée, sur une 
grande feuille, imprimée en Chine d'après la carte composée par 
les missionaires catholiques. 

Daî tsing wan nyan i toung tyan sya tsyuan tou. Carte 
imprimée et coloriée de l'empire des Daïtsing, sur k' feuilles, 
longue de quatre, larges de deux archines. 

DCC1.3KXin. 

Autre exemplaire de la même carte, sur 8 longues feuilles, 
mais pas colorié. La grandeur est la même. 

Daï tsing i touag tyan sya tsyuan tou. Carte de Tempire des 
Daïtsing, imprimée sur une grande feuille, et coloriée. (2 ex.) 







607 

Djili ghé cheng yuldi tsyuan tou, Atlas de fempùre des 
DaSlsinghf incomplet» reDfermant 18 caries, reliure chinoise, in-foL 

Chéou chan tsyuan tou, Plan de Péking, imprimé dans cette 
ville, et colorié. 1 f. in-fol. 

DCCUOCVIII. 

Autre exemplaire, mais non colorié. 

nccuaax. 

Carte du planisphère du nord et du sud, imprimée sur une 
grande feuille, et coloriée. 

Autre exemplaire de la carte mentionnée sous no. DCCLXXII, 
coloriée, sur une grande feuille. 

DCCIiX3CKI. 

Carte dune ville chinoise, avec vue des édifices» 1 gr. f. 
in-fol. 

DCCLXXXn. 

Carte des provinces daïtsinghiennes situées sur la mer, de Houan- 
doung, Foutssian, Djetssiang, Tssiannan, Chandoung et Chentssing, 
dessinée, longue de 60 archines, large d'une demi archine. 






.<yroY 




608 



Dccxxxxm. 

Carte géoérale de l'empire chinois, y ajoutas les élats tribu- 
taires moDgols et autres. 

nccExxxiw 

Carte du planisphère du nord et du sud, imprimée et coloriée* 
1 f. in-fol. 



Eu Histoire naturelle. 



DCCIiXXXY. 

Sinli dsing i, Raisonnements de Djousi sur les lois de la nature^ 
en 12 parties, relices en 5 cah. dans une enveloppe, in-4'®. 

VCCMjXXXWI. 

Ing soung tchao khoi tou erlya^ [Histoire n€UureUe^ avec 
Ggures; en 3 cahiers, dans une enveloppe 9 in-foL 

DCCI^XXXVII. 

Ben tsao ganmou. Histoire naturelle chinoise ^ avec (flgures 
d'objets des trois règnes de la nature: en 60 parties, reliées 
en ko cahiers, en 4* enveloppes; imprimée en 1657, in-1^^. 
(Dotéir.J 





I 




00» 



IKXlLXXXWm. 

Tsi feng douï léï, Botanique clmme^ parties 5, 6 et 7, re- 
liure européenne, 1 vol. in-4®. 

Seize dessins chinois, coloriés, relatifs à l'histoire naturelle , in-fol. 

L'inscription servant de titre, est conçue en ces termes: Sen- 
lences et passages de Morale appliqués à différents objets en peintures 
à la page de vis-à-vis. 



F. Médecine. 

DCCXC. 

Noms des médicaments, avec l'indication de leur usage. 1 vol. 
in-i*^. Msc. (Suchiel.) 



G. niatliéma^tiques. 

DCCXCI. 

Liber organicus Âstronomiae Europaeae apud Sinas Restitutae 

snb Imperatore Sino-Tartarico Gain Hy appellato Auctore P. Fer- 

dinando Veri)iest, Flandro-Belga Brugensi e Societate Jesu Aca- 

77 





610 



dcmiae Astronomicae in Regia Pekinensi Praefecto. Ânno salutis 
MDCLXVIII. In-fol. fDoubr.J 



!!• Sciences mécbaniques. 

DCCXCII. 

Tsing ding sy kou tsyuan chou noung chou, LAqricuU 
ture chez les Chinois^ imprimée en illk^ en 23 parties, reliées 
en 16 cahiers, en 2 enveloppes, in-^i^^ 

Il y a, en outre, les dessins de tout ce qui a rapport à l'agro- 



nomie. 



Dccxcni. 



Cheou chi toung kao, tconomie rurale chinoise (GeabCKoe xo- 
3fliicTB0;, imprimée en 17%^2 en 72 parties, reliées eu 2^ cahiers, 
en k enveloppes, in-^^. 

DCCXCIV. 

Moyen de faire des lanternes de corne. 1 feuille. Msc. 

DCCXCV. 

Tchoung i ing dsi, Carte d'adresse d'un marchand chinois, 
avec des dessins en or, 2 petites feuilles. Il y a encore plu- 
sieurs remarques en langue allemande, sur quelques feuilles chi- 
noises, signées: « A. MûUer^ Probst in Berlin am 26 Dec. 1678». 






S 



^>JÔ> 








611 

DCCXC!¥I. 

Enseigne d'une boulique de marchand, 1 f. 



I. Beaux arts. 

IHXaXfJVWM. 

Tsi tsyao tou khé bi, Jeu d'enfants, composé de morceaux, 
propres à former sept figures géométriques. 1 cahier, petit 
in-8^ 

Dccxcinm. 

Collection de costumes d'artisans chinois de toutes professions soit 
ambulans soit en boutiques, exécutés par des Chinois (?), ce qui 
est attesté par une remarque de la main de J. Klaproth^ Paris 
i Avr. 1828. Reliure européenne, 1 vol. in-fol. 

1K7CXCIX. 

Trente huit dessins chinois, coloriés, exécutés par un Européen, 

mais reliés à la manière chinoise, 1 vol. in-fol. 

DCCC. 
Douze peintures représentant des Chinois, reliées à l'européenne; 

in-V^ 

I>CCCI. 

Dix paysages chinois, exécutés en couleur par un Chinois et 
reliés à la chinoise, 1 vol. in-fol. fSipak.J 








tè 





613 



Dcccnu 

Gravure, représentant la réception des ambassadeurs birmans 
chez le khan mandjou Khounli. 1 f. 

Dcccm. 

Quarante trois feuilles de carton, coloriées, représentant des 
personnages chinois ou des pays voisins de la Chine; ouvrage 
chinois, 2 vol. in-fol. 

DCCCIV. 

Gravure, représentant une illumination à l'occasion du jour 
de naissance du khan mandjou Khounli en 1790. In-fol. 

DCCCV. 

Van chéou cheng dyan tchou dsi, Description de l'illu- 
mination dans le palais du khan, situé hors de la ville, au jour 
de la naissance du khan; il n'y a que la k2^^ partie, avec des 
gravures. In-fol. 

ix;ccvi. 

Cinquante sept peintures, représentant des individus de diffé- 
rentes nations, 1 vol. in-i®. fSipak.J 

Vingt huit peintures, représentant des Chinois, des Khocandiens 
et des Coréens, 1 vol. in-fol. 

Dcccvni. 

Douze peintures erotiques chinoises, in-^i*^. 



AQliCCC 






ou 
ncccxv. 

Da béi doul lyan syuan sin dsi, Vers pour différentes oc- 
casions, parlie 2^% 2 cah. in-16^ 

Tsao tsyué bo yun ghé, Chant, composé par Vang Ing, 
imprimé sur fond noir en caractères blancs, 1 cah. in-ï*^. 

Moou chi tchen dsyan, Vers, composés par Tchen, 1 cah. 
in-V^. Msc. 



li. Polyg^rapliic. 

Si tchao té dyan. Colloques du khan mandjou Syuanyuî, 
avec les missionnaires catholiques, imprimés en4689, 1 cah. in-8^. 

DCCCXIX. 

Quinze lettres des missionnaires catholiques en Chine (deux 
adressées à George Âlary,* etc.), sur des feuilles détachées. Msc. 

DCCCXX. 

Anecdotes avec de gravures, livre incomplet, sans titre, in-8®. 

fDoubr.J 

Khao tsyu tchouan. Roman, d:jnt il ne reste que le cha- 










615 



pitre 6 jusqu'à 10 inclusivement. Sur la feuille extérieure: M. 
Degmgnes^ Cen$eur Royal. 2 cah. in-8^« 

ncccxxxL 

Bel soung dji tchouan, Roman (ï*"^ partie) 1 cah. in-8^ 
Sur la dernière feuille nous lisons: Liber Sinids characteribus impres- 
suSj a cekimmo Principe Ignatio Raczynski Archi-Episcopo GneS' 
nemi Bibliotliecae Colhgii Polocensis S. J. adscriptits. ' 

DCCCXXIII. 

Dsin lan tsyan, Roman, chapitre ï jusqu'à 8 inclusivement. 



cah. in-8®. 



DCCC3KXIV. 



Sin dseng van bao yuan loung dsadsy, Quelques ré- 
flexions sur des objets diflercnts. 1 cah. in-8^. 

Khouang tchao li tsi tou chi, Description des ustensiles em- 
ployés aux sacrifices, de rhabillemcnt du peuple, des instru- 
ments astronomiques et physiques, des drapeaux, de rbabillemeut 
militaire, des armes et autres objets; imprimée en 1766, en 
18 parties; 16 cahiers, en deux enveloppes, in-ï*^. 

DCCC3KXVI-V1I. 

San tsaî i gouan tou. Carte, représentant le gobe céleste, 
la terre et l'honune, avec son histoire, gr. in-fol. (2 ex.) 






>«^ 



£■ 



616 



M. Histoire littéraire. 

ncccxxvm. 

Min sin bao dsyan, RaisonDenients sur l'esprit de la litté- 
ralure classique cliinoise, 1 cah. in-S^. 

ncccxxMX. 

Tïan syo dsi dsé, Bibliographie des livres chinois, com- 
posée par les missionnaires catholiques, en 9 parties, dans une en- 
veloppe. 1 cah. in-8^. Msc. 

»cccxxx. 

Karajonb RUHraMi h pyKOQiicflMi> ua KHTaiicROMX, MaHb4Hcyp«- 

CROMl, M0Hr0.1bCK0Ml>, Tu6cTCK0Ml> H CaUCRpUTCROMl» ^3b]KaXl>, 

uaxo4flruuMCH bi> 6H6jioTeK'b AsiaTCRaro ^enapraMCHTa. GanRT- 
neTep6yprb 18V^. c.-à-d. Catalogue de livres, manuscrits, en 
langue chinoise, mandjoue, mongole, tibétaine et sanscrite, 
qui se trouvent à la bibliothèque du Département Asiatique (du 
Ministère des aflaires étrangères); St. Pétersbourg ISii. in- 8®' 
làhogr. 

ncccxxxi. 

Tïan djou cheng dsyao djou choudsing dïan ming, Ca- 
talogue des livres, publiés par les missionnaires catholiques en 
Chine, 1 cah. in-V®. Msc. fP, Kam.J 








>tax;>: <^^^ 





I 




m 



HT. liing^uistiquc. 



I>CCC!]IOIL3ai. 

Kangsi dsydîan, Diclionnaire détaillé, publié en 1716; en 
kO cahiers, en 6 enveloppes, in-foL 

IK7CCXXXnL 

Une seule partie du même dirlionn«nire, in-^^. fOIen.J 

ncccxxxfv. 

Djeng dsy toung. Dictionnaire, imprimé en 1670, en 26 
parties, dont il n'y a que 18; les parties ï, 9, 12, H, 19, 
21, 22, 2k manquent; relié & l'européenne en 18 cahiers, in-ï^. 

ih:ccxxxv. 

San dsy dsing, Livre d'instruction ilimentaire ^ lithographie à 
St. Pétersbourg, 1 cah. in-8^. 

DCCC3KXXVI. 

Mots chinois, arrangés d'après la prononciation, avec la tra- 
duction espagnole; reliés à l'européenne, in-^k-^. Msc. 

Dou! syang dsadsy, Dénominations de différents objets avec 

leurs figures, à l'usage des enfants, 1 cah. (en deux parties), 

in-8*. 

78 




I 



i 






1' 



618 



ncccxxxvm. 

DscDg bou chi chi yuan loung toung kao dsadsy. 
Divers mots et termes avec rexplication. 2 cah. in-8^. 

liCCCXXXMX. 

Sin tchou doul syang mèngou dsadsy. Mots chinois avec 
la représentation de l'objet qu'ils signifient', la prononciation man- 
djoue, la traduction mongole, et la prononciation des mots mon- 
gols dans la langue chinoise. 1 cah. in-8^. 

Fang yan dsadsy, Diflerents mots avec leur prononciation. 
2 cah. in-8^ 

DCCCX1.I* 

Exercices de traduction de la langue chinoise et mandjouct 
en langue russe et latine, par Kamensky; reliés à l'européenne, 

1 vol. in-fol. Msc. 

Exercices de traduction de la langue chinoise en langue latine 
par le Jésuite Noël, ou suivant l'inscription sur la feuille servant de 
titre: Liber sententiarum ex sim'co in latinum tdioma tradxœtus a P. 
Francisco Noël Societatis Jesu Missionario Sinensi. — Plus bas: JVan- 
cham in Chind 1700. Une autre remarque est conçue en ces 
termes: Tiré de la Bibliothèque privée de Mr. P. J. Baudetcyns, 








8F 






619 



anc. Profess. à T Académie ^ Direct. acL de T Ecole seconde à Bruxelles. 
Acquis et envoyé au Temple de mémoire à PuXaioy ce 27 Nov. 18t0 
far moi^ Général de dùnsion Soholnichi. — Relié à réuropéenne, 
3 vol. in-'k^. Msc. 



XII. LimS ET MANUSCRITS MONGOLS 



A« Théoloiç^ic. 



DCC!C3KI<in. 



au 



L 



<D 



J 



Tegri in edsenou ouDektchl djirou moun bitchic, Licre 
de la vraie religion de Dieu^ composé par Matthieu Ricci, tra- 
duit de la version mandjoue. 2 cah. in-V^. 



DCCCXLIV. 



Feuille, trouvée dans un tombeau, appartenant à une Pra- 
djnâpàramitâ, ou traité de métaphysique bouddhique. Voy. 
Ouvr. met. no. DGGGLIII. 








B. Iiing^uistiquc. 



Tchou 8!o dji nan, Dialogues mongols avec la tradaction 

chinoise, imprimés en 1791- ; 2 cahiers, dans une enveloppe, 
in-*». 



€. Polyi^raphic. 
ncccxisvi. 

Lettre sur une petite feuille. Msc. 



1 

DcccxiiVn. 



Deux feuilles arrarhées à quelque livre, l'une du Gandjour. 





if«AXtV> 






XIII. LIVRE GALMODC 



DC!C!ClXVia - IX. 

Sur la création du monde , sur la chute de Thomme , et sur la 
rédemption par Jésus Christ, avec la traduction russe. 3 cah. 
in-**. (2 ex.) 



XIV. UFRfiS ET HMUSCRITS TIBÉTAINS. 



A. Théologie. 

DCCCI.. 

^g^*S*'^%'r^^^$^*'5| b$L&h - bya - gtches - pa - 6tcho- 
frrgyad-pa, Dix huU kçotu exceUentet. Cet ouvrage , composé 
par le Khoutouktoa de Pékiog, Ngak-dwaug-ftlo-ftzaDg Icli'os- 
/dan-friaog-po, reoferme un abrégé de la morale bouddhique. 






L'original tibétain, composé en vers de sept syllabes, est ac- 
compagné d'une traduction mandjoue- mongole. Le musée a.>ialique 
de l'académie des sciences possède les oeuvres complètes de ce 
prêtre bouddhique, voy. Schmidt et Bôhtlingk, Verzeichniss der 
Tibetischen Handschriflen tmd Halzdrucke des Asiat. Mus. p. IV. 
no. 305-311; l'ouvrage en question s'y trouve dans le septième 
et dernier volume. Imprimé à Péking iu-V^. 

DCCCXil. 

Même ouvrage, mais en caractères rouges, et pourvu d'une 
traduction chinoise interliuéaire manuscrite. 

Feuille trouvée en 1777 à Ablaînkit en Sibérie, numérotée 
^§'^<S^, =101, et contenant un fragment de commentaire sur 
diflerents points relatifs aux quêtes faites par les Bhikshou. Le 
format, qui est très long, ainsi que la qualité du papier et l'im- 
pression même, rendent probable, que cette feuille a appartenu 
à une édition du Tandjour, exécuté dans le Tibet. 

DCCCLin. 

Petite feuille noire avec des caractères très nets en argent, mar- 
quée: volume 19 {euUle 4-8 (^ '^^S^* Elle appartient à une 
Pradjnâpâramitâ c.-à-d. à un traité de métaphysique bouddhique, 

(v. Burnouf, Introduction à thistoire du Buddhîsme T. L p. t3S 





XCX-Ô3 




? 



I 



-i^ 




et suiv.) et contient une allocution à Sonbhoûti, nommé Raln 
Abyor (^^*^^) dans la traduction tibétaine. Trouvée en Bes- 
sarabie dans une urne (oib Ryemani). (AralUch.) 

DCCCSLIV. 

Manuscrit composé de plusieurs feuilles, fort endommagées par 
l'humidité. Il contient des passages détachés d'une Pradjnâpâra- 
mitâ, dans lesquels on s'adresse aussi à Soubhoûti. Il semble que 
ces feuilles ne soient que des exercices calligraphiques, exécutés 
sous la direction d'un prêtre bouddhique , la page entière d'une 
feuille ne contenant que le même passage toujours répété. (Etier.) 

Une masse de petits rouleaux de papier noir avec des caractères 
en argent, très difficiles à lire, vu l'état de ces rouleaux. Ils con- 
tiennent diiïérentes formules magiques et prières bouddhiques, 
composées, en partie, en langue sanscrite, mais écrites en carac- 
tères tibétains. Plusieurs de ces rouleaux sont en caractères tibé- 
tains cursives; et tous ont été trouvés dans la panse d'un idole 
bouddhique. 

Environ douze feuilles roulées, de différent format, arrangées 
de la même manière que celles mpntionnées ous no. DCCCLIV» 







63A 

et contenant des exercices d'écriture. Les passages détachés renfei^ 
ment la notice qui se trouve fréquemment au commencement des 
soutras bouddhiques, sur le séjour du Bouddha Çâkyamouni à 
Djetavana près de Çràvasti (voy. Schiefner, Eme tibettsehe Le- 
bendfeschretbung Çdiqamunts not. 18.) 

Trois feuilles noires oblongues, en caractères d'or et d'argent, 
appartenant aussi à une Pradjnàpâramitâ. Une seule de ces 
feuilles est marquée: volume IL feuille 151, (f^'^S*^*^^"^) 

Dccicxiini. 

Manuscrit presqu'entièrement décomposé, mais qui malgré l'état 
où il se trouve, laisse reconnaître, que les feuilles détachées 
ne sont que des exercices d'écriture (voy. nos. DGCGLIV et 
DCCCLVI.) 






I 



XP. IIPRES ET MMUSCRITS JAPONAIS. 



A. Théolog^ie 



Deux feuilles de papier européen, numérotées 33.-336 et 
3^5-6, en langue espagnole» faisant partie, suivant Tinscription: 
a d'un livre de religion en Japonais , écrit de la main de Si. Fran- 
çois Xavier. S. J.» 



B. Jurisprudence. 



DCCCLX. 

Sin dao djoung dsyan*). Considérations sur l'esprit de 
nouvelles lois. 1 cah. in-12^. 

DCCCUOL 

Contraci entre deux personnes, sur une longue feuille. Msc. 



^ Yojei les titres Japonaii à la fin da catalogue, après les titres chinois. 

79 






XVI. MMUSCRITS SANSCRITS. 



D(X!C] 



t% 



BHAGAVAD-GITA. 

Rouleau en papier poli et collé, très fin, d'une confection 
particulière, long de k arch. 7 vcrch.; orné de jolies vignettes 
(en miniature) peintes dans le goût oriental, représentant diverses 
phases des exploits du dieu Vichnou; écrit en caractères devanâgad. 

Le poème philosophique, la Bhagavad-gltà (H^^^ini), est 
déjà longtemps connu en Europe par la traduction anglaise de 
Wilkins et par celle de A. W. Schlegel, faite en latin. En 
russe ce poème fut traduit de l'anglais et imprimé encore sous le 
règne de Catherine IL Voy. Gildemeister, Bibl. sanskr. spec. 
p. Ï8-5L Les caractères devanàgarl de notre exemplaire sont écrits 
très soigneusement , mais en même temps si petits qu'il est presqu'im- 







«90 



possible de les lire sans le secours de moyeos optiques. Cet exem- 
plaire du poème» diyisé en XVIII chants, et formant dans les 
éditions imprimées un volume à part, est enveloppé en étoffe de 
soie, et conservé dans un étuit de bronze doré (?) qui ne dépasse 
pas la grandeur d'un petit garde -aiguille ordinaire. A Londres il y 
a des copies semblables de la Bhagavad-gltà dans les bibliothèques 
de VEast-India -bouse et du musée britannique, écrites avec le 
même soin que la nôtre, et de même fourmillantes de fautes 
contre les règles de la langue et du bon sens, qui, en partie, 
sont presque inévitables dans une pareille exécution calligra- 
phique, mais, de l'autre côté, trahissent souvent l'ignorance com- 
plète du sanscrit de la part de ces élégants copistes indiens d'un 
des plus beaux monuments de la pensée, de la fantaisie et du lan- 
guage humain qui nous soient laissés par l'antiquité. 

DCCCI4XXIV. 

ramAyana. 

Quinze feuilles de palmier, longues de 1^ pouces; grands ca- 
ractères telougou*), cursi£s et peu soignés. Le manuscrit contient 
le Râmàyana jusqu'à I, 1, 80; précédé d'une prière en 21 vers, 
adressée à Yichnou. Les feuilles 2 , 3 et 6 (contenant les vers 6-7 . 



*) Voyez des échantillons de ces différentes écritures h la i!n do catalogue. 




Ç^Wk 





630 



3o-35) manquent. Le manuscrit finit au vers 80, sans aucune note 
finale; on trouve seulement à la marge de la première feuille 
la formule usitée: '-ijl ^H i JHMyHfH I SftïïX^ ^* ^^ 



AMARÛÇATAKA. 

Dix huit feuilles de palmier, longues de 17 pouces, caractères 
telougou, contenant, pour lordinaire, six lignes sur la page. 11 n*y 
a que douze feuilles écrites et numérotées. Elles présentent un 
texte différent de celui des éditions imprimées du poème erotique, 
connu sous le titre de Amarûçataka. On y trouve non seule- 
ment des variantes très importantes, mais aussi l'ordre des strophes 
est fréquemment interverti, et au lieu des 2k' strophes connues, on 
en rencontre tout autant, qui ne se trouvent point dans les édi- 
tions imprimées, et que nous marquons dans Ténumération sui- 
vante par aS. L'ordre des strophes, d'après l'édition de Hâber- 
lin (Sanscrit Anthology. Calcutta 181^7. p. 125 suiv.), est le 
suivant; 1-3. 32. k. 80. 5-8. 10. 81. 9. 12-20. 83. 22-2i. 
26-29. 31. 33-37. laS. 38-i5. 97. 85. 96. 50. 53. 56. 61. 62. 
64. 21. 82. laS. 57. 5aS. 90. 3aS. 69. laS. 79. 88. 2aS. 77. 65. 

73. 72. 1 aS. 71. 70. 66. 67. laS. 76. 87. 75. 4aS. 74. 93. laS. 

74. 92. laS. 47. 92. 4aS. 52. 







«81 



Les strophes 11. 25. 30. 1^6. kS. k9. 51. 5k. 55. 58-60. 63. 
78. Sk. 86. 89. 91. 9k. 9k. 98-100 sont donc remplacées par 
d'autres, qui ne se retrouvent dans aucun des poèmes de 
la collection susmentionnée. Il n'y pas de commentaire, mais 
presque chaque strophe est précédée d une remarque relative à 
larrangement scénique. On ne trouve dans le manuscrit aucune 
indication sur l'origine de cette rédaction. Les vers placés immé- 
diatement après la conclusion du texte, ne contiennent quune 
excuse du copiste sur les fautes qu'il pourrait avoir commises. 



(DoxJbr.J 



'DCCCEJOLXl.. 

BRAHMOTTARAKHANDA. 



• . 



Onze feuilles de palmier, longues d'environ 16 pouces, caractères 
telougou, cinq lignes sur la page. Suivant une remarque finale: 

(^ yiWi-<M^IUi ^^Ifr^IirirlsJ5;^^SM:), Ic manuscrit con- 
tient le douzième chapitre du Brahmottarakhanda, partie 
du Skandapurâna , qui n'existe plus en entier (voy. Wilson, 
Mackenzie Collection L p. 51. 61. suiv.) Les deux premiers des 
trois chapitres sont attribués à Çankaràcârya; le premier con- 
tient, en 27 strophes, un hymne à Çiva: Sïts][*^WIM N^NrlfèT- 
^Hst/^rdl^; le second, en 17 strophes, un hymne à Vichnou: Sfl^- 







^'*^HJMrm<Hl4^|o|^Rid fcl^jd^MMW); dans le troisième, 
l'objet de l'hyinDe est l'armure de Çiva, et nommément son arc. 

fDaubr.J 

DCCCIiXXVU. 

Sept feuilles de palmier» longues de 16 pouces, caractères te- 
lougou difficilement lisibles; quatre à cinq Ugnes sur la page. Le 
manuscrit contient un petit poème en çlokas, sur l'adoration spiri- 
tuelle due à Çiva (Mrityundjayamânasapûdja), attribué éga- 
leroent à Çankaràcârya. Dans les mots qui suivent le titre: 
ylH^|[^-<HiNrMI<yl!(l*^WIM^Rl^î^H ylHrU^MHHHMsl, le co- 
piste témoigne sa vénération à son maitre et à la déesse Dev!. 

La dernière des six feuilles écrites contient le commencement d'un 
autre poème en l'honneur de Çiva. fDaubr.J 

ncccuocnn. 

Diverses prières et hymnes* 

Huit feuilles de palmier, longues environ de 7 pouces, ca- 
ractères telougou; cinq lignes sur la page. Les quatre parties 
dont se compose le manuscrit, sont les suivantes: 

1) Une prière à la déesse protectrice de Tripura, inti- 
tulée Tripurasaundaryam achtakam T^^T^W^ÇmRS^ et 
composée de huit strophes anuchtubh, dont chacune finit avec 
les mots: ^^ RlU^^'<(T. 







688 

2) Une petite prière adressée à Ràma, du même mètre , sans 
remarque finale. 

3) Une prière adressée à Vichnou en sa qualité de Râmatchandra, 
composée presqu'entièrement depithètes, en sept strophes Çakkari. 

k) Une formule mystique, employée pour chasser les mauvais 
esprits, et dite des cinq syllabes ^ I T! I i^T I ^ I ïï I qui en 
forment le thème, Pancàksharlmantra m^ra(i*l^J; voy. Bottier, 
Tamul Dictionaryj III, p. 265 a; et Molesworth, Mahratia Dùy 
tionary^ p. 597, a. fDaubr.J 

DCC!CX3iQUX. 

Quatre vingt-quatorze feuilles de palmier, longues de 15 pouces; 
7 feuilles eu caractères telougou, le reste en caractères tamouls. 
Les premières feuilles contiennent la louange de l'armure de 
Çiva (fîRSRSR; cf. no. DCCCLXXVI), précédée de l'explicaUcn 
de deux formules mystiques. La «seconde et la plus grande partie 
du manuscrit contient: 1) un traité tamoul sur les six propriétés 
de Dieu (àruladsanam), composé par un missionnaire catholique- 
romain (treize feuilles); 2) la seconde division d'un commentaire 
sur un grand poème morale, dont la trobième section se trouve dans 
le manuscrit no. DCGGXCIII. Ce commentaire parait avoir pour 
auteur le même missionnaire catholique (Beschi?). La partie tamoule 

du manuscrit porte à l'extérieur l'inscription: Menkâ. fDoubr.J 

80 







634 



Dix feuilles de papier indien, large de 6, haut de 3 pouces; 
caractères devanâgarl, six lignes sur la page; la première feuille 
fortement endommagée de deux côtés. C'est le commencement d'un 
hymne philosophique adressé à Çiva. Le mètre des 29 premières 
strophes est Çikharint; celui de la trentième, un autre genre du 
mètre Atyashti, et celui des strophes 31-33 Mâlinl; le ma- 
nuscrit flnit aux premiers vers de la 33°^- strophe. 

Quelques particularités que l'on observe dans Técriture, (p. e. 
le signe cf employé pour ^ et cf ; le ^ pourvu, en certains cas, 
dune pointe etc.), prouvent que le manuscrit provient du Beu- 
gai. (Doubr.J 



yL\U. Manuscrits PâlL 

Ce manuscrit, composé de 76 feuilles de palmier, longues de 
17 et larges d'un peu plus de 2 pouces, est en caractères 
pâli, ordinairement employés dans les livres religieux des Siamois. 
On en peut voir l'alphabet et un facsimile sur la planche III 
de TEssai sur h Pâli; mais les caractères de notre manuscrit 
sont plus beaux et plus réguliers, de sorte qu'il peut être 
regardé comme un modèle de calligraphie orientale. II y a cinq 







635 



lignes sur la page; les feuilles soot numérotées par des lettres 
(de ^'^), sur le verso, du côté gauche. Le manuscrit n a pas de 
titre, mais il contient absolument le même ouvrage, que celui désigné 
par les auteurs de T Essai sur le Paît sous le nom de Boromat. 
La première des sept parties, dont il se compose, commence, après 
la formule ordinaire : ^FTT rïîH ^Jjqrii îT^^T ^^m^^î^tn, par 
Vénumération des différentes ^^^ conditions : ^H5ïï ^^^ îRjncrlT 

^r^m ep ^gri%TRRf5r7T^*F5T W etc. jusqu'à f. % r. 1. 3, où 
se trouve la remarque: ^tnTTïïFnf?!^ Miirtl. Suit alors la ré- 
ponse à la question chdH W^ ^^HcHI de la manière suivante: 

p^ ^ qïRq° ^ îiïï 5n q^npr nfFï cm cn?HT %fH ^^ 
%r° eôôn %T° ^rFT %° f^ %° ^H^ %° m^ %° Wr 

%T° gît %° RlriHÎ<=tiHHI %° H ( <f^M %° mf^fïïF?:ïï %T° 







636 



^rr^egcq^ ^fq^ qn^I 5^ qn^ JH^ H De ces 55 proprié- 
lés, conditions et actions (Tbâtigkeiten) , les neuf premières sont 
expliquées et déterminées sous la même forme intenrogative, sa- 
voir: ^^ f. ^ V. 1. 1. — ^^ 1. 3. — H3ôrr 1. *. — %rRT 
f. ^ r. 1. 1. — f^ 1. 3. — ^rm\ 1. *. — f^^ V. 1. 1. — 
VlW( 1. 5. — ni|f f. W\* r. 1. 1., où l'explication finit par les pa- 
roles: ïï (sic) rî^ W^ ilHcMLÏl %lffî ^ qq fîT^T ÇR$ 35. 
S^f^ îrf^ MÎi^H^M^ îi^cfq^ W^ ^ ^FRT jiticni II f. ^: 
r. 1. 3. — Les deux dernières lignes de cette page contiennent 
un vers 9 dont le texte est très altéré et dans lequel le copiste 
du manuscrit témoigne son respect pour la trinité bouddhique. 

La seconde division traite des cinq attributs ou agrégats 

ï% fclo^^micW^ Il f. 13 V. 1. 1. La réponse à la question 
rPr ^r\Ai 3PR^^ est conçue en ces termes: ^ T^RTW 3jf 5- 

ïkï^^\ Srâ ^^ IPR^% Il f. ^ T. 1. 1. Ces onze attributs 







637 



5rfHf 



leur ordre, sous la même forme interrogative f. 1% v. 1. 5. De la 
même manière, et avec les onze attributs susdits, est traité le ^- 
(^-flct^-^ _ f. % r. 1. 3, et le H3ôîRgp% _ f. ^ r. 1. 5, 
où finit le chapitre en omettant tout-à-fait les deux autres ^^r^l- 

La troisième division, qui f. 3| r. 1. 5 porte la remarque fi- 
nale: ^rg^îsn Pifreini, traite, après la préface (f. H: v. 1. k H- 

S^FT^ ^"WïïftT Mirj<t)KH*llfr|cril f^ffÇrlT), du nombre des parties 
constitutives des cinq Ili^, tant isolément, que deux- à -deux, 
trois-à-trois, quatre-à-quatre, et toutes les cinq ensemble: 33T^- 

5% Sfîrftf^ I3^il^ cWlc^WrinR ^irftf^ m^ Hïïf^ SCT- 
55F% 7^ Ï3^ ^*l<Hfs^ «IMH^rsîi ^*I<hR^ Mlrjfsîi Hïï- 
Is&ril. Ces cinq 11^ ensemble (f. WT v. 1. 5) contiennent cinq 
Z^RÏÏ, douze «llMnil et dix-huit ^TT^ Les mêmes questions sont 
répétées relativement aux SHFiïFiï et aux ^\^ 

La quatrième division (f. ÏÏT v. 1. 1) commence par l'énumé- 
ration des manifestations (Manifestationen HoofiriMl) et de leurs 
parties constitutives : ^MoojWMI Isl-M^o^lÎH «IMrtH^ mg° ^^ 

iHcM-^ sî^^TP HôôTÏ'' ÇÎI^ fgsôntir ^rlMHI 13^^ T^F^- 
MoofTll II Dans Ténumération qui y est annexée des 6 récep- 
tacles et des 6 choses reçues (^FTrRT f . 3|T r. 1. 1), 







688 

et ^Hl° sont comptés deux fois, mais ^FTPIrR est omist et 
dans TénumératioD des dix -huit contenants (Grundstofle ^irlMi) 
(f. jTT V. 1. 1) manque ^tl'mjl. Après Ténumération des quatre H- 
moo\Ti\ , savoir I^° HgSTT^ f%^ ^W (f. ^ v. 1. *) suit 
celle des 22 ^f^577^33Ifrt (f. ïï r. l. 1), où tlfriî^M se ren- 
contre deux fois, tandis que trois autres sont tout-à-fait omis. Les 
trente conditions intérieures de la vie (innere Lebenszustande) 
(5JÏÏ5TT) sont traitées plus en détail (f. ïï r. 1. * — ^ r. 1. 3) 
dans les 10 paragraphes suivants: 7^^^ f. ïïî r. 1. 1. — J5R f. JTî 
V. 1. 3. — iTÏ* f. ^ r. 1. 1. — Wï^ t ^ V. 1. 2. — ^^ 

■o 

f. 5 r. I. *. — 5^ f. ^ r. 1. 1. — W{^ f. ^ r. 1. 5. — ÏT^ 
ib. — =7^ f. % V. 1. k. — 5TT^ f. "^ r. 1. 1. — Ensuite 
vient la remarque ^^^^ÏÏ^TT^^^Tm. Les trois lignes qui restent, sont 
remplies par les vers: 

La cinquième division commence par les mots: 4"|çnl >im?l- 
s# k\r^-^g ^J^^R\^ WI^ I (f. %I V. 1. 1.). Ce sujet est 
traité plus amplement. Les sections respectives portent les remar- 
ques finales: MH^WM^^j f. ^ v. 1. k. — PlJ|'W<* f- ^'' r. 1. 








639 



1. — qmsîFRg* f. ET r. 1. *. — iHÎHM'Irl* f. ^t: v. 1. 3. — 
t|81Hplii|^l f. ^ r. 1. k. — J^ ^ f. ^ V. 1. 5. — rrfN^ 
f¥ fS y. 1. 1. — Wî^ f¥ f. % r. 1. 5. — Ici finit la di- 
vision, sans aucune remarque ultérieure, par les mots: ^ dcM 

gnr^ ^qgïs^ dRj;chc6<M^Hre)HlfH ^ 5(ff^ H^^ ^^m 
Le commencement de la sixième division est: ïï ^PT ^H^I 

H^JrT ^HdHdH sgôôFïôôI^l^ Il f. % v. — A ^ÎFFJ sont sub- 
stitués ti^ticn, sgs^T^irî et ïïFT; dans la seconde partie on 
traite, comme dans la première, des causes élémentaires (Grund- 
ursachen *l^l) , et des contenants (Grundstoffe ^ïï^) ; après quoi 
suit la remarque: ^R^RH^î^ fnîrBIrt I f^«s(HM=el (^ ^H), f. f^ 
r. 1. 5. 

La dernière division (f. ^ v. 1. 1. — f. '^ r. l. 5.), portant 

la note ûnale : qHTm^ ï^kHrW (au lieu de Mv>o{[Hq| | ^I) , 
traite des 2k certitudes (^^^), dont la liste précède. Ces cer- 







640 



titudes sont: s^rJM^IMI f. 5 r. L *. — 5TpniP f. 5 v. 1. I. — 

?rW?r f. f^ r. 1. 1. — îFr?Tp '• H »•• '• 5. — ?FFIrï^ f. 
^ r. 1. 1. — H^airT f. ^ v. 1. 1. — «oc|Hoo|^ f. ^ v. 1. 
k. — fqÇÇW^ f. ^ V. 1. 5. — >iMPlH4M^ f. ^ v. 1. 3. — 
^rP f. ^ T. 1. *. — q^RTTrP f. ÏÏI v. 1. 1. 3. — «I^^W^ 
f. ^; V. L 2. — ^F^ f. ^: V. L 5. — fsTTRfP f. ^ r. 1. 2. — 
3gr^ f. ^ r. 1. 2. — ^f^5?r f. ^ r. 1. 3. — ^^ f. ^ r. 1. 

3. _ RUT ib. _ w^^fr \. 5. — %cr^ îb. — ^Eimr v. 

1. 1. _ qf^ 1. 3. _ fgpTrr L 4. — ^^fWT L 5. — 

Ou voit par cette iodication concise , que le contenu du ma- 
nuscrit s'étend sur toutes les parties du Âbhidhammapitaka, 
de sorte que les sept divisions du manuscrit correspondent aux 
sept livres de l'ouvrage , soit dans Tensemble , soit par par- 
ties séparées. Â l'aide d'un commentaire sur l'Abhidhamma- 
pitaka (Msc. du Musée britanique Âdd. no. liG^i. cf. Godd. 
orr. bibl. reg. Havn. — Godd. Palici no. XXIX.) , intitulé Ll- 
natthapadavannanây et qui a pour auteur Bhaddanta Ânan- 
dâcariya, on peut préciser ces sections de la manière suivante. 
La première contient l'introduction (HfUrïôRRnrl^) et la pre- 
mière partie de la Dhammasangani (Turnour, Mahawanso 
p. LXXV) ; la seconde, les trois premiers chapitres de la première 
partie du Vibhanga; la troisième, l'introduction et la plus grande 







Ml 



partie de la Dhfttokathft; la quatrième, le Puggalam tout 
entier; la cinquième, le premier chapitre (appelé til'^^'^tir^l) du 
Kathàwatthu; la sixième, le premier (*3^M*l«rj) et quatrième 
(^iriMMcfij des huit chapitres du Yamaka, et la septième, tous 
les 24 paragraphes du premier chapitre (^^eimm^hi) du Patthâ- 
na , à lexceptioD de Tintroduction (?^^). La note finale ^3ôT- 
m^T(T, qui appartient au second chapitre du Patthàna, n'est 
probablement qu'une faute du copiste. On n'est donc pas en état 
de fixer le titre de l'ouvrage entier, comme aussi on n'y décou- 
vre la moindre notice sur l'auteur ou compilateur, sur l'époque 
de la composition, ou même sur le copiste. Mais il appartient en 
tous cas, comme le prouve déjà le genre d'écriture, aux livres 
tout particulièrement révérés et étudiés par le clergé boud- 
dhique. Il est à regretter que l'écriture soit beaucoup plus belle 
que correcte, et plusieurs lettres et groupes de lettres (ci et pt\ 
pha et dha^ là et na etc.) étant à -peine distinctes l'une de l'au- 
tre, la lecture du manuscrit en devient assez difficile. fDoubr.J 

DccciiXxxn. 

Dix sept feuilles de palmier d'une largeur inégale, fragments 
de divers manuscrits. 

1) Neuf feuilles, dont une ne contient que le titre, et deux 
sont vides. Les autres six sont écrites en caractères ordinaires 

pâli siamois (voy. PI. VI, no. 1. dans F Essai sur le Pâli) d'une 

81 







G49 



beauté remarquable, et Dumérotées des lettres I? - 1^; cinq lignes 
sur la page. Elles renferment le fragment d une grammaire pâli, 
intitulée MAlasûtrasamàsaparipunnà (*i^«^«*ilHMr^UlHI )» 
dont un exemplaire complet est conservé à la bibliothèque royale 
de Copenhague (Codd. Pal. no. XLV). L'exposition en langue 
siamoise, placée après chaque soutra, est dune belle écriture 
cursive, dont les lettres sont une imitation exacte de ceUes de 
loriginal, mais de moindre dimension et fort différentes des lettres 
de récriture cursive siamoise ordinaire. Notre fragment, qui ne 
présente qu'environ la septième partie de l'ouvrage entier, ren- 
ferme la seconde moitié du quatrième chapitre du second livre 
(•HMcfé^i), règles de la déclinaison) en commençant du soutra 
3gïïq^ran3ônrlT, (f. I^ r. l. 2 ^ ïïTR^ WV^ s?iÏÏ3T), et 
le chapitre cinq (f. fe v. 1. 2. ^ -\\H^Û\ mWïl SfiïèT et 
six (f. ^j. 1. 5. ?T?r ^RT^^R^R^ ^I ^îtlZI). Ce qui se trouve 
sur la dernière page (^v.) n'est qu'une répétition littérale de f. 
T^ V. Le nombre des soutras est de quatre - vingt quatorze 
dont quarante quatre appartiennent au sixième chapitre. Pour 
prouver que notre grammairien suit généralement les règles de 
Pànini, nous reproduisons le sixième chapitre, qui traite de 
l'emploi (les cas, en y ajoutant les passages parallèles du gram- 
mairien indien. Voyez aussi le chapitre sur ce même sujet dans 
le Bâlâvatàro chez Clough, Paît grammar^ p. 123-H7 et Fr. 







643 

Spiegel, dans l'ouvrage intitulé: Hôfer's Zeilschrift (ûr die Ffi»- 
teruchaft der Sprache I, p. 229 et suiv. 

J^ïr^H ^ •) I qraftr rRl^Rê ^) l q^ ^ ^m^ ^ SR^HÎ •) i ^ 

%^ ïï ") I HfFïï^ ïT I ÎÎHI,4N*î\l ") I ^Hfl^ n ") \ H- 
ï^î^ ggrEft ") I R^l^pmtfsrfq ^ " i Wtl^ qgrft **) i SRI- 

sjq§FT^^ ^ ") I f%I^ 5Ï ") I Wïï^ ^'*) [Wm jfm- 

n ") I éMimiNi^^=i^^H n ") i ^îuirjHi,4>^ îT mm ") u 

1) Pân. I, », 2v. a.-;. — 2) n, 3, lO. — 3) I, k, 27. ~ 

k) h K 28. — 5) I, V, 32. 33. — 6} I, k, Zk-ki. II, 3, 12- 







644 



17. 73. — 7) I, *, »5. — 8) I, *, *2. — 9) I, ¥, W. — 
10) I, 4, 54. — 11) I, k, 55. — 12) II, 3, 46. — 13) U, 
3, 47. — ik) II, 3, 18. — 15) II,« 3, 19. — 16) II, 3, 18. — 
17) II, 3, 23. — 18) II, 3, 20. — 19) II, 3, 21. — 20) H, 
3, 13. ~ 21) II, 3, 16. — 22) II, 3, 28. — 23) I, k, 30. — 
2k) II, 3, 2. — 25) II, 3, 5. — 26) II, 3, 8. — 27) I, *, 
52. 53. — 28) II, 3, 50. — 29) II, 3, 3G. — 30) II, 3, 39. 
40. — 31) II, 3, M. — 32) II, 3, 38. — 33) II, 3, 45. — 
34) II, 3, 40. — 35) II, 3, 37. — 36) II, 3, 9. — 37) II, 
3, 44. 

Un commentaire détaillé sur le premier livre (tfl'^'W^l) de 
cette grammaire, avec la traduction barmane, composé par N&ti- 
vittftranaya et intitulé: Sandhinissayaf se trouve dans le manus- 
crit no. 12242 du Musée britannique. 

2) Trois feuilles, dont deux marquées: ^ et ^, conte- 
nant le commencement d'un ouvrage grammatical sur les verbes. 
Une courte introduction est suivie de huit soutras, auxquels sont 
ajoutées les terminaisons verbales tant du Parasmaipadam que 
de r Atmanepadam, de même que la forme siamoise qui y re- 
pond. Ces soutras sont : ^fPTHT M^^-M^ I «tmiruirtitt^^nefiicn 

^r\\n «*)|çrtllrmiri II La troiâème feuille, qui n'est pas numérotée, 







contient une explication du premier soutra, dans lequel , comme 
dans f. ôf) r., chaque mot est accompagné d une traduction sia- 
moise. Le texte et la traduction sont en caractères pâli. 

3) Deux feuilles fort endommagées de deux côtés, d'un ma- 
nuscrit appartenant à la Dhammasangani, du même genre de 
caractères, que ceUes qui viennent d'être mentionnées. 

4] Deux feuilles marquées ^ et ^, où se trouve le commen- 
cement et la Gn d'un Soutta avec la traduction siamoise, et en- 
core une feuille marquée khaa, appartenant, comme le font le 
présumer des mots palis qui se rencontrent dans le texte siamois, 
à une traduction du Pfttimokkha. 



DCCCL3KXXIH. 

Neuf feuilles de palmier, longues de 10 pouces environ, dont 
la première et la dernière sont vides. Le manuscrit est un peu 
endommagé sur les côtés et on n'y trouve pas la formule or- 
dinaire de commencement, ni aucune note finale. 



F. 2-4* contiennent le rituel de réadmission dans le couvent 
d'un prêtre, qui s'était rendu coupable d'un péché du second 
ordre. Commencement: 5[^ H% HM^cHI HÏÏÎ^^HT ^mirlMT W- 
mIssT I; le rituel est écrit dans le style du Kammavftcà, dont 
le quatrième chapitre se trouve sur la cinquième feuille. On y a 
parfois ajouté de courtes explications en langue siamoise. 






(M16 



Les autres deux feuilles, écrites dune autre luain peu exer* 
cée, coDtienoent une section aussi mal qu'incorrectement copiée 
du PAtimokkhai et le commencement de la Dhammasangani. 

fDoubr.J 

DCCCLXXXIV. 

Manuscrit de quinze feuilles de palmier, longues de 22 V^ pou- 
ces, écrit en jolis caractères stngalais et marqué des lettres H?— ÏÏT 
(JSl manque). Chaque page a six lignes. 

A en juger par la signature des feuilles, ce manuscrit appar- 
tient à un ouvrage plus étendu, probablement à une anthologie 
des principaux Sont tas, on discours religieux de Çàkya, qui, 
comme on le sait, se sont transmis dans plusieurs grands recueils 
(Dlghanikâyo, Majjhimanikàyo, Samyuttanikâyo, Angut- 
taranikâyo, Khuddanikàyo). Il contient deux discours: 

1) f. % r. — i|t r. le Âtànâtiya;-soutta (în(j.Hl[6Mdrî), 
discours, tenu par Çàkya sur la montagne de Gijjhakûta 

(Jjy^.H^n) près de la ville de Ràjagriha. Chaque soutta 
est, comme de coutume, précédé dune exposition des cir- 
constances qui lui ont donné lieu. L'exposition commence de 
la manière suivante: ^ R Jrî I ^^ Wï^ ^Tïï^ Xlïïïï% f^T- 








.J. 



^- 3tc. 



647 



*l^l(lî1l ^ÏÏT^rFTrî5[^T^ Il — Ce discours constitue le neuvième 
chapitre du second livre du Dtghanikâyo; il se trouve, en deux 
exemplaires, à la bibliothèque de Copenhague, (Coda. Pal. no. IV. 
f. ïïIT V. 1. 9. — ri V. 1. 9 et no. XXVII. f. ÎT r. 1. 6. — r 
V. 1. 3, ce dernier en traduction singalaise) et en un exemplaire, 
au Musée britannique (no. llS-îO f. ^v. 1. 5. — "OT v. 1. 8). 

2) f. 1^ r. — ÏÏT V. 1. k. Dhammacakkappavattana-soutta 
(^^^^r-Mc^n-^lHri) , discours célèbre, tenu par Çâkya lors de 
sa première apparition à Benarès; on lit dans Mahàvanso I, 
14: rT^T d(\\\\m JmT MH^*«l^rlMl , cf. XII, 41. XV, 218 et 
l'introduction de Tumour, p. LVI, et au contraire, Lalitavistara 
ch. XXVI. Le commencement est : 1^ ^ ^rT I ^ W^ WJ^ 

^\\mVm Rlc^^H ^mq?!^ f^P^ l rR %T Hïïm M^c|[ii|I^ 
fn^ tiM'dÎH II Selon Tumour (1. c), ce Soutta appartiendrait 
au Samyuttanikâyo; mais il ne se trouve pas mentionné parmi 
les noms des Souttas qui y sont contenus (Codd. orr. bibl. reg. 






648 



Havn. p. 26-28). Oo le rencontre cependant parfois séparément: 
deux fois à Copenhague avec un commentaire singalais (Codd. 
Pal. no. XXIV, et no. XXVII, f. %-§iï) et une fois au Musée 
britannique (no. 7Bi Egert.), exemplaire de luxe sur des tablettes 
d'argent. 



XVm. manuscrit Gouzerate. 

DCCCIiXlCXV. 

Un registre de Sk mondes, en forme de tableau, sur une 
feuille de papier longue de 21 et large de 16 pouces, l'écriture 
et la langue sont gouzerate, mais chaque nom est écrit en dou- 
bles caractères, c.-à-d. en bengali ordinaire et en caractères nom- 
mes Balbodh. En haut se lit: ^ H*^*llsJil; dans les trois com- 
partiments au dessous viennent les mondes des trois dieux supérieurs, 
^'T^TT^ , T^RFfft^ et RrctuRR , suivent les autres quatrevingt 
et un monde occupant des espaces égaux. Huit serpents rouges 
et onze noirs s'enroulent dans le tableau; les têtes ^des premiers 
se trouvent dans les mondes des trois dieux supérieurs, et dans 

êm^^FlT^, *IH-<(tHÎ*, ^^ tr^Tmfe^ et HrT; celles des der- 
niera dans: rl^T3pT% "{îrFpïï^ îNRTT' rïFÎ^. ^^^ 5*r, ^- 

HT, 3^^% mr. èPT et Hcqçp. 








e- 





050 



yftyum Darflpitftkkâl) et sur les conséquences attachées au 
bien et au mal dans l'autre monde. 

L'orthographe s'écarte souvent de l'usage établi; on a nommé- 
ment remplacé la voyelle a, dans les cas où elle se prononce 
comme S, par e. fDoubr.J 




XXn. manuscrits Tamouls. 

Manuscrit composé de 105 feuilles de palmier, longues de 18 
pouces; il en contenait originairement 120, mais quinze (51-55. 
58. 75-78. 96. 100. 101. 103. Ml.) n'y sont plus. C'est un 
poème assez étendu, en langage haut-tamoul, dont le titre n*est 
pas mentionné, mais qui traite probablement l'histoire de l'o- 
rigine du fameux temple de Çiva à Sutambaram (appelé ordi- 
nairement Ghillumbrum, près du fleuve Coleroon), car presque 
chaque temple de quelque importance , nommément au Dekkhan, 
peut produire un recueil des légendes relatives à son origine. 
Voy. Wilson, Mackenzie Collection ^ I, p. 61, et particulièrement 
p. 171, no. XXI. fDoubr.J 

itcccxc. 

Quarante -une feuilles de palmier, longues de 77^ pouces; 
7 lignes sur la page. Le manuscrit contient l'abrégé d'une 





«51 

histoire du Dekkban, avec le titre circoDstancié : IndurAdsi- 
yam engûra vadadesangâlukku ttedsapAdikkam engûra 
ttôrgusslrmaiyai ftndappûruva rfts&rkkâlin sarittira oz- 
huogu», et dont le conteoa, en général, s'accorde avec celui de la 
«Cholamandala-Tondamandala-Pàndyamandala RAjAkal.M 
Le manuscrit commence par tracer les frontières des trois royau- 
mes, dans lesquels le Dekkhan était anciennement divisé de la 
manière suivante: le royaume de Pandya (Pandiya-manda- 
lam) s'étendait de Ramisseram (Kàmésurân) jusqu'à Palam- 
kotta (Paddukkottai) ; celui de Cola (Sôzhânmandalam), 
de Palamcotta jusqu'à à Porto novo (Parangippéttai), et le 
royaume de Tonda (Tondamandalam), de Porto novo jusqu'à 
Hadras (Sennappattanam). Après l'énumération des divers noms 
de laforét deDandaka (TendaAraniyam, Tàrakavanam, Sa- 
dâyuvanam, Miruganduvanam, Parattuvâsavanam, Po- 
digaivanam, Vedavanam) qui anciennement s'étendait à tra- 
vers les trois royaumes, suit un abrégé concis de leur histoire 
(mythique), depuis Ràma (f. 3) et Madura Nâyaka Pândiyan 
(f. 16) jusqu'à la domination des Anglais (Ingiresârgâl). (Noroff.J 

HCCCXICK. 

Trente neuf feuilles de palmier, dépassant en longueur 9 pou- 
ces; 7 lignes sur la page. Le manuscrit est incomplet et sans 








699 



titre, l'orthographe extrêmement inégal et arbitraire. Il contient 
la majeure partie d'un ouvrage moral en prose, précédée d'une 
notice sur ce qu'il y a de plus remarquable dans les 27 mansions 
de la lune (nadsettiram), dans les douze signes du xodiac, etc. 

fDoubr.J 

DCCCXCII» 

Deux feuilles de palmier, longues de 12 pouces, et marquées 
des chiffres 5 et 6; fragments d'un ouvrage astronomique, dans 
lequel on traite des noms des douze mois. fRafaïLJ 

Dcccxcm. 

Soixante et onze feuills de palmier, longues de H pouces, 
pour la plupart 6 lignes sur la page ; la troisième partie d'un 
commentaire (ou d'une paraphrase en prose) d'un poème moral, 
dès la strophe 331 - 482. Cf. no. DCCCLXXIX. fDoubr.J 

DCJCCXCIV. 

Trente neuf feuilles de palmier» longues de neuf pouces et demi; 
écriture épaisse et négligée; 8 lignes sur la page. Livre de prières 
de la religion catholique -romaine usitée en public ou en particu- 
lier, en langue vulgaire tamoule, où on n'a point observé d'or- 
thographe constant. Le titre Adsâlagundsappûragâsa a pro- 

bablement la même signification que stlcrl^^H^IRi rimage ri- 
fléchie du bouquet de boutons. fDoubr.J 







«53 



i:»L»i 



Manuscrit de ki feuilles de palmier, Dumcrotées de chiff- 
res tamouls, 5 ligues sur la page. Il coutient un ouvrage mo- 
rai écrit en langue tamoule vulgaire, intitulé: Nûrunàna- 
vàkkiyangâl adangiyirukkûra suvadi, uLivre d'école, cort" 
tenant les cent apophtegmes de la sagesse.m Ce titre est répété à la fin, 
avec laddilion de mugindudumulrum atci finit.» Le livre a 
pour auteur, ou traducteur un chrétien, et probablement, à 
en juger par certaines expressions, un missionaire catholique; le 
style 9 quoique souple, ne manque pas de provincialisnies incor-> 
rects. Pour en donner quelques échantillons, nous reprodui- 
sons ici quelquunes des règles de morale: 

Ni uyirôdéyirukkûra sagalanàlkkâlilé saruvésarânai 
unnudaiya kangâlukku munbâga isttâbikkakkondu avâ- 
rudaiya tirussannadiyilé tanadu tagappânudaiya kangâ- 
lukku munbâgakkûzhppadinsirukkûra orubûllaiyaippolô 
nadakkagadavâi. aTous le jours de ta vie aie Dieu devant les 
yeux, et marche en sa présence comme un enfant obéissant sous les 
yeux de son père.n 

Unnudaiya sansârattilé unnaîttâné ovvorudânukkup- 
pûriyamullavanflga isttâbikkagadavâi orudârukkànàlum 
manasariyappàramàyirukkavonnàdu. nDans ta conduite monr 







654 



tre-toi aimable envers chacun, mais il n'est pas convenable fTaimer à 
contracter des obligation^ envers les autres.}» 

Nt oruttâraiyânfllum pagaikkavonndàu adedendràl 
ppagaiyaivaittukkondirukkûravân tanudaiya ûrudayat- 
tilé vâsamâ irukkattakkadàga pisàsukka vûdudigudak- 
kûràn. a Tu ne dois pas haïr même de simples individus, car celui 
qui nourrit de la hainCj donne entrée au démon pour quil s établisse 
dans son coeur. ï> 

Manasarjya nallamanasôdé urudayatiilé kûlambugûra 

pollàdaninavugâlukku ûdamgudukkûravân tannudaiya 

àttumattilé vàsamà irukkattakkadàga pisàsukku vazhi- 

gàttivàsâl tûrakkûravânàyirukkûràn. a Celui qui aime à don-- 

ner place aux mauvaises pensées qui naissent dans son coeur, laisse 

ouvert au démon la porte et les deux battants, pour quil se loge 

dans son amen. 

JKXiCJLCVt. 

Quarante une feuilles de palmier, longues de 15 pouces en- 
viron, six lignes sur la page. Le manuscrit porte pour titre: Pe- 
riyagurippadam, c.-à-d. le grand manuel. Il contient un caté- 
chisme catholique-romain, en forme de questions et de réponses. 
Sur la marge de la première feuille sont tracés les mots -j-Ésu- 
mariyedunait ^iAssistance de Jésus et de Marie.» Le commen- 
cement est: EUàrukkum àtrumamun sarlramum undo? 







655 



Undu. Sartram azhinsabomo àtrumam aihinsubomo? Sa- 

• • • • 

rtram azhiDSubom. Atrumamo? Azhiyàda. Tous les Iwmmes, 
orUr^ls ame et corps? Oui. Qui périra^ le corps au Famé? Le corps. 
Et Tame? Elle est impirissable. On traite ensuite des fonctions 
de lame» de la foi, de la trinité, des propriétés de la divinité, 
de J. Christ, de sa vie sur la terre et de son ascension, de 
l'antichrist, de la résurrection des morts, de la fin du monde et 
de la vie future. 

L'orthographe n'est pas constant, mais le style e^t coulant et 
souple. (Douhr.) 

Cinq feuilles de palmier roulées, contenant une lettre, adressée, 
selon la suscription (Inda nirupam strmaiyilé pariyengura 
battanattilé semintrgôvil urippôradu), du séminaire de Pa- 
ris, par un certain Su se na Happa n, à quelque protecteur de haute 
distinction. 



Deux feuilles de palmier roulées et fort endommagées, ren- 
fermant des fragments d'une autre lettre tamoule. 







696 



XXin. Manuscrit Siamois. 

DCCCXCIX. 

Lettre siafnoise^ dans une capsule ronde de bambou* longue de 
9 et large de 18 pouces, sur un papier de soie très fin, écrite 
avec une espèce de craie noire, et pourvue, à lextrémité in- 
férieure du côté droit, d'armes impériales. L'écriture à l'ordi- 
naire des manuscrits siamois, est belle, mais très blanchie par le 
temps. La lettre, prétend-t-on, contient une patente autographe de 
l'empereur de Camboja, accordée au missionaire français Boiret. 
(Doubr.J 



XXIV. manuscrit Javanais. 

DCCCC. 

Manuscrit composé originairement de 118 feuilles de palmier, 
mais dont deux (numérotées 9 et 28) manquent. Longueur dé- 
passant H pouces; quatre lignes sur la page. L'écriture est jar 
yanaise , d'un genre cursif et élégant , plus simple que les 
caractères d'impression et que ceux usités dans les manucrits 
sur papier; on peut en voir des échantillons chez Raffles (Hi^ 
story of Java I, p. 360. 370) et de Wilde {Nederdeuitsch-ifalêù' 
9chm Soendasch TVoordenbock. AmsUràam 184'1). Le manuscrit 
étant un peu endonunagé et illisible à la fin , nous pouvons 







687 

seulement dire qu'il contient un poème héroique, en dialecte haut- 
javanais, fortement entremêlé de Kawi, en 700 strophes environ, 
composées dans des mètres alternants, pour la plupart Palu- 
gangsa et Megatruh (Raffles, 1. c. I, p. 401). Une compa- 
raison des strophes initiales avec celles du Brala Youddha prouve, 
qu'ils ne sont pas identiques. Il faudrait des recherches plus ap- 
profondies pour déterminer quel autre ouvrage poétique javanais 
(Kanda, Vivàha, Manek Maya, Rama etc.) est contenu dans ce 
manuscrit. 



C:XIV>. Manuscrit Tibétain. 

DCCCCI. (pcccijVnMpy. 

Fragment de deux pièces d'écorce de bouleau très fine, pourvu, 
sur les deux côtés, de caractères qui paraissent appartenir à un 
alphabet de l'archipel indien, et qui ont quelque ressemblance 
avec ceux donnés par Raffles, Java Hj App. p. CLXXXVIII), 
comme «an alphabet formerly adopted in Bima». 

C'est ce qu'écrit au sujet de ces deux petites feuilles, du reste 
fort endommagées, M. Rost, auquel elles avaient été remises se- 
lon les indications constantes des anciens registres, comme écrites 
en langue et caractères indiens. A l'avis de Mr. Schiefner, un 
de nos savants indigènes , qui a fait une étude spéciale du ti- 
bétain, ces deux pièces d'écorce de bouleau sont écrites en cette 

83 







«98 



langue, et paraissent être des fragments d'une grande feoiUe. On 
y trouve, en petits caractères curnfii, diverses formules magiques 
en sanscrit, suivies, en caractères plus grands, de vers tibétaiiis de 
sept syllabes. L'état où se trouvent ces fragments, ne permet pas 
du reste d'énoncer une opinion décisive quant à leur contenu; le 
plus grand renferme entre autres, les deux vers suivants: 



Dans tous Us êtres animés sans exception réside spontanément Tes- 
sence de rùUelUgence syps'éme. 





659. 



tSùùrzé de^ atou^Hzyyed" cAcno/.} 4'^^ ^/■a^wTiouà 



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^ DCCCLXXV 

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DCCCLXXVn 

DCCCLXXVIU 

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DCCCLXXX 





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D(itfLXXXIV 
DCCCLXXXV ^ ^ 

^ J)CCCLXXXVI 

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7//VJ //m//w/uj. 



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668 
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DCCCXCi 

Bccrxcii 
j)€rcxnir 

DCCCXC nr 

DCCCXCY 
DCCCXCVT 

Dcccxcm 

DCCCXC^Tir 

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DCCCXC K /^ 

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I 



A. Registre des onvraces en lamvae arabei 



I 



l^»HilJ «J^StJ/ 



flT' CCXLl, i). cf. V^^ et 



p. 82. 



XLVII. 

ù'jt^' U* ii^^'iJL-^ XCVIII,2). 
^ CCXLI, 6), p. 228. 

OljL^) vl^Lxxix. 

i:C*;5^Vl CLXXIX, I). 

i^jP ^ CLXXX-L 

j^ijj^ V^CCXIX. DXCVm 
7), p. 5d5. 

iSJ^CUy 2). CCXLUI,3), p. 231 
^ LJLL cII, 1). 



J et iJl«^ 



liil V^l LXXXI, 6), p. 47. 
^^ C/ï^-'' œXXXIII, 8-4), p. 213. 
Ju^^JffJ^ CLXXXIX, 2), p. 129. 

ûli^l V^ U* ^^-^ LXXXI, 25), 
p. 53. 

LXXVI. 

^5J^*i^»»"*^ Ô^laJLwJI) ÂJLmJ A^a^J AaiS«1» 

CXLV, 2). c£ JUil) . 
jjjJ) ^LaJ •^ CCXXXIV, 2). 



CCXXXIX, 8), p. 225. p. 217. 
GGXLiy, 3), p. 232. 

8» 







670 






CXLV, 3), p. 141 
^J^\ uU-I LVL 
te^j OL^I i L.) CCXXXIII, 14/ 



^1 L, I). 



p. 215. 

,j^ oLlu iL.) Lx. 

*UcV) LXXXI, 24), p. 51. 
vUiJ) j oUV) ^Ur LXXVIII. 
L^V) k-iL ^^ ilLj LXXXI V, i). 

CXXX, 3). 

^j-*^L)) JIO CXXXIII, 3). 

CCXLI, 2). 
^' U* j'-r*^' J^' CLXXXIV, 
2), p. 174. CXCVII, 3), p. 184. cf. 
CCIV. 

tç^liJ) CXXVIIÏ, 4), p. 114. 
t^I^Vl ilLj CLXXIX, 2), p. 170. 
CCXXXVII, 2), p. 220. 

>J^ CLXXIX, 3), p. 170. 



CCXXXIIf, 20), p. 216. 
iLJj iJU ciJl CXLII. 
iJ^I CLXXXIIL CLXXXIV, 1), 

p. 174. CCXXIX, 2). cf. CLXXXVL 
J^ ;J^ ^ CLXXXV. cf. 

l5,/^*^ iJ) CCXXIX, 3). 

JU\ LVIL 
LTi^l ûUe) CCIL 

— ijjiU ccin. 

jLtoVl ^1^1^111,2). 

Jlyi)^ Jlio) ex. 

ûUi jLto) LXXXV, p. 58. 

iitel CLIII, 5) p. 148. CXCIX, 2), 
p. 185. 

*^ •• • . 

j'iU) M*^ (jUjI cxlvi. 



pijil CXCVI, 1). 





\ 





671 



• T" CXCVI,2). cf.CXCVII.I): 
_ oU CXCVIIL 

iJ-Jl Jy^ iJ^' jly^l 



l^ CUII, 4), p. 147. 

i CLVI, 2), p. «50. 



LIV. 2), p. 26. 

^^Lu) CVIL CCXXXVIII, 11), 

p. 223. 
- c.^ CVI, li), p. 89. 



M^lèuÀ 



-i XCV, i). 



^^^ — ^ 
CCXLV, 6), p. 236. 

Ji^' U^ *^l» XCVI, 1). 

jcijj} ^)^ CV, 6), p. 84 

ccxxxvii, 1), p. aaa 

^jLJlj c) jJl CXIV, p. 97, no. 3). 
LXXXV, p. 58. 

ca. 



UJ) ^L" ^à\Lj LXXXI, 2). 
^1) ^ jli CXIL 
jjliJ) JL»^ CCXLII, i). 

LYIII, i), p. 31. 

CCXLVII, i). 
ul^^l àÀi CLXXXII. 
^j^J\ ii^ CXXXIII, 3), p. 120. 

aII^Ij CXXIX, 2), p. 115. 
" III, uo. 3). 
1j Uu JLaJ XCI, 4), p. 65. 

^^ XCI, 1). V. iM**jJ) 

(^£^1 i^^ CLIII, 2). CCXl, 4). 
cf. no. 5). 

Jj oL>Jl wL^ccxxvin, 1) 

^1 JLJj JLJ CCXLV, 4), p. 236. 







679 



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^jo*i^ cf. ^L***) ^Um et 
JLil) ijou^ CCXXXIV, i). 

ccxxxv, 1). cf. ùl4' ^y^; 

^^1 LXXXI, 18), p. 60. 

LX XXIII. 

ji»Jj Vew>ê^ CVI, 10), p. 89. 

i XCIV, 1) et 3)» p. 69. 

CV» 3), p. 83. CCXL, 

2), p. 226. 

-U XCIV, 2), p. 69. CCXL, 
3), p. 226. 

^3jJ) vU J ^ ^jà 

XCiV, 3), p. 226.- 

v3^jJ' J crr^^ v^cxxiu 

Ijl^li L ,JJ5^)^^J) m^li) cxxi. 

ijj:>^\ Cj\:>jU m^L CXXV, 
iuM>li) c-i Lr m, MO. 3). 
jl\ iJLJ) UV, 3), p. 26. 



J* 



^ J^ >l^) ^ diLj LXXXI, 
7). p. 4a y.jt^ 

L 

eiv^) V ^ CCXX VIII, 3) p. 206. 
i^JUu*i) iJ L^Jl CCXXXIX, 5), p. 224. 

h:>J^\ iuili) cV.i-2). XCVIII, 3), 
p. 75.) CCXXXIX, 5), p. 224. 

CV, 4), p. 84. 
(JjULU ibid. 5). 

CXCVII, 1). 

LUjj, X fc_.Lr Lxxxv. 

i/i) w ur III, 1). 

j*Jl âX ^ji la 
aj^I J. cf. iJl 

.) jUVJ C'iU'^ J* LXXXIX,!). 

ibid. 2). 
jclyJ) Jilito J> CXCI. 

«u* CCXXXV, 3), CCXXXIX, 3), 
p. 224. 

^U ibid. 4), p. 219). CCXU, 
4), p. 228. 






673 




^)>J) ôji>^ ^UJj ijij. 

cxiv. 
àS1\ ^L cJ»i v^ni, DO. 3). 

i^Lij io"^ CCXLIII, 1). 
i^\ J iJLj LXXXI, 26), p. 53. 
^1 J iJLj LXXXI, 11), p. 48. 



ifj:JI o^l^I^iJLj cxwni, 

3) p. 113. 

LXXX, 4>, p. 46. 
àJi^jil III, 8), p. 3. 

^1 oui) js:/. Lxi. 

^1 JL>^ LXIV. 
,^L JJ III. 7), p. 3. 

jUlj ^U) û'^^ CXWIX, 1), 
p. 126. 

Ji^ IV. 

^^j^\ CXXXV. 

i^^l p> oLL^i IL, 2), p. 23. 
p. 97. 



c^^il ÀJUj V. s-^i(/ etc. 

V^' ^J J ^k^ CXXIX, 1). 
jLjU iu^ ilL^ CVIIL 

ô^Jl J J-^ LXXXI, 6), p, 47. 
Atf^) A^j CLX. 
»^' lAu CCXXXI, 5), p- 210. 



jLioVl ijLjj ccxxxvi, 1). 

Ijjj ilLj LXXX VI, 2), p. 60. 



exclu, 2), p. 181. 



-yLJ) ^ IIL 4. 
OLnll ^1 v^LXXIU. 
(^' V^ J^ JHr^' LXXXIV, 2). 

cm. 

lU^-Mj-, v^lxTcLXL 
(^l^i))^^) J J5Lj LXXX 1,7.^ 
p. 48. 17-21), p. 50-51. 







674 






iMiUJ) XLVII. 
iAjLil CLXIL %. 

fS^^J^ P:A CLXXIII. 

jiJ^ J^J CLXXIV, i). 



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0^1 IjjS. vUTccXKV, 6), i>. 235. 
ikj^l iJL^) CVI, 7) p. 88. 
Jl ijUJ) j^Ui ex VII. III. 



CIX. 

4m..>.J| XCV, 2), p. 71. XCVl,, 2; 

p. 72. CVI, 2), p. 86. 
CJjyoj (1. partie.) XCI. 5), p. 66. 

cf. XCIII. 

^^ ij-iL XCIÎI. 

CAmjJ^ (2. partie.) XCI, 4), p. 65. 

•^— • pj*^ XCI, 1). 

^j\ ^cUi IjiL XCII, 3). 

Âa***^) ^^ XC, 2), p. 64. XCI, 3), 

p. 65. XCV, 1). CIV. 
>j\:> oj} i^L XCII, 1). 



c5j'jS^Lo^ ^JU XC, I). CVI, 0). 

p. 89. là» anon. no, 8), p* 88* 
i:>[^\ J ilLj LXXXI,i5), p.49. 

j^) Jil^ LXXXVI, 1). 

If) Ô*^J CCXXXIII, 7), p. 214. 
LXII. 

çyôl\ ^^bf^^CXCiU, i) et CXCIV. 



aJud 



5 j I^LJI kyLr LXXIX. CCLUI. 

^LL^I ^LL.^ jlyVl ^)^ LXII, 

2), p. 34. CVI, 1). 

t 

XCVIII, 3), p. 74. CV, 1 . 2). 
^jôyJ) mJc J ilLj LXXXI, 22 ), 
p. 51. 










675 



u*^ 



ij J-*Jl CCXXXV, 2). CCXLI, 3), 
p. S28. 

CCXXXVIII, 7), p. 822. 

ibid. 8). 

^^^LoMsU XCVIII, 3). CV, 2)- 

CCXXXIX, 1). 

ijjdL CCXXXIX, 5), p. 224. 

U^y J«^ ^^ CLXIX, 3> 

CCXXXIV, 3), p. 218. CCXXXVIII, 
2), p. 221. CCXXXIX, 6), p. 224. 

iui-J) Jjlic CCXLIV, 4). 



Jk^ ^A XLVIIL 

ijil» XLIX, i). 
^LomU ^j^ ijjiU XLIX, 2) 

Jli^ CCXL, I). 
^J^t^i J^l LIL 
OUi) ^y»c CCXXIX,!). 
J> CLXXXVII. 

4), p. 117. 



ifijj/ ^^ J ifW) LXXVII. 

^ji^' ifbc ce. 

^jll ^j^j ^jll (jLuc L. 
Jj^ J-»'/^ ^^ CLXXVIII. V. 

.UjIojjJI^cI>J)5>)I cvi,5), 

p. 86. 

pj^ ibîcL 3). 
4,^^) ^^ ilLj LXXXI, 9), p. 48. 
^l ^JJI cUJi [V^^l ^1 

^J ii*^ ^^ ^ CXXXVI. 

. wpl/^ jSl> CCXXXIX, 8), p. 225). 
Ja^lji ^bf ^ CCXLV,2),p.234. 

jXll u*>-^ AT^ Lviii, 2). cf. un. 

aJ) ^ JSLy LXXXI, p. 45-53. 

^UU i^UJj j.lyjj cLxiv. 

jf jJl i*-kC jui — 4AiL CLXVIL 



^IfkJ^ 



CLXVL 







676 



jjUl J^iyJ) XCVIIÎ, «, ^ 74 OaJ J^ ^^XCXUl !). 
'^^ ^ CCXXXVin,iO), p.223. cf. JLfIy 



CVI, 13), p. 90. ccxxxviiî, loy. 

p 223. CCXLI, 6), p. 228. 

V*^ CV, 4). CVI, 12), p. 9a 
CVI, 5). cf. J^l J^ ^LT 



•^y II, 



CVI, 5).cf. Jl*-! J,»V^. ^ 

,5>vl^ CVI. ,3), p. 90. cf. ^.gi^^^^'uJI^UTccv. 



jlîli) jSiyJ) ccxxvi. 



CLXIV. T.i^LJJ Jily 

Lil .,^^UJ1 ccxvii-m. 

ùLr^' VI-XLUL 

^SA vXM-J ^ XL VI. 



ijiWl CLXII, 1). CLXIII, 1). 
CLXXXIV, 3), p- 174, CCXI, 1). 

i CLXVllI. V. 

M^' ^J^ et no. CLXXIL 

jyJlj^ — iji-L ccxuy, 2). 

J'-V^ CLXX. en 



f 



U) 



CLXXIL cf. CXCIII, 2), p. 181. 
CXCVII, 2), p. 184. 

J J-i LXXXL18),p.50.'^' '^ ^ CJ- ^^ ^^• 

y oju-i CCXXXIX, %. ^^ir^j^ 

^ysJ) ^1 ô.^ cxiy, p. 9a ^^'*-'^cxcix.,).cci..£cci. 

hjj\ v->LrcLIX. 

^J.J un j*dl ccxxvm,4), p. 206. ^-' «J^' "^y^ cxxiv, 
^jJ) ^S.L> .^tJLj cvi.^j'-^ cr^' V^^ cxx. 

8), p. 88. c£ i*«Hi OUII JlTGCXXm-lY. 

^I^^l jej^ .^ CXCL T. J* jy^\ vl^ ni, 6). 






9in 



^làjjjl \^^\ CXIXLV, D- 

UaXjJ ^^ iJLj eux. 

J 

^1 iioVcxxxvî. 
cxv. 

p>L V L ^jj>l CCXXXI, 6), p. 200. 
^Qj (anecdotes facétieuses) CCXXXI 

4), p. 210. 

jU) ciSUJ LXXXI, 1), p. 40. 
^L^ lUJ CCXXV-L 
f^Lij Jc^^I CLXVI,!). 

[?jlU)]v:,Lo-^^UJcJU) 

^lil CCXXVIII, 4), p. 206. 



J-l^ iuL CLXXV. CLXXVI. 2). ^,^1^ CXXXII. 

— ;>^ CLXXIV, 2), p. 165. ' , M, 

^ ti^l jcil CCV, p. 188. 

CLXXVII, 3), p. 168. CGXXXVII, • -^ ^^ » F 

3), p. 220. ^Uj^l ^'^ CLIII, 1). 

85 



ùk/J CLXXVI, 2). 

^3^ O^ U^ CLXXVII, 1). 

tU^I cî-Lo xcii, 2). 
^^Lll vl^iii. 

CXXVI, 3), p. 111. 

j^lyll oL^;**. <^Ur cxxu. 

il^L« e^cxxxix. 

C5J^' \JjJ^^^y^ LXXXII. 
U^I jbir^ CCXVI, p. 196. 

fôji^ 1 Je ^j'olk^^ CXX 

;>U cii^f-Jjl.,r-^:i* CLIII, 

p. 147. 

- ^ CLVI, 1). 
^IjLuJLl CLVIMÎL cf. ii 

^bl) ,^;a^Lî^,^Ji* ccvn. 



.dl 



i CCX. 



M . 







678 



^ CUV. cf. CLV et CCXI, 5). 

CÀmSj^ CXLVII-CLI. 

^1 ^^ ÂjLj LXXXI, 5), p. 47. 

rj^ LXXXT,3), p. 46. 

pj Lî^ CXIV, 4), p. 97. 

j^LJl i^LTccxxvii. 

^LJ) CLXIIÎ, 2). cf. CXCni, 1). 
— A*Lu^ >A CLXIII, 3), p. 157. 

cxcv. 

^jUl) iJLj LXXXI, 12-14), p. 49. 



LXI, p. 33. 

«M 

cii/^l ci^-^ CCXÏ, 5), p. 193. 
jlyVl- JLL» «yi XCVIL 

^) JÛI u*>-^ ^^ LUI, 1), 
^joxiUl ^ Jjii) ce VIII 

^ ^UU _ ijjiL ccix. 

^jjUl) i^UTcCXXXI, 2), p. 210. 

J y 1 Je ^ V^ ' A-r* CXXIII. 

CCXLII, 2), p. 230. 
i^lXIJ 1.^^^ CCLXIX, 1). 

cf. J*' 



CjlÀl ^Uv ùl4l ^^ LXXX. 

CXC, p. 179. 
i^Lil •Ui** CXXXL 
Ô>LJJ ^bu CCXXXVUI, 9), p. 222. 

I>ll CLV. 
JUi^l CXLVI. 

ro^vJLfi^'^l^l**^^ cxLi. 
^^^aoJI CiLLu ccxxxii, 1). 

iili) ^^ v^î) î-Oi* CCXIIL: 
ijj^l io JJU V. il jt> LrV,3), p. 26. 
JojjJ] Je ^^ !• JJU CCX. 2), p. 192. 

l\j ^\j JJJl JU CXXX, 2). 

iJyJ) i^ju cxxvi, 2), p. m. 

:>y^\ CLIII3),p.l47. cf. ^^u^M ^ 

Cj\J»:à\ ^àlLsj ccxLiii, 2). 

C-») xV) ixLo ^ JL CLXXXVin. 



J) o*L/**^' ^--^ cxxvn. 

CXXXIII, 1). 

^j^ Aj^\m CXXVI, 2),p,10. 
J, %Xj^> CXXXIII, 2X 
JaauJ) ^jL CCXXXI, 7), p. 210. 







670 



j]yi] jL# ^jll ÂAiL XXXI, 17), 
p. 50. 

cX%Jii v^ UJ^ccxxxni, p. «13. 

Je ^%i ^ ^Ji] j.) 

«^^iaJUJ ^^^km CLXXXEL 

ùL^^^I jy^^j J^JI ^U» 
GCXXXH, 2). 

GXGIL 



ùL^^I oLi, cxvi. 

ij^^l iJLj CCXXXVIII, 1). cf. 
XCI, 2). 

Xa, 2), p. 65. 

>j^ XCI, 2). 



:jr 



CCXXXVIII, 2). 

^ lulyl CLXIX, 3). cf. 

CCXXXVin, 3-6), p. 224. 
* CCXXXIX, 6), p. 224. 
Âa^L CCXXXVIII, 3). cf. 



Jù'il ^b CCIV. 

oUj^l v^ ccxx. 

J^] J iJLj LXXXl, 16), p. 49. 
dC ibid. 27), p. 53. 

CLXXXVL 
i^î^Jl CCXXXIX, 2). T. ôjUioî 



no. 5-6). 
M' u?^ - ib. 6), p. 222. 
ciî^l J iJLj LXXXI, 23) p. 51. 
ill^^J V^iJ^J^" LXXXIV, 2). 
LjJ^j iJLj CCXXXIX, 7), p. 225. 
- pj^ ib. 4), p. 224. 



iil^l GLXXL 

^^) CÀ^ij LXXXIL 

^^I J iJLj LXXXI, 1), p. 45. ^U^^^^ V^ni, 5). 



i#Cl| ij)j0 CCXXX. 

J.IJ) iil Jl0 CXXX, 2), p. 117. 

jfyil JJ^U LXXXVI, 1). 







680 



A. 

Abécédaire arabe CCXIV-V. 

Amuleile contre la fièvre LXXV. 

Trailé sur les signes caractéristiques 
dans VAnalyie grammaticale 
CCXXXVI, 2). 

Les cent Apopîuhigmes de Aly 

DLXXVI, 2), p. 520. 

Poème sur V Arithmétique CCXLIU, 

5), p. 231. 
Traité - CXXX, 2). 
Réflexions sur la présente Ascemian 

t^J^ de Mahomet LI, 3), p. 23. 

Caiffres sur tAstrolcAe du Nord 
CXXX, 6), p. 117. 

Traité sur Tusage de f Astrolabe par 
Abou4-SsaitCXXVm,2),p.ll3 

— fieha-eddin Amily CXXX, 3). 



C. 



Le Cantique des Cantiques III, 4). 

Traité sur les Cercles paralliles à 
r horizon CCCXVII, 6), p. 307. 

— sur le cercle indien CXXVIII, 

3), p. 113. 
Constitutions des Apdtres (Didasoa* 

lia) III, 8), p. 3 
Conte de Mamoun DCI, 6), p. 539. 
Coran VI-XLIII, p. 6-15. 



Remarques sur le coran 4, 24^ 
LXXXI, 27). p. 53. 

— 15, 29. CCXLVn, 3), 

p. 259. 

Didascalia vid. Constitutions. 
Remarques sur le Dis€ouri et la 

conjugaison duyerbe.^ CGXll, 
2) cf. p. 540. 
Discussion sur les mots de Maho- 
met ^1 Jilil ù' ^^' LXXXI, 
10), p. 48. 

LArt de disputer CCXLI, p. fi29. t. 

# 

Traité contre les dogmes du chris- 
tianisme CCXLIY, 1). 



M. 

Ecclésiaste m, 3). 
Ecclésiastique III, 5). 
Commentaire sur un traité d'Élocu- 

tion oratoire par Hasan Tche- 

lebi CXLIV. 
Epistolaire CXLVI. 
Ëvangéliaire I. 
Évangiles (les quatre) II. 

Commentaire sur un traité de gram- 
maire CLXIX, 2). 







681 



Traité sur la Géomancie DXLYII, 5), Traité sur les partieulei et le$ non». 



p. 501. 
Traité sur la Guerre iainie LXXXI, 

7), p. W. V. ^^ 

n. 

Hidayé (la) LXXYII, p. 41. 

I. 

Commentaire sur un traité de tin- 
verUion ei de la ditposiiion oraUnreê^ 
par Khithaiy CXLDI. CCXUI, 

8), p. 230. 

II. 

Lettre de Germanos Adam GXIII. 

— de Fempereur de Maroc « Sidi 
Houhammed CXIX. 

— du moulla Sirhan & M. Otter 
CXL. 

Commentaire de Senousy sur son 

traité abrégé de Logique C. 
Discours sur la Logique etc. CVI, 
' 4), p. 86. 



Remarques mkaphyriqueê CCXLVII, 

2), p. 239. 
Tratté de Miiaphynque LXII, p. 34. 
Traité de Métrique XLVIII, 5), 

p. 457. 

Petit traité myetique L, 2), p. 22. 

MouaMharai v. Cercles. 

P. 

Paradigmes des verbes persans. 

XDVm, 6), p. 437. 



par Izzy CCXI, 2). 
Poésies arabes DC, p. 537. DCI, 

p. 539. 
Les poésies de Ibrahi m el-Mimar 

CXXIX, 1), p. 126. 
Pnire CCXXXIII, 6) cl 12), p. 214. 

15), p. 215). DCVI. 
Prières éjacnlatoires DXCVI, 3), 

p. 534. 
Livre de prières LXni-LXXIV, 

pp. 34-38. 
Traité de Proiodie CCXXX, 1). 
Les Proverbes III, 2). 
Pseudo-Psaumes LI, 1). 

Traité sur le Quart de cercle nom- 
mé Secteur CXXIX. CCXLDI, 
6), p. 231. c£ CXXX, 4), p. 117. 

S. 

Le livre de la Sagesse m, 1). 

Commentaire sur un traité de Syn- 
tanee par Djamy GCVL 

T. 

Talisman LXXV 

Le Testament de Jésus Cbri^t UI, 

7), p. 3. 
Traité de Idéologie et métapl^sique 

Lm, 2), p. 25. 

ivre de Tradition (fragment) UX, 
Le livre des Trésors m, 6). 




— » 





B* Reffisire des noms propres pour les mannserlto 

arabes* 



Abahry (Abhery) ▼. Monfaddhal ben 

Omar. 
Âbd Allah ben Abd el-Rahman Rn 

Aqil CLXXXV. 
Abd Allah ben AbiT-Yâ<ir el-Biakin 

CXII. 
Abd Allah ben Ahmed Jbn BdUhar 

CXXV. 
Abou'l-Berekat Abd Allah ben Ah- 
med el-mtfy LXXXI, 17), p. 50- 
Abd Allah ben Aly el-Hùy CLII. 
Abd Allah de Hérat (calligraphe) *^ 

CXXVII, p. 142-3. 
Abd Allah ben Omar el-Béidhaey 

XLV. LXII. CVI, 1). CCII. 
Abd Allah el-Samarcandy CCXLIII, 

6), p. 241. 
Abd Allah Thabbakh (calligr.) 

CXXVUI, p. 14*. 
Abd Allah el-Yezdy CCXUI, 2), 

p. 280. 
Abd Allah ben Thalib CXI. 
Abd Allah ben Yonsonf Ibn Hiehom 

CLXXXIX. CXCI. 



Abd el-Aly aSerdJendy CXXYI, 

2), p. 111. 
Abd el-Baqi ibn Thoorcotm LXXXI, 

25), p. 53. 
Abou Mouh. Abd el-Cadir ben 

Monsa el-Ghilany CCXXXI, 1). 
Abd el-Cadir ben Yousouf LXXXII, 

p. 54. 
Abd el-Cahir el-BHourdjmy CLXXIV, 

2). CLXXIV, 2), p. 165. CLXXV. 

CLXXVI, 1-2). CLXXVU-IIL 

CCXI, 8). CCXXXVU, 3), p. 220. 
Abd el-Ghafour CCXLIV, 2). 
Abd el-Halim ben Louthf Allah 

CVI, 3), p. 86. 
Abd el-Halim el-Mouskiry CCXLV. 
Abd el-Kerim Caffabzadik LXXXI, 

14), p. 49. 
Abd el-Kerim Kharezmy (calligr.) 

CXLVin, p. 144. 

Maoulana Abd el-Rahim GV, 4), 

p. 84. 
Dervich Abd el-Rahman DCI, p. 539. 
Abd el-Rahman ben el-Houseïn el- 

Alhiry CCXXIX, p. 208. 



*) Quant anx calligraphes, il ne fera pai inutile 4e oomparer auMi les regiitret 
aux ouTrage* persans et turcs. 







683 



DjemaUeddin' Abou'l-Faradj Abd 
el-Rahman {Ibn) el-Djouzy CXIV, 
2). CCXXXI, 4), p. 210. 

Aboal-Carim Abd el-Rabman ben 
Abd Allah ben Ahmed el-Sou- 
hefly CCXXXI, 5), p. 210. 

Abou Abd Allah el-Mardiny CXXX, 

Adhoud-eddin Abd el-Rahman ben 

' Ahmed a-Iâjy XCI, 2). CCXL, 
1). CCXLI, 3), p. 228. 

Abd el-Rahman ben Ismaïl sur- 
nommé Abou Chamah XL Vil. 

Abd el-Rahman ben Abou Rekr Mou- 
hammede{-5oyou/% CLXXXVI. 

CLxxxvn. ccxxix, i). 

CCXXXII, 1). cf. p. 31. 
Abd el-Raouf Efendi ArabzcuUh 

LXXXI, 13), p. 49. 
Abdy (calligr.) CXLVH, p. 143. 

CXLVIII, p. 144. 
Aben Zohar — Abou'l-Ala ben Zo- 

hir CXXn. 
Abou'l-Ala Haarry CCXXXI, 6), 

p. 210. 
Hir Abou'1-Beca CCXXXVIU, 6} , 

p. 222. 

Abou*I-Reca eI-Houseïny''CCXXIl. 
Abou*l-Cadm ben Abou Bekr el- 

Leïlhy el-Samarcandy CXLV, 1). 

CCIX. CCXXXIV, 2), p. 217. 

CCXXXVIU, 7), p. 222. 

CCXXXIX,8),p;225. CCXL^^ 3). 
Abou Chamah v. Abd el-Rahman 

ben Ismaïl. 
Abou'l-Djeïch v. Abou Abd Allah 

Houhammed. 



Abou I-Fath ben Makhdoum el-Hou-^ 

«eïny CCXXXV, 4), p. 219. 

CCXLI, 4), p. 228. 
Mir Abou'l-Falh el-Saaïdy XCIV,2), 

p. 97. 
Aboul-Fcda CXV. 
Abou Firafi DCI, p. 539. 
Abou Hanifa CLIII, 3), p. 147. 
Abou'l-Hasan el-Toufilery CXXXVII. 
Abou1-Houseïn el-Djezzar, v^ 

Yahya. 

Abou*l-Meni ben Abou Nafr, sur- 
nommé Kohen el-Aithar el-Is- 
raïly CCXXXII, 2). 

Abou Nouvas DCI, p. 539. 

Abou Oubeïd CX. 

Aboul-Sououd v. Mouhammed. 

Aboul-Ssalt Omaiya CXXVIII, 2), 
p. 113. 

Abou*l-Thena v. Ahmed ben Mouh. 

Adam v. Gcrmanos. 

Ahmed (calligr.) CXLVII, p. 143. 

Ahmed ben Abd el-Moumin el-Chm- 
chy CXLI. 

Ibn Aziz Dervich Ahmed CVI, 6), 

p. 88. 
Ahmed ibn Séyid Ahmed el-Behdi- 

nany CXXVI, 3), p. 111. 
Ahmed ben Aly el-Afikelany LXXXI, 

4), p. 46. 
Ahmed ben Aly ben Masoud CLIII, 1). 

Cheïkh Ahmed de Couch Athahsi 

CLXXVIII. ce. 
Chems-eddin Ahmed surnommé Don^ 

couz CLV. 







Ahmed Efendi el-AnTary LXXXI, 16), 
p. 49. 

Ahmed hen (Ibn) el-HaïmCXXl, 1), 

p. 109. 
Ahmed hen el-Hafian el-BounyCiyi. 
Ahmed hen el-Ha^an Tcharbirdy 

CLXXUL cf. CXC. 

Ahmed henel-Hoasein e^-ilfoti/eftafr- 
W CXXXV. DCl, p. 538. 

Ahmed HouAeïnj (calligr.) 

CXLVII, p. 142. CXLVIU, p. 143, 

Abou fiekr Ahmed hen Amr d- 
Rk({f/a{ LXXXI, 6), p. 47. 

Abou 1-Thena Ahmed hen Mouham- 
med CXCI. 

Ahmed hen Mouhammed el-Houdjry 
CCXXXm, 5), p. 213. 

Ahmed hen Mouhammed t^ MoUa 
CLXXXIX. 

Ahmed hen Mouhammed v. Coul Ah- 
med. 

Ahmed hen Moutô Khialy XL VIII, 
p. 20. XLIX. CCXLIV, 5), p. 233. 

Ahmed hen Mouflih-eddin Thach- 
keuprizadéh CXVU-VnL 

Ahmed hen Omar el-Zetvaiy CLXX. 
Ahmed hen Sahl el-Balkhy CXIY, 

3), p. 97. 
Chems-eddin Ahmed Samsounyzadéh 

LXXXI, 19), p. 50. 

Ahmed hen Souleïman Kemalpacha- 
zadéh LXXXI, 11), p. 48. 

Aïany de Hérat (calligr.) CXLVII, 
p. 143. 



Akhy (calUgr.) CXLVII, p. 143. 
CXLVIII, p. 144. 

Aly (calligr.) CIL, 

Mir Aly (calligr.) CXLVIII, p. 144. 
Aly Begh, de Tebriz (calligr). 
CXLVm. 

Aly hen Abi Thalib LX. DLXXVI 
2), p. 520. 

Aly Coftchdjy CCXXXVDI, 5), p. 218. 
CCXXXIV, 3). CCXXXVIII, 2-6). 
CCXXXIX, 6), p. 225. CCXLH, 
1). cf. CCXLIII, 4). 

Aly Djébrafl (calligr.) CXLVII, p. 143. 
Aly el'Fardy CV. CCXXXIV, 5), 
p. 224. 

Bourban-eddin Aly hen Abou Bekr 
el'Marghinany LXXVII. 

Aly hen Houfieïn LXIII, p. 34. 
Aly ben Ibrahim h. Mouh. b. Hou- 

mam el-Anfary CXXIX, 2), p. 1 15. 
Aly ben Mouhammed Séyid Cherif 

Djourdjany XCI, 2). CVI, 7), p. 88. 

CCXXVIII, 1). CCXXXVUl, 3). 
Nedjm-eddin Aly ben Omar el-Gaz- 

viny el-Katiby XC, 1). XCU, 1). 

XCV, 2), p. 71. IC. CIV. 
Siradj-eddin Aly ben Othman el- 

Ouchy LVII. 

Khodja Aly Samarcandy CLXIX. y. 
Aly Couchdjy. 

Aly ben Ssadr-eddin ben Ifam-eddin 

CXLV, 1). 
Aly Tchelebi Djinalizadih LXXXI, 

9), p. 48. 
Beha-eddinzadéh Aly Tchelebi 

LXXXI, 22), p. 51. 







683 



Amr ben Oihman Sihavéîh CLXI. lel-Carabaghy (LVII) v. Mouhj-eddin 
Arabzadéh ?. Abd el-Raouf Efendi. Mouhammed 
Arislote LXXXV, p. 58. 

Afivad y. Hasan Pacha. 
Alhir-eddin el-Abahry v. Moufad- 
dhal b. Omar. 

Averroes v. Mouhammed b. Ahmed. 
Avicenne y. Houseïn ibn Abd Allah. 
el-Azherj v. Khalid b. Abd Allah. 



Hadji Baba ben Ibrahim el-Thou- 

«evy CXCUI, 2), p. 181. 
Baqi Mouhammed (calligr.) 

CXLVn, p. 142. 
Beha-eddin el-Amily v. Mouhammed, 

et Mouh. ben el-Houseïn. 
Beïdhavy y. Abd Allah ben Omar. 
Abou Othman Bekr ben Mouhammed 

el-Maziny CCXl, 5), p. 193. 
Ben-Zohr v. Abou1-Ala. 
Berday v.Mouhy-eddin Mouhammed 

ben Mouhammed. 
Berdjendy v. Abd el-Aly. 
Berghevy, Bîrghevy, Birghely v. 

Mouhammed Pir Aly. 
Bourhan-eddin ben Kemal-eddin ben 

Hamid XC, 1). CVI, 9), p. 89. 
Bourhan-eddin el-Zemoudjy CCXLV, 

4), p. 235. 
Bouny v. Ahmed ben el-Hasan. 
el-Hou(iryv. Mouhammed benSaaïd. 

ۥ 

Gadhi Mir CCXXX, 2}. cf. Houseïn 

Mouïn-eddin. 
Cadhîzadéh Roumy v. Mousa ben 

Mouhammed. 

Cadry Efendi v. Abd el-Cadir. 



Gara Davoud XCIl, 1). 

Gara Khalil Efendi CIÏ, 1). cf. p. 84. 

Abou Mouhammed el-Casim ben 

Aly el^Hariry CXLÏ. CLXXXVIU. 
el-Casim ben Ferra XL VII. 
Cadm Leïthy v. Abou'l-Casim. 
Cazviny v. Mouhammed ben Abd 

el-Rahman. 

Chah Efendi el-Fenary LXXXI, 20), 

p. 50. 
Chah Houseïn CV, p. 82. 

Chah Mahmoud de Nichapour (cal- 
ligr.) CXLVII, p. 142. 

Chah Mouhammed de Mechhed 
(calligr.) CXLVIIl, p. 143. CIL, 
p. 145. . 

Chaïr-oglu XCIÏ, 3). 

el-Chalhiby v. el-Casim. 

Le cheïkh ben Katib (calligr.) 
CXLVin, p. 144. 

Mir Cheïkh Pourvany (calligr.) 
CXLVII, p. 143. 

Mir Cheïkh Thany Kermany (cal- 
ligr). CXLVm, p. 144. CIL, 
p. 145. 

Cheïkhzadéh (calligr.) CXLVJII, 
p. 144. 

Chems-eddin Madhi (Mazi) (cal- 
ligr.) CXLVni, p. 144. 

el-Cherîchy v. Ahmed ben Abd el- 
Moumin. 

Chihab-eddin v. Mouhammed ben 
Mahmoud. 

Chihab-eddin ben Chems-eddin el- 

I ZewcUy y. Ahmed ben Omar. 

86 







«86 



Coul Ahmed XCVni,l).CCXXXVIIlJDjinaMzadéh v. Aly TcheîeW 
10), p. 223. CCXLI, 5), p. 228. ' 

CCXLIV, 5), p. 233* 
Couthb-eddin el-Razy XCVII, p. 73. 
CVI, 8), p. 89. 



Couthb-eddin el-Chirazy IC. 
Cyrille d* Alexandrie III, 6. 

Le roi David LI, 1). 

Cheikh David DCÏ, p. 539. 
Davoud ben Mahmoud el-Qeïfary 

LUI. 
Devvany y. Mouhammed ben Ahmed. 
Dhehir-eddin ben MaouUa Mourad 

el-Tefrichy CCXLIV, 1). 
Dincouz y. Ahmed. 
Diogène p 58. 

Chihab-eddin Djaafar DCI, p. 539. 
Djaafar Ssadic p. 34. 
Djaafary (calligr.) CXLVHI, p. lU. 
Djamy XCI, 2). CLXIV. CLXVIL 

CLXXL CGVï. ccxxxvm, 8) 

Djaouhary y* Mouhammed b. Abou 

Bekr. 
Djarbirdy v. Tcharbirdy. 
Djelal-eddin Abou*l-Meali Aly, et 

Abou'l-Fadhl Mouthedha Aly LIY, 

2), p. 26. 
Djemchid ben Masoud el- Thebib el- 

Kachy CXXXL 
Djerdjis Abidah CXLVI. 
el-Djezery r. Chems-eddin Mouham- 
med ben Mouhammed. 
Djezouly v. Mouhammed ben Sou- 

leïman. 
el'Djezzar v. Vahya ben Abd el- 

Adhim. 



Djourdjany y. Abd el-Cahir. 

el-Djouzy y. Abou*l-Faradj Abd el- 

Rahman. 
Dos! Mouhammed ben Souleïman 

(calligr.) CXLVII, p. 143. 
Doncouz (Dincouz) y. Ahmed. 



Ëlmakin v. Ibn el-Amid. 
Enisy (calligr.) CXLVIII, p. U4. 

F. 

Fakhr (Fakher) (Nicola et Constan- 
tin) CXLVL 

Fakhr-eddin ibn Mékaris DQ, 

p. 539. 

Fakr-eddin Razy p. 61. 
el-Fardy v Aly. 

Feïrouzabady v. Mouhammed ben 

Yacoub. 
Fenary y. Chah Efendi, Mouhy-ed- 

din et Mouhammed ben Hamza. 
Ferahy y. Masoud ben el-Hou^eïn. 

Gabriel Ferhal IV. 
Le père Gabriel CCXLIV, 1). 
Galien CXXIII. cf. p. 58. 
Germanos Adam CXIII. 
Ghazzaly y. Mouhammed b. Mah- 
moud. 



Hafiz-eddin, y. Abd Allah ben Ah- 
med el-Nesefy. 

Harimy (calligr.) CXLVH, p. H.2. 

Hariry v. el-Casim b. Aly. 

Mir Hasan el-Houseïny (ralligr. ) 
CXLVn, p. 1*3. 







687 



Hasan Tchelebi ben Mouhammed (el-'Housein el-Yezdy CCXXX, 2). 

Fenary) CXLIV. cf. GV, 2), p. 83. Houseïny CCXXXIX, 1). 
Roukn-eddin Hasan ibn Cherefchah i. 

Aslerabady CLXXI. CLXXIV, 1). ftn el-Adjourroum, v. Mouhammed 



CXCIII, 2), p. 181. 
Hasan ben Mouhammed d*A«lera- 

bad XCVII, p. 73. 
Hafian Pacha el-Asvad CCXl, 5), 

p. 193. ccxn. 

Hilmy XLIX. 

Housam kati c.-à-d. Honsam-eddin 
ben el-Hasan XCV, 1), p. 70. XCVI, 
1). CV, 6). p. 84. CCXXXVII, 
1). CCXLV, 6), p 236. 

Houseïn ben Abd Allah ibn Sina 

(Avicenne) LXXXVII. LXXXVIH. 
LXXXIX, 1). 

Vely-eddin Abd el-Vahhab el-Hou- 
«eïn el-Amidy CCXXX-FX, 4), 
p. 224. 

Houseïn ben Abd el-Ssamed el- 
Djoubbay LQ« 

Houseïn ben Ahmed el-Zaouzmy 

ccxxvn. 

Chah Houseïn p. 82. 

Abou Ismaïl el-Houseïn ben Aly 

el'Thougkraiy CXXXVI. 
Houseïn el-Houseïny el-Khalkhaly 

CXXVm, 3), p. 113. CCXL, 1) 

et 3). 
Houseïn Katîby de Hérai (calligr.) 

CXLVin, p. 144. 
Houseïn b. Mouhammed CCXXXIX, 

6), p. 224. 
Houseïn ben Mouïn-eddin él-Métbady 

CCXXX, 2). 
Djemal-eddin Houseïn ben Yousouf 

ben Mouthahher el-Hilly LXXYI 



ben Mouhammed. 
ibn el-Amid el-Makin CXII. 
Ibn Aqil v. Abd Allah ben Abd el- 

Rahman. 

Ibn el-Araby v. Mouhy-eddin Abou 
Abd Allah. 

Ibn Babaveïh (Babouyeh) v. Mouh. 

ben Aly. 
Ibn fieïthar v. Abd Allah ben Ahmed. 

Ibn el-Chaïr v. Yousouf el-Roumy. 

Ibn Coulheïba CCXXXI, 2), p. 210. 

Ibn Djinny v. Othman. 

ibn el Djouzy v. Abou*l-Faradj. 
ibn el-Fathimy el-Mifry CCXXVIil, 
4), p. 207. 

Ibn el-Hadjib v. Olhman ben Omar. 

ibn Hicham v. Abd Allah b. You- 
souf. 

Ibn Houddjeh el-Hamevy DCT> 
p. 539. 

Ibn Ibrahim ibn Occachah v. Ibra- 
him. 

Ibn Khallikan CXYI. 

Ibn Makhlouf CXXXVIII. 

Ibn Malik v. Mouh. b. Abd Allah. 

Ibn Mocla (calligr.) CXLYIH, 
p. 144. 

Ibn Monla (Moulla) v. Ahmed ben 
Mouhammed. 

Ibn el-Mourtefi etc. y. Mouhy-ed- 
din ben Hasan. 

Ibn Mouthir DCI, p. 529. 

Ibn Nedjim t. Zeïn el-Abidin. 







688 



Moudih-eddin nommé Pm Nour-ed- 

din LI, 3). 
Ibn Richah CXXXIX, 2), p. 131. 
Ibn Rochd v. Mouhammed b. Ahmed. 
Ibn Sina v. Hoiiseïn ibn Abd Allah. 
Ibn el-Vardy v. Zeïn-eddin Omar. 
Ibn Zohir v. Abou'I-AIa. 
Ibrahim ben Ahmed Ibn el-MoUa 

CLXXXIX, p. 178. 

Ibrahim el-Mmar CXXXIX, 1), 
p. 226. 

Ibrahim ben Mouhammed Ifam^d- 
din el-hferaïny CXLV, 1). CLXVI. 

Ibrahim ben Occachah CLIX. 

el-Idjy V. Adhoud-eddin Abd el- 
Rahman ben Ahmed. 

Uias el-Irany CCXXXVIII, 5). 

Ilias ben Cheïkh Ibrahim el— Kou- 
rany CXLV, 2). 

Imad XCIIl. 

Imamzadéh, v Mouhammed ben 
Abou Bekr. 

Ifam-eddin Ibrahim ben Mouh. ben 
Arabchah el-Isferaïny CI, 2) ..CXLV, 
1,. CLXVI. CCXXXIV, 2), p. 217. 
CCXXXIX,8), p. 225. CCXLIV. 3). 

Isferaïny cf. Mouhammed ben Ah- 
med et Ibrahim ben Mouhammed. 

Ishac ben Honeïn CXXIII, p. 106* 

Medjd-eddin Ismaïl ben Aly ben 
Hasan CCXXVIII, 4), p. 206. 

Ismaïl Hacqy LVIIÏ, 1). LXIV. 

Izz-eddin Zendjany nommé Izzy 
CLIÏI,2), p. m. CLVI, 1). CLVn. 
CLVIIICLIX. CCXI, *). CCV, 

p. 188. 



Jésua Chrifit DI, 7), p. 3. LXXXV, 

p. 59. 
Jésus ûls de Sirakh III, 5), 

Housam-eddin ben el-Ha^an Rafi 

p. 70. V. Housam-eddin. 
(ben] Kaiib v. Cheïkh. 
Katiby v. Aly ben Omar. 
iKemal-eddin (calligr.) CXLVII, 

p. H3. 
Kema'-eddin Masoud CCXLI, 1). 
Kemalpachazadéh y. Ahmed ben 

Souleïman. 
Cadhizadéh Keupri p. 83. 
Kemal Pacha CCXLV, 5), p. 235. 
Khafy Carabaghy CCXXXV, 3). 

CCXLI, 4), p. 228. 
Khalid ben Abd Allah el-Azhery 

CLXXX. CXCII. CCXVÏ. 
Khalil ben Eïbek el-Ssafady 

.CXXXVL 

Khialy y. Ahmed ben Mousa. 
Khithaiy CXLIU. CCX, 1). CCXLII, 

2), p. 230. 
Khizr Beg CCXXXIX, 2). 
Khodja Aly de Samarcand CLXIX, 
3). CCXXXIX, 6), p. 224. y. Aly 
Couchdjy. 
Kohen el-Aithar y. Abou'UNafr. 

Locman LXXXV. 



Aboul-Ala Maarry CCXXXI, 6-7), 

p. 210. 

Macfoud (calligr.) CIL, p. 145. 
el-Mahdh el-Qeïferieh'vy CXXXIV, 







689 



Mahmoud ben Chems-eddin (cal- 

ligr.) CXLVn, p. H3. 
Mahmoud ben Mouhammed (Ahmed) 

el'TchagmnyCXWl,2), p. 110. 

cxxvii. cxxxni, 1). 

Mahmoud ben Nizam (calHgr.) LX. 

Mahmoud ben Omar el-Zamakhchary 
XLIV. CXCVI, 1). CXCVIÏ, 1). 
CXGVIII. CCXIU. CCXXXVl. 

Mahmoud ben Soulthan Àlj (calligr.) 
CXLVn, p. 152. 

el-Makin v. Ibn el-Amid. 

Malik (calligr.) CXLYIII, p. U3. 

Malik Deïlemy ib. p. 144. 

Mafioud ben el-Houseïn Ferahy 
CCXX-I. 

Saad-eddin Ma^ud ben Omar el- 
Tefiazmy LXXXI, 18), p. 50. 
XCÏV, 1). cf. p. 69, 3). CVI, 10), 

p. 89. cLvu. ccvn.ccvui. CCIX. 

CCX. CCXL, 2). 

Kemal-eddin Masoud el-Roumj 
CCXLI, 1). 

Masoudy y. Kemal-eddin Masoud. 
Meïdany CLXXXVI, 1). 
Mervarid v. Mouhammed Moumin. 
el-Milany v. Mouhammed b. Abd 

el-Rahman. 
Mir Cheikh v. Cheïkh. 
Mîrek IC, 1). 
Mirem Keusehsi v. Mouhammed 

Tchelebi. 

Moubarekchah (calligr.) CXLYUI, 

p. 144. 
Alhir-eddin Mouraddhal ben Omar 



p. 73. XCVni,2), p. 74. CVI, 11), 

p. 89. CVII. CCXXX, 2). 

CCXXXVm,!!), p. 227. CCXLI, 

5), p. 228 CCXLV, 6), p. 236. 
Sidi Mouhammed, empereur de 

Maroc CXIX. 
Dervich Mouhammed (calligr.) 

CXLVll, p. 142. 
Abd el-Hacc Mouhammed (calligr.) 

ibid. p. 142. 
Abou Abd Allah Mouhammed Aboul- 

Djetch CXXXIV. GCXXXVIIÏ, 9), 

p. 222. XDVIII, 5), p 437. 
Mouhammed ben Abou fiekr el-Djaou* 

hary CCXVI. 

Abou Abd Allah Mouhammed ben 

Abd Allah el-Ibady CCXXXI, 3), 

p. 210. 
Mouhammed ben Abd Allah Ibn 

Malik el-Djayanj CLXXXIH. 

CLXXXVI. 

Djclal-eddin Mouhammed ben Abd 
el-Ghany CXCVl, 2). 

Mouhammed ben Abd el-Khalic 
ben Maarouf CLXXIIHV. 

Mouhammed ben Abd el-Rahim el- 
Milany CXC. 

Mouhammed ben Abd el-Rahman el- 
Cazviny CCVU. CCVIII. CCXXIX» 
1). CCXXXIV, 1). CCXXXV, 1). 

Mouhammed ben Abou Bekr Imam- 
zadih LXXX. 

Mouhammed ben Abi Bekr 
CCXXXVni, 3), p. 213. 

Chemfi-eddin Mouhammed ben Ach- 



rf-A6aAryXCV,l).XCVI,l).XCVn, raf el-Houseiny el-Samarcandy 





CI, I). CXXXIU, 3). CCXLl, 1). 

cf. p. 83. 
Ala-eddÎD Abou'1-Ala Moubammed 

b. Ahmed el-Bibïcht; el-hferaïny 

CI, 2). CXGII, I), p. 181. 
Mouhammed ben Ahmed Jbn Rochd 

(Averroes) CXXIV. 
el-Berday v. Moub, bon Mouh. 
Mouhammed el-Mehd; hen Ahmed 

el-Faiy LXI, p. 33. 
el-Berday CCXXXVII, 1). 
Honhammed beo A)y el-DjaurdJany 

LIV. 
Uouhammed ben Aly Ibn Babaréîh 

(Babouyeh) CCLUI. 
Beha-eddin Moub.el-AmiljCCXLVll. 

V, Moub. ben el-Houseïn. 
Djelal-eddÏD Mouhammed ben Abmed 

et-Dervany LXXXVI, 1). XCIV, 

i). CV. 3), p. 83. CCXL, 2-3). 
Mouhj-eddin Moubammed d-Cara- 

baghy LVll, p. 29. CCXXXV, 3). 
Moubammed Casim ben Cbadichah 

(calligr.) CXLVU et CXLVIII, 
Mouhammed ben Cberif el-Qouseïiiy 

CVI, 5). 
Moubammed Coudsj LXXMII, p.43. 
Pir Moubammed Djamy (caliigr.) 

CXLIX, p. tu. 
Abon'l-Kheïr Chenu-eddin Mouham- 
med el'Djezery LIV, 3}, 
Mouhammed Ebricbimy [calligr.) 

CXLX, p. IH. 
Moubammed Emïn ben Ssadr el- 

Milla CCXLVI. 
Moubammed Emin (calligr.) 

CXLVIII, p. 142. 
Monbamineil beo el-Halebj CLXXI. 



Cbems-eddin Moubammed hen Hamzi 
Ftnary XCVIII, 1-2), p. 7*. CV, 
i-5}, p. 8t. CVI, 12-13), p. 90. 
CCXXXVIILI0).CGXLI,5),p.228. 

Zeïn-edilin Moubammed ben el-Ha- 
aan el-Tebrizj CLDL 3), p. 147. 

Nedjm-eddiii Monbammed ben el-Ua- 
san el'Radby CLXVIU. 

Beha-eddin Moubammed ben el- 
Houseïn d-Amtly CXXX, 3). 
CCXLIII, 1). 

Moubammed b. Ibrahim h. Moub. 
b. Aly b. Abou'l-Ridba GXV. 

Mouhammed Imamy (^calligr.) 
CXLVIII, p. lU. 

Moubammed IfmeL-eddîn CLXVU. 

Abou Abd Allah Mouhammed ben 
Khafif de Cbiraz LIV, 1), p. 26. 

Kbodja Chema-eddin Mouhammed 
Kurt XC, I}. 

Mouhammed ben Kbalil el-Motutary 
CCXXXVUI, 9), p. 222. 

Mouhammad ben Mahmoud CXAofr- 
eddin CCXLV, 2), p. 234. 

Akmal-eddin Mouhammed ben Mah- 
moud el-Baberty LXXVII, p. il. 

Moubammed Mafoum (calligr.) 
CXLVIU, p. 143. 

Dervicb Mouhammed Meballaty 

(calligr.) CXXVni, p. 144. 

Cheins-eddin Mouhammed ben Moa- 
barekcbah el-Bouchary IC. 

Moubammed ben Mouhammed (Ah- 
med) ti-Berday CV. 6), p. 84. 
CCXXXVIL 2). 

Cbems-eddin Moubammed ben Mon- 
bammed el-Djezery LIV, 3), p. 26. 





«91 



Abou Hamid Mouhammed ben Moah. 
el-Ghazzaly LV. CCXLVIl, 3), 

p. 239. 
Mouhammed ben Moah. (alL Davoud) 

el-Ssounhadjy Ibn elrAdjourroum 

CLXXJX. 
Mouhammed ben Mouh. b. Ahmed 

Sibth el'Mardiny CXXVI, 1). 
Djelal-eddin Mouhammed ben Mouh. 

Chirazy (calligr.) CIL. 

Mouhammed Aboul-Sououd ben 
Mouh. LXXXI, 4), p. 46. 5), p. 47. 
7), p. 48. 17-18), p. 50. 

Mouhammed Moumin Mertarid (cal- 
ligr.) CXXII, p. 142. 

Mouhammed ben Mouftafa el-Tha- 
ou8karj CCI, p. 186. 

Khodja Mouhammed Parsa v. Mouh. 
ibn el-Séyid. 

Mouhammed (ben) Pir Aly (Berghevj, 
Birghily) CLXXVUL CLXXXU. 
CLXXXIV, 2), p. 174. CXCVII,2), 

p. 184. cxcix, 1). ce. cci-cav. 

Khodja Chems-eddin Mouhammed 
Serhedar XC, 1). 



Nour-eddin Mouhammed ibn el-Séjid .Mouflib-eddin v. Ibn Nour-eddin. 



el-Cherif : RhodjaMouhammedParsa 

en 3) et 5), p. 86 cf. CCXXXIO, 

19\ 
Mouhammed ben Souleïman etc. el- 

Djezouly LXI. 
Mouhammed benSaaîd el-Bou/try 

CCXLV, 1). 
Mouhammed ben Yacoub êl-FélrouZ' 

abady CCXVn-III. 
Abou Abd Allah Mouhammed ben 

Youfiouf el'Senousy C. 



Pir Mouhammed Saoufy (calligr.) 

CXLVIII, p. lU. 
Mouhammed benZakariya él-Raz/y 

CXX-I. 
Mouhammed Tchelebi Mirem Ken- 

ulm LXXXI, 8), p. 48. 
Mouhy (calligr.) CXLVII, p. 142. 

CXLVin, p. 144. 
Mouliy-eddin Abou Abd Allah Hm- 

el'Araby L, 1^). Lffl, 1). LVUI, 

2), p. 31. 
Mouhy-eddin el-Fenary LXXXI, 21), 

p. 51. 
Mouhy-eddin ben Hasan el-Sââty 

CXXVm, 4), p. 114. 
Mouhy-eddin v. Mouhammed ben 

Mouhammed el-Berday. 
Mouhy-eddin Talichy XCVI, 1), 

p. 72. 
Mouïz-eddin Mouhammed (calligr.) 

CXLVin, p. 144. 
Mourtedha el-Yemany LXTV. 
Mousa ben Mahmoud Cadhizaâih 

Boumy CXXVI, 2). CXXXDI, 3). 

CCXLI, 2). 



Mouflafa ben Chems-eddin AkAlery 
CCXIX. 

Mouflafa ben Hamza CC. CCUMV. 

Mouftafa ben Ibrahim (de Galipoli) 
CLXXXU. CCXXXVI, 1). 

Mouflafa ben Mouhy-eddin Mouham- 
med Ibn a-CaJfa CCXXVUI, 
p. 205. 

Mouflih-eddin MouflaSi ben Mouhy 
eddin Mouh. el-Tourevy 
CCXXVUI, 1). 




4k 





eoa 



Mouftafai ben Yousouf el-Moustarj 
LVII, p. 29. 



Abou Amr Olhman el-Danj XLVU. 
Othman ben Omar Ibn el-Eadjib 



Moulenabbi v. Ahmed b. el-Hoasein. CLXU, 1-2). CLXÏU,!). CLXVIIL 



Houthamzy v. NaCr b. Abi*l-Meka- 

rim. 
MaouUa el-Nahrir LXXXI, 27), p. 53. 

m. 

Nahriry v. Ssafy-eddin. « 

Nafir ben Abil-Mekarim el-Mouthar- 

rizy CLXffl,2). CXCIU, i), p. 181. 

CXCV. 
Nàfir el-Mounchi (calligr.) 

CXLVII, p. 143. 

aflr-eddin Thousy Mouhammed 

LIV, 1). LXXXVn, p. 61. 

LXXXIX, 2). CCXLU, 1). 

DXLVII. 
Nedjm el-Milla veddin el-Kabary 

CCXXXIII 20) p. 216 Radby-eddin el-Coudsy CXLI, p. 138. 

Nedjm ibn Chihab Abd Allah el-Yez- ^^^j^^^^y^ ^^y^ p g^ 

dy XCIV 3), p. 69. CXLffl. ^^^^ ^' Mouhammed benZakariya. 
Nesefy v. Aboul-Berekat Abd Allah ^^^^^^^^.^ ^^ g^^ .^^ j^^^^^f. 



CLXXI. CLXXni - CLXXIV, 1). 

CLxxxiv, 3), p. 17*.. cxcm, 

2), p. 181. CXCVII, 2), p. 184. 

CCÏI. CCV. CCXI, 1). 
Mr. d'Otler CXL. 
Ssadr el-Cheriat Oubeïd Allah ben 

Masoud LXXXI, 18), p. 50. 

LXXXin. 

P. 

Perghevy v. Mouhammed Pir Aly. 
Platon p. 58. 

Porpbyrîu* Tyrius p. 70. 
el-Poulkary CV, 5), p. 84. 
Pythagore p. 58. 



ben Ahmed et Nedjm-eddin Abou 
Haïr Omar. 

Nedjm-eddin Abou HafT Omar ben 

Mouh. el-Nesefy XLVIH. XUX. 

CCXLIV, 4). 
Zeïn-eddin Omar ibn el-Vardy 

CXIV. 
Omar Efendi CV, 2), p. 83. 
Omar ben Mouhammed el-Vekil 

CXXIX, 1). 
Abou*l-Fath Othman t^ Djinny 

CCXI, 5). 



chah. 



S. 



Saad-eddin el-Berday CXCVU, 1). 

Saady Tchelebi (Efendi) XLVI. 

Salomon p. 59. 

Samsounyzadéh v. Chems-eddin Ah- 
med. 

Satchiclizadéh CCXXXIX, 4), p. 224- 

Sekkaky v. Yousouf ben Abi Bekr. 

el-Senousy v. Abou Abd Allah Mou- 
hammed ben Yousouf. 

Séyid Djourdjany v. Aly ben Mou- 
hammed. 







003 



Sibaveïh v. Amr ben Othman. 

Sinaby XLÏX, 2). 

Siradj-eddin el-Ourmavy XCVII, 

p. 73. 
Sirhan (moulla) CXL. 
Socrale p. 58. 
Souhraverdy v. Yahya. 



Thahir el-IIaddad DCÏ, p. 539. 
Thoiigbraiy v. el-Honscïn b. Aly. 

Y. 

Yacoiib bcn Séyid Aly LXXX. 

Yahya, le grammairien d'Alexandrie 

CXXIII 
SouUhan Aly de Mechhed (calliffr.)^. l i. *. , , » ,i- 

r-vf 17II 4to r-vri'^iii 4tt .*3*^y^ ben Abd el-Adhim etc. el- 
CXLVII, p. 142. CXL\ m, p. lU.; •! /^vwiv ^x éc^^ 

cf LVI 28 Djezzar CWXIX, 2), p. 129. 

c liu mi u j i/u 1 Abou Zakariya Yahva ben Aly cl- 

Soulthan Monhammed Khendan i.- 

(calligr.) CXLVII,p n2. CXLVIII, ^^""^'^ el-ïcl.ri/j CCXXXI, 8). 
p j^3 ^ |Yahya ibn Balliric CXXIII. 

Souilhan Monhammed Nour (calliRr.) ^''"'•-'■* •"'" ^•■''■""•' t^LXXVII, 1). 
CXLVII, p. 143. CXLVIII, p. 1 H. ^'"''"''■**'*''" Aboul-Falh \ahya 
SourourT CCCLXXII. ,. el- Souhraverdy LXXXVI, 1). 

Soyonrhy v. Abd el-Rahman ben 'r'. t''''\>?,V^"; '' '?.. 

Cheikh \asm C\LY, 3), p. lil. 



Abou Bekr Mouhammed. 
Ssadr-el-Cheriat v. Oubeïd Allah. 
el-Ssafady v. Khalil b. Eïbck. 
Ssafy-eddin el-Hilly CXXXIX, 3), 

p. 133. 
Ssafy-eddin el-Nahriry CXXVI, 2), 

p 110. 

T. 

Tchaghminy v. Mahmoud ben 

Mouhammed. 

Tcharbirdy v. Ahmed ben el-Hasan. 

Teftazany v. Masoud ben Omar. 

Abou Man/our Thaaleby CXIV, 1). 

Thach Keupri Cil, 1-2). CCXXIII, 

3), p. 231. 
Thachkeuprizadéh v. Ahmed ben 

Mouflih-eddin. 



Yousouf ben Abi Bekr el-Sekkaky 
CCXXIX, 1). CCXXXIV, 1). 

Yousouf ben Aly el- Yeghany LXXXI, 
2i), p 52. 

Sinan-eddin You.souf el-Roumy XCIÏ, 
3), p. 67. 

Zakariya Efendi LXXXI, 12), p. 49. 

Zamakhchary y. Mahmoud ben 

Omar. 

Zaouzeny v. Abou Abd Allah IIou- 

«eïn ben Ahmed. 
el-Zendjany v. Izz-eddin. 

Zeïn el-Abidin Ilm Nedjim LXXVIH. 

el-Zevvaly v. Ahmed b. Omar. 



87 







60A 



IL 



A. Registre des oninraffes en langue persane. 



>l»ll j lî ) CDLVÎ. 

^Jyil ju*i^\ CCLXXXVII. 



.Lr 



cccxn. 

^>-*^ vS*^' CCLXII. 
<uL «^^1 CDXV, 6) 
yj*J J'J ' CDXV, 10). 

jIJaC leb jl^^I CCLIV. 

CCCLXXXVI, 4), p. 351. 

^^Ikj _ CCCXXXVII, 5). 

CCCXXXÏX, p. 323. CCCXLIV. 
CCCXLVIÎ. 

^^^1 pU \ LVI. 



Ui)) ijLil CDXXII, 8), p. 371. 

\JjJ^\ d^cULîJ CCCXLII. 
CCCXLVII, 2) etc. 

jljJl CDIIÏ, p. 359. 
J^^I v^CCXLVIlL 

Lij) CDLXXXV-VIL 

^A^^^Iyl CDLXXXI, 1). 

,^1 CDLVIIL 

^jjSJ 1;J1 f^jU a;^!) 

CCCLXXXVI,p.35l . CCCLXXXVUL 



J^J^^ 



kSJ^ aiI^CCCLXÎ, 10), p. 339. 
CCCLXII, 10). 

*jLJ) Aflj^CCCXIX. 
JLlî ^jU^ XDVIL 
d^iu, 4?iu «^LT CCCLXXXVI, p.351. 
tJjM^ O^y CCCLXI, 3), p. 338. 
CCCLXV. CCCLXXV-CCCLXXXIV. 







695 



^*L (J^j[^ CDXXII, 12), p. 372. 
CCCIÏ. 



c^^f^ï) CXXVIII, i). CXXX, 8), 
p. 117. CCCXVII, 2), p. 306. c£ 
CCCXV, 2), p. 305. 



jLLc <ubj^ CCXLV, 3), p. 235. 
CCCLIV-VIII, p. 332-334. 



i U - e^MÎ CCCLVIII. 



Jl ^'Ll) ^b CGC VIL 

^y^' L» i? j b (chronogrammes) 
CDLXII, 4), p. 392. 

^L" ,^Lc oU ^^b ccciii, 2), 

p. 292. 
Vi^ ^jb CCLXIV-VI. 

CT'^V^L' fJ'^^J^ CCCIII, 1). 

^jj^b^jb ccciv. 

cil2»^^jb CCXCÏ. 



!^e5Ji^Lij AjjL^Uâi*' XDUI. 
- ^^ XDIV-V. 
^U dii^ CCLVII. 
jasI^JJ dii^ CCGLIT. 
iyi) ii^ XDIV. 
^ L: Ai:C D, 5), p. 440. 

<^J>^h^\ ij^j3 CCCXX. 

ijJL}\ JMJ 2>J) i>^ CDLXXX. 

O^U ^ Ai*>! CCCXCIX, p. 355. 

ijjjt^ CÀm^Ji CCCLXI, 8), p. 338. 

CCCLXII, 8). 
l5j Ij^ - CDXV, 3). 

'^ «J^ (^ ^ S^^ CDLXXVL 



lUAkA 



^ CDXVI. 



^L b jl^^l ià^ cccxLix. 

CDXXI, 1). CDXXII, 1.3), p. 372. 
CDXXII-VIr. 



3). 
^jl> Ci Lj;>" CDXV, 3). 

^"Ip d^b^ CDX LIV-VII. 

C 
<!j)yJl ^U CCLXXXIX. CCXC. 

l,bliil «^L c^LT CDLXXXIT. 

OljLJ Jjl J» CCCXVII 7), 
p. 307. 
L5y^Lf> CCXXXIII, 10), p. 214. 

- Pj^ DXCVI, 1). 







eo6 



^> XDVIII, 2). 
jLi^ly»)^ COLXXXVIII. 

i 
^L U ÔjJo. J^C^DXXXVMï. 

- ^^ CDXXII, 24), p. 373. 

C 
^j^\ c,>^ CCLXXXIV. 

^j\^ is^l CCLVII. 



iLUm ^r*^*^ 



AiwJ^ CCCL. 



— i^Uu) CCCLI. 
J^, ^i^^m» CDLXXVIL 

'-^ - f CDXXII, 19), et 33), pp. 



^JjJLJlC) L»b:>^ CDXXI, 7), p. 369. 
CDXXII, 26), p. 373. 

CCCLXXXVI, 2), p. 351. 
CCCLXXXVII. CCCXCVI. 

^Iki U _ CCCXXXVII, 2). 

CCCXXXVIII-XLIII. CCCXLV, 
1). CCCXLV I. CCCXLVIII. 



^ur 



CCCLXXXVI, 3), p. 351. 
CCCLXXXVII. CCCXCIIL 
CCCXCVII-VIII. 

jLiïl Im^ cclxxxu-iii. 

Jé^i] ij^jj^ Ui^I à^% CCCXXL 
^/Ajjio*^ CCCIII, 1). 

CCXLIX. 
jj^^ ^^^ â***^ CCCLXXXVI, 

p. 351 - CCCXC. 
^lL - CCCXXXVII-XLIU. 

Extraits des A***^ de Nizanij et de Dja- 
my CCCXXIIL 

fJJ»^ #<i'^ CCCLXI, 11), p. 339. 
CCCLXII, 11). 

iLmbjXjj^ cccvm. 

m[L jj:> cdlxiv. 

<uL^y^:> CDXV, 9). 

<uLj o:> CDVI, 2). V. CDLXVI. 

i;*MjL A^L^ cccxxxiïMV. 
C/ï^. (:/' ùl>f^ cdiil 

sSj'^^ iJ^y? cDLxxn. 

O^' uU^ CDUIL 







607 



KSjy^ ù'>i^ cccxxxv-i. 

^UiLL^|^3 CDLI. 

O^U ù'>e^ CDXXII, 3), p. 371. 

18) p. .372. CDXXXVIIMX. 
LL ij]yj> CDVIII. 

jj3^ U -rA CDXIV. 
^jy03 ^2^Mv>^^^l û'^^ CD. 
jL/'^U^jI^:> CDH. 

U^^ù'^^ CDLXXVI. 
^\sL(j\jj:> ccCLII. 
(J^3 j|^^ 0^>f^ CCCXCL 
-v^litjIccCXCIL 

O^^cAf-Lr^ùl^^ CDXX. 
U^Ljj Jiy::> CDLXVIII, i). 

jj^ ù'>f ^ CDLXXIV, 1). 
U^ ù'>i^ CDLU. 
0^>-' c/^ ù'^^ CCCLIII. 
c^L ù'^^ CDLXX. 
"^.^ 0'>e^ CDLXVra, 2). 
U^Ù^y.^ CDLXIX. 

u^^cJy.^ CDLViii. 

CCCLIX-LX. 
jU ùl^3 CDLXVIL 



b j)^3 CDLXXV, i). 
^jy o*^ ^'>i^ CDLXXV, 2). 

J 

oLcLjlILj CDLXII, 9), p. 392. 
<uL ^L O LcLj CDLXII, 6), 

p.^392. cf. CDLXIII, 3). 
Ai*^- CDLXII, 5), p. 392. 

CDLXUI, 4). 
Li^ _ CDLXXIIL 



^V L Vl ^_^ 

ôLiJ ^ oU-j cccx. 

^bjLîL» CCCXVIII. 

^1 c^L»^) iô^j cccix. 

(O^J) A-ijU CCLIl, 
j)y^J iô^j CDU, 1). 

li^I iôf j CCLXIX-CCLXXXL 
A^i\ Ji:Xjj CDLXXXV. 

J 
^^Lll ^IjCDL XDIX, 2), p. 438. 

j'iU^) ijjj CDLXII, 7), p. 392. 

CDLXIII, 5). 
J Li^J ijjj CDLVI, p. .388. 

^jlyJ) ôjjj CCLXVIIL 






698 




lub^L CDLXXVI, 9). 

O^U l^ j l^^l Â^V CDXXI, 2). 

CDXXII, 14), p. 372. CDXXVin-IX. 
OjL*. âjUM* CDLVI, p. 388. 

^L Arn^ ^^ CDXXI. 
j^^/s^ V^ CDLXXII, 1). 
i-Aii) J^ CDLXII, p. 392. 
<ub 0:>Ll- CCCLVIII. 
luUyu*. CDXV, 8). 

JUjI^ jjL'iL CDXXI, 6). CDXXII, 
5), p. 371. 

Jl iL*L CDXXI, 5), p. 369. 

CDXXII, 6 et 9), p. 371 et 23), p. 373. 
CDXXXIVV. 

J^^yj:>j^ V^CDLIXCDLX. 
^^^^3^ ax»l;pL CCCXXIX- 

CCCXXXIV. 
^^^^UleLpL CDLVI. CDLVII. 
^"Ud^LpLi CDXLVIII. 

^L» lou oLij^u ceci. 



(jjjmCl lelî ^jL cccxxxvn, 5 

etc. CCCXLI-V. CCCXLVII. 
4^/^^ A^ V^ CDLXII, 2). 

^L Uô^) JJd)^ CDXXII, 1), 
p. 370. 

luL jl^ cccv. 

(JJJL-, U iU^Lo CCCLXI,13), p. 339. 

CCCLXII, 14), p. 341. 
<ub C^îsf^ CDVI, 1). CDXII, 3). 

lUU / . CDVI, 3). CDVn, 2). 



• « 



CDXXII, 30), p. 373. 
A^Li ,J^ ^ j L CCCVL 



^^^^U) vJjUo CDXL 
^^yuJ ) ôy^o CCC. 

L 

iuL CJaJ, CDVI, 6). CDVIL 4). 
Lli^b^ CCCLXII, 9). 

1; 

\Sjy^ 4*lj>li ccxcn-vi. 

CCLXIU. CDLXXXL 2), p. 410. 
^U J^Uc CDLXIV. 

ic ^ LTcCLV. 
CDLXXL 







699 



JLÛI ô> CCCLXXXVl, p. 351. 
^[à 0U> CDXVIl-IX. 



^%')i\ is^is c^LTcDVI, 5). 
^^i CDVII, i). CCCXV, i). 
«.yJl ^v ^CCCLXXXVl, p. 352 
^jlyJl ^j^j:>ji CCLXVIL 

ijjM^ b 0L:>> CCCLXII, 19), 
r- 341. 

p. 314. 

wLLi) J-oi ccxxxin, i9), p. 215. 

A^Jif aJLj CCXXXIII, 16), p. 215. 

J^UJ) JLjIy CDLXIl, 8), p. 392.' 
CDLXIII, 6). 



(«j'^') ^^ ^''^^ CDXXII, 21 et 
31), p. 373. 

CCCLXXXVl, p.38I.CCCLXXXVnT. 
CCCXCIII. 

^jM^J^jlos CCCLXI, 5), p. 338. 



^jC _ CCCLXII, 4), 

ij^j ^ ^- ibid. 5). 

^\ dcyL-fluo J^Loi CDLXIII. 

oUj^U Las CDLXXXIIL 
v^U "iU JU-ai CDLV. 
,^>Jjjlc)y XD. 
diLî ULj CXLVIL. 

^ubjlTcDXL." 

^^liU 1^ Lr CCCLXXIL 

^^U ^^L c^ bf CCCXIV,2), p. 303. 

^lîjj) <JuiXD,3), p. 439. 

(J-iUr' ^' OLl^ CDLXU. cf. 
CDLXIIL 

^L "iU oLircDxxn. 
^^^jif^^^f^ oLircccLxxx VI- 

VII. 
^^JUiM, oLiSr CCCLXMIL 
jjj^lj ill) :>Uï OLIT CDVl-VIL 
^ IT ^^LucDXVL 

^JJH ff^ OUr CDXV. 
J-J) ^) c;LiJl jJir D, 1). 
^^LL dJ^jjsX^l jJ(d, 3). 







700 



4-oLî jLr CDU, 2). 

S 

j^jy'y (-H CDU, 4). 

,^Jbt*,vjU*jrccCLXI, 2), p. 337. 

CCCLXII, 2). CCCLXIII-LXXIV. 
(JcJ^ ^jL CCCLXXIT-IV. 

^jJLT' ^ CCCLXXII. 

L u 



CCLXXIII. 
CCCLXXIV, 

J j ^yiJ^ ccxxxiii, 1). cccxxxv. 

<uLyi»y CDIT, p. 358. 
i}^y^3 C$/^CDXL-IIT. 

J 

^^^ cl-»l XDVI. 
4Ul i^ iil XDI. 

vI^UïU, JjJ aJLj CDXLIÏ, iO), p. 392. 

CDLXIÎL 7). 
OLl ^ CDXXII, 8), p. 371. 

jl^^Lo ^1^ ccLin. 



U^U b ùyr*-^ ^ CDXXI, 4), 
p. 369. CDXXII, 16), 1». .372. 

CCCLXXXVI, 3), J,. 351. CCCXCIV- 
VI. 

f^f^ b CDXVI. 

^\]^ U ùy^j ^J CCCXXXVII, 
3). CCCXLin. CCCXLV, 2). 

f 
V5^>*-* u OutU CCCLXI,7), p. 338. 

CCXXXIII, 2 et 10), p. 213 et 214. 
cf. CDXXII, 22), p. 373. 

i^J^ CCCLXII, 14), p. 341. 

^Lj^) %^ CCCXL 
JiJ^"^^ (f^ CDXVI. 

CCCXXII. 



p. 373. 



^^^cr^^** ou^^ls^CC( LXÎ, 1). 



1 







CCCXCIV. V. ^ J 

«^ Utj) CCCXCV. 

d^b C^ CDVl, 4). CD VU, 3). 



CCLVI. CDXXII, 27), ^^IL U'jl^^) Ù>*CCCXXXIIVII, 

1)-CCCXLÏII. CCCXLIX. 







701 



J Ul ù>* CDLXir, p. 392. 

lSw^ L- J^\j^ CCCXUI, 6), p. 338. 
oLi ^c ^ ^-[^ CDLXXV, 7). 

AaJ^ CCCI^ 

lub ij\jjj^ CDLXXIX. 

OLf^ CDLXXXVIII-IX. 

Ok;»-^ i^Ur CCCLXI. 15), p. 3.1 

CCCLXII, 17), p. 341. 
oLlLc CCCLXII, 16), p. 341. 

CCCLXXXVI, p. 361. 
^JUuJ) JL« CCCXCVII-IX. 
Wl CXXX, 7), p. 117. 

CDXXn, 32), p. 373. 

CDXXn, 11), p. 372. 







p. 216. 
ifjjJl yjîLu CDXC. 

^1 J^i P'I^"»* XDVIII, 1). 
CCLX. 



^H^Z^ 4^b Jlio CCCXXVI, 2), p. 315. 
(JJLft- vliLtU CCCLXII, 7). CCCLXm. 

CDLXXXIV. 
I^lLii^i^UTcDXXII, 7), p. 371. 
J:>I â^^Lu CCXLF, p. 229. 
-.U^) ^y^ XDVIII, 3). 
Sj*^j j¥^ CDIV-V. 
^JJ j^ V^ CDLXL 



J^j^I iPj: XDIX, 1). 






CDLXXVIIL 



cr^ 



VI OU^ CDXXIÏ, 2), p. 370. 



^jL-; in CCLX XXV. cf. CCLXXXVL 
di c^Lr CCCLXXXVI, p. 351. 



ccLxxxvi, p. 351. cccxcin. 

u^ J ili^ CDXXI. 

88 







703 



U*^ ^J^ <l-i^ CCCXXX VII, 



4)_CCCXLV, 3), p. 325. 
^J c5^ CDU, 3). 



^L L" UJjj, ij^jj CDXXI, 3). 
CDXXII, 15), p. 372. 

A. 

Anthologie persane CCCXXJII. 
Abrégé d*un traité sur la connais- 

fiance de C Astrolabe CCCXVll, 1). 
Traité sur VAstrolnbe par Khizrchah. 

ibid. 3), p. 306. 
Traité A' Agronomie CCXLUI, 4), 

p. 231. 
Les 105 Avis de Loeman D, 9), 

p. Uh 

C. 

Traité de Calligraphie CDLIV. 

Calligraphes persans CDLXXXVIII- 
IX Voy. aussi les registres pour 
les ouvrages arahes et turcs 

Cercles alchymiques et mystiques 
etc. D, 8), p. 441. 

Tahles chronologiques D, 7), p. 441- 

Les noms des surates du Coran D, 6), 
p. 4V0. 

Commentaire du Coran CCL. 

Traité indiquant les occasions, quand 
il faut lire de certaines suraies 
du Coran CCXXXIII, 11), p. 214. 

Grammaire persane XD. 
Traité sur la Grammaire arabe CCXI, 
6), p. 103. 



Traité sur les connaissances preltmi" 
noires des Horoscopes etc. CCCXYII, 

4), p. 306. 

Légendes sur les médailles de Mir 
Veïs et Achrefkhan DC, p. 536. 
Lettre de Mouhammed Couli DI, 1) 
— de Mouhammed . . . ib. 2). 
Lettres DU. 
Logogriphes CXXX, 7), p. 117 cC 



Remarques sur le moyen d'apprendre 
dans quel signe du zodiaque la 
Lune se trouve D, 4], p. 440. 



Odes mystiques de Chems-eddin 
Tebrizy CCXXXIH. 8), p. 214. 

P. 

Poème moral CCXXXIII, 17;, p. 215 

Poésies persanes LXX. CCCXXIV- 
VIII. CCCXXVl, 4), p. 315. 

Prière de Abd Allah Anfary 
CCLVIII-IX. 

Prières DXVL 

Traité sur la Prosodie persane CCCLX. 

Traité sur la Prosodie par Djamy 

CDXXII, 29), p. 373. 

T. 

Opuscule sur la connaissance des 

Temps CCCXVIII, 5). 
Terminologie des Ssoufys XDVIII, 

4). 

Remarques sur une Tradition d*Abou 
Zerin el-Oqeïly CDXXII, 25), 

p. 373. 
Vers détachés D, I). 







703 



B. Registre des noms propres pour les manitscrlts 

persans. 



A. 

Abd Allah XDVIII, 3). 

Abd Allah Anfarj CCLV1I1.CCLX. 

Abd Allah ben Mouhammcd el-Mer- 

varid CDLXXXVI. 
Abd Allah Thousy CCCXXI, 25), p. 

311. 

Abd el-Aziz Tchelebi Chahidy 
CCCXXV, 6). XDIU. 

Abd el-Ghaflar CDLXIV. 

Abd el-Rachid (calligr.) CDLXXXIX, 

pp. 41^. 4>3. 
Abd el-Rahman ben Abd Allah el- 

Caddousy XDIV. 

Abd el-Rezzac SamarcandyCCXCVII- 
IX. 

AboirUFazl ben Moubarek D, 2). 
Aca Melik v. Emirchahy. 
Acbref (poêle) CCCXXV, 5). 
Histoire dAchref Khan CDLXXXll. 
Adjizy CCCXXVIH, 18). . 

Afzal el-Houseïny (peintre) 

CCCXXXIU, p. 319. 
Ahmed el-Houseïny (calligr.) 

CCCXLIV. 



Akbar p. 422. 

Bedr-eddin Aly du Chirvan CCCXXI, 

17). 
Aly Begh CCCXXV, 39). 
Aly Chir (rémir-Nevaîy) CCLI. 
Alycouli Begh (peintre) p. 424. 
Aly ben Houseïn el-Kachify CCCX. 
AlybenMahmoudel-HadjCDLXXVlII. 
Cheref-eddinAlyMakhdoumCCCXXI, 

18). 



Aly ben Mouhanimed e\-Couchdjy 

CCXLIII, 4), p. 231. CCCXV, 1). 

AlyRizaAbbasy(calligr.)CCCII,p.291. 
Cheref-eddin Aly Yezdy CCXCIl-VI. 

Mir Aly Katib CDLXXXIX, p. 424. 

Fakhr-eddin Aouhad Moufitaoufy 
CCCXXI, 2G), p. Mi. 

Aouhady CCCXXVIH, 4). 

Aourenghzib pp. 420. 422. 

Arify CDXL, p. 380. 

Afefy CCCXXV, 31). CCCXXVIH, 
14). CDLUI. 

Affar CDIV-V. 

Atha Allah ben Fazl Allah CCCIX. 

Atlhar CCXLV, 3). CCCLIV-VUI. 

Azery CCCXXIV. CCCXXVIH, I). 
Ahmed ben Mouhamraed v. Ghaffary.l Azery Thoiisy CDLXXI-U. (kferaïny) 
Aïn el-Couzat el-Hamadany CCLILj CDLXXl. CCCXXI, 12), p. 310. 






7(N< 



KalibyCCCXXI, 1 5),p.3IO.CCCXXV, 

7), p.3U. CCCXXVIlI,n}.CDXVI 
Keliny CCLVII. 
Kemal CCCXXIV. CCCXXV, 14), 

p. 314. 
Kemal-eddin Ghias CCCXXI, 13 , 

p. 310. 
Kemal-eddin Khodjendj CCCXXI, 2^ 
Khacan v. Fath Aly Chah. 
Khacany CCCLTI. 
Khadjou Kermany CDU. DLVI. 
Khaky v. Dervich. 
KhialyBoukhary CCCXXI, 14), p. 310. 

CCCXXVI, 4). p. 314. 
Kbizrchah Efendi CCCXVII, 3j. 
Kbodjaï Djehan CDLXXXV. 
Khondemir CCLXXXU-IV. 
Khosraou Dehlevy CCCXXIÏI. 

CCCXXIV. CCCXXV, i\ 

CCCXXVIII, 2). CCCLXXXVI- 

CCCXCIX. 
Khosrevy de Hérat CCCXXI, 31), 

p. 311. 

Lamiy CDXL. 
Lisany CCCXXV, 2). 
Loulhf Allah Halimy CDVI. 



Macboul CCCXXV, 40), p. 314. 
Mahmoud (poète) CCCXXIV. 
Mahmoud Casim (calligr.) 

CCCLXXXVI CDLXXXVIU. v. 

Chah Mahmoud. 
Mahmoud Chebistery CCXXXIII, 1). 

CCCLXXXV. 

Mahmoud mouchky CCCXXI, 34), 
p. 311. 



Mahmoud ben Mouhammed el-Ghi- 

lany v. Rhodjaï Djehan. 
Atha Allah Mahmoud el-Houseïny 
I CCCXIX. 
Nftdjm-eddin Mahmoud de Pourra 

CCCXXI, 29). 

Mahmoud-i-Ij»hacel-Chihaby(calligr.) 

CDXLU. CDXLVl. CDLXXXVIU. 

Mahomet (historiette de) CCCXXVI, 

3^ p. 31». 
Maoulla Màlik CDLV. 
Malik el-Deïlemy (calligr.) CDL. 

CDLXXVII 
Many CCCXXIV. CDLXVII. 
Maoulana Cherif CCCXXV, 50), p. 31 4. 
Masoud (poèle^ CCCXXV, 33), p. 314. 
Ma8oud-i-Turk CCCXXI, 31), p. 311. 
Meïly CCCXXV, 43\ p. 314- 
Merakhiya CDLXXIII. 
Mir Aly Katib (calligr.) CDLXXXIX. 

^'^«° \ (peintre( CDLXXXIX, 
Mir Kelan) ^^ p. 421. 

Mirkhond CCLXIX et «liv. 
Mirza Càsim CDXL y. Càsim. 
Moudjiby CCCXXV, 35), p. 314. 
Mouhammed ben Eyoub el Hachib 

CCCXVII, 4 , p 306. 
Mouhammed (le médecin) CCCXIV. 
Mouhammed Aly (calligr.) 

CDLXXXVUI. 
Abou Aly Mouhammed el-Belaamy 

CCLXIV. 
Mouhammed Houseïn fcalligr.) 

CCLVHI. CDLXXXVIU. r. Hou- 

fieïn. 
Chemfi-eddin Mouhammed v. Ibn 

Housam. 







7«7 



Mouhammed ben 4bi Zeïd el-Vera- 

inîny CCCXII. 
Mounih-eddin Mouharamed el-An- 

fary CCCXV. 

Mirza Mouhammed Mehdy CCCIV. 

Nour-eddin Mouhammed ben Abi*l- 

Cdsim Habib Allah CCCXI 

Mouhammed ben Aly el-Raffa CCCL, 

p. 328. 
Chems-eddin Mouhammed Maghriby 

CCCWI, 3), p. 310. 
Khodja Mouhammed Parsa 

CCWXIII, 18). p. 215. 
Mouhammed Riza (calligr.) 

CDLXXXVIII. 
Mouhammed Riza Aly (peintre) 

CDLXXXIX, p. 425. 
Mouhammed Taqy ben el-Aly 

el-Medjii«y CCLlll. 

Mouhammed y. Chah Mouhammed. 
Mouïn Chirazy CCCV. 
Mouhtachem CCCXXV, 48), p. 314. 

CCCXXVI, 2), p. 315. 
Mouhy-eddin Rafiy CCCXXI, 6), p* 

310. 

Mourteza (poète) CCCXWin, 24). 
Mousaiyib CCCXXV, 32), p. 314. 
Mouzaffer Mimar CCCXXV, 29), p. 
314. 



Neziry CCCXXVIII, 17). 
Nimet Allah CDLXCI. 
Nimet Allah (poète) CCCXXV, 12), 
p. 314. 

Nimet Allah Vely CCXXXIII, 16\ 

p. 215. CCCXXI, 5), p. 310. 
Nizam-eddin Abou Ishac Halladj 

CCCXXI, 7), p. 310. 
Nizam-eddin Asterabady CDLVI. 
Nizamy CCCXXIII. CCCXXXVII- 

CCCXLVllI. CCCXLIX. D, 3), p. 

439. V. DLVI. cf. p. 423. 
Nizary CDXV. 

Noury CDLXXV, 2 . 

O. 

Ourfy CCCXXVIII, 1). 



Namy CDLXXV, 1). 

Nafir-eddin Thousy CXXVIII, I). 

CCCXVII, 2), p. 306. 
NeCiby v. Baba. 
Imad-eddin Neiimy CCCXXI, 4), p. 

310. 



Rafiy V. Mouhy-eddin. 
Rechid-eddin CCLXXXIX. 

Riazy CCCXXI, 36),p. 311. CCCXXIV. 
CCCXXV, 8 , p. 314. CCCXXVIII. 
CDLXVIII, 1;. 

Rouhy Pazery CCCXXI, 30 , p. 31 1. 

S. 

Saad-gul CCCXXI, 11). 

SaadyCCCXXIV,CCCXXV,42),p.314. 

CCCXXVII. CCCXXVIII, 7). 

CCCLXI-LXXXIV. DLVI. 
Salimy CCCXXV, 10), p. 314. 
Mirza Sandjar(poète) CCCXXVIII, 20). 
SeïfyCCCXXI,28), p.311. CCCXXIV. 

CCCLIII. 
Selamy CCCXXV, 36), p. 314. 
Seliro CDLXXIV, 1). 







708 



Selimy CCCXXI, 19), 

Selman Savedjy DLYl. 

Senaiy CCCXXVIII, 19). CCCL. 

Soudy CCCLXXIIl. CDXIV. 

Souheïly CDLII. 

Souleïman el-Behbehany (calligr.) 

CCCLXXXVIII. CDXLI. 
Soullhan Aly Mechhedy (calligr.) 

CDXIX. CDXXXVl. CDLV. 

CDLXXXVIII. 
Soalthan Mouhammed Khendan 

(calligr.) CDXVIII. 
Soultban Mouhammed Nour (calligr.) 

CCCXLVI. CDXXXVII. CDLXVI- 

CDLXXXVIII. 
Souroury CCCLXXII. CCCLXXXIII- 

IV. 
Ssabith CCCXXVIII, 25). 
Ssadiqy CCCXXV, 28), p. 3U. 
Ssabib Balkhy v. Cherify. 
Ssaïb CCCXXVIII, 16). CDLXX. 

DC, p. 537. 
Ssalahy CDLXC. 
Ssalih CCCXXrV. 
Ssalihy CCCXXV, W), p. 3U. 
Ssaniy CCCXXI, 40), p. 312. 
Ssefaiy CCCXXI, 37), p. 311. 

T. 
Tevekkoiily CCC. 
Thabary CCLXIV-VI. 



Thahir Boukhary CCCXXI, 27), p. 
311. 

Thalib Amoly CCCXXVIII, 23). 

Thaiiy CCCXXI, 22), p. 311. 

Chah Thahmasp CCCII. 

Tbousy (poète) CCCXXV, 51. 

V. 

Vahchy CCCXXV, 41). 
Mouhammed Thahir Vahid CCCIII,2), 

p. 292. 
Vahid-eddin XDVIH, 1) et 2). 
Vaffaf CCLXCI. 
Vehy CCCXXV, 38), p. 31*. 
Vely decht-i-Beyaz CCCXXV, W), 

p. 31 i. 
Ste- Vierge (la) p. 4-24. 

X. 

Jér. Xavier p. 243-4. 

Y. 

Yahya ibn Mouïa (calligr.) CDVII. 
Yary (calligr.) CDXLVIII. 
Youfionf Gheda D, 5), p. 440. 

Z. 
Zakariya el-Cazviny CCLXIII. 
Zaty CCCXXV, 22), p. 314. 
Zeïny CCCXXI, 32), p. 311. 






90» 



m 



Jk. Heglatre des ouvragem eu langue turque 

et tatare* 



^1 ùUjlL J^l DXXVIl. 

J%S^^ vl^DXVII-IIL 
C5 J^*»IleL j JlX.) DLXV-VI. 



^1 



DLX, 5). 



<^yy^ çUjI DLXXXV-Ilï. 

•^1 j (^>' DXC. DC, p. 537. 

DCII, p. 540. 
jAâiU/ j\y] DVIIÎ. 

ûjl\ ^Ufl CVI, 6), p. 87. 

^^^ /e'j^ DLVIII, c), p. 5iO. 

iSf^ f*^J ^J^ D?iXX. 
juilj DXXXI. 




^ 



DXXXII. 
DXIX. 




Dxxxin. 
^lyJ ^jb v^i^t-viii, 10), 

p. 510. 

ji^yu DLV. 

É^\ ^Jy ^ DXX. 

ùUc J) ^Jf ^JLj Dxxvra. 
j!Li U^- JlyJ ^/. ^ J^ 

DXXVI. cf. DLVIII, 10), p. 510. 



89 






710 






)yj v^-fjb. J«. DLvm, 1). 

DLIX, 1). 



L 

^i J>, ^^^o^ DLXxxrv. 

iS/'J^^. o*'^ CJ^ DLV, p. 508. 
iJ^^L dJL DLXXVI, 1). 
j\jji\ ^j^ DLIX, 3), p. 511. 



^ jl^ j» J AiJJ liii DLCVm, 6), 

p. 535. 
jij*^\ i***^ DLVUÏ, 13), p. 510. 

^]yà <iu*^ DLX. 



<ub jULij^ DXLl-II. 
vSUi OLj3 DXLVII, 3). 

J^^ Dxxxvn. 

U^ O***0^ *?^^^ DC, p. 536. 
^L ù'>f^ DLXXMI. 
Cjà J^yj> DLXXV. 
^jjJLi) ^ ij^yi^ DLXIX. 
V^b ù'>f^ DLXXIV. 



^y^ ù'^i^ DLXX. 

ik' û'>i^ CDLXXIV, 2), p. 401, 



U^'y j'/?^ DLXI-IV. 

J 

^jUc Jl ^jI^aJLj DXXVIII. 

cf. ^ J )y 

ojLiLfl CiLo iJLj CCXXVIII, 2), 

p. 206. 
vSLj ^^y IJLj DXXXIV. 

ijjuil iJL^I DLX VIL cf. DVIU. 

-ub j^j DXLVIII-DLn. 

tr 

J Li^/ a*u. DXXimi. cf. DXXIV. 

<JjJlX-I J-* DLVIII, 5). 
J-fli ^^ DXLVII, 2). 

Ô^LJl \»jjL DXIIL 

DXXXVL 
«uL ^ Oj^ DXCVIII, 8), p. 535. 

L 

J U JL ^IL DXLVII, 4), p. 501. 







TU 



d«^Lu JLjlsc DXCVI, 2), p. 534. 
[ijLi] ijjij [ijX\ ÔJL^ DCI, p. 539. 




DXLIV. 
>^' 4^)^ DLVIII, a), p. 510. 



Ij :>\^ji DLVIII, 3). DLIX, 4), 
p. 571. 
^) JLiIy DLVIIl, d), p. 510. 



lub ûy^ Dxxxv. cf. Dxxxvra. 

e> jLr» DLXXIX-XXXn. 



.«#' 



iJb kilL 4^ DLxxvn. 

1^ oJaias (à la louange de Djour- 
djany) CLXXIV, 2), p. 168. 
l5J^' c/**^ » Jt-aî DLXXIII. 

^ly oLlToLvin. 



S 

(J3^ (JcJS ^Ju CCCLXXIIL 

CCCLXXIV. 

J 

^^uâ» c--«u Dxcrv. 

vLUUJ 4«»^ DXCIIL 

Oy^J ^ DLVIII, 4). DLIX, 5), 
p. 511. DLX, 3). 

f 

v^yLi. -j^ Dcxvi, 1). 

^^^Ld) ^l^ DLIIL DLVm, 9), 

p. 510. 
4^) -^ SJLj DXLVL 

çj^ DCI. 

AC^^ DLVII. 

Jijji l«b J.^ DXCIX. 

w^l ^y^ DLVIII, 12), p. 510. 

(^JLr ' .>*^' Jjû\jio^j^ (gram. russe) 

DXCV. 
j \j^\ ù>^ DLX, 1). 

bt« aJLj dlvih, 14), p. 510. 

OlLi*JU4^LrDLVra, 11), ibid. 
^^I jLu DLVIII, 6). 







9ia 



J^^l J^ DLVm, %. DLÏX, 2), 
p. 5!i 

jU^Ij ^jlyd) i^ Dxxi. 

v^Lîlljdy DLVIII, p. 510. 
iiUl j:>)y DLVIII. 



-> 
o 



,J^^ «;/ •^ ^^ DX-DXII. 
O Uij cj Ur DLVIIT. 15), p. 510. 



J^c 



Conquête de la Syrie et de Tlrac 

par Vaqîdy DXXV. 
Livre sur la Conter%iim des Tatars 

à la religion cilirétienne DIV. 

Tables généalogiques DXXIV. 
Abrégé de la Grammaire russe DXCV . 



DLIX, b), p. 511. DLX. 4). 
A^b ij^L^ DLXXXllL 

,j jul liJj> «J--^ DLXVIII. 

A. 

Les cent Apophthègmes de Aly 

DLXXVII, 2), p 520. 
Arithmétique (les quatre species) 

DXCIX. 
Opuscule sur l Astrolabe DXLVil, 1). 

C. 

Calendrier DXLVIII-DLIL 

Remarques sur la composition de 
quelques substances chimiques 
CXI. 

Conjugaison du verbe ^J*^)^ 
DXCVIU, 1). 



Histoire de Izzy DXXXIII. 
— Tchinghizkhan et de Timour 
DXXVU. 

■• 

Les dernières Instructions données 
par Abd el-Khalic à son fils 
CCXXXIIi, 33), p. 214. 

Livre polono-turc (Théologie) DVI. 
Traité de I/>gogriphes XDVIil, 
8), p. 437, 



Modèles d'écriture DXCII. cf 
CDLXXXIX. 

Messe (la sainte) DVI, a). 

P. 

Poème ascétique DLXXVI 4), 

p. 5:^0. 
Poème sur les devoirs religieux 

DLXXVI, 3), p 520. 
Recueil de différentes Poésies DLIV- 

VII. cf. CCCXXVIII. 
Poésies détachées CCXXXIII, 9), 

p. 214. CCCXXVI, 1 . 5), p. 315. 

DXCIX DC. DCI,2). DCII, p. 541. 
Traité sur la Prééminence de V Eglise 

orientale sur t islam, DUL 







713 



Prière de Salomon DVl, f), p. 458. 

— de Tobie DVl, c-d), p. 457. 

— de Judith ib. e). 
Conditions de la prière DXIII. 

cf. LXVI et LXIX 
Livres de prières DXJV-V. cf. 

LXVII. LXXI. 
Proverbes de Salomon DVI, b), 

p. 457. 



Recueil de firmans, de lettres, et 
pièces diplomatiques DXLIIl. 
1) concernant la Turquie 1-15), 
p. 480. 

— la Russie 16-18), p. 485-6. 

— la Pologne 19-40), 
p. 486-493. 

— la Géorgie 41), p. 493-4. 

— la France 42-44), p. 494-5. 

— TAngleterre 45), p. 495. 

— la Suède 46-50 ), p. 495-6. 



2) 
3) 

^) 
5) 
6) 
7) 



Exposé de la Religion chrétienne DV. 
Roman de Sidi Batthal. DLXXVII. 



Sommaire des finances de Téyalet 
de Roumilie DXXXVII. 

T. 

Table de la durée des règnes des 
sultans othomans DXXIX. 

Talisman DXVI. 

Testament de Séyid Houflafa Selamy 
DXCVU. 

Traité d*amilié entre la Porte et la 

France DXXXX. 
Traité de Yassy DXXXIX. 

\. 

Voyage de Houhammed Efendi en 
France DCl 



B. Hegtêtre des noms propres pour les manuscrits 

twÊTC» et tatars.i 



A. 

Khodja Abd el-Khalic Ghadjdevany 

CGXXXIII, 13), p. 214 
Abd el-Vasi DLVI. 
Abdy DLV, 42). DXCIX. 
Abou'l-Mikhnaf DLXXVI. 
Abou*l-Sououd DUY, 61), p. 506. 



Achic DLV, 58). DLVI. DXCIV. DC, 

p. 537. 
Achiqy DLV, 26). 
Adiy DLV, 69), p. 507. 
Afevy DLV, 127), p. 508. 
Yazidji-oghli Ahmed Bidjan DVIU. 
Ahmed DLV, 96), p. 507. 




^Rc 




71A 




Ibn Aziz Dervich Ahmed CVI, 6), 
p. 88. 

Ahmed de Bagdad DLY, 104.\ 

p. 507. 
Ahmed Heïderany CVI, 6), p. 88. 
SulUn Ahmed Khan DLY, 37). 

Ahmed-Pacha (poète) DLIV, 55). 

DLVI. 
Ahmedy DXLV-I. 

Ahy DLXXXIVDCI. 

Akhtery DXGVIII, 7). cf. CCXIX. 

Alevy DLIV, 8). DLV, 13). 
Aly ben Abou Thaiib DLIX 2)„ 

p. 511. DLXXVI, 2). 
Mir Aly Chir DLIII. DLVUIDLXIV. 
Aly Efendi DLV, 3). 
Ala-eddin Aly ben Ssalih DLXXXIII. 
Aly Tchelebi ben Amr Allah Qina- 

lizadih DXVII. 

Archy DC, p. 536. 

Ari DLIV, 33), p. 505. 

Asaad Efendi DLV, 59), p. 507. 

DC, p. 537. 
Azery DLV, 76), p. 507. 

B. 

Bakhly DLV, U). 

Baqi DLIV, 7). DLV, 17). (Tchelebi) 
DLV, 77). DLVI. DLVU. DLXXI- 
U. DC, pp. 536. 537. DCL 

Bedry DLV, 113), p. 507. 

Behary DLV, 111), p. 507. 

Belighy DLV, 27). 

Beyany Tchelebi DLIV, 52). 

Bihichty DLIV, 57), p. 505. DLV, 
56), p. 507. 



C. 

Cabouly DLV, 45). DC, p. 537. 

Candy de Brousa DLIV, 42), 

Candy Sirouzy DLIV, 41). 

Chahidy DLV, 92). DC, p. 537 

Chany DLIV, 32), p. 505. 

Chariy DXCIX. 

Charqy Achic DC, p. 537. 

Charqy Beyaty DC, p. 537. 

Cheikh Hifry DLV, 131], p. 508. 

Chemiy DLV, 2). DXCIX. DCI. 

cf. CCCLXXIV. 

Chems-eddin DLV, 83), p. 507. 

Chems Efendi DLV, 67), Und, 

Chems-Pacha DLIV, 62), p. 506. 

Cherbely DLIV, 21). 

Chouhoudy DLVI. 

Choukry Efendi DLIV, 25). 

Cotchibegh DXXXIV. 

Coudfiy DLV, 93), p. 507. 

Coul Oghli DLV, 123), p. 508. 

!>• 

Melik Danichmend DLXXVIII. 

Derdy DLV, 105), p. 507. 

Deroony DLIV, 11). 

Le dervich dlconium DLV, 51). 

Dervich Omar DLV, 125), p. 508. 

Dervichpacha DLV, 71), p. 507. 

Djaafar DLVI. 

Chihab-eddin Djaafar DCI. 

Djamy DC, p. 537. 

Djelily DLIV, 44). 

Djemaly DLIV, 2). 

Djemaly de Caraman DLIV, 53). 

Djemil DLVI. 

Djenany DLV, 33). 

Djevry DLV, 115). 

Dorry DC, p. 536-7. 







71S 



Ehly DLV, 100), p. 507. 
Emir Tchdebi DLIV, 38). 
Emry DLIV, 6) DLV, 10). 
Envery DLV, 40). 
Eiiry DLV, 25). 

F. 

Faïc Efendi DC, p. 537. 

Fakhry DLV, 120), p. 508. 

Faziy DLV, i8). 

Fedaiy DLV, 44). 

Febîm DLV, 118). DC, pp. 536. 538 

Fehimy DLV, 121). 

Feîzy DLV, 20). DC, p. 536-7. 

Fenaiy DXXVI. DXCIX. 

Feraly DIX. 

Feridy DLIV, 35), p. 505. 

Fcvry DLIV, 17). DLV, 63). 

Fighany DLIV, 19). DLV, 72), 

p. 507. DLVi. DCL 
Firaqy DLV, 99). 
Fithnet DXCIX. 
Fouzouly DLV, 29). DLVL DLXX. 

DC, p. 537. 

Ghafoury DLV, 60). 
Ghamy DLV, 39). 
Gharamy DLV, 32). 
Ghariby DLIV, 40). 
Ghazaiy DLV, 130), p. 508. 
Ghedaîy DLV, 87), p. 507. 
Gheyhery DLVL DXCIX. DC, 

p. 537. 
Ghoubary DLIV, 14). 
Gulcheny DLV, 109), p. 507. 
Guhnehkar DLV, 114), p. 507. 



Habib DLV, 18). 

Habiby DC, 537. 

Hachimy DLV, 53). 

Halely DLV, 73. 

Halim DC, p. 538. 

Hamdy DLIV, 59). DLV, 112). 

DLVI. DLXVIIL 
Hasan DLV, 78). 
Hazariy DLIV, 49). 
Heïrely DLVI. DCL 

Helaky DLIV, 37). DCI 

Hevaiy DC, p. 537. 

Hezarfenn (Housein Khodja) DXX. 

Hidjaby DLIV, 31). 

Hilaly DLIV, 38). DC, p. 537. 

Houdaiy DLV, 19). 

Housam DLVI. 

Houseïn Kecbefy XDC. 
Houfieïn Khodja v. Hezarfenn. 
Houseïn-Pacha DLV, 55). 
Houfteïny DLV, 15). DXCIX. 

Ibn Kemal-Pacha DLIV, 12). 

Ibn Kemaly DLV, 128), p. 508. 

Ibrabim Petchevy DXXX. 

Ichqy DLV, 122). DXCIX. 

Ichrety DLV, 64). 

Dmy DLV, 6). DXCV, 1). 

Ishac Efendi DLV, 101). (Zendjany) 

DXVL 2). 
Cazi khac Tchelebi DLIV, 13). 
Izzety DC, p. 537. 
Izzy (Souleïman) DXXXIH. 

J. 

Judith DVI, e), p. 457. 







716 



Kachif CDLXXIV, 2). 
Kachif Calendery DC, p. 537. 
Kami DLV, G8). DC, p. 537. 

Kami d*Andrinople DLIY, 3G). 
Kaliby DLIV, 5). 

Kelim DC, p. 538. 

Kemal Ouminy DLV, 8). 

Kemal Paclia DLV, 5). 

Kemalpachazadéh DLV, 28). DLVL 

Khacany DLXXVl, I). 

Khalil Zerd DLIV, 46). 

Khalily DLV, 88). 91). DLVL 

Khavery DLIV, 45). 

Khialy Tchelebi DLIV, 50). 

Khialy DLIV, 16). DLV, II). DLVL 

DCL 
Khilaly DLV, 79). 

Khoudaï Efendi DC, p. 537. 
Khoufiy Efendi DLXIX. 

Laaly DLIV, 48). DCV, 94). 
Laïhy DLIV, 9). 
Lamiy DLIV, 47). DLC, 81). 
Lalhify DLIV, 54). DLV, 43). 
Louthf-Allah ben Mouhammed Feu- 

si Keurzadih DLXXXVI. 
Lubomir^ky DCIl. 



Macaly DLIV. 3). 
— Siahy DLV, 97). 
Macamy DLV, 80). 
Madhy DLV, 115), p. 508. 
Medjnoany DC, p. 537. 
Merdy DLIV, 23). 
Mesiby DCI. 
Mifry DXCIX. 



Dervich Mouhammed ben Ramazan 

DXXU-IIL 
Mouhammed ben Pir Aly y. Pir- 

ghely. 
Mouhammed ben Mouhammed d'An- 

drinople DXXI. 

Mouhammed Ahmed Efendi DXCIII . 
Séyid Mouhammed Saad-eddin y. 

Kachif. 
Mouhammed Yazidji Oghlou 

DLXVII. 
Modhibby DLIV, I). DLVL DLVII. 

DC, p. 537. 
Mouniry DLIV, 39). 
Mourad DLV, 12). 
Mourady DLV, 52), p. 507. 
SulUn Mouftafa (poète) DLIV, S6) 
Mouftafa DLV, 110), p. 507. 
Séyid Mouflafa ben Séyid Abbas 

DXCII. 
Mouftafa ben Aly DXLVII. 
Séyid Mouftafa Selamy DXCVIL 

m. 

Nabi DC, p. 537. 

Naccach Esrary DLIV, 50). 

Nadiry DC, p. 537. 

Nafiy DLV, 24). DC, p. 537. 

Nahify DC, p. 537. 

Namy DC. ibid. 

Nafir-eddin fils de Bourhan-eddin 

DVII. 

Nafir-eddin Thousy DXLVII, 2). 
Nazmy DCI. 

Nedjaly DLV, 1). DLVL DCI. 
Neïly Efendi DC. 
Nerkesy Tchelebi DC. 




■i\*/^. 






717 



Ne«my DLIV, 15), DLV, 54). 

Nevaiy v. Aly Chir. 

Nevy DLIV, 64). DLV, 21). 

Nezir-i-Baqi DC, p. 537. 
Nichany DLV, 82), p. 507. 

Nilialy DLVI. DCL 

Nîliany DLV, 90). 129), p. 508. 

Nimety DLV, 85). p. 507. 

Nouli ben Abd el-Mennan DXLV. 

Noury DLV, 4). DG, p. 537. 

Obeïdy DLV, 35). DLVL DCL 

Ocdji (Octchi) zadéh DXC. DC, 

p. 536. DCII, p. 540. 
Omar Efendi DXLV. 
Omry Dervich DLV, 75), p. 507. 
OumidyDLV, 9), 119), p. 508. 
Oufouly DLV, 34). 

P. 

Petchevy v. Ibrabim. 

Pir Aly, Pirghely DX-XIL 

Qîasy Kelematy DLV, 89), p. 507 
Qinalizadéh y. Aly Tchelebi. 



Racbid DXXXI. 

Raghib DLXXIV. 

Raghibpacba DXCIX. 

Rahmy DLIV, 18). DLV, 61), p. 507. 

Raiy DLIV, 28), p. 505. 

Refaaty Begb DLIV, 24). 

Revany DLIV, 65), p. 506. DLV, 

66), p. 507. DLVI 
Rizaiy DC, p. 537. 
Rouhy DLIV, 26). DXQX. 
Rouhy de Bagdad DLV, 36). DC, 

p. 537. 



Rouhy Meskîn DLV, 74). 
Roumouzy DCL 

S. 

Saady DLV, 41). DLXXVI, 3), 

p. 520. 
Sabil DC, p. 537. DLXXV. 
Salomon DVI, 6), p. 457. f), p. 458. 

Sami Efendî DXXXII. p. 476. 

Sany DLIV, 60). DLV, 20). 

Seïdy DLVII. 

Seïfy DLV, 126), p. 508. DLVI. 

Selimy DLV, 82). 

Simaiy DLV, 108), p. 507. cf. p. 540. 

Sipahy DLV, 106), p. 507. 

Sirry DLV, 46). 

Sivasy DLV, 117), p. 508. 

Soudy CLXXn. CCCLXXIIL CDXIV 

Soubeïly DLV, 98), p. 507. 

Sultan Souleïman DLV, 7). 

Souleïman v. Izzy. 

Souroury y. le reg. arab. 

Ssadaiy DLV, 107), p. 507. 

Ssadr-eddin DLXXVI. 

Ssadry Efendi DLV, 70), p. 507. 

Ssalahy XD. 

Ssalih ben Nafr DXLIV. 

Kalib Ssaniy DLIV, 10). 

Ssaniy DLV, 50). DCL 

Sseïfy DLIV, 29). 

Ssidqy DLV, 30). 

Ssoubhy DXXXU. (poète) DLIV, 34), 

p. 475. 
Ssoufyzadéh DLV, 103), p. 507. 
Stakboyfiky (Antoine) DIV, p. 456. 

T. 

Thabary DXIX. 
Thahir el-Haddad DCL 

90 





1 



vt. 






iO ' 






2^